Note de l'auteur : Tout d'abords, NON je ne suis pas morte ! et oui, vous avez bien vu un nouveau chapitre ! Tout frais tout chaud ! Vous le devez à Mariakurama qui a accepté la lourde tâche de corriger les chapitres et de me botter les fesses pour que je les écrive ! Donc une bonne main d'applaudissement pour Mariakurama ! Donc voilà ! Je vous conseil de relire le chapitre d'avant, vu que j'ai posté il y a une éternité. Et je vous promets solennellement de ne plus laisser autant de temps entre les chapitres Bon je me tais et je vous laisse a ce que vous voulez vraiment lire !

Bella avait passé un bon moment dans la salle de bain, décidant que pour repartir du bon pied il fallait commencer par soi-même. Ce qui incluait un bon bain revigorant avec essence de menthe et soins corporels… Attention, Bella n'était pas de ces filles qui passent trois heures chaque jour dans la salle de bain ! Mais aujourd'hui, elle voulait faire un effort. Pour elle-même. Comme pour se récompenser d'avoir réussi à passer au travers des événements dramatiques qui avaient géré sa vie ces derniers mois. Bon ok, pas encore totalement, mais Bella était sur la bonne voie et elle le savait. Elle s'attribua donc une heure et demie dans la salle d'eau – un événement exceptionnel, elle qui n'y passait en général pas plus de trente minutes ! Tout y passa. Elle ouvrit même le kit de crèmes pour corps et visage que sa mère lui avait offert quand elle était partie pour Forks ! Une délicieuse odeur fruitée oui, mais la jeune demoiselle n'en voyait pas la nécessité pour la pluvieuse ville nordique. En fait, depuis qu'elle avait emménagé ici, elle avait bien changé ! Elle ne portait plus ses vêtements ajustés ou plus ou moins sexy… pourquoi faire alors qu'on gèle dans cet enfer de pluie ? Elle avait préféré les pulls épais et chauds. Mais là, près d'un an s'était écoulé depuis son arrivée, elle devrait s'être habituée à la température, non ? Aujourd'hui on était samedi, elle pouvait se permettre un essai… et puis s'il faisait trop froid elle pourrait toujours se changer. Dans un sens, c'était une bonne chose. Cela ramènerait la vrai Bella. Pas celle qui ne jure que par son petit copain, pas celle qui se cache pour tout, pas celle qui ne peut se défendre seule. Celle qu'elle était avant. Celle qui avait assez de mordant pour se défendre seule et assez de liberté pour faire ses choix. Non pas qu'elle était de celles qui étaient de toutes les fêtes et toujours suivie par des dizaines de leur espèce. Vous savez, celles qui vont toujours aux toilettes en meute ! Bella avait toujours été un peu dans l'ombre, effacée, un bouquin à la main. Mais elle n'était pas invisible non plus. Elle sortait parfois, faisait des bêtises aussi…pas souvent par contre, sa mère avait besoin d'encadrement alors pas question d'être écervelée ! Fière de sa décision, elle s'enroula dans un peignoir et entra dans sa chambre d'un air décidé.Les trois vampires l'attendaient dans la cuisine.

