Les Parfaits Serpentards


Chroniques estivales : partie II

Une ombre sombre et omineuse sembla apparaître d'un coin de la salle aux imposantes dimensions dans laquelle ils se trouvaient. Les invités se mirent à leur tour à se ranger sur le côté dans un ensemble au désordre étrangement cohérent.

Harry et Mercredi s'avancèrent jusqu'au centre de la piste de danse d'un pas serein. Gomez leur coula un regard en biais avant d'aller se poster à son tour en périphérie de la salle.

Depuis les ténèbres qui s'étaient répandues sous le sillage de l'ombre et qui régnaient à présent en maître dans la pièce devenue silencieuse, une cloche sonna d'un tintement lugubre et un homme émergea des ombres. Il était grand et son port altier était pourvu d'une prestance manifeste. Sa tête était partiellement dissimulée sous un capuchon en cuir et il arborait six plaies béantes au niveau de sa poitrine. Severus leva les yeux vers le visage du nouvel arrivant, et se prit à souhaiter qu'il ne l'eût pas fait.

L'homme avait sur son visage un tatouage aux nuances pâles représentant une grille, ainsi que des épingles transperçant chaque recoin de sa peau.

Mercredi et Harry mirent tous deux un genou à terre.

Il s'avança vers eux d'un pas lent et s'arrêta devant Harry et Mercredi. « Joyeux anniversaire. » murmura-t-il d'une voix d'outre-tombe qui fit frémir Severus.

Harry baissa sa tête d'un geste respectueux. « Je vous remercie, Capitaine Spencer. »

« Un nom d'un passé révolu. » murmura l'invité. « On me connait sous le nom de Pinhead de nos jours. »

« Toutes mes excuses. »

Pinhead se mit à tourner autour des deux enfants de son pas mesuré. « Tant de peur. » souffla-t-il. « Et pourtant, tant de contrôle. Qui plus est, chez des enfants. » Il s'arrêta de nouveau en face d'eux.

« Je pensais que vous aviez besoin d'être spécifiquement appelé pour apparaître en ce monde. » fit observer Mercredi.

« Une croyance populaire. » approuva Pinhead sans répondre à sa question.

« Puis-je vous offrir un verre ? » demanda serviablement Harry.

Des chaines rouillées jaillirent subitement de nulle part et se dirigèrent vers Harry à une vitesse défiant la raison. Mercredi se déplaça en un éclair, se plaçant devant lui et saisissant les chaines avant qu'elles ne puissent atteindre Harry. Du sang se mit à couler profusément de ses mains tandis qu'elle se débattait avec les chaînes. Deux chaînes supplémentaires apparurent et Harry les saisit à son tour. Tout comme Mercredi, ses mains se mirent à saigner abondamment.

« Vous ne buvez donc pas je présume ? » s'enquit sereinement Harry, en dépit de la lutte féroce qu'il menait contre les chaînes.

Les chaines disparurent tout aussi subitement qu'elles étaient apparues, et Mercredi inspecta sa robe couverte de sang avec dégoût. Le sang qui continuait toujours de couler de ses mains était en train de former une mare écarlate au niveau de ses pieds.

« Vous avez ruiné ma robe. » siffla Mercredi à l'intention de Pinhead.

Harry tendit le bras et toucha la robe dont le tissu changea de couleur pour adopter la couleur rouge sang qui l'abîmait quelques instants plus tôt. Elle secoua ses mains et celles-ci arrêtèrent instantanément de saigner.

Pinhead adressa un regard solennel aux deux adolescents. « Avez-vous retenu ma leçon ? » interrogea-t-il.

Harry esquissa un sourire. « Il n'y a que deux façons de composer avec la douleur. Perdre la raison ou accepter le fait que le plaisir et la douleur sont une seule et même chose. »

« Vous m'avez envoyé un présent des plus inhabituels. » poursuivit Pinhead, en changent abruptement de sujet. « Curieux à deux égards, personne ne m'a jamais offert de présent auparavant, et encore moins un présent incomplet. »

Harry haussa les épaules. « Nous travaillons en ce sens afin de le compléter. La tâche constitue un certain défi. »

Pinhead esquissa un sourire sinistre. « Si vous échouez, ce sera pour vous que je viendrai. »

« Si nous échouons, nous aurons alors grand besoin de vacances. » répondit Harry d'un ton égal.

« Des vacances sans fin. » acheva tranquillement Pinhead.

Mercredi le fixa du regard, en penchant sa tête sur le côté. « Peut-être bien. » acquiesça-t-elle.

« Un tel défi. » déclara Pinhead alors qu'il se remettait à leur tourner autour. « Une croyance forgée dans un feu plus ardent que celui de l'enfer lui-même, suppléée par une volonté qui m'apparaît familière. Réussirez-vous ou échouerez-vous ? » se demanda-t-il. « J'ai du temps. Je n'ai rien d'autre sinon du temps. »

Il se positionna de nouveau en face d'eux. « Toutes mes excuses, qu'est-ce qu'un anniversaire sans présent ? » demanda-t-il d'un ton rhétorique. Une lumière apparut alors de sa main. C'était une lumière incroyablement brillante, qui baignait de son halo iridescent toute la pièce jusque-là plongée dans les ténèbres. Lentement la lumière sembla se rétrécir sur elle-même, de sorte qu'il ne restât plus dans sa main qu'une chaîne en argent pourvue d'une croix inversée pour tout pendentif.

