Écrit dans le cadre du défi Tatoué sur mon cœur amoureuxde la Ficothèque Ardente.

Thème : Tatouage et érotisme

Phrase d'inspiration : « C'est une chose très différente que d'aimer ou que de jouir; la preuve en est qu'on aime tous les jours sans jouir et qu'on jouit encore plus souvent sans aimer. » - Donatien Alphonse François, marquis de Sade

Pour davantage d'informations, le lien est sur mon profil. Vous pouvez également me demander, je me ferai un plaisir de vous renseigner!


Pairing: Hermione, Drago

Rating: M

Disclaimer: Rien ne m'appartient, l'histoire est à J.K. Rowling


Résumé

En dix ans, Drago ne l'avait vu que de loin. Il avait suivit sa carrière, s'abreuvant de chaque détail qu'il avait pu recueillir sur elle. Il n'avait jamais rien obtenu d'elle, mais pourtant, elle était tout.


Un baume pour t'effacer (24 décembre 2011)

Amour et sexualité. Tout unissait les deux mots, une étrange harmonie chaotique. Et pourtant, Drago n'avait jamais fait le lien entre eux. Deux résonnances différentes, qui trouvaient écho dans les confins de son antre intérieur. Il s'abreuvait de ces deux sources- de la seconde, plus particulièrement- comme d'autres s'abreuvaient d'alcool, sa drogue personnelle, mais jamais il ne les mélangeait. L'amour, ce n'était que pour elle. Les jeux physiques, c'était pour toutes les autres.

Drago s'arrêta de marcher lorsqu'il arriva devant la bibliothèque. Il releva la tête, croisant le regard inanimé de l'affiche qui lui souriait. Il passait probablement trop de temps dans les quartiers moldus, mais il ne pouvait pas s'en empêcher : elle y était toujours. Le sorcier franchit la porte de la bibliothèque, repérant rapidement l'endroit où s'était amassée une petite foule, où elle était assise, bavardant gaiement avec ceux qui passaient devant elle.

Ces quatre dernières années, il avait assisté au lancement de chacun de ses livres. Aujourd'hui, il était déterminé à aller plus loin : il demanderait un autographe. Il étreignit le livre de sa main, seul source de courage qu'il avait pour braver l'interdiction que lui avait posé Potter il y avait de cela bien des années déjà. Il s'approcha de la foule, s'y mêlant pour attendre son tour. Il n'était pas pressé, loin de là; il était déterminé à profiter de chaque seconde où il lui était permis de l'observer d'aussi prêt.

Toujours aussi belle. Heureuse. Il aurait donné n'importe quoi pour la serrer contre lui à cet instant, mais il savait beaucoup mieux…

Son tour arriva beaucoup trop rapidement. Il s'arrêta devant la table, incapable de dire quoi que ce soit. En dix ans, il ne lui avait jamais adressé la parole directement. Il y avait tellement de choses qu'il aurait voulu lui dire, mais pourtant, rien ne venait. Il avait l'impression de perdre la carte. Comme si elle avait perçu son malaise, elle prit les devant.

-Bonjour! Dit-elle de ce ton enjoué qui la caractérisait bien. Vous voulez que j'autographe votre livre?

Sortant de sa torpeur, il hocha la tête et tendit le livre vers elle. Leurs doigts se touchèrent. Trop longtemps. La main libre de Drago vint instinctivement se placer sur la sienne, la recouvrant entièrement. Contact brûlant. Il ne la quitta pas un instant du regard, ne battant même pas des cils lorsque ses yeux commencèrent à lui chauffer. Il ne voulait perdre aucune miette de sa réaction.

Il vit les coins de son sourire trembler et ce dernier se figer. Il la vit baisser la tête vers leurs mains et capta même le frisson qui parcourut son corps.

