Me revoilà, dernier chapitre, une page qui se tourne. Merci à kikou pour son soutien, ses coms que j'adore et sa patience pour corriger mes fautes qui doivent être nombreuses malgré ce qu'elle me dit lol.

Merci à vous chers lecteurs, inscrits et anonymes, vous avez tjs été extra, certaines sont là depuis un bail maintenant, merci de ne pas vous lasser de moi lol, et d'autres sont là depuis peu, mais merci à toutes et tous de votre soutiens.

Une petite réponse à quelqu'un

fan-de-twi light : alors pour commencer, lorsque tu critiques ainsi une histoire, ça serait vraiment bien de t'inscrire sur le site, pour qu'on puisse te répondre, car devoir le faire ici, me met encore plus en rogne que je ne le suis déjà. Tu n'aimes pas ma fic ? C'est ton droit, mais je n'ai absolument pas l'intention de me « remettre en question et d'évoluer » comme tu me le suggère si gentiment. Alors oui sache que lire que mes chapitres sont risibles sans aucune logiques et que ma révélation sur Rosalie est ridicule me touche, et oui pour ta gouvernes, tu m'as blessé dans tes propos. Je ne prétend pas être écrivain, mais j'ai déjà pas mal d'histoires à mon actif, et c'est marrant mais sur 930 commentaires, tu es la seule à me dire que mon histoires est minable. Donc sache que ton com ne va pas me permettre de m'améliorer, il m'a juste foutu en colère, j'ai déjà des soucis personnels, j'ai pas besoin de lire en plus ce genre de truc. Je ne te conseil pas de lire la fin, car ma pauvre tu vas surement trouver ça affreusement ridicule, et je ne souhaite pas lire ton com, qui j'en suis certaine va rester anonyme sans que je puisse te répondre car ce sera le dernier chapitre, pratique pour toi non ?Tu veux lire un vrai auteur, avec une histoire bien construite et qu'y ne soit pas risible ? Achète toi un bouquin.

Je vous souhaites une bonne lecture pour ce dernier chapitre.

CHAPITRE 15

POV EDWARD

Jack tourna son regard sur moi et un sourire effrayant que je n'avais encore jamais vu chez lui inonda son visage.

-Salut toi !

Je clignai deux fois des yeux avant de revenir au présent et de me rendre compte que ce que je venais de voir n'était pas un rêve.

-MAIS TU ES MALADE BORDEL QU EST-CE QUI TE PRENDS !

Il secoua la tête et je le dévisageai, incrédule.

-Tut tut tut tut, tu devrais être gentil avec moi Eddy, ou je pourrais me fâcher, et crois moi, tu n'aimeras pas.

Eddy ? Depuis quand il m'appelait comme ça ? Je n'avais jamais eu droit qu'à Ed ou Mozart en vingt ans d'amitié et il me sortait un surnom débile dans une situation hallucinante ? Merde je devais être tombé de mon fauteuil, m'être cogné la tête, je vivais en plein délire paranoïaque.

-Bella…

-Ta petite chérie n'a rien, pour l'instant du moins.

Elle n'avait pas l'air bien pourtant et pour l'instant elle était immobile sur le sol. Je savais que la décharge qu'il venait de lui donner n'était pas mortelle et qu'elle était juste sonnée, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'être inquiet.

Je regardai à nouveau Jack et ce que je vis me terrifia. Il n'avait plus l'air du garçon que j'avais connu, il était différent. Son visage était déformé par la haine et la jouissance malsaine, ses yeux flamboyaient d'une folie sauvage et meurtrière et sa posture calme dénotait tellement avec le reste que le spectacle était à la limite du supportable.

Où était passé le garçon avec lequel j'avais grandi ? Où était le mec qui draguait toutes ces filles avec moi près de la plage à côté de chez son père ? Celui qui faisait toutes ces acrobaties incroyables, qui savait allumer un feu avec un bout de bois et un caillou et qui m'avait soutenu dans toutes les épreuves que m'avait infligées la vie ? Comment ne pouvais-je pas avoir vu qu'il y avait ça en lui, cette folie ?

-C'est dommage, elle est plutôt jolie, et si je ne devais pas la haïr, je l'aimerais sans doute bien.

Je plissai les yeux, je ne comprenais pas.

-Bella ne t'a rien fais Jack, pourquoi tu devrais la haïr ?

Il soupira de façon théâtrale.

-Toujours à côté de la plaque hein Edward ?

Je croisai mes bras sur ma poitrine et le dévisageai, furieux.

-Puisque je suis si con, je t'en prie éclaire-moi !

Il claqua sa langue sur son palais et fit descendre le long de ses bras, un sac à dos que je n'avais pas remarqué jusque là.