Il la présenta à Harry. « Pour ta fiancée. »

« Mes remerciements. » répondit Harry, en s'inclinant une nouvelle fois. Il se retourna et s'avança vers Mercredi, et plaça le collier autour du cou de la jeune fille.

« J'espère que cela compensera pour la robe. » dit Pinhead d'un air absent. « Je n'arrive pas à me prononcer quant à mon désir de vous voir réussir ou échouer la tâche que je vous ai imposée. » Il fit volte-face et se mit à marcher à l'encontre des ombres dansantes qui étaient apparues à son arrivée dans le coin de la salle. Il marqua une pause et lança un regard en direction de Morticia et Gomez. Ils soutinrent son regard avec la plus grande sérénité. « Vous avez élevé de remarquables enfants. » déclara-t-il avant d'aller à la rencontre des ténèbres et de se fondre parmi elle tel une ombre. La mélodie irrépressible monta crescendo en volume, avant de disparaître complètement.

Severus tourna la tête en direction de Harry et Mercredi. Ils s'étaient effondrés à genoux et s'étreignaient de toutes leurs forces, leurs corps parcourus de tremblements irrépressibles.

« Qu'est-ce que c'était que ça ! » s'écria presque Remus.

« L'Ange de Souffrance. » déclara Fétide, sa voix d'ordinaire guillerette devenue mortellement sérieuse. « Je pensais qu'il n'était qu'une légende que nous racontait Mère à Gomez et à moi pour nous divertir la nuit. »

Gomez et Morticia se rendirent auprès des enfants. « Vous avez bien agi. » leur dit tendrement Morticia.

Harry serra Mercredi contre lui. « Il a attaqué le mauvais jour ! » protesta Harry avec colère. « Mercredi s'efforçait d'être gentille ! »

« Je sais. » répondit Morticia en s'agenouillant devant eux et en se mettant à caresser le dos de Mercredi.

« Harry. » intervint Gomez avec douceur. « Comment avez-vous connu Elliott ? »

« Nous l'avons rencontré lorsque nous nous occupions de mon problème. » souffla Harry. « Nous nous sommes retrouvés dans son domaine au cours de notre voyage. Nous avons chèrement payé notre intrusion. »

« Vous auriez dû nous en parler. » déclara Gomez d'un ton empreint de délicatesse.

Harry haussa les épaules. « Ce n'était pas une chose à laquelle nous désirions repenser. »

Mercredi leva la tête, elle semblait perdue et contrariée. Mais son visage fit lentement place à son masque impavide, et elle adressa un regard à Harry. Elle concentra toute son attention sur Harry, en posant ses mains graciles sur ses joues. « Tu as été si fort. » souffla-t-elle avec fierté. « Mais à présent tu peux te détendre mon amour. »

Il hocha la tête et sembla s'effondrer sur lui-même, avant d'enfouir son visage au creux du cou de la jeune fille. Mercredi l'étreignit fermement, et se mit à murmurer à son oreille. La pièce entière était mortellement silencieuse tandis que tous observaient avec gravité les quatre personnes qui se trouvaient au centre de la pièce.

Lorsque Harry releva la tête, deux larmes coulaient sur ses joues. Mercredi embrassa tendrement chacune d'entre elles, avant d'esquisser un geste de sa main et toutes traces de son affliction passagère disparurent du visage de Harry.

« Le rouge est magnifique lorsqu'il est sur toi. » déclara-t-il avec un sourire tandis qu'il se relevait d'un pas quelque peu vacillant.

« Il est tout aussi magnifique lorsqu'il n'est pas sur moi. » rétorqua-t-elle avec un sourire bienheureux.

Harry eut un rire, et la serra contre lui. Il esquissa un geste vague de la main et de la musique se mit soudain à retentir dans la salle, et ensemble, ils se mirent à danser. Morticia et Gomez en firent de même et bien vite, tous les quatre valsaient sur la piste de danse comme si rien ne s'était passé.

« Je regrette à présent, » commença Severus après quelques moments de réflexion, « de ne pas avoir accepté la potion ce matin. »

« Vous ne l'avez pas prise ? » s'enquit Marcus d'un ton impressionné.

« J'étais un Mangemort. »

« Ne trouvez-vous pas que le goût devient fade avec le temps ? » interrogea Fétide avec curiosité. « J'ai essayé quelques humains morts, et ils étaient plutôt détestables à la bouche une fois que leur état de fraîcheur était passé. »

Remus éclata de rire, et même Rogue ne put s'empêcher de sourire à cela. « C'était le nom des partisans de Voldemort. » expliqua-t-il. « Nous ne mangions pas vraiment les morts. »

« Oh, au temps pour moi. » déclara Fétide d'un ton guilleret. « Pugsley ! »

Pugsley vint les rejoindre en compagnie de deux jeunes filles aux visages livides et aux jambes chancelantes. « Hermione, Ginny, voici Marcus, et Remus Lupin. » annonça-t-il en guise de brève présentation. « Oncle Fétide, qui était cet homme, et pourquoi m'a-t-il fichu une telle frousse ? »

« Hermione, Ginny. » fit Severus avec douceur. « Pourquoi ne pas nous asseoir pour en parler ? »

Les deux filles acquiescèrent silencieusement, tandis qu'ils se déplaçaient vers l'une des nombreuses tables qui trônaient de l'autre côté de la piste de danse.

