Bonjour à tous, voici une petite fan fiction qui j'espère vous plaira.

Elle se sentait chanceuse d'être autant entourée, 6 enfants et 17 petits-enfants, elle avait de quoi s'occuper. Depuis la mort de son mari, elle n'avait pas été souvent seule, et tant mieux car sa mort l'avait vraiment touché, le manque était toujours aussi fort. Ils étaient tombés amoureux dès le premier regard. Ils s'étaient acharnés à se construire un petit cocon bien chaleureux qu'elle essayait de conserver comme elle le pouvait.

Sa petite fille, présente pour la journée, en avait encore fait des siennes en allant fouiner dans le grenier dès que sa grand-mère avait eu le dos tourner, cela avait le don de l'agacer, elle lui avait pourtant répéter mille fois que le sol n'était pas très stable et lui avait donc interdit d'y aller.

Ch : Victoire! Veux-tu venir ici s'il te plait?

Vi : Attends mamie!

La jeune fille n'avait pas pu tenir parole et avait été obligé d'aller voir ce qu'il pouvait bien y avoir dans le grenier. En marchant Victoire avait remarqué que le son était plus sourd à un endroit bien précis. Persuadée d'avoir trouvé un trésor, elle avait soulevé le grand tapis et avait enlever une des lattes du plancher. Quelle ne fut pas sa surprise d'y trouver là un livre poussiéreux.

Ch : Descend tout de suite!

Vi : J'arrive!

Après l'avoir admiré, elle le prit avec soin et remis en place la latte et le tapis puis descendis en appréhendant les réprimandes certes méritées, mais bon.

Ch : Je t'avais dit ne pas monter la haut toute seule! Tu sais que c'est dangereux. Rouspéta-t-elle

Vi : Oui excuse moi mamie, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Regarde ce que j'ai trouvé.

Victoire lui tendit le livre, les yeux pleins d'étoiles, ravie d'avoir pu faire une découverte aussi excitante. Christiane s'en empara en se demandant pourquoi sa petite fille trouvait aussi étonnant de trouver un vieux livre dans le grenier.

Ch :Mais enfin ma chérie, tu sais bien que ton grand père raffolait de lecture, alors c'est normal d'en trouver, surtout dans le grenier, car on a tout monter après... son décès, ravalait-elle.

Vi : Non mais mamie! Tu ne comprends pas! Je l'ai trouvé sous le tapis. Il doit y être depuis plusieurs décennies, peut-être même avant que vous ne viviez ici! Et regarde, c'est pas un roman, c'est un journal intime.

Cette dernière phrases attira plus particulièrement l'attention de Christiane, elle n'avait jamais pu imaginer qu'un journal intime avait pu être caché dans sa maison avant même son arrivée. Elle se souvient alors du véritable coup de cœur que la visite de cette maison lui avait provoqué, avec son mari ils n'avaient pas hésité une seule seconde. Ils y avaient élevé leurs enfants, y avaient reçu régulièrement leurs petits-enfants. Le souvenir des bons moments passés avec son défunt mari lui avait fait monter les larmes aux yeux.

Vi : On le lit Mamie?

Ch : Hum, je ne sais pas Victoire, c'est un journal intime, je ne crois pas que ce soit une bonne idée. Ce qui est marqué dans ce journal n'est pas pour nous.

Vi : Mais Mamie! Si la personne ne voulait pas qu'on sache ce qui y est marqué, elle ne l'aurait pas écrit!

Ch : Oui mais si cette personne voulait qu'on le lise, elle ne l'aurait surement pas aussi bien caché.

Le sourire de Victoire s'estompa.

Vi : Pf, pour une fois qu'il y a quelque chose d'intéressant. Déclara-t-elle avant d'aller s'asseoir sur le canapé pour regarder la télévision.

Christiane était cependant intriguée car selon ses souvenirs ils avaient acheté la maison en 1952, elle avait été construite en 1932 et n'avait pas été habitée depuis 1945. Ce journal avait peut-être été écrit durant la seconde guerre. Il devait regorgé d'informations historiques passionnantes, mais elle ne pouvait se résoudre à gâcher l'intimité de cette personne de cette façon, c'était vraiment impensable et puis elle n'était pas comme ces pilleurs de tombes qui n'hésitaient pas à voler les secrets et les trésors cachés pour leur propre gloire... En même temps, il se peut qu'elle prenne connaissance de faits historiques importants sur cette période...

Ch : Oublie ça Christiane. Se dit-elle.

Elle laissa le journal sur la table et rejoins sa petite-fille. Les programmes télévisés étaient loin d'êtres captivants, rien à voir avec ce qui était proposé quand elle était jeune. Beaucoup de choses avaient changés, mais bon c'était la vie elle y était habitué à présent. En contemplant son salon elle s'aperçut qu'il manquait vraiment de couleur dans la pièce, elle avait besoin d'égayer sa vie. La décoration était plutôt vieillotte avec un vieux canapé molletonné de couleur beige, une table basse et un meublé télé qui avait bien vécu, seule la télévision était moderne, puisque celle achetée pour les 20 ans de mariage avait péri l'année précédente.

Ch : Qu'est ce qu'il se passe mamie?

Vi : Mais rien pourquoi? Lui répondit-elle étonnée

Ch : Tu pleures mamie.

Victoire tendit la main et essuya les quelques larmes qui coulaient sur les joues de sa grand-mère. Christiane ne s'était pas rendu compte qu'elle s'était mise à pleurer.

Ch : Tu sais à mon âge, on n'a que les souvenirs du passé et parfois c'est assez difficile.

Vi : Ne dis pas ça grand-mère, nous sommes là nous et on t'en fera d'autre des souvenirs ne t'inquiète pas.

Ch : Oui tu as raison victoire. Dit-elle en souriant.

Après le départ de Victoire, Christiane passa la soirée à se faire à manger, à regarder des vieilles photos puis elle se coucha. Elle avait toujours du mal à s'endormir depuis qu'elle se couchait seule, des images lui venaient habituellement en tête sur sa vie passée et sur André, mais ce soir là une seule chose l'empêcha de dormir jusqu'à 3 heures du matin, le petit bouquin bleu qui se trouvait en bas.

Le lendemain, épuisée par une nuit pleines de mauvais rêves, elle se prépara un thé bien chaud et alla s'asseoir face à la table elle fixa le journal pendant une bonne dizaine de minutes et se décida à ouvrir la première page, pour voir si un nom y était inscrit. Après quelques secondes d'hésitations elle s'exécuta, elle ouvrit la première page et découvrit les premiers mots.

« Bella Swan, 1943 »