Si Hermione avait oublié, son corps, lui, semblait se souvenir…


-C'est terminé, Malefoy. Elle a déjà assez souffert. Ne l'oblige pas à se rappeler de ce qu'elle ne veut pas se souvenir.

Détruit, Drago n'avait que pour envie de sauter au cou de celui qui avait survécu et de lui arracher la peau. Il souffrait également dans cette histoire. Pourquoi Potter ne comprenait-il pas l'ampleur de ce qu'il lui imposait?

-Et si je refuse? Demanda-t-il par simple esprit de contradiction.

Il avait besoin de provoquer- de se battre peut-être – pour se sentir mieux. Et Potter était toujours une bonne cible…

-Alors tu m'obligeras à agir. Je suis le chef des Aurors, Malefoy. Ton chef. Tu sais très bien de quoi je suis capable!

Drago grommela, mais ne répliqua. La dernière semaine avait été un cauchemar alors qu'elle s'était annoncée comme un rêve. Il était au bout du rouleau, et l'envie d'oublier également était très alléchant e lorsqu'il pensait à celles qui allaient venir. Il laissa passer un long moment avant de souffler, presqu'inconsciemment :

-Mais je l'aime…

Il sentit la main du Gryffondor se poser sur son épaule, mais il ne la chassa pas comme il en avait l'habitude. À la place, il accepta le réconfort.

-Je sais… répondit Harry. Alors laissa la partir et permet lui d'être à nouveau heureuse. Loin de la communauté sorcière.


Hermione retira vivement sa main, cachant mal son inconfort. Drago retient l'un de ses sourires victorieux. Il la troublait, c'était déjà une grande avancée pour lui. Il la troublait.

-C'est à quel nom? Demanda-t-elle d'une voix tremblante.

-Drago. Drago Malefoy.

Il avait murmuré son nom sur le bout des lèvres, pris d'un pincement soudain au creux de son torse. C'était encore pire de voir qu'elle avait oublié son nom. Son estomac se contracta et il eut soudain l'envie pressante d'être ailleurs qu'où il était.

Il récupéra son livre et quitta à vive allure la bibliothèque, sans même un au revoir ou un remerciement. Il étouffait. Il venait de se piéger, il aurait dut le savoir. C'était plus fort, beaucoup plus fort que ce dont il avait l'habitude. La douleur que faisait naître son amour lui donnait l'impression qu'il était sur le point de mourir ou de partir en combustion alors qu'une toute autre, celle qui naissait de son désir, l'urgeait d'assouvir ses pulsions.

Masochiste. Drago devait être masochiste. Pourquoi, autrement, s'acharnerait-il à l'observer- pire, il avait franchit un pas ce jour-là, un pas qui pourrait avoir de très lourdes conséquences, tant pour elle que pour lui- de la sorte sans jamais trouver sa libération? Dix années représentaient tout de même une éternité dans la vie d'un homme. Douleur. Chaque fibre de son être le faisait souffrir les jours où il ne pouvait pas la voir. Mais ces jours-là, ceux où le droit lui était donné de poser son regard sur la silhouette de la femme de sa vie, c'étaient d'autres fibres qui lui faisaient mal. Celles de son bas-ventre, qui ne demandaient qu'à ce qu'on leur accorde de l'attention.

Comme toujours, Drago cherchait à noyer sa peine dans l'alcool. Il ne comptait plus les verres. Sur la piste de danse, toutes ses inhibitions semblaient s'être envolées.

Mais un nom continuait sans relâche à marteler son esprit.

Hermione Granger.


Drago portait toujours son costume noir et argent. Il n'avait pas eu la force de retourner se changer chez lui. Même s'il avait l'impression de devenir crasseux avec le temps qui passait. Il s'y sentait confortable, étrangement, près d'elle d'une certaine façon. Ils étaient sur le point de se marier, la cérémonie était même sur le point de commencer. Mais tout avait basculé et maintenant, Drago ne savait plus. Il était là depuis des jours, mais aucun médecin ne voulait lui parler. Mais à Harry, ils acceptaient de tout dire.