« Je ne suis pas sûr d'être la bonne personne pour ça. » s'excusa Fétide. « Je ne suis pas le chef de la famille, vous comprenez. » Il fit ensuite volte-face et retourna sur la piste de danse, et se mit à danser avec Morticia, offrant ainsi l'opportunité à Gomez de les rejoindre.

« Toutes mes excuses. » commença sans préambule Gomez en prenant place parmi eux, un nouveau cigare apparaissant dans sa main. « J'ai semble-t-il oublié que nous avions de jeunes invitées parmi nous. Je suis sûr que vous avez de milliers de questions à me poser. »

« Qui était-il ? » s'exclama finalement Hermione d'une voix entrecoupée.

« Le Capitaine Elliott Spencer, nous l'avons rencontré il y a de cela cinq décades lorsqu'il était en pleine quête. »

« En quête de quoi ? » interrogea Severus.

« D'expérience, ce serait le mot approprié. » répondit Gomez en affectant une mine songeuse. « Il n'avait pas été à la hauteur durant la guerre, avait vu de nombreuses personnes mourir, et à cette époque il avait perdu sa foi en tout ce qui existait – y compris Dieu. Il a comblé le vide qu'il ressentait en lui avec ces plaisirs destructeurs de l'homme que sont la boisson, les drogues et les plaisirs charnels, mais il finit par atteindre le Palier.

« Le Palier est un endroit très dangereux pour tout humain, le seul chemin possible qui s'offre alors à lui mène vers les profondeurs les plus insondables dont on ne revient jamais. Elliott n'était pas exactement humain cependant, c'était un de nos parents éloignés, et il s'adonna corps et âme aux arts occultes, en repoussant toujours un peu plus ses limites et allant toujours un peu plus loin, jusqu'à devenir un Cénobite.

« Cénobite, dans la langue moderne, signifie 'membre d'un ordre religieux'. Dans l'ancienne langue, cela voulait dire un peu plus que cela, mais le concept est difficile à appréhender et plus encore à décrire. Il est le chef des Cénobites – ou plus exactement Pope serait un meilleur terme – et vit à présent en dehors de notre temps. Il est immortel et vit uniquement pour l'expérience. » Gomez lança un regard vers Hermione et Ginny dont les yeux étaient écarquillés d'effroi.

« Je suis désolé. » murmura Gomez. « Vous êtes trop jeunes pour cela. » Il agita subitement sa main, et les deux enfants devinrent instantanément inertes. « Le souvenir des dernières heures n'en est pas un dont vous avez la nécessité de vous remémorer. » déclara-t-il, sa voix imprégnée d'un étrange pouvoir hypnotique. « Il restera en vous, mais vous ne serez jamais en mesure d'y accéder à nouveau, et lentement il s'estompera dans les tréfonds de votre esprit, pour ne plus être jamais vu. A présent, vous allez dormir quelque temps, et lorsque vous vous réveillerez, vous pourrez profiter de la fête. »

« Merci, Papa. » dit Pugsley, tandis que Hermione et Ginny s'endormaient.

« En as-tu aussi besoin ? » s'enquit Gomez.

Pugsley secoua la tête. « Je suis un Addams. » déclara-t-il fièrement. « Mais j'aurai une discussion avec Maman plus tard. »

« Ca, c'est mon garçon. » sourit Gomez en ébouriffant les cheveux de Pugsley. « Quoiqu'il en soit, » reprit Gomez, « Elliott est puissant, bien plus puissant qu'aucun être humain peut l'être. Il a vécu depuis une éternité, et en toute franchise, je m'attendais à ce qu'il revendique Harry et Mercredi. Bien que pour nous cela ne fasse que quelques années depuis notre dernière rencontre, pour lui, c'était il y a une éternité de cela. »

« L'en aurais-tu empêché ? » demanda Marcus autant qu'il l'affirma.

« Morticia et moi aurions essayé. » acquiesça-t-il. « Et nous aurions échoué. Nous provenons de cette dimension et sommes régis pas ses lois; il ne souffre d'aucune restriction similaire et peut faire appel au pouvoir de la dimension démoniaque si le besoin s'en faire sentir. Ces chaînes qu'ils ont saisies étaient totalement sous son contrôle. Il leur a permis de les attraper, et en dispose de nombreuses autres sous son contrôle. Il ne faisait que les tester. »

« Pourquoi ? » interrogea encore Severus.

