Voici déjà la fin de cette histoire. J'espère qu'elle ne vous décevra pas!

Carlisle PDV

Ca a été un drôle d'été.

Des sentiments que nous n'avions pas l'habitude de ressentir nous ont occupé une grosse partie de l'été.

Ma vision de la vie a changé, évolué.

Celle de ma famille aussi.

Je savais, intellectuellement, que profiter de l'instant présent est la meilleure des philosophies de vie.

Mais grâce à Bella Swan, nous l'avons touché du doigt.

Elle était une petite jeune fille, presque encore une enfant, mais je l'ai vue faire évoluer mon fils incroyablement.

Edward était un adolescent intelligent et sérieux. Calme, aussi.

Je n'avais pas comprit qu'il lui manquait beaucoup de choses.

La fougue, la joie, l'amour.

Bella lui a apporté tout cela.

J'ai, finalement, été soulagé qu'il assume l'amour qu'il lui portait.

Bella était une jeune fille formidable.

Elle était courageuse, et décidée.

Ma vision des autres aussi, a changé.

Surtout celle d'Alice.

Je m'étais juré de ne jamais être un père aveugle, mais ma fille m'avait eu…

J'ai regardé Alice d'un autre œil, après qu'Edward m'a éclairé sur certains points…

Je me suis aperçu qu'elle était devenue une jeune fille, très amoureuse, et que Jasper l'aimait tout autant …

Accepter que mes fils aient des rapports sexuels n'avait pas été tellement difficile, mais pour ma petite chérie ça a été un peu plus compliqué.

Alice a eu une conversation avec sa mère et Esmée m'a rassuré.

Assez rapidement, en tous cas, en moins de 3 jours, j'ai cessé de fusiller Jasper du regard chaque fois que je le croisais.

Du coup, il a recommencé à manger à table…

Pour Bella ça a été presque pire.

Je n'arrivais vraiment pas à croire que cette petite puce, mignonne, douce, adorable, innocente, enfantine, puisse ne plus être vierge…

Alice (qui d'autre ?...) m'a achevé en m'assurant qu'Edward n'avait même pas été le premier.

Visiblement, elle cachait bien son jeu, l'adorable petite Bella...

Je les revois encore, Jasper et elle, côte à côte sur le banc du chalet, se faisant le plus petits possible, ce qui n'était pas très dur pour Bella mais infiniment plus délicat pour Jasper, parce que j'étais encore sous le choc d'un certain nombre de révélations.

Bon, d'accord, j'avais menacé de les livrer à James, l'un comme l'autre, et si Esmée avait beaucoup rit, ça n'avait pas été le cas de Bella et Jasper.

Edward, oui, Edward, qui avait faillit me rendre chèvre en se moquant de Bella sans répit, m'a affronté, furieux, parce que j'avais fait peur à sa chérie.

Emmett rajoutait de l'huile sur le feu, en narguant son frère et sa sœur sans aucun tact :

« Vous voyez, avec Rose, papa n'a aucun problème ! »

Rosalie rougissait et Bella s'est mise à renifler, tandis que Jasper disparaissait pratiquement sous la table.

J'ai été obligé de les consoler, du coup.

Mais je m'en suis remit.

Finalement, à plus de 40 ans, j'ai mûrit encore...

Le jour de l'anniversaire d'Alice, James a enfin été arrêté.

Bella a pleuré de soulagement, et toute la famille avec elle.

Elle téléphonait à son père tous les jours, mais ça n'était pas la même chose.

De mon côté, j'avais des contacts quotidiens avec le médecin de Charlie Swan, et je savais que ce dernier était sur la bonne pente.

On a décidé de finir la semaine dans le chalet avant de renter à Forks.

Alice a soufflé son bougies assise sur les genoux de Jasper, et j'ai pleuré dans les bras de ma femme parce qu'il n'y avait pas si longtemps, elle les soufflait sur mes genoux A MOI !

James a été transféré à la prison d'état de Seattle ou la sécurité était plus importante qu'à celle de Port Angeles.

Il risquait la perpétuité.

Quand on est finalement rentré à Forks, au terme d'un voyage infiniment plus heureux qu'à l'aller, j'ai amené Bella voir son père.

Ils ne s'étaient pas vus depuis plus de 2 semaines et Bella a crié de joie en le trouvant assis dans un fauteuil.

Ils se sont enlacés longuement, sans un mot, et après Charlie a bougonné à propos de la tenue de Bella, en l'occurrence un short très court, comme c'était la mode, et un dos nu offert par Alice.

C'était la meilleure des preuves de sa guérison.