Elle s'engouffra dans son placard, poussant les habits « Forksiens » vers le fond gauche. Et là, tout au fond à droite, une collection de vêtements qui n'avaient pas vu la lumière du jour depuis plusieurs mois. « Commençons doucement ! » se attrapa un joli chandail vert pomme. Léger et ajusté. Il avait un profond décolleté… qui n'en était pas un. Une bande de tissu blanc coupait le col avant la naissance de sa poitrine. Il avait beau être serré sur le corps, il restait décent. Elle attrapa un jean de sa collection « avant » c'est-à-dire à sa taille et pas ces trucs plus masculins qu'elle portait habituellement… quoique très confortable ! Elle choisit un ensemble de sous-vêtements adapté à sa tenue et enfila le tout. Un coup d'œil dans le miroir de son placard et elle apprécia le résultat. Elle ne faisait ni potiche, ni pétasse, ni esquimau. Elle était juste normale. Le chandail faisait ressortir ses formes sans mettre l'accent dessus. Elle tressa rapidement ses cheveux et glissa dans son cou une chaînette soutenant une étoile. Elle se retrouvait. Outre le froid, elle ne comprenait pas vraiment ce qui l'avait poussé à garder le style « pull écrasant » tout ce temps. Quoique, à bien y réfléchir la jalousie maladive d'Edward devait jouer… Sûrement qu'inconsciemment elle n'avait pas retrouvé son style une fois l'accoutumance terminée pour ne pas déranger le vampire. Comme pour ses cheveux. Elle les laissait toujours détachés depuis. Son odeur était moins volatile, qu'il disait, lorsque sa peau était moins dénudée. Étrange puisqu'Alice voulait toujours lui relever les cheveux… Secouant la tête, elle décida de laisser Edward où il était, c'est-à-dire loin d'elle. Une pointe de douleur lui rappela les circonstances de son départ, mais elle se reprit vite : elle n'était pas seule. Et d'ailleurs, ils devaient l'attendre depuis des lustres ! Elle se dépêcha de rejoindre la cuisine. Mais on a beau changer de look, on ne se refait pas. Ses chaussettes la firent déraper sur les marches en bois bien cirées. Et dans un cri strident elle s'élança dans les airs. Elle retomba sur le fessier dans un « AOUTCH ! » tonitruant. Elle avait atterrit sur le tapis moelleux posé au pied des escaliers pour cette unique raison… Elle remercia mentalement Charlie pour sa prévenance. Une douleur au dos lui rappela que si le tapis était parfait pour la réceptionner, les escaliers pour leur part étaient durs. Très durs. Une voix chantante lui démontra qu'elle avait eu un public pour sa cascade matinale.

- Hé bien Bella ! C'était une entrée fracassante !

Rosalie avait un sourire accroché aux lèvres, mais pas moqueur comme le pensa d'abord Bella. Emmett pour sa part ne se cachait pas pour se foutre de sa gueule : il riait comme un bossu ! Et ce pauvre Jasper avait un air hébété…

- Mouais…Fracassante pour mon pauvre derrière quoique le tapis a fait son office ! Au lieu de te moquer aide-moi à me relever Rose… Ton mari et Jasper n'ont pas l'air en service.

La blonde lui tendit la main sans se départir de son sourire et Bella pu se mettre sur ses pieds, lançant au passage un regard noir à l'escalier. Elle se frotta le dos en grimaçant de douleur. Jasper fini d'évaluer la situation.

- Attend, tu veux dire que ce tapis est là juste pour ça ?! Tu fais souvent des galipettes de ce genre ?

- Euh… Oui ? Et euuh…oui ? Attends tu n'es pas encore au courant de ma chance démoniaque ?!

Emmett regarda l'humaine devant lui d'un air sceptique, se grattant le cuir chevelu, avant de couper son frère qui s'apprêtait à répondre :

- En fait on pensait que c'était le petit frère qui exagérait pour se trouver une excuse à ta surprotection. Finalement il avait peut-être raison…

- En fait, il y a exagération. Je ne suis pas SI malchanceuse. Je suis maladroite, surtout le matin. En fait c'est surtout que j'ai un don pour me fourrer dans des situations étranges ou dangereuses… Pour d'autres exemples, voir le chapitre « Amie avec des vampires ».

Avec un sourire ironique, elle se dirigea vers la cuisine et tout en préparant son repas elle continua :

- Mais tu as raison Emmett, votre frère me surprotégeait trop. En fait la plus part du temps il provoquait une bonne partie des « évènements malchanceux » qui me sont arrivés depuis que je vous connais. Il fut un temps ou je n'avais pas de garde du corps avec de super-pouvoirs ni de super-force pour me défendre… et j'ai SURVÉCU !

Elle engloutit sur ces mots une bonne bouchée de son déjeuner, un grand sourire sur son visage.

- Sauf que lorsqu'on voit le saut périlleux que tu viens de faire, on se demande bien comment t'as fait ! souffla Jasper ironique.

Un regard noir de la part de l'humaine et une claque solidaire de Rosalie derrière la tête plus tard, il lança un :

- Mais c'est vrai non ?

