Eh oui, c'est bien moi !

Alors non, je n'ai pas été enlevée par des extraterrestres, mais juste submergée par le travail et le stresse (l'un n'allant pas sans l'autre), mais depuis quelques semaines maintenant tout ça à changé, et j'ai même changé de continent, c'est pour dire ^^

Ce chapitre, nommé Le Blizzard est donc la suite de La Tempête que j'ai publié il y a un petit moment. À l'origine, ça ne devait être qu'un OS, mais au final ça donnera un triptyque. Pour celles qui auraient les neurones engourdis par le froid, ça veut effectivement dire qu'il y aura une suite au Blizzard.

Pour ce qui est du contenu, cet épisode est bien plus soft que le précédent (et encore plus que le suivant ^^), mais je vous laisse juger sur pièce, bonne lecture !


Le Blizzard

Parfois, il suffit de peu de choses — une tempête, une voiture qui ne veut plus avancer, une rencontre inopinée, une cabane dans les bois et un feu de cheminée — pour qu'une vie change.

La tempête qui s'était abattue sur Forks quelques semaines plus tôt avait fait de nombreux dégâts, mais dans certains foyers, deux en particulier, elle avait laissé des traces bien visibles, mais dont personne ne se plaignait. Sauf peut-être le Chef Swan, mais ce n'était vraiment que pour la forme, car, le sourire qui ne quittait plus les lèvres de sa fille depuis cette fameuse nuit, consolait son cœur de père. Ce qui rassurait aussi Charlie, c'était qu'en cas de problème ou d'urgence, il pouvait compter sur les Cullen pour prendre soin de sa fille et avec le Docteur dans les murs, rien ne pouvait lui arriver.

De leur côté, les Cullen, et tout particulièrement Esmée, étaient ravis du changement intervenu dans la vie sentimentale de leur cadet.

Esmée le revoyait encore assis dans un coin à lire ou à passer des heures faire courir ses doigts sur les touches de son piano. À présent, s'il lisait un livre, Bella se trouvait à côté de lui, voir même sur ses genoux à faire la même chose et, régulièrement, ils interrompaient leur lecture pour s'embrasser.

Lorsqu'Edward jouait du piano, là encore, Bella n'était jamais très loin — soit assise sur le banc du piano, soit dans un fauteuil tout prêt. Et il jouait pour elle. Cela se sentait dans sa musique qui avait gagné en intensité – directement liée à l'intensité de ses sentiments.

Même si son précieux jardin avait été ravagé par cette tempête, elle ne pouvait que se féliciter de ce qu'elle avait engendré.

Le seul bémol à cette histoire était la réaction des élèves du lycée.

Jusque-là, les Cullen avaient créé chez leurs condisciples un sentiment de crainte mêlé à une certaine dose d'admiration. De ce fait, ils ne se mêlaient peux, voir pas, au commun des mortels. Les rumeurs qui avaient couru sur les relations qu'entretenaient respectivement Emmett et Alice avec Rosalie et Jasper Hale les avaient confortés dans leur attitude.

Bella avait eu beaucoup de mal à accepté cette situation qu'elle trouvait stupide et immature (bien qui l'un aille rarement sans l'autre) même si elle admettait, qu'avant la tempête, elle avait eu, et ce à plusieurs reprises, l'envie d'étrangler Edward et de lui faire ravaler ce petit sourire narquois qu'il arborait bien trop souvent à son goût.

Mais à présent elle trouvait la situation intolérable.

Au départ, elle avait accepté leur surprise de bon cœur, après tout elle avait été la première surprise.

Pour leur plus grand plaisir, les cours avaient été interrompus pendant trois jours après la tempête ce qui fit qu'aucun d'eux ne retourna au lycée avant le lundi suivant. Sa voiture étant « indisponible », Edward était venu chercher Bella chez elle avec la Mercédes d'Esmée. Arrivés sur le parking de l'établissement, tous les regards s'étaient tournés vers eux. La surprise sur leurs visages avait laissé place à la stupéfaction lorsqu'Edward enlaça ses doigts à ceux de Bella puis l'embrassa devant la porte.