Gomez afficha une mine soucieuse. « Je ne sais pas. J'abhorre le fait de penser que mes enfants se sont retrouvés à quelque instant que ce fût sous son contrôle, bien qu'il n'y ait rien que je puisse y faire. Je discuterai avec eux à propos de l'importance de s'abstenir de jouer avec lui, parce qu'il ne perd jamais. » Gomez se secoua, puis un sourire prit lentement place sur son visage. « Mes enfants ont fait face au Pope Ténébreux. » déclara-t-il avec fierté. « Ils vont mené le clan vers un tout nouveau futur. » Il marqua une pause. « S'ils survivent. »

« Ils survivront. » affirma Pugsley d'un ton confiant. « Ils n'ont pas d'autre choix. »

« Absolument. A présent, si vous voulez bien m'excuser, d'autres invités viennent d'arriver ! »

« Est-il toujours ainsi ? » s'enquit Severus.

« Non. » répondit Marcus. « Et espérons que le reste de la fête soit plus simple. »

Ce fut le cas.

Si vous preniez soin d'ignorer les créatures qui faisaient office d'invités, et vous ignoriez quelques coutumes pour le moins étranges, le reste de la journée était simplement une fête d'anniversaire. Harry et Mercredi dansèrent beaucoup et passèrent un agréable moment. Hermione et Ginny, lorsqu'elles se réveillèrent, retournèrent à leur état d'innocence que l'enfance conférait et que l'apparition de Pinhead avait brisée, et chacune des filles dansa à plusieurs reprises avec Harry Pugsley, quant à lui, dansa une fois avec Mercredi.

Severus passa le reste de la journée en compagnie de Marcus et Remus, de même que certains autres convives qui déambulaient dans la pièce et qui s'arrêtaient parfois à leur niveau pour faire un brin de causette. Il dansa même à quelques reprises avec Morticia, les jumelles, et Mélissa. Il eut aussi une conversation des plus divertissantes avec Nicolas Flamel, qui promit de répondre à toutes les questions de Severus au cours des années à venir.

Cette nuit-là, il s'affala dans son lit et passa quelques heures à fixer le plafond tandis qu'il passait en revue tous les évènements de la journée. Malgré l'apparition de Pinhead, il était heureux d'avoir été présent à la fête.

Il but un peu de potion de sommeil sans rêves, juste au cas où, et s'endormit paisiblement.

Le matin suivant, il descendit prendre le petit déjeuner pour trouver seulement Morticia dans la cuisine, affairée à lire un journal.

« Bonjour, Severus. »

« Bonjour. » répondit-il en s'installant.

Elle lui présenta un journal, et il esquissa un sourire – c'était La Gazette du Sorcier.

Les suivants à arriver pour le petit déjeuner furent Harry et Mercredi. Il les salua, et se fit violence pour réprimer sa surprise devant l'apparence de Mercredi. Elle était revêtue d'une tenue noire et blanche similaire à celle que Hermione avait décrite l'année précédente. Ses cheveux étaient de nouveau coiffés en couettes impeccables comme d'ordinaire, mais c'était son corps qui le surprit le plus. Il semblait avoir régressé de plusieurs années.

« Mercredi. » dit Morticia sans lever les yeux de son journal. « As-tu perdu du poids ? »

Mercredi s'assit gracieusement à côté de Harry. « Hier était le jour de Harry, aussi a-t-il eu le droit à un aperçu des attractions à venir. » répondit-elle. « Bonjour, Professeur Rogue. »

Il lui adressa un faible sourire. Il accepta sans difficultés le message sous-entendu que les choses allaient retourner à la normale ce jour ci. « Bonjour, Mercredi, Harry. »

« Serez-vous libre ce matin ? » demanda poliment Harry. « Nous aimerions prendre la potion que vous nous avez préparée. »

« Bien sûr. » répondit-il. « Ne désirez-vous pas attendre quelques jours, compte tenu des évènements d'hier ? »

« Non. » répondit Harry. « Hier est révolu. »

Rogue opina du chef, et la conversation continua. Hermione, Ginny et Pugsley les rejoignirent ensuite, avant l'arrivée de Gomez et La Chose. Grand-mère fut la dernière, et elle se mit immédiatement derrière les fourneaux.

Le petit déjeuner était….quelque chose. Il n'était pas sûr de pouvoir déterminer ce qu'il y avait dans le bouillon, mais c'était certainement gouteux et comblait son estomac comme rien d'autre ne l'avait jamais fait jusque là.

« Où allons-nous le faire ? » s'enquit Hermione avec enthousiasme lorsqu'ils eurent fini.

Harry échangea un regard avec Mercredi. « Ma chambre. » décida-t-il.

Severus eut l'ombre d'un sourire. « Cela ne serait peut-être pas l'endroit le plus approprié. » prévint-t-il. « Un professeur ne devrait jamais être trouvé dans la chambre d'un élève. »

Mercredi roula des yeux. « Cette règle est faite pour les autres. » déclara-t-elle d'un ton catégorique. « Si vous tentiez de me toucher ainsi, vous mourriez. Vous désirez vivre, donc vous vous abstiendrez, aussi vous serez en parfaite sécurité dans notre chambre. »

« Et, » renchérit Harry, en paraissant légèrement amusé, « si vous tentiez de me toucher ainsi, Mercredi s'en trouverait fort contrariée. »

« Les enfants. » les gourmanda Morticia. « Cessez-donc de jouer avec votre Professeur. »

« Désolé, Maman. » répondirent à l'unisson Harry et Mercredi.