Ce qui eu pour effet de détendre l'atmosphère qui était resté tout de même plus ou moins lourde depuis la veille. Le temps de la discussion approchait, et ils le savaient tous, les rendant un peu nerveux. Ils allaient devoir faire le point sur les derniers mois et décider de la marche à suivre pour le futur. Et continuer de faire comme si de rien n'était n'était pas la solution.

C'est donc pour cela qu'ils s'installèrent dans le salon dès que Bella eu fini de manger. Charlie n'étant pas là, autant en profiter ! Oh, elle avait bien essayé de reculer le moment le plus possible, en rangeant la table de cuisine, lavant ses couverts… Elle était même remontée se laver les dents. Mais là elle ne pouvait plus reculer. Ils étaient donc tous installés, Rosalie sur les genoux d'Emmett lui-même dans le sofa avec Bella installée à ses côtés. Jasper pour sa part avec un peu hésité. Il voulait vraiment être près de Bella pour lui montrer qu'elle pouvait avoir confiance en lui autant qu'en Rose ou Emmett… Mais bon, être trop près n'était pas vraiment une super idée non plus. Il avait donc renoncé et s'était installé face à eux, sur le sol. De tout façon pour un vampire le sofa ou le sol, ça n'avait pas vraiment d'importance. Un moment passa sans que quiconque ne fasse mine de commencer. Bella fini par pousser un soupir. Vraiment la situation ne risquait pas de se débloquer toute seule !

-Bon… on sait tous que l'ont doit en parler. Mais sérieusement, moi je ne sais pas par où commencer ! Je veux dire, on a sûrement tous une version différente en fonction de nos ressentis et de nos actions.

- Bah par le début ce serais une bonne idée !

- Le début, Emmett ? Vraiment ?

Jasper sentit une vague d'amusement venant de Bella. Il était particulièrement perplexe, puisque la situation n'avait rien de drôle et qu'en plus elle avait l'air totalement sérieuse, ne laissant pas voir son amusement du tout.

- Ok alors le commencement : Bonjour ! Je m'appelle Bella Marie Swan, et je suis née le vendredi 13 septembre (c'est sûrement de là que me viens ma chance légendaire !) de l'année 1987 ici à Forks. Je…

- Ok, ok, peut-être pas le début !

Un sourire malicieux égayait les lèvres de la jeune fille. Et les vampires de la pièce étaient un peu sous le choc. Bella n'avait pas vraiment démontré un comportement malicieux du temps ou elle côtoyait Edward. Elle paraissait plutôt fade en fait. Un peu effacée. Gentille, charmante avec un cœur gros comme le monde mais sans plus. À croire que finalement ils ne la connaissaient pas tant que cela. Et CELA leur fit mal. Parce que c'était la preuve qu'Edward avait fait bien plus de dégâts qu'ils ne le pensaient. Rosalie fut celle qui prit les commandes. C'était la mieux placée. Emmett était encore trop sous le choc de savoir qu'il n'avait pas le monopole de l'humour facile et Jasper essayait de parler le moins possible pour ne pas trop respirer.

- Commence par ton dernier anniversaire. C'est le plus simple.

- Ok. Alors… Quand Ed... IL m'a ramené à la maison après, il y avait beaucoup de tension. Je sentais qu'il y avait quelque chose de pas normal - outre le fait que j'avais failli servir de repas.

En disant ces mots, elle planta son regard dans celui de Jasper tout en lui faisant un sourire d'excuse. En voyant le regard du vampire blond se faire encore une fois coupable et triste, elle lui envoya une grosse vague de confiance et d'amour. Ce qu'elle ressentait pour chacun d'eux. Il avait le don d'empathie, autant s'en servir pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas à se sentir coupable. Ce qui semblait fonctionner vu le regard de gratitude qu'il lui retourna.