Lors de leur premier cours, Angela se pencha vers elle pour lui demander :

— Tu sors vraiment avec Edward Cullen ? Lui demanda son amie, mi-surprise, mi-fascinée.

— Oui, lui répondit Bella avec un immense sourire.

— M,-mais depuis quand ?

— Depuis la tempête…

Angela ne lui posa pas plus de questions, se contentant de lui lancer un regard qui disait clairement qu'elle n'en resterait pas là et que Bella allait devoir TOUT lui raconter.

À la fin du cours, Edward attendait Bella devant la porte de la salle de classe. Dès qu'il vit Bella, il s'empara d'elle et l'embrassa.

— Bonjour Angela, dit-il à cette dernière lorsqu'elle passait à côté d'eux.

— Oh ! euh… bonjour, dit-elle avant de rejoindre Ben, son petit ami, et un groupe d'élève qui se trouvait plus loin.

Bella soupira et posa sa tête contre le torse d'Edward. Ce dernier lui frotta le dos pour la consoler.

— C'est à croire que tu, pardons, vous êtes des extraterrestres près à leur aspirer la cervelle par les narines.

— Mwé… répondit Edward tout en faisant la grimasse, à choisir je préfèrerais un vampire suceur de sang… c'est nettement plus sexy.

— C'est vrai, mais en même temps je suis sûre que l'extraterrestre doit savoir en faire des… choses avec ses tentacules…

Edward se figea. Sur son visage, l'on pouvait lire sa surprise, ainsi que le désir, qu'avaient déclenché les paroles de Bella.

— Et bien mon petit Eddy ? Qu'est-ce qu'elle t'a dit la petite Bella pour te mettre dans un état pareil ? demanda Emmett tout en claquant violemment le dos de son frère. Elle t'a avoué qu'elle avait enfilé des dessous de dentelle noire ?

— Oh, non… on était juste en train de débattre pour… commença Bella.

— Ah ! ces intellos… la coupèrent Emmett

—… pour savoir qui du vampire ou de l'extraterrestre serait le meilleur au lit. [N/A : j'attends vos avis sur la question avec impatience ^^]

À l'instant où Bella finissait sa phrase, Emmett se figeait et Alice, Rosalie et Jasper éclataient de rire.

— Bravo petite Bella, tu nous les as bien soufflés ! La félicita Jasper.

— C'est vrai que la question se pose… intervint Alice.

— Je ne vois pas ce que pourrait apporter un extraterrestre, signala Rosalie.

— Les tentacules ? Suggéra Bella.

— Oh ! … en effet… ça pourrait être intéressant… corrigea Rosalie avec un sourire évocateur sur les lèvres.

— Perso, j'aurais du mal… mais imaginer mon Jasper immortel et surtout infatigable… hummm, je serais toujours prête à lui servir de quatre heure !

— Ça ne changerait pas grand-chose ! fit remarquer Rosalie avec un sourire.

— Oh par pitié ! grognèrent simultanément Edward et Emmett.

— Oh la la ! Mais qu'elle bande de rabat-joie ces deux là ! Râla Alice. Tu sais Bella, il est grand temps que tu décoinces notre petit Edward ! dit-elle en entrainant cette dernière vers le self.

Bella se retourna pour regarder Edward et, tout ce qu'elle trouva, ce fut un regard plein de promesses qui accrocha le sien.

Au cours des jours et des semaines suivantes, Bella se retrouva de plus en plus isolée du reste des élèves. À croire qu'elle devait choisir entre les Cullen et le reste de la population lycéenne de Fork. Malheureusement pour ces derniers, Edward était un trop bon coup pour qu'elle puisse, ne serait-ce que songer à, le quitter.

Mais ça, elle ne pouvait décemment ne pas le leur dire en face.

Dans la péninsule d'Olympique, l'automne laissait progressivement place à l'hiver et la neige commençait doucement à recouvrir les stigmates laissaient par la tempête.

Comme chaque jour depuis cette fameuse tempête qui les avait réunis, Edward passait prendre Bella chez elle. En père attentif, Charlie avait râlé, mais Bella l'avait convaincu que c'était plus pratique ainsi. Puis, lorsque les routes avaient commencé à devenir glissantes à cause de la neige et du verglas, il avait admis que c'était aussi bien plus sûr pour sa fille.