« Venez nous voir votre père et moi lorsque vous aurez fini. » instruisit Morticia. « Nous aimerions savoir comment cela s'est passé. Gomez a du travail aujourd'hui, sans quoi nous aurions été présents nous aussi. »

« Vraiment ? » s'enquit Gomez, proprement étonné. « Comme c'est décevant. Que suis-je censé faire ? »

« Tu as été commis d'office pour défendre cet horrible M. Jackson. »

« Mais bien sûr ! » s'exclama Gomez. Il bondit sur ses pieds, « je serais de retour ce soir. » déclara-t-il joyeusement avant de disparaître.

« Grand-mère et moi nous chargerons des invités qui auront abusé de l'hospitalité qu'ils se sont vus accordés. » annonça Morticia. « Severus, Marcus a dit qu'il ferait un saut un peu plus tard dans la journée afin de terminer votre discussion. »

« Je vous remercie. »

« Venez donc. » les intima Mercredi, et ils se dirigèrent vers les chambres à l'étage, avant d'emprunter un nouvel escalier. Ils tournèrent à droite et pénètrent dans une chambre.

La pièce était immense, bien plus grande que sa chambre d'invité. Dans le coin éloigné de gauche, un laboratoire de potions complètement fourni, et où se trouvaient plusieurs tubes et marmites bouillonnants. Des spatules tournaient toutes seules en exécutant des mouvements compliqués.

Dans le coin de droite se trouvait une petite bibliothèque. Deux meubles aux multiples rangées se dressant jusqu'au plafond et croulant d'ouvrages dominaient l'espace en compagnie de deux fauteuils rembourrés à proximité.

A sa gauche se trouvait un couloir qui menait à ce qui semblait être une salle de bains. Il pouvait distinguer le carrelage et un porte-serviettes. Le lit de Harry se trouvait à sa droite. C'était un grand lit, mais n'était pas de la taille démesurée d'un lit à baldaquin.

« Que va-t-il se passer ? » interrogea Harry, alors qu'il dégainait sa baguette et conjurait quatre fauteuils confortables.

« Tout ce que nous savons est que cela dure une demi-heure » débuta Severus avec lenteur, « et que la plupart des tentatives enregistrées ont rapporté que les personnes qui avaient ingurgité la potion étaient devenues folles à leur réveil. Il suffit seulement d'une gorgée. »

Harry acquiesça, et fit léviter la fiole de potion depuis le cabinet de potions où elle avait été rangée. Mercredi monta sur le lit de Harry et se coucha sur la droite du lit. Harry s'installa à côté d'elle, et prit une grande gorgée, avant de passer la fiole à Mercredi et de se coucher sur le dos.

Pugsley s'avança vers le lit et retira la fiole de la main de Mercredi après que cette dernière eut pris à son tour une gorgée. La fille se coucha d'un air détendu sur le lit et croisa ses mains sur sa poitrine.

« On dirait qu'ils sont morts. » souffla Ginny tandis que les deux adolescents sur le lit se raidissaient soudainement, avant de devenir parfaitement inertes.

« Il n'y a rien que nous puissions faire à présent, si ce n'est attendre. » répondit Severus.


« Professeur. » se manifesta soudainement Hermione dans le silence qui s'était installé dans la chambre de Harry depuis le début de l'expérience. « Pourquoi n'apprenons-nous pas à enchanter les objets pour qu'ils préparent les potions à notre place ? »

« Comment les enchanteriez-vous pour qu'ils confectionnent le Filtre du Mort-Vivant ? »

« Je ne sais pas. » répondit-elle avec embarras.

« Précisément. » acquiesça-t-il. « Il vous faut savoir ce que les outils sont censés faire, avant de pouvoir les enchanter. Vous apprendrez les sorts d'automation au cours de votre septième année, lorsque vous aurez une meilleure compréhension des potions. »

« Cela semble logique. » commenta Ginny. « Avez-vous une idée de ce que Harry est en train de préparer ? »

Severus se dirigea vers le laboratoire de potions et jeta un coup d'œil précautionneux au contenu des marmites qui bouillonnaient. « Eh bien, ceci est du Polynectar, » observa-t-il, « mais je n'ai pas la moindre idée de ce que peut-être celle-ci. » L'envie d'analyser la potion lui démangeait, mais il savait d'expérience comment un tel acte était susceptible de ruiner la confection du filtre magique. Il y avait un livre ouvert trônant sur un lutrin près de lui et il s'en approcha. « Etrange. » murmura-t-il pour lui-même. « Pourquoi donc auraient-ils la nécessité d'une potion de destruction d'âme ? »

« Asseyez-vous donc. » les invita Pugsley qui se trouvait à la bibliothèque. « Je ne savais même pas que Harry avait ce genre de livres. »

Severus acquiesça, et s'empara d'un livre de potions qui se trouvait sur une étagère de la bibliothèque, avant de regagner les fauteuils que Harry avait créés. Cela ne lui semblait pas approprié de s'asseoir sur les fauteuils qui étaient manifestement ceux de Harry et Mercredi.