-Elle a tout oublié, dit le Gryffondor en s'assoyant à ses côtés. Elle ne se souvient que de son enfance et n'a que certaines bribes de ce qui vient ensuite. Elle a oublié Poudlard, qu'elle était une sorcière, Ron également…

Harry laissa sa phrase en suspend. Drago le vit mordre sa lève et la peur le prit au ventre. Il força les mots hors de sa bouche.

-Et moi?

Harry tourna la tête vers lui. Son expression rendait encore plus malade Drago que celle qu'il affichait lorsqu'ils avaient appris pour Hermione. Ils soutinrent le regard l'un de l'autre pendant très longtemps avant qu'Harry ne trouve le courage de verbaliser ce qui était pourtant l'évidence même.

-Toi aussi.


Lorsque l'envie le démangeait, Drago ne choisissait toujours qu'un seul type de filles. Inconsciemment. Il n'aurait jamais été capable de le dire à voix haute. De le comprendre, même. C'était les rebelles qui captaient son attention, pas les brunettes comme beaucoup l'auraient prédit. Non, son choix se portait vers celles qui avaient leur vie de tatouée sur leur peau. Celles qui l'avaient de tatoué au-bas de leurs dos ou directement sur leur omoplate, principalement. Lorsqu'elles se penchaient ou lorsqu'elles levaient les bras au ciel, il pouvait voir leur chandail se relever, pouvait voir les secrets qu'elles y cachaient. Et son corps, déjà bien réchauffé par sa rencontre avec Hermione et par l'alcool qui glissait dans ses veines, s'enflammaient devant ces secrets dessinés, faisant grimper son excitation.

Il leur accordait toujours un grande attention, fasciné. Aucun sorcier n'en abhorrait; ils étaient bien loin de la marque des ténèbres, seul ornement que l'on pouvait retrouver sur les corps des sorciers.

Drago força la fille qui était étendue sous lui à se retourner comme il avait forcé toutes les autres avant elle. Il ne voulait pas voir ses yeux. Ce n'était pas son visage qui l'excitait, c'était son dos et les mystères qui s'y cachaient.

Ce n'était pas de l'amour, ce n'en était jamais. Rien qui ne s'en rapprochait. Un sentiment détaché, qui venait faire ressortir l'état le plus primitif de l'être humain. Douceur, caresses et baisers n'existaient pas dans ce monde. Il n'y avait de place que pour l'assouvissement de pulsions sexuelles. Sauvages. Bestiales.

Parfois, l'attirance était si forte que Drago aurait pu jouir qu'en traçant le contour du dessin du bout de sa langue. Le goût salé de la peau y était toujours plus intense. Ses dents s'y refermaient également, mordillant d'abord doucement puis avec plus de fermeté. Et chaque fois, il ignorait les gémissements de la fille, se contentant de frotter son érection contre les draps. La sensation de froideur contre l'ouverture à sa tête le faisait frissonner, le plongeait plus loin dans les limbes du plaisir. Quand sa tête se relevait, ses dents claquant inutilement dans l'air, son œuvre- des traces de morsure qui encadraient le dessin- l''chevait. Il avait besoin de jouir.


-Hermione a été retrouvé, disait Harry avec difficulté.

Drago voyait bien qu'il retenait des larmes et des sanglots, mais il préférait les ignorer. C'était ainsi plus facile de nier la réalité et Merlin seul savait à quel point il en avait besoin. Ses doigts s'enfoncèrent dans le bras du fauteuil. Il n'avait jamais été aussi tendu et appréhensif. Il avait besoin de retrouver sa fiancée et de la prendre dans ses bras. De la serrer contre lui pour se prouver qu'elle était vivante et en sécurité. Il voulait savoir qu'elle allait bien, voulait s'assurer qu'il serait capable de la protéger. Il ne s'était jamais sentit aussi mal qu'à l'instant, conscient qu'il avait faillit avant même d'avoir prononcé les promesses du mariage. Il n'avait pas sut protéger Hermione, il n'avait pas sut prendre soin d'elle. Et c'était pire que de s'entendre dire 'non' au pied de l'autel.