Un matin, la neige commença à se faire plus dense.

— J'espère que ça va se calmer, dit-Edward. Si ça continue comme ça, les routes pourraient être bloquées et nous serions coincés au lycée.

— Ne parle pas de malheur, grogna Bella. Je ne suis pas sûr de supporter de rester enfermer avec ces abrutis plus de temps que mes cours ne m'y obligent.

Sachant que le sujet était plus que délicat, il préféra ne rien dire.

— Tu te rends compte qu'Angela ne m'a pas adressé la parole depuis presque trois semaines alors que je suis assise à côté d'elle à presque tous les cours !

— Ça leur passera, lui répondit-il simplement tout en entrelaçant leurs doigts.

— C'est ce que je pensais aussi, dit-elle tout en fixant son regard sur le paysage qui s'estompait progressivement sous les averses de neige.

Edward se contenta de caresser sa main du pouce et Bella lui répondit en la serrant plus fort.

Comme à son habitude, Edward se gara à côté de la voiture de Rosalie qui, sans le détour par chez les Swan que faisait Edward chaque matin, était arrivée quelques minutes plus tôt.

— Mmmm Ah ! s'exclama Emmett. J'aime ce temps, ça sent la bataille de boule de neige à plein nez !

— Ne te réjouit pas trop vite, intervint Jasper. Ça pourrait tourner au vinaigre si la neige devenait plus abondante.

— Ce qui risque fortement d'arriver, commenta Alice. J'espère que Bella a toujours ses plaids avec elle, on pourrait en avoir besoin.

À cette mention, Bella rougit furieusement et Edward dut lui aussi s'éclaircir la gorge pour masquer son trouble.

Après la tempête, Bella avait proposé à Edward de laisser l'un des deux plaids confectionnés par Sue dans le coffre de sa voiture. L'autre trônait sur le lit de Bella.

— On a ce qu'il faut dans le coffre, confirma Edward d'une voix un peu rauque.

— Et si on allait en cours, proposa Bella tout en entrainant Edward par la main, ne lassant donc pas aux autres l'occasion d'ajouter le moindre commentaire.

La journée de cours se passa comme d'ordinaire, semblable à la veille et probablement identique à celle du lendemain, hormis qu'à l'heure du déjeuner les élèves avaient du se rendre à l'évidence que la neige avait forci.

Mais aucun d'eux ne se douter que ce n'était que le début.

En début d'après-midi, le vent se renforça encore et atteint, lors de certaines rafales, des vitesses impressionnantes.

Ce fut l'intervention du proviseur qui bouleversa cette journée.

— « Comme vous avez pu vous en apercevoir, notre ville est frappée par une violente tempête de neige qui rend tout déplacement impossible. En accord avec le bureau du shérif, aucun élève n'est autorisé à quitter l'enceinte de l'établissement »

L'intervention du principal Greene bouleversa tout le lycée.

Les élèves se jetèrent sur leurs téléphones portables pour tenter de joindre leurs parents avec plus ou moins de succès.

À l'autre bout de la ville, la mairie avait été transformée en QG opérationnel par le Chef Sawn qui devait gérer les incidents et accidents provoqués par cette tempête de neige.

Sitôt l'interdiction de circuler faite, il avait été submergé par des appels de concitoyens tantôt furieux tantôt inquiets. La plupart de leurs récriminations concernaient l'obligation faite aux élèves de rester au sein de leur établissement pour le temps que durerait ce blizzard. Le chef et ses adjoints tentaient tan bien que mal de calmer et rassurer les parents. Le docteur Cullen se trouvait aussi sur place de façon à pouvoir assurer la liaison entre les services de police et les urgences de l'hôpital situé à quelques pâtés de maisons. Le docteur avait été rejoint par Esmée lorsque la tempête de neige avait commencé, refusant d'affronter cela seule dans leur grande maison isolée.

Soudainement, les portes s'ouvrirent, laissant entrer une bourrasque neigeuse dans le bâtiment. Une silhouette sombre apparue. La neige qui s'était collée à son visage laissait à peine deviner ses traits.