Vingt-sept minutes plus tard, Hermione déclara, « Plus qu'une minute. »

« Comment arrives-tu à faire ça ? » s'étonna Ginny.

Hermione lui adressa un regard indéchiffrable. « J'ai une montre… »

« Oh. » fit Ginny en se mettant à rougir légèrement.

Mercredi fut la première à bouger. Elle ouvrit ses yeux, mais ne sembla pas être en mesure d'esquisser le moindre geste. Avec un léger grognement, elle força ses muscles à se contracter, le résultat ne fut pas des plus probants mais cela fut néanmoins suffisant pour lui permettre de rouler sur le côté afin de se blottir contre Harry.

Harry fut le suivant à bouger, un bras se déplaçant pour la presser contre lui.

Rogue pouvait voir leurs visages, et put distinguer à quel point ils paraissaient expressifs, et pourtant ils n'avaient rien perdu de leur impavidité depuis la première fois qu'il les avait aperçus il y avait de cela deux ans. Ce qui avait changé, était son habilité grandissante à lire ce à quoi ils pensaient.

Lentement, ils se mirent à bouger plus librement, et ils adoptèrent une position assise. Ils s'adossèrent tous deux contre la tête de lit, si près l'un de l'autre que leurs corps se touchaient des pieds aux épaules, leurs bras enroulés autour de l'autre.

« Eh bien ? » Les pressa Pugsley.

Mercredi eut l'ombre d'un sourire. « Dis-leur. » souffla-t-elle.

« Nous avons commencé dans cette pièce. » raconta Harry d'une vois qui n'était à peine plus qu'un murmure. « Nous pouvions nous voir, et nous pouvions voir que nos corps n'étaient plus que des coquilles vides. Alors nous nous sommes élevés, la vitesse ne signifiait plus rien car nous n'avions plus de masse. Nous étions pure pensée. Nous nous sommes arrêtés et avons baissé les yeux pour contempler la planète, mais cela ne suffisait pas.

« Nous nous sommes éloignés, nous ralentissions lorsque nous croisions des planètes, avant de repartir de plus belle. Nous avons essayé de voir s'il y avait une limite à la distance que nous pouvions parcourir, mais il n'y en avait aucune, nous étions l'imagination elle-même.

« Nous sommes arrêtés à un moment, lorsque notre système solaire n'était plus qu'une faible lueur au lointain et nous avons regardé autour de nous. Partout où notre regard se posait, la magnificence accueillait nos yeux, avec des couleurs auxquelles vous ne pourriez croire, des paysages encore jamais vus, nous pouvions entendre la mélopée du cosmos.

« Mais cela ne suffisait pas et nous étions conscients qu'il ne restait plus beaucoup de temps, alors nous avons volé, de plus en plus en vite, à travers notre galaxie, à travers la suivante, doublant de vitesse à chaque minute qui s'écoulait. Nous avons traversé des systèmes solaires comme s'ils n'étaient que des grains de poussière, et des galaxies comme si elles n'étaient que des boîtes en carton.

« Et plus nous voyions, plus nous le ressentions. Mieux nous appréhendions le prix qui allait nous être demandé. La connaissance que nous détenions était bien trop grande, bien trop démesurée, et elle exigeait de nous une rétribution. Elle exigeait notre santé mentale. Mais nous ne ralentîmes pas pour autant, nous savions que le temps nous coulait entre les doigts, alors nous continuâmes notre chemin, en nous repaissant des nouveaux horizons qui s'offraient à notre vue.

« Puis nous nous arrêtames, ou peut-être ne nous sommes-nous pas arrêtés, et le prix à payer nous fut demandé. Les univers se tinrent devant nous et exigèrent que nous payâmes, ils étaient horribles, incompréhensibles, indescriptibles, ils étaient la création et la destruction, la vie et la mort, des trillions de planètes formant des billions de galaxies constituant des centaines de millions d'univers, et nous pouvions tous les voir. Nous avons contemplé le visage de l'infinité, et elle exigea notre santé mentale. »

« Que s'est-il passé ? » demanda doucement Pugsley.

« Nous lui avons craché à la figure. » répondit tranquillement Harry. « Notre santé d'esprit nous appartient. »

« Yeah ! » s'exclama Pugsley en battant des mains de contentement.

« Ceci est notre but. » déclara Mercredi. « Nous avons vu l'éternité, et nous désirons la revoir. »

« Mais non pas dans un temps limité. Il nous faut libérer nos âmes de nos corps, pour nous permettre de voyager n'importe où. »

« Et vous nous amènerez avec vous ? » supplia Hermione.

« Le clan entier. » promit Harry. « Le clan entier. »


Les moments qu'il avait passés avec la famille Addams étaient de ceux dont il se souviendrait pour le restant de ses jours. Il se redécouvrit aussi un peu plus, en se rendant compte que bien qu'il appréciât grandement être sa propre personne le fait était qu'il n'avait aucun problème avec le fait de faire partie d'une organisation. C'était merveilleux de faire partie de quelque chose de plus grand, de plus noble que soi. Quelque chose qui semblait éternel.