- Donc, il y avait cette tension étrange. Même Charlie l'avait remarqué. J'ai eu beau essayer d'apaiser la situation, il semblait faire la sourde oreille. Il m'évitait et je le voyais bien. Il ne restait même plus la nuit. Je voyais qu'il était en train de m'échapper. Dans le fond, je savais déjà qu'il allait me quitter. En fait, c'est comme si je l'avais toujours su. Et qu'à ce moment là, tout devenait réel. J'avais beau me débattre pour essayer de le garder près de moi, il partait. Doucement mais sûrement. Il devenait plus froid, plus distant chaque jour.

La douleur sourde dans la poitrine de Bella était revenue. Plus elle approchait du moment fatidique de l'histoire, plus sa voix devenait incertaine et tremblante. Son cœur recommençait à battre de manière erratique. Sa souffrance devenait physique. Jasper fit la seule chose qu'il pouvait faire à cet instant, il lui envoya une vague d'apaisement, une dose de courage aussi, pour continuer son histoire et un soupçon d'amour pour lui rappeler qu'ils étaient revenus, qu'ils l'aimaient.

- Puis il y eu ce jour-là. Après la sortie des cours il a voulu aller faire une « balade » en forêt. On n'est pas allé très loin. Je pouvais encore distinguer la maison – du moins l'emplacement de manière vague. Et là, l'enfer s'est déchaîné.

Bella était vraiment reconnaissante du don de Jasper. Parce qu'à ce moment sans lui elle n'aurait probablement pas pu continuer. Une rupture fait toujours mal. Une rupture comme celle-ci fait plus que mal, elle arrache le cœur, empêchant la guérison.

- Il a commencé par me dire que vous deviez quitter la ville immédiatement. Soi-disant que Carlisle attirait trop l'attention dû à son âge. Puis il a dit qu'il ne voulait plus de moi. Qu'il était « las de jouer un rôle qui n'est pas lui ». Il m'a dit que je ne lui apportais rien de bon. Il m'a demandé de ne rien faire de téméraire pour le bien de Charlie et que pour sa part il me promettait de disparaître de ma vie. Que ça serait comme s'il n'avait jamais existé. Il m'a aussi informé que vous étiez déjà partis. Sans un au revoir. Puis il est parti. Et j'ai fait le truc le plus stupide de ma vie : j'ai essayé de le retrouver. J'avais tellement mal. J'avais l'impression de m'être fait arracher le cœur. J'ai fini par me perdre complètement dans la forêt.

Des larmes roulaient sur ses joues. Une boule avait pris naissance dans sa gorge. Elle revivait encore et encore les heures dans cette forêt sombre et froide. Une main glacée attrapa la sienne et la pressa doucement. Elle releva les yeux pour tomber dans ceux ocre foncé de Jasper.

- Je suis dé…

- Si tu dis que tu es désolé, je trouverais un moyen de t'arracher la langue !

Un faible sourire ornait les lèvres de Bella. Un éclat malicieux tentait de briller au travers de ses larmes.

- Ok, je ne le dirais pas !

- Jaaaaspeeerr…

Ne prenant pas en compte le faux ton menaçant de Bella, il lui fit un grand sourire qui voulait bien dire « Ben quoi ! » C'était la première fois qu'elle voyait un vrai sourire comme ça sur le visage du vampire blond. Il évitait par-dessus tout de montrer ses dents en général. Les humains, déjà pas très à l'aise avec lui dans les parages risquaient la crise cardiaque en voyant ses dents. En fait TOUS les Cullen évitaient de montrer leurs dents aux autres… mais en sa présence ils n'avaient jamais fait attention sauf lui. C'était assez troublant. Elle avait l'impression que ce n'était pas vraiment le même Jasper. Un rire tonitruant brisa le silence. Emmett avait l'air de trouver très drôle que la petite humaine toute fragile essaie de menacer le fameux Major Jasper Whitlock Hale.

Mais le moment de détente était terminé. Elle devait continuer son récit. Oui le « pire » était passé, mais elle souffrait quand même. Mais pour avancer, pour réussir à guérir vraiment elle devait terminer de raconter les derniers mois. C'était le premier pas à faire. Elle rassembla son énergie, serra doucement la main de Jasper comme pour s'assurer qu'ils étaient vraiment là et tangibles puis elle le relâcha pour ne pas l'incommoder plus qu'il ne fallait. Jasper se redressa, se replaçant automatiquement dans une position plus « confortable », autrement dit plus humaine. Il savait que la suite serait dure : elle allait expliquer les sentiments qui tourbillonnaient autour d'elle avec force.