Le pasteur Weber, car c'était bien lui, s'avança vers le chef Swan d'un air décidé.

— Chef Swan ! L'apostropha-t-il sans préambule. Dites-moi que vous avez fait erreur et que vous n'avez pas laissé ces adolescents seuls dans leur lycée.

Surpris par tant de virulence, Charlie Swan resta sans voix durant quelques secondes, mais la moutarde lui monta rapidement au nez.

— J'ai pris cette décision en tout état de cause. Il m'a paru plus sûr de les maintenir au sein de leur établissement plutôt que de les laisser prendre le volent de leurs voitures au risque qu'ils soient coincés dans le blizzard et ne meurent de froid, de faim ou de déshydratation, voir des trois à la fois.

Le révérend Weber encaissa avant d'enchainer.

— Mais vous vous rendez compter ! Toute cette histoire pourrait finir en orgie !

S'il n'avait pas été choqué, Charlie aurait bien ri de l'expression désemparée du révérend.

— Révérend Weber, premièrement, l'ensemble des élèves ainsi que du personnel, ont été rassemblés dans le réfectoire, pour leur sécurité, mais aussi parce qu'en cas de coupure électrique, le générateur de secours serait bien incapable fournir suffisamment d'énergie pour chauffer convenablement le lycée. Deuxièmement, je vous rappel que ma fille aussi se trouve dans ce lycée et que pour rien au monde je ne l'aurais laissée courir le moindre risque. Les enfants du docteur et de madame Cullen sont eux également coincés dans ce réfectoire.

— À croire que les enfants du docteur Cullen sont des parangons de vertu ! S'exclama-t-il avec mépris. Et votre fille n'est pas mieux depuis qu'elle fricote avec le plus jeune d'entre eux !

Cette fois-ci Charlie n'eut pas le temps de répondre, car Esmée lui coupé l'herbe sous le pied.

— Comment osez-vous porter un tel jugement sur mes enfants ! Vous ne les connaissez pas et n'avez jamais cherché à le faire. Vous vous dites homme de Dieux, mais au final vous n'êtes qu'un vil fat prétentieux et intolérant qui vit et se conforte dans ses superstitions et ses préjugés ! Je vous méprise monsieur !

Suite à cette tirade, Esmée se tourna vers Charlie.

— Vous n'avez rien à craindre Charlie, je connais mes enfants et ils prendront soin de Bella, tout particulièrement Edward pour qui elle est bien plus précieuse que la prunelle de ses propres yeux.

Charlie sourit légèrement à Esmée.

— Mme Cullen…

— Esmée, le coupa-t-elle.

— Esmée, j'ai toute confiance en vos enfants et tout particulièrement en Edward. Croyez-vous que je l'aurais laissé s'approcher de ma fille si ça n'avait pas été le cas ?

Esmée sourit.

— Il serait heureux de savoir cela.

Charlie afficha un air paniqué.

— Non, surtout pas, je ne voudrais surtout pas qu'il se sente en confiance, j'apprécie qu'il me craigne au moins un peu. Surtout quand je pose les yeux sur mon fusil. Je trouve très amusant de le voir blanchir soudainement.

Esmée esquissa un léger sourire et hocha de la tête. Elle ne pouvait décemment pas priver Charlie de ce plaisir, pas après lui avoir accaparé sa fille plus d'un weekend sur deux ces derniers mois.

Au lycée, les élèves n'avaient été autorisés à rejoindre leurs véhicules que pour y récupérer des affaires personnelles. Pour le cas où l'idée de quitter le lycée malgré l'interdiction, la tempête de neige, qui était déjà bien présente, se chargea de leur faire changer d'avis. Trente centimètres d'une neige compacte rendaient l'accès aux voitures très difficile.

L'ensemble des élèves du lycée avait été rassemblé dans le réfectoire. Bien que moins spacieux que le gymnase, il permettait d'offrir plus facilement aux élèves un repas chaud.

Il était aussi bien plus facile à surveiller pour les enseignants qui étaient, eux aussi, restés coincés dans l'établissement, même si ces derniers n'assuraient qu'une vague surveillance depuis la salle des profs située quelques couloirs plus loin.