Et ainsi, il s'était fixé un nouveau but dans la vie, se faire accepter du clan Addams et rejoindre leurs rangs.

Il avait été heureux de retourner à son domicile, même si ce n'était que pour quelques jours avant de retourner à Poudlard. Alors qu'il était assis sur un banc au bord d'un lac, il eut l'opportunité de repenser à la dernière conversation qu'il avait eue avec Harry.


Severus était assis sur le balcon surplombant le cimetière qui délimitait la demeure des Addams.

En bas, Fétide, Pugsley, Hermione et Ginny s'adonnaient à un jeu de Cowboys et d'Indiens, avec d'authentiques arbalètes dans leurs mains. Ils portaient tous des costumes différents, et semblaient follement s'amuser.

Gomez était au travail, et Morticia tricotait dans la cuisine en compagnie de Grand-mère. Cela semblait être un passe-temps pour le moins prosaïque pour une personne aussi puissante, mais cette activité lui plaisait beaucoup.

Harry et Mercredi se trouvaient dans leur chambre, et il n'avait pas la moindre idée de l'endroit où pouvait bien se trouver La Chose.

« Bonjour, Professeur. »

Severus leva la tête. « Harry. » salua-t-il le jeune homme avec une surprise mal contenue.

Harry prit place à côté de lui et observa les autres jouer. « Charmant, n'est-ce pas. »

« En effet. » répondit-il.

« Je me demande parfois ce que cela serait que d'être normal. »

« Surfait. » soupira Rogue. « Parfois ça l'est, mais à d'autres moments, c'est la plus incroyable des sensations de liberté qui soit. »

« Liberté. » répéta Harry d'une voix douce. « Je dispose de liberté, et pourtant je ne la possède pas. »

« Vraiment ? » Severus avait le sentiment que Harry désirait simplement parler, aussi ne se répandit-il pas en logorrhée.

« Je peux faire tout ce que je désire, et pourtant je ne le peux pas, parce que j'ai des choses bien plus importantes auxquelles me soucier. »

« Le clan Addams. »

Harry le regarda d'un air étrange. « Non, Mercredi. »

« Elle à besoin qu'on se soucie d'elle ? » s'étonna Rogue.

« Mercredi et moi sommes faits l'un pour l'autre. Nous sommes des enfants brisés. »

« Brisés ? Je ne pense pas avoir rencontré des enfants plus intactes que vous. »

« Merci. » dit Harry avec un léger sourire flottant sur ses lèvres. « Un bien douceâtre mensonge, s'il en est. Nous n'avons pas toujours été ainsi, se débarrasser de la cicatrice sans me tuer nous a causé beaucoup de dommages. Pinhead n'a pas été la seule chose funeste que nous ayons rencontrée au cours de notre voyage. »

Severus ne pensait pas qu'il y avait quelque chose qu'il pût répondre à cela.

« Je m'efforce de ne pas me sentir coupable, parce que c'était la décision de Mercredi de m'accompagner. Mais parfois, c'est difficile. Ils m'ont sauvé, et à cause de moi, leur fille est davantage brisée. Et c'est la raison pourquoi, vous savez. »

« Quelle raison ? »

« Pourquoi je me concentre ainsi sur elle. J'ai contribué à la briser, alors maintenant je la réparerai. La fille que vous avez vue à mon anniversaire, la fille charmante, magnifique, drôle, et mortelle, c'est la vraie Mercredi. Et chaque année, elle redevient un peu plus ainsi et un peu moins la personne qu'elle est actuellement. »

Harry sourit lorsque Fétide trébucha et s'écroula au sol avec une grâce toute particulière et que les trois enfants vinrent le plaquer au sol de leurs corps en poussant des cris victorieux. « Mercredi a été entraîné depuis son plus tendre âge à être la prochaine Chef de Clan. Dès que je suis arrivé ici, j'ai rejoint le clan – Je ne désirais plus jamais être faible. Il fut un temps où j'étais faible. »

« Chez les Dursley. »

Harry opina du chef. « Plus jamais. » souffla-t-il dans un murmure. « La confiance est une chose des plus curieuses. Cela me prit deux secondes pour faire confiance à Mercredi, et plusieurs années pour faire confiance aux autres. Et autant j'ai changé au contact de Mercredi, autant elle a changé à mon contact. Elle avait pris sa décision au moment même où nous nous sommes rencontrés pour la première fois, mais elle ne m'en a fait part que bien plus tard. »

Severus fronça les sourcils, ce n'était pas ce que Mercredi avait décrit à Hermione.

« Non pas à propos de notre relation. » précisa Harry avec un ton amusé. « Mais à propos du statut de chef de clan. Elle voulait que je le revendique. Moi, Harry Potter, orphelin maltraité – qui n'était personne. Elle ne me l'a pas ordonné, elle me l'a demandé. Elle m'a donné le choix, et m'a offert son soutient indéfectible en prime.