-Ils ne lui ont laissé aucun répit, continuait Harry comme s'il était sur le point d'annoncer un décès.

Drago était sur le point d'exploser. Ses mains étaient fermement refermées de chaque côté de son siège, se tenant à celui, seul bouée de sauvetage qui lui permettait de ne pas perdre la raison. Potter ne s'aventurait pas sur un chemin qui lui plaisait. Ses mots étaient sombres et dépressifs. Et la culpabilité de Drago ne voulait pas se calmer, elle prenait de plus en plus d'ampleur. Harry semblait lent, également. Les mots sortaient beaucoup trop lentement de sa bouche. Drago aurait voulu pouvoir se lever pour les lui arracher. Il n'était plus capable, plus capable de se supportait. Ses nerfs étaient à vifs.

-Ils ne se sont aucunement retenus. Son corps est criblé de coups, de morsures et de plaies. Il est impossible de dire combien de sorts elle a reçu.

Il marqua une brève pose durant laquelle Drago n'eut point le temps d'assimiler les informations qu'il venait de recevoir.

-On a découvert des traces de viol, également.

-Est-elle…? Commença Drago, incapable de prononcer le mot tant la pensée l'obsédait.

Harry secoua la table, murmurant un 'non' assuré, mais tout de même brisé.

-Où est-elle? Demanda encore le sorcier de Serpentard.

Il en avait déjà trop entendu. Les images dans sa tête étaient à rendre fou. Il prit une grande inspiration, fermant brièvement les yeux pour se calmer.

-Elle est à St-Mangouste. Ils vont l'y garder pendant quelques jours, le temps qu'elle se remette. Mais Drago…. N'y va pas, d'accord? Le spectacle n'a rien de très réjouissant. Tu ne ferais que te blesser davantage…

Le Serpentard se leva tout de même. Il n'en avait rien à faire de ce que disait Potter. Il ne voulait que voir Hermione. Il marcha vers la porte, dans l'embrasure de laquelle il s'arrêta.

-Qui c'est ce ils, Potter?

Le silence qui suivit aurait dut l'inciter à partir et à oublier sa question. Au lieu de quoi, il se retourna et insista :

-Qui sont-ils, Potter?

Harry déglutit, forcé de fournir une réponse.

-Les Mangemorts qui se sont enfuis d'Azkaban… et aussi…

Le mot ne voulait pas sortir. Harry savait qu'une fois prononcé, ce serait la fin. Il n'y aurait plus de retour en arrière possible. La rage de Drago serait certainement hors de contrôle. Et il n'était certain de vouloir l'affronter. Lui-même avait du mal à se contenir. Mais il savait, il savait que c'était mieux de s'abstenir. Ils paieraient bien assez tôt. L'autre sorcier posait sur lui un regard si intense et si transperçant qu'Harry se sentit obligé de répondre tout de même.

-…ton père.


Drago ne faisait pas l'amour à ces filles, il les baisait, l'une après l'autre, cherchant à combler ses désires inassouvissables. L'espace d'un instant, il se sentait bien. Son membre prit en grippe par cette antre chaude, ses mains qui glissaient sur la peau moite des épaules nues et ses ongles qui griffaient jusqu'au bas de leur dos. Le plaisir montait, brûlant à l'intérieur de son ventre, alors qu'il tissait lentement des nœuds explosifs. Et Drago pénétrait plus rapidement, accentuant la force de ses coups de bassin. Sous leurs deux corps, le matelas grinçait .Le mobilier, tant qu'à lui, frappait contre le mur, attirant parfois les plaintes de voisins grincheux. Mais Drago n'en avait cure. Orgasme. Orgasme. Orgasme. Le mot résonnait dans son esprit comme une solution à tous ses problèmes.