Les cuisines de l'établissement avaient préparé un semblant de repas pour les élèves. Ce diner improvisé n'ayant pas été inscrit sur le programme, ce fut surtout une succession de boites de conserve – seules denrées disponibles dans les réserves de l'école – réchauffées aux quelques s'ajoutaient quelques fruits soi-disant frais.

Les élèves s'étaient rassemblés par petits groupes, les Cullen se tenaient probablement un peu plus en retrait par rapport aux autres, mais ils ne s'en préoccupaient pas le moins du monde. Élevés comme de vrais gentlemen, Edward, Emmett et Jasper faisaient attention à ce que l'élue de leur cœur de manque de rien. Chaudement calée entre les bras d'Edward, Bella profitait de ce petit moment de bonheur, mais c'était sans compter sur les mains quelques peux baladeuse de son petit ami qui, cachaient par le plaid qui les recouvraient tous deux, s'en donnaient à cœur joie.

Placées sous son pull et caressant doucement la peau de son ventre, les mains d'Edward dévièrent légèrement vers ses hanches, passant sous la ceinture de son pantalon et arrachant à la jeune fille un léger gémissement.

— Chut, tais-toi ou on va se faire repérer, lui murmura-t-il à l'oreille avant d'en mordiller légèrement le cartilage.

— Facile à dire, lui répondit-elle sur le même ton avant de se redresser de façon à ce que ses fesses appuient contre son sexe qu'elle sentait déjà dur.

— Mauvaise fille, eut-il le temps de murmurer avant d'étouffer un gémissement dans le coup de sa compagne.

En guise de représailles, Edward fit descendre l'une de ses mains bien plus bas dans le pantalon de Bella, alors qu'une autre remontait vers sa poitrine pour malmener ses tétons déjà durcis.

Lorsque les doigts d'Edward atteignirent le bourgeon qu'abritait sa féminité, Bella sera fortement les dents pour réprimer un gémissement, mais ne s'empêcher de se cabrer sous l'effet du violent plaisir qu'il venait de déclencher en elle.

— Enfoiré, lui murmura-t-elle doucement avant d'enfouir son visage dans le coup d'Edward.

Si le comportement de Bella n'avait alerté leurs voisins immédiats, le sourire triomphant qu'affichait Edward mit la puce à l'oreille d'Emmett qui ne put s'empêcher de le faire savoir.

— Edward, tu veux bien éviter de peloter ma petite sœur ! S'offensa, faussement Emmett, mais d'une voix probablement un peu trop forte puisqu'elle attira l'attention de plusieurs élèves.

— Et depuis quand Bella est ta petite sœur ? lui demanda Edward, tout en ramenant ses mains en des endroits bien moins sulfureux.

— Mais depuis que tu l'as faite entrée dans la famille, mon cher petit frère !

Avant qu'Edward ne puisse répondre à son frère, l'un des élèves émit un commentaire.

— C'est vrai que vous les Cullen avez une drôle de définition de la famille !

— Mike Newton, pourquoi ça ne me surprend pas, dit Jasper en identifiant le perturbateur.

— Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, petit cancrelat ! Éructa Rosalie qui semblait visiblement prête à lui sauter dessus comme en témoignait la, mais d'Emmett qui agrippait fermement son bras.

— C'est pas bien difficile à définir ce que vous faites, on appelle ça de l'inceste.

Bella fut trop choquée par les paroles de Mike pour réagir, mais, tout contre elle, elle sentit le corps d'Edward se tendre comme un arc. À côté d'eux, elle vit les visages tendus des autres Cullen, expriment à la fois le dégout et la colère.

— Tu devrais écouter Rose, Newton, ou ça pourrait mal se finir pour toi, lui dit Emmett d'une voix menaçante.

— Après tout, comment pourraient-ils comprendre quoi que ce soit, ils nous ont tous jugés sans savoir qui nous étions sans savoir quel était notre histoire, d'où nous venions ni même qui nous étions, dit Alice dont la voix flutée était faussée par la tristesse.

Parmi les élèves, Bella vit plusieurs paires d'yeux se baisser et réalisa qu'elle non plus ne connaissait pas leur histoire.