- Je me suis perdue dans les bois. J'ai été retrouvée seulement vers le milieu de la nuit. Les jours qui ont suivi, je n'en ai pas vraiment de souvenirs. J'étais comme anesthésiée. Puis au bout de deux semaines environs, mon cousin Jacob en a eu assez.

A ces mots les vampires eurent l'air intrigué. Ils n'avaient jamais entendu parler d'un cousin quelconque. Bella précisa donc :

- Jacob Black. Mon petit cousin en fait. C'est un indien Quileute. On s'appelle cousin tout de même vu qu'on a été élevés ensemble et que nous sommes très proches.

Black. Le nom sonnait comme un glas dans l'esprit des trois vampires. Il allait falloir éclaircir ce point. Mais plus tard. Pour l'instant il fallait laisser Bella continuer son histoire.

- Enfin bref, Jacob donc m'a hurlé que ce n'était pas moi. Que sa Bella ne se replierait pas comme ça, que je devais me bouger et essayer de m'en sortir. Il n'a jamais eu de tact… et encore moins de diplomatie ! Mais ça a eu l'avantage de me réveiller. J'ai vu que je faisais vraiment beaucoup de mal à mon père, à Jake et à mon « oncle » Billy aussi. Ils avaient peur et je les comprends. Alors j'ai essayé. Je me suis remise à manger et à parler. Je passais toute mes journée avec mon cousin - il me « réparait » en quelque sorte. Il était comme mon soleil personnel. Quand j'étais avec lui, je me sentais comme complète à nouveau. Il rebouchait l'énorme trou que vous aviez laissé en partant. La nuit c'était une autre histoire. Je revivais encore et encore son départ. Votre abandon. Toutes les nuits c'est la même histoire. Je me réveille en hurlant entre 4h et 5h du matin. Puis je reste devant la fenêtre jusqu'au lever du jour. Au début je n'avais que de la tristesse et du désespoir puis la colère est apparue. Je me suis mise à le haïr. De toute la force de mon âme. Parce que j'ai fini par voir que tout était de sa faute. Qu'il m'avait manipulée. Qu'il m'ait fait croire qu'il m'aimerait pour toujours alors qu'en fait je n'étais qu'un animal de compagnie dont il s'était lassé. J'essaie tant bien que mal de vivre avec tout ça et sans Jacob je ne crois pas que j'y serais arrivé. J'ai donc traversé ces mois la tête dans le brouillard, la haine au ventre et le cœur déchiré. Mais j'avais mon soleil. Puis comme ça, il y a deux semaines il n'a plus donné de nouvelles. Mon oncle m'interdit d'aller le voir car il est malade. Mais il ne renvoie même pas les appels… J'étais de nouveau, seule. Puis vous êtes revenus.

Elle leva ses yeux pour les poser tour à tour sur chacun des êtres présents dans son salon. Les yeux plein d'espoir. Elle voulait voir qu'il était vraiment là. Et surtout qu'ils n'allaient pas disparaître. S'assurer qu'ils étaient bien « vivants » et non un quelconque trucage, une hallucination de son cerveau. Elle prit une bonne respiration, satisfaite de voir qu'il n'y avait plus cet espèce de poids qui l'empêchait de respirer sur sa poitrine. Le trou commençait à se boucher pour de bon aussi. Elle revivait. Enfin. Après tout ces mois d'horreur elle allait pouvoir être à nouveau heureuse. Pas la même, quelque chose s'était cassé au départ d'Edward et puis elle ne voulait PAS redevenir la Bella d'Edward. Elle voulait redevenir la Bella de Phœnix. La VRAIE Bella Swan. Pas celle qui n'essayait que de plaire à son petit copain allant jusqu'à effacer sa personnalité. Celle qui avait une personnalité un peu folle et qui s'en foutait comme de l'an quarante. Il ne lui restait plus qu'à retrouver Jacob et tout serait presque parfait.