« Je n'arrivais pas y croire. Voilà que se trouvait devant moi, cette magnifique enfant, qui m'offrait tout ce à quoi je n'aurais jamais osé rêver, à la seule condition de promettre de prendre soin d'elle en retour. J'ai juré sur tout ce qui m'importait alors, et ce fut là la meilleure décision que j'aie prise de ma vie. Et me voilà à présent, avec un clan qui s'étend dans le monde entier devant moi, la plus incroyable des filles au monde à mes côtés, et un but qui dépasse ce monde.

« Je suis redevable envers les Addams un millier de fois plus que je ne pourrais jamais les repayer. Et je dois bien plus encore à Mercredi. »

« Vous ne semblez pas autant endommagé. » commenta Rogue avec douceur.

« Ce n'est pas une question. » nota Harry avec un bref sourire. « Mais je suis plus endommagé, tout comme je le suis moins. J'étais habitué à la douleur avant d'arriver ici – la douleur mentale comme physique. Mercredi est une Addams, la douleur physique n'est d'aucune conséquence pour eux ils apprennent à composer avec ce qu'ils ressentent depuis leur plus jeune âge. La douleur mentale, est une autre histoire. Aussi ai-je été en mesure d'endurer un peu plus facilement l'ordalie qui nous a été imposée. De fait, j'apparais moins brisé, même si mes valeurs morales ne sont plus ce qu'elles étaient. La mort n'est pas quelque chose qui m'effraie, que ce soit la mienne ou bien celle des autres.

« Mais je possède néanmoins une faiblesse – Mercredi. Et c'est pourquoi je vous dis ceci. »

Rogue ne pouvait pas bouger, ne désirait même pas esquisser le moindre geste. Il y avait un étrange pouvoir émanant de Harry, non pas un pouvoir magique, mais certainement tout aussi efficace.

« Si quelque chose venait à lui arriver, je réduirais ce monde en cendres avant d'aller la rejoindre. »

La menace avait été formulée avec douceur et tranquillité mais frappa Severus avec la force d'un ouragan. Les éclats de rires des enfants jouant en bas parvinrent soudainement à leurs oreilles.

« Et je vous y aiderai. » promit Rogue. « A un certain prix. »

Harry adopta une expression amusée.

« Droit d'entrée. »

Harry opina. « Accordé, du moins provisoirement. »

Rogue esquissa un sourire et baissa les yeux vers les enfants. Evidemment, c'était aussi simple que cela. Il était à présent un membre honoraire du clan de la famille Addams.

La porte du balcon s'ouvrit de nouveau et Mercredi apparut. Bien qu'elle fût de nouveau vêtue de sa robe noire et grise ordinaire, elle avait délaissé ses bas noirs, et était pieds nus. Ses orteils n'arboraient quant à eux plus de vernis au rose ostentatoire.

Elle se blottit contre Harry et porta son attention en direction des rires et des acclamations infantiles. Elle ne proféra pas un mot, et Harry en fit de même. Ils se contentèrent de rester assis à observer les enfants jouer sous le ciel ambré du soleil couchant.


Fin des Chroniques estivales: Première Partie


NdA : Voilà pour ce chapitre ! Que pensez-vous du but de Harry et Mercredi ? Moi j'avoue que ça me fait rêver comme pas possible ! Etre en mesure de regarder l'infini dans les yeux (en gardant toute sa tête si possible), ca doit vraiment être quelque chose ! *o*

Désolé pour l'attente, mais je suis méchamment malade depuis quelques temps, et touts mes super plans enthousiastes de parution sont tombés à l'eau. Eh oui, il nous faut regarder les choses en face : nous n'avons pas de bol !

Au moins j'espère que ce chapitre vous aura mis du baume au cœur, moi ça m'a fait du bien en tout cas ! ^^

On en a fini avec ces chroniques estivales. Il y aura une deuxième partie des chroniques estivales après la troisième année de Mercredi et Harry, ce qui explique pourquoi j'ai qualifié ces deux derniers chapitres de Première Partie. Le prochain chapitre sera donc le premier chapitre du tome 3 qui s'intitule…ah mais vous vous en doutez déjà !

Et une fois n'est pas coutume on se quitte dans la joie et la bonne humeur avec un petit résumé groupé des Chroniques estivales et du Tome 3 !

Bonus : Résumé du Tome 3 : Après deux années passées en tant que spectateur, Severus se retrouve attiré par la famille Addams. Loin d'être un étranger désormais, Severus voit son monde être bouleversé, alors qu'une destinée plus grande que toutes celles auxquelles il a pu rêver lui est offerte. Et ainsi se laisse-t-il envouter en découvrant que le chemin dans lequel l'ombre et la lumière cohabitent est bien plus excitant que les extrêmes offerts par La lumière et Les Ténèbres seuls.

A bientôt donc pour de nouvelles aventures !

Ysfrael

Prochaine parution : Chapitre 9 de Naissance d'un mage !

P.-S: Pour ceux qui se le demandent l'image de couverture représente Mercredi telle qu'elle est dans cette fiction. Aussi pour ceux qui émettaient quelques réserves quant à son apparence après avoir vu la série, j'espère que vous voilà satisfaits!