-Plus tard. Notre ami là-bas, présente des signes de réveil, je vais aller le saucissonner, et nous pourrons reprendre ensuite notre acte.

Notre acte ? Il se croyait dans une pièce de Shakespeare ou quoi ?

-Notre quoi ?

Il posa son teaser au sol près de lui et je dirigeai machinalement mon regard sur l'arme. Aucune chance que je m'en empare, mais je ne pouvais pas rester là les bras ballants à le regarder faire son trip sans rien faire non ?

Il ouvrit son sac, en extirpa une corde et le referma avant de le reposer au sol.

-Cette scène à été écrite il y a longtemps et je suis désolé pour Monsieur Muscles ici présent mais tous les rôles ont déjà été attribués.

Dingue, il était dingue et j'étais un abruti.

Il se détourna et fit deux pas en direction de Dimitri avant de stopper et de me regarder par-dessus son épaule.

-Il va de soi que si tu tentes quoi que soit, je ferai un joli petit trou dans la tête de la Bella au bois dormant.

Je lâchais instinctivement les roues de mon fauteuil que je venais d'agripper pour replacer doucement mes mains sur mes genoux. Jack me fit un sourire qui me donna envie de gerber et reprit son chemin jusqu'à mon garde du corps. Il le traîna contre le mur en face de moi avant de lui ligoter les mains et les pieds avec la même corde, ce qui donnait au corps de Dimitri, une position désarticulée qui me fit mal pour lui. Il le bayonna en sortant du scotch de la poche de sa veste puis l'abandonna là avant de revenir vers moi.

-Voilà qui est mieux !

Il avait l'air fier de lui et je baissai les yeux un instant sur Bella, à quelques pas seulement de moi pour m'inciter au calme. Je ne pouvais pas savoir comment il allait réagir si je lui hurlais mon dégoût au visage, et je ne voulais pas que Bella subisse les frais de ma connerie.

Je la vis bouger faiblement les doigts de sa main gauche et je voulus soupirer de soulagement mais m'en empêchai. Je ne voulais surtout pas qu'il remarque qu'elle se réveillait, je voulais qu'il reporte son attention sur moi.

-C'était toi ? Depuis tout ce temps ?

Il haussa les épaules.

-Oui.

-Les lettres de menaces, les photos, les roses noires ?

Bella m'avait tout raconté, et j'avais été horrifié quand j'avais su pour les fleurs. C'était morbide et écœurant.

Il se mordilla la lèvre en souriant.

-Ha oui, les roses noires. Plutôt théâtral mais j'ai adoré l'idée. Dommage que tu ne les ait pas vues, elles m'ont coûté une fortune ! Tu connais leur signification ? C'est plutôt approprié je dois dire, rose noire* pour passion fatale, aimer jusqu'à la mort.

Il éclata de rire et je me sentis frissonner. Il me parlait de la mort de Bella, du fait qu'elle m'aimerait jusqu'à sa mort, et je sus avec certitude qu'il n'avait pas l'intention de l'épargner, même s'il en avait après moi. Je l'avais condamné en tombant amoureux d'elle et j'allais l'entraîner dans la tombe avec moi.

-Pourquoi Jack ? La tentative de meurtre il y a un an, le harcèlement, tu me détestes donc à ce point ?

Il me regarda à nouveau et son visage changea d'expression. Il paraissait triste, et un sourire presque doux étira ses lèvres.

-Je ne te déteste pas, je ne t'ai jamais détesté.

-Alors quoi ? La jalousie, à cause de mon succès ? J'aurais pu comprendre pour il y a un an, mais aujourd'hui je ne suis plus rien Jack, je ne serais plus jamais quelqu'un d'important.

-Tu es important pour moi.

Je ne pus retenir un éclat de rire qui se termina en sanglot. Mes nerfs commençaient à me lâcher, il fallait que je me calme.

-Ouais bien sûr ! C'est pour ça que tu me tiens en joue avec ton flingue et que tu veux me voir mort ! PARCE QUE TU TIENS A MOI !

Il baissa son arme le long de son corps et secoua la tête. J'inspirai profondément afin de me détendre.

-Tu ne comprends pas.

-Non c'est vrai, j'ai du mal à te suivre là...

Ma voix était sèche et froide et je me surpris moi-même par tant de calme. Je n'allais peut-être pas m'écrouler en hurlant et en m'arrachant les cheveux en fin de compte.

-Je n'ai jamais été jaloux de toi ou de ta réussite, je n'ai jamais envié cet aspect là de ta vie, ni aucun autre aspect d'ailleurs. Ce n'est pas ça.