Sans rien dire, elle posa sa main sur le point séré d'Edward et caressa doucement sa main. La main d'Edward se détendit et ses doigts enserrèrent les siens.

Un silence gênant s'installa dans la cafétéria.

— Alice à raison, finit par intervenir une voix que Bella identifia comme celle d'Angela. Nous vous avons jugés sans même chercher à vous connaitre. Tout ce que nous savons c'est que vous avez été adoptés par le Dr Cullen et Mme Cullen et que Rosalie et Jasper sont frère et sœur.

— Dans ce cas vous ne savez vraiment rien, lui répondit Emmett. Rose et Jazz ne sont pas les seuls à être frères de sang dans le coin.

Jasper rit légèrement.

— Je crois qu'ils sont tous un peu pommés là, il faut dire que le lien n'est pas évident à faire.

— Quoi ? Emmett et Edward ?

Bella sentit le corps d'Edward tressauter sous l'effet du rire qu'il tentait de contenir.

— Je dirais que la différence entre eux serait plutôt de… taille, indiqua Jasper avant de déposer un baiser sur le sommet du crâne d'Alice.

Personne ne réagissant, Emmett choisit d'éclairer leurs lanternes.

— Alice est ma demi-sœur, père identique…

— Mères différentes, finit Alice en lui lançant un clin d'œil.

— Mais je crois que ce serait à Edward de commencer, après tout c'était lui le premier, ajouta Jasper.

— Merci de rendre à César ce qui est à César, Jasper, lui répondit Edward. Car, oui, je suis le premier des enfants Cullen.

— Mais tu restes le plus jeune ! Ajouta Emmett.

Edward lui lança un projectile non identifié qu'il évita – de justesse.

Edward sera Bella contre lui et commença son récit.

— Mes… parents biologiques étaient médecins eux aussi, ils donnaient plus dans la recherche qu'autre chose. Ils faisaient des recherches sur des virus très dangereux d'après ce que j'en sais. Il y a eu un accident… ils sont morts tous les deux assez rapidement. Je n'ai jamais voulu savoir comment exactement comment, c'est trop morbide. Carlisle et eux étaient amis proches, ils avaient étudié dans la même fac et comme mes parents n'avaient plus vraiment famille, ils avaient nommé Carlisle et Esmée comme tuteurs pour le cas où il leur arriverait quelque chose. J'avais 2 ans lorsqu'ils sont morts. Les seuls souvenirs que j'ai d'eux sont de vieilles photos et tout un tas d'autres trucs qui sont rangés dans un placard. Ils m'ont officiellement adopté lorsque j'ai eu 5 ans, juste un peu avant que les autres zozos ne commencent à arriver.

Il finit sont récit en lançant un clin d'œil à Jasper et Rosalie qui lui tirèrent la langue tels deux gamins.

— Rosalie et moi sommes effectivement frères et sœurs, entama Jasper, mais contrairement aux autres nous avons un lien de parenté avec ceux qui sont aujourd'hui nos parents. Notre mère biologique était la demi-sœur de Carlisle. Pour ce qui est de notre père, il a déserté bien avant qu'on ne vienne au monde. Siobban a été tuée lors d'un hold-up dans une épicerie du quartier où l'on habitait, à Houston. On connaissait à peine Carlisle et Esmée lorsqu'ils sont venus nous chercher. On avait 6 ans et jusque-là on avait vécu au jour le jour, changeant de ville, de vie au grès des envies de Siobban.

— Ça nous a fait tout drôle de nous retrouver au sein d'une « vraie » famille et avec un petit frère casse-pied en plus, finit Rosalie avec un sourire malicieux.

— C'est même pas vrai ! se rebella Edward, ce qui fit rire pas mal de monde autour d'eux.

— Carlisle et Esmée ne nous ont jamais officiellement adoptés, c'est pour cela que l'on s'appelle Hale, c'était le nom de jeune fille de notre mère, Carlisle et elle avaient la même mère.

— Je suis le suivant à être arrivé chez les Cullen, poursuivit Emmett. Mes parents étaient des voisins des Cullen et ma mère était l'une des meilleures amies d'Esmée.

— À cette époque, on vivait dans le Colorado, précisa Edward.