Il était inquiet, pour sa fille.

Je lui ai assuré que nous l'hébergerions le temps nécessaire, et avec grand plaisir.

« Mais Alice doit en avoir assez de te supporter, non ? »

A-t-il taquiné sa fille avec humour.

Je ne me suis pas contrôlé et j'ai répondu, avant que Bella puisse dire quoi que ce soit :

« C'est Edward qui l'accueille dans son lit, et il ne s'en plaint absolument pas… »

Charlie est devenu rouge vif et Bella m'a fusillé du regard.

Je n'avais pas encore digéré le fait que mon Alice soit devenu une jeune femme, et j'estimais que Charlie était en état de supporter le même genre de choc, et même, ça lui ferait penser à autre chose :

« Hein ? Que…QUOI ? Mais BELLA ! Mais enfin Carlisle elle est trop jeune ! »

Négligemment, j'ai laissé tomber :

« Mais pas du tout…Et puis je crois savoir qu'avant Edward il y avait eu…Jacob ? C'est ça Bella ? »

Bella regardait ses orteils, qui dépassaient de ses sandales, et qui avaient été vernis en noir par Alice.

Charlie a regardé sa fille comme s'il la voyait pour la première fois. Je le comprenais parfaitement…

« BELLAAAAA ? »

Bella a agité la main :

« Je…je crois que les horaires des visites sont terminés ! A bientôt papa ! Guéris vite ! »

A partir de là, deux choses se sont produites :

Bella n'a plus voulu rendre visite à son père qu'accompagnée d'Esmée, et Charlie a fait des progrès absolument fulgurants.

Visiblement, il lui tardait de retirer sa fille des griffes d'Edward.

D'ailleurs, le soir même, j'ai reçu un coup de fil de Charlie :

« Mais vous pouvez pas les empêcher de dormir dans la même chambre ? »

« Ah mais ça leur est vigoureusement interdit ! Mais ils s'en fichent ! »

« ENFERMEZ LES A CLE ! »

« Mais Charlie, et s'il y avait le feu ? Euh, oubliez ça, désolé, je ne pensais plus à »

« Non, c'est bon…Mais…Ma petite fille ! Elle…C'est encore un bébé et »

« Oh non ! Je passe par là avec Alice, il faut qu'on s'y fasse, nos filles grandissent…Ceci dit, réfléchissez bien, Bella aurait pu tomber sur pire qu'Edward, non ? »

« Vous plaisantez ? C'est Edward qui a bien de la chance de l'avoir elle ! »

Edward, qui était à coté de moi à table et entendait comme tout le monde les hurlements de Charlie a approuvé vigoureusement de la tête et j'ai soupiré :

« Remarquez, j'estime bien que c'est Jasper qui a de la chance d'avoir Alice… »

Alice a affiché un grand sourire, Jasper a baissé la tête et tous les autres ont eu un air dubitatif.

Quand le soir s'est installé et que j'ai regardé mes six enfants jouer dans la piscine (les trois miens et les trois qu'ils m'avaient ramené) assis sur un transat, tandis que ma femme lisait à coté de moi, j'ai senti une grande paix m'envahir.

Ca n'avait pas été un été particulièrement facile.

Mais finalement, je goûtais mieux mon bonheur, et ma chance.

Les enfants criaient et jouaient dans la piscine et j'ai sourit en voyant Bella asperger Edward d'eau et celui-ci la saisir dans ses bras et l'embrasser avec avidité.

Il avait tellement eu peur qu'elle ne l'aime pas.

Il avait du mal, du coup, à la lâcher plus de 5 mns.

Il y avait des zones d'ombre. Je n'avais jamais très bien comprit quand leur histoire d'amour avait vraiment commencé, et surtout comment.

Mais Esmée m'assurait qu'en fait, je ne voulais pas vraiment savoir.

J'ai décidé de plonger avec eux.

J'ai chargé ma femme sur mon épaule, malgré ses protestations, et j'ai sauté à l'eau.

J'avais envie de m'amuser, moi aussi.

J'avais envie de profiter de la vie.

J'avais envie de vivre, tout simplement.

Nous étions heureux, je ne savais pas pour combien de temps, mais profiter de chaque seconde était la seule chose à faire.

Voilà, cette fic est à présent terminée.

Ne vous en faites pas, je publie le premier chapitre d' une nouvelle immédiatement!

Elle s'appelle "jumeaux en pagaille" et elle est centrée sur le couple Esmée/Carlisle, même si tous les couples seront à l'honneur (y comprit Bella et Edward).