Je soupirai, je commençais à fatiguer, je voulais qu'il crache le morceau.

-Alors quoi ?

-J'ai détesté tous ces gens. Tes fans, tes nouveaux amis, tes agents, James… ce sale con ne m'a jamais aimé.

Je sentis mes poings se serrer à l'évocation de mon ancien ami, de l'homme qui avait donné sa vie pour moi.

-Ne parle pas de James, il est mort pour me protéger par ta faute !

Il renifla avec dédain et j'eus soudainement envie de le battre à mort.

-C'était un connard, bon débarras !

-Nom de Dieu Jacob…j'arrive pas à croire ce que j'entends.

Son visage changea encore et il prit une expression terrifiante.

-ILS T'ELOIGNAIENT DE MOI !

Je le fixai d'un air ahuri.

-N'importe quoi enfin ! James était…

-Pas rien que lui, tous les autres ! Avec tous tes films, tes promos, tes déplacements sans cesse aux quatre coins du pays pour voir des producteurs tu n'avais plus de temps pour moi.

Ses yeux brillaient de colère et de larmes et je le dévisageais sans comprendre.

-J'étais en train de te perdre, je savais que ça arriverait, et je ne pouvais pas le supporter tu comprends !

Je secouai la tête et fermai les yeux un court instant.

-Tu étais mon ami Jack, et tu le serais resté quoi qu'il arrive. Si tu étais mal tu n'avais qu'un mot à dire et je serais venu, je l'aurais fait pour toi.

Il éclata de rire et je me figeai. Il avait l'air d'un dément.

-Tu ne comprends toujours pas n'est-ce pas ? Tu peux te foutre ton amitié au cul Edward, ce n'est pas ce que je voulais. J'ai toujours voulu plus, je savais que ça n'arriverait pas, et je l'avais accepté, jusqu'à ce que ta célébrité t'éloigne de moi.

Il me dévisagea intensément et pour la première fois depuis que je connaissais Jacob Black je vis quelque chose dans son regard que je n'avais jamais vu, ou jamais voulu voir et qui m'acheva complètement. De l'amour.

-Mon Dieu !

J'avais murmuré mais un sourire se dessina sur les lèvres de mon ancien ami et je sus qu'il avait entendu.

-Félicitations, tu as enfin compris.

Il fit quelques pas vers moi et je me crispai automatiquement. Il tenait toujours son arme au bout de son bras.

-Pourquoi tu ne m'as rien dit ? On aurait pu en parler, j'aurais pu comprendre, on aurait pu trouver une solution…

Il haussa un sourcil.

-Une solution ? Comme quoi ? Un séjour à l'asile, ou bien une cure de médocs ? On ne choisit pas qui on aime, c'est comme ça. Si je ne t'ai rien dit c'est parce que je savais que ça ne changerait rien, que tu ne serais jamais à moi de cette façon.

-Mais…et Leah ? Et toutes ces filles, toutes ces années ?

Il haussa les épaules.

-Donner le change, et puis j'aime coucher avec des filles, c'est un jeu agréable. Mais ce n'est pas le véritable amour, ce n'est pas ce que je voulais au fond de moi.

Il se rapprocha et caressa ma joue. Je dus me retenir pour ne pas détourner la tête, je ne voulais pas le mettre encore plus en colère.

-Je l'ai toujours su tu sais, au fond de moi, c'est moi qui aurait dû être comédien. Je joue la comédie depuis si longtemps que c'est devenu un art de vivre ! Je n'ai toujours voulu que toi.

Bordel j'allais vomir.

Mon meilleur ami amoureux de moi…c'était surréaliste, je vivais en plein cauchemar.

Je dégageai doucement mon visage de sa main et il se recula en soupirant.

-Si tu m'aimes tant que ça, alors pourquoi ? Pourquoi tout ça ?

-Au bout de quelques temps, après que tu aies commencé à tracer ton chemin vers la gloire, j'ai compris que je ne pouvais plus supporter tout ça, toute cette peine, cette douleur, je voulais que ça cesse. Te voir avec ces gens…ces filles autour de toi me rendais malade. J'ai réalisé que je préférais te voir mort qu'heureux sans moi.

Il releva les yeux et me regarda.

-Je savais que c'était la seule solution. J'aurais pu vivre avec ton souvenir, peut-être même m'imaginer que nous avions été ensemble et que c'était la mort qui t'avait arraché à moi. Alors j'ai engagé ce gars, je l'ai payé pour qu'il vienne à l'Avant première, mais il t'a raté.

Une grimace déforma mon visage et je savais que mes yeux en cet instant exprimaient toute la haine que je ressentais envers lui.