— Et Emmett courrait déjà après Rosalie, indiqua Jasper avec un sourire malicieux, mais pour lui tirer les couettes.

Edward éclata de rire.

— C'est vrai qu'ils étaient comme chien et chat à cette époque, dit-il avec un large sourire.

— Toujours est-il que mes parents se sont fait tué par un ours lors d'une randonne en montagne alors que je passais le weekend chez les Cullen. Je ne pensais pas y rester si longtemps, finit-il par dire avec un sourire peiné.

Il laissa quelques secondes passer le temps de refouler les émotions qui affluaient.

— J'avais 8 ans. Mais je crois que le pire dans cette histoire a été de découvrir que mon père menait une double vie et que je n'étais pas le seul à avoir perdu mon père ce jour-là. J'ignore encore si ma mère le savait. En tout cas si elle l'avait su, elle n'en avait jamais rien dit à Esmée. Je ne suis devenu un Cullen qu'à l'âge de 14ans, à ma demande.

Alice sourit à Emmett avant d'entamer sa part du récit.

— Ma mère est morte d'un cancer lorsque j'avais 13 ans. Une leucémie foudroyante et j'ai eu de la chance de ne pas tomber malade. Mon père était décédé quelques années plus tôt, mais je n'avais que très peux de souvenir de lui, il faut dire que je ne le voyais qu'une fois de temps en temps. Après le décès de maman, les services sociaux sont venus me chercher et m'on dit que je n'allais pas être placée dans une famille d'accueil, mais dans une famille qui voulait m'adopter. Cette famille, c'était les Cullen. C'est à ce moment-là que j'ai découvert que j'avais un frère, un demi-frère et qu'Esmée et Carlisle avaient fait jouer le principe de regroupement des frères et sœurs. Quelques mois après mon arrivée, Emmett et moi avons demandé à Carlisle et Esmée de nous adopté simultanément pour que l'on puisse enfin dire que l'on était de la même famille, nous n'étions deux enfants nés de père identique, mais de mère différentes, mais les enfants de Carlisle et Esmée Cullen, Alice et Emmett Cullen.

Au cours de son récit, Alice avait attrapé la main d'Emmett, tout comme Rosalie avait attrapé celles de Jasper quelques instants plus tôt.

Edward, quant à lui, s'était contenté de resserrer ses bras autour de Bella. N'ayant, elle non plus aucun frère ou sœur de sang, elle comprenait parfaitement les sentiments que pouvaient éprouver son amoureux, mais tout comme lui elle donnait bien plus d'importance aux liens d'affection qu'aux liens du sang.

Du côté des élèves, le récit des Cullen avait soulevé une vague de murmure. Finalement, ce fut Angela qui posa la question que chacun avait sur les lèvres.

— Et ça ne vous a pas fait drôle de vous retrouver en couple alors que vous étiez élevés comme frères et sœurs ?

Les Cullen se regardèrent et ce fut finalement Edward qui répondit à la question.

— En fait ça s'est fait plutôt naturellement. Après la mort de ses parents, Rosalie a passé son temps à materner Emmett, ce qui explique sans doute pourquoi il se composte toujours comme un gamin, indiqua-t-il en riant. Quant à Alice, elle a sauté sur Jasper à peine arrivée et le pauvre n'a toujours pas réussi à s'en défaire, finit-il dans éclat de rire tout en évitant un projectile que lui lança Alice. Mais le pire je crois bien que ça a été pour moi de me retrouver quotidiennement face à trois couples, l'Enfer !

Il émit un rire qui fut bientôt suivi par l'ensemble des élèves.

Suite à au récit de leur histoire, l'atmosphère au sien de réfectoire c'était quelque peu réchauffé. Personne n'ayant vraiment envie de dormir, ils se lancèrent dans un concours d'histoire d'horreur. À la surprise générale, ce fut Jasper, avec une terrifiante histoire de vampire [What else ?] qui remporta la palme de l'histoire la plus effrayante.

Puis, peu à peu le silence se fit dans le réfectoire. Les élèves commencèrent à s'installer confortablement pour le reste de la nuit.

Edward et Bella ne furent pas les derniers à s'installer. Edward s'installa sur le dos, aussi confortablement que faire se pu. Bella dans à elle se servit de lui comme d'un très confortable oreiller.