Jaloux. Il ne le niait pas, il était jaloux. De Potter. Ironie. L'histoire lui paraissait insensée. Il pouvait comprendre que l'ampleur du traumatisme avait effacé de l'esprit d'Hermione tout ce qui s'en rapprochait, y comprit son appartenance à la communauté sorcière, mais comment pouvait-elle se souvenir de Potter et non de lui? Il n'était pas celui avec qui elle était supposée se marier ni plus qu'il était celui qui aurait donné sa vie par amour pour elle. Alors pourquoi? Pourquoi Drago n'avait-il pas droit à la même considération?

Il crevait de jalousie lorsqu'il était obligé de rester derrière à observer alors que Potter avait le droit de se balader en ville avec un bras autour de ses épaules. Il crevait de jalousie également lorsqu'il écoutait ce même Potter lui raconter la vie d'Hermione, veillant à toujours le garder informé. Harry n'avait peut-être jamais entièrement approuvé leur union, doutant toujours des intentions véritables de Drago envers sa meilleure amie, mais au fil du temps et des épreuves, il en était venu à comprendre qu'il n'y avait là rien de malsain et Drago était en quelque sorte devenu un ami pour lui. Et le voir souffrir ainsi le déchirait.


Et l'orgasme venait finalement, aussi bref qu'intense. Mais les effets se dissipaient toujours trop rapidement, rappelant impitoyablement à Drago qu'il n'y avait point là d'amour, ce n'était qu'une baise parmi tant d'autres. Il était toujours aussi seul et malheureux par la suite, et le vide en lui s'était encore creusé. Il avait peur qu'à force le gouffre ne devienne si grand qu'il ne parvienne plus à se refermé. Il avait besoin d'Hermione pour le remplir. Rapidement.

Il quittait toujours quelques secondes après qu'elles se soient endormies, le sourire aux lèvres. Il ne supportait pas de voir leur bonheur. Ne supportait point plus l'arrivée des matins où déjà elles demandaient à ce qu'ils retentent l'expérience. Drago ne voulait pas d'attache, il en avait déjà une tant bien même qu'elle soit bien loi de lui.


Cinq années passèrent- quinze depuis 'l'accident'- et le temps trouva Drago devant cette même bibliothèque où il avait eu l'occasion de parler à Hermione. Une fois, une seule. Il n'avait plus jamais réussi à ramasser son courage pour y entrer de nouveau. Il avait trop peur de la douleur, qui déjà le tuait à petit feu. Il se faisait vieux- beaucoup plus qu'il n'aurait dut l'être. Sa peau se ridait et ses cheveux platine perdaient de leur splendeur. Hermione, elle, en comparaison, continuait de rayonner de beauté.

Drago se contentait ainsi d'errer devant la bibliothèque, traînant lamentablement devant les fenêtres. Il gardait l'espoir secret qu'elle l'aperçoive et se souvienne. Il ne serait jamais trop tard pour l'aimer.

Elle ne l'avait jamais fait jouir, c'était ces autres qui ne lui donnaient pas d'amour qui le faisait jouir. Hermione, elle, ne lui donnait que de l'amour à travers ses sourires innocents. Même involontairement.

Et tant bien même que son courage l'avait lâché, Drago se promit qu'il ne mourrait pas tant qu'il n'aurait pas eu la chance de lui dire une dernière fois qu'il l'aimait…


Et si vous refusez que l'amour vous quitte si brutalement, si vous voulez vaincre l'amnésie et vous battre contre les agressions, n'hésitez pas à laisser une review. Chacune d'elle sera versé à la fondation Hermione Granger en guise de support moral - et de fonds de recherche- pour Drago Malefoy qui espère toujours retrouver la femme de sa vie.