— Je suis désolée pour tes parents, lui murmura-t-elle.

Il lui caressa doucement les flancs et lui embrassa le front.

— Tu n'as pas à être désolée. Contrairement aux autres, j'étais tout petit lorsqu'ils sont morts et pour moi Carlisle et Esmée sont mes parents. De toute façon je préfère me tourner vers l'avenir, lui dit-il avant de capturer tendrement ses lèvres.

Bella s'endormit avec le sentiment persistant d'être une partie essentielle de cet avenir.

Les élèves furent réveillés le lendemain matin par le bruit des engins et des pèles qui déblayaient la neige qui bouchait les entrées sur une hauteur d'un mètre cinquante.

Grâce aux précautions prises par le bureau du shérif, les conséquences de ce blizzard ne furent que matérielles et techniques.

Peu à peu, les élèvent rejoignirent leurs familles.

Lorsqu'ils sortirent du réfectoire, Edward et Bella furent surpris par Charlie qui se précipita vers eux et les enlaça tous deux.

Quelque peu surpris – et c'était peu de le dire – les deux adolescents échangèrent un regard où se lisait leur étonnement et leur confusion.

— Papa ? Est-ce que ça va ? Le questionna doucement Bella, qui était quelque peu inquiète.

Charlie se redressa et fit quelques pas en arrière.

— Oui, oui, ça va, répondit-il d'un ton quelque peu bourru. Esmée avait beau me dire qu'avec Edward il ne t'arriverait rien, je me suis quand même fait du souci… tu restes ma fille unique…

Edward leva un sourcil suspicieux.

Pourquoi Charlie les aurait-il enlacés tous les deux s'il s'était, uniquement, fait du souci pour Bella ?

Levant légèrement les épaules, il préféra ne pas chercher plus loin et se contenta de se dire qu'avec un peu de chance, il serait accueilli un peu plus chaleureusement dans la maison des Swan par l'hôte des lieux.

Une fois n'étant pas coutume, Bella passa les jours suivants chez les Cullen, les conséquences du blizzard ayant apporté à Charlie un surcroit de travail qui l'empêchait de rentrer à la maison à une heure raisonnable.

Comme à chaque fois, cette situation n'était pas pour déplaire à Edward et Bella.

Après une étreinte passionnante et passionnée, ils se retrouvèrent allongé l'un contre l'autre, dans le grand lit d'Edward, à profité du silence nocturne qui c'était emparé de la maison, regardant tomber flocons de neige qui, bien que moins denses que quelques jours auparavant, maintenait un épais manteau blanc sur la végétation.

— C'est beau la neige, mais je préfère tout de même la pluie, dit soudainement Edward. Et j'aime écouter la pluie tout en te tenant contre moi, précisa-t-il tout en pressant son corps contre celui de son amante.

— Et moi j'aime écouter la pluie lorsque je suis entre tes bras, lui répondit Bella avant de se dévisser le coup pour l'embrasser.

— Tu sais quoi ? lui demanda-t-il.

— Non, quoi ?

— Ils nous prévoient un léger réchauffement pour la semaine prochaine et des trombes d'eau.

Bella sourit et se retourna vers lui, passant sa jambe par-dessus ses hanches de telle façon que son sexe, plus qu'humide, entre en contact direct avec la peau de son compagnon. Créant chez ce dernier une réaction physique violente et quasi instantanée.

— Et tu penses qu'il y aura du vent aussi ? demanda Bella avec espièglerie.

— J'en sais rien, mais je l'espère ! s'exclama Edward avant de s'emparer sauvagement de ses lèvres.


Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui.

Je ne vous ferais pas l'affront de vous dire quand arrivera le prochain, parce que je sais pertinemment que je ne tiendrais pas les délais, mais il est sûr qu'il sera là dans moins de 6 mois (j'espère !)

Si vous voulez avoir des nouvelles, allez sur Twitter, j'y laisse régulièrement pour dire où j'en suis dans l'avancement de mes fictions.

Et voilà, c'était le premier « post » d'EstL depuis le Texas !

Bonne journée à toutes ! (ou bonne nuit ^^)