-Tu as tort, il m'a eu au contraire. Désolé je ne suis pas mort, mais félicitation, tu as gâché ma vie.

-Je ne voulais pas ça, je ne voulais pas que tu souffres.

J'éclatai de rire, ce fut plus fort que moi.

-Bien sûr oui ! Puisque tu voulais tellement ma mort, pourquoi tu ne m'as pas achevé sur mon lit d'hôpital ? J'aurais accueilli la mort à bras ouvert, tu le savais et tu m'as laissé souffrir salopard !

Il allait répliquer lorsqu'un gémissement se fit entendre et je vis avec horreur que Bella émergeait. Jacob baissa les yeux et un rictus affreux déforma son visage.

-Tiens tiens! mais regarde qui vient se joindre à notre conversation ! La Belle au bois dormant, et sans baiser magique en plus !

Je me concentrai sur Bella pour la voir se frotter la tête et se mettre difficilement à genoux. Elle releva un visage groggy sur moi puis tourna la tête vers Jack alors qu'il pointait à nouveau son arme sur elle.

-C'était toi alors.

Il lui fit un sourire qui me faisait flipper avant de hausser les épaules.

-Bravo en tout cas, tu es doué, je ne t'ai jamais soupçonné.

Il lui fit une petite révérence et je me mordis violemment la joue pour ne pas hurler.

-Merci pour le compliment, mais vous duper est assez facile, pardonne-moi mais vous êtes plutôt nul au FBI.

Bella grimaça un sourire.

-Touché. Excuse-moi mais je suis un peu dans le coltard, et je ne comprends pas ton motif. Explique-moi tu veux ?

Je vis qu'il commençait à être agacé et comme il pointait l'arme sur elle, je ne voulais surtout pas qu'il perde les pédales.

-Pourquoi je ferais ça ?

Bella haussa doucement les épaules.

-Tu vas me tuer pas vrai ? Tu peux au moins me dire la raison.

Il parut amusé l'espace d'un instant et fit un geste nonchalant.

-Le dernier souhait d'une condamnée ? Ouais, pourquoi pas ?

Il se frotta le menton et fit semblant de réfléchir. Je jetai un coup d'œil à Bella mais elle n'avait pas l'air effrayé, elle attendait patiemment et fixait Jack d'un air impassible.

-Par où commencer…peut-être par le fait que tu m'aies volé l'amour de ma vie, qu'il soit heureux avec toi comme il ne le sera jamais avec moi ? Que je te déteste car je rêve d'être à ta place ?

Je vis Bella ciller et son expression changea, comme si elle tombait des nues. J'aurais voulu lui dire que je comprenais, mais je ne pouvais pas. Elle se tourna vers moi, fronça les sourcils puis dévisagea à nouveau Jacob.

-Ouha la vache, t'as raison, j'aurais jamais trouvé ça.

Elle se mordilla la lèvre inférieure et resta un instant immobile, comme sous le choc.

-Tu donnes plutôt bien le change, je dois l'avouer.

Elle avait murmuré, elle cligna des yeux et parut revenir à l'instant présent.

-Laisse moi deviner, tu as du mal à comprendre pas vrai.

Jack la regardait avec sérieux et je priai pour que Bella puisse trouver les mots justes, qui ne le mettrait pas en boule.

Elle lui fit un petit sourire et me jeta un coup d'œil.

-Non je comprends. Je l'aime aussi tu te rappelle ? Et je comprends certainement mieux que tu ne puisses l'imaginer. Et puis regarde-le bien ? Qui ne l'aimerait pas hein ?

-On des points en commun toi et moi, c'est dommage, j'aurais pu t'apprécier.

-J'aimerais comprendre quelque chose. Les fleurs ont été livrées le lendemain de notre premier resto, le soir avant nous nous embrassions pour la première fois, comment tu as su ?

Il lui fit un sourire carnassier.

-Edward m'a appelé. Il exultait de bonheur, et il a laissé un message sur mon répondeur.

Je le regardai mortifié. C'était vrai, j'avais passé ce coup de fil, j'étais tellement heureux que j'avais eu besoin de le dire à quelqu'un et qui mieux placé pour se réjouir pour moi que mon meilleur pote ? Putain j'étais un con fini.

Bella hocha la tête.

-Je comprends.

-Ça m'a rendu dingue ce coup de fil, je vous imaginais tous les deux et j'ai disjoncté.

Il fit un pas en avant pointant son arme sur elle et je sentis la panique me gagner.

-Jack, c'est entre toi et moi cette histoire, laisse partir Bella, je ne crois pas que tu veuilles avoir ça sur la conscience.

Il haussa les épaules et un sourire se dessina sur son visage.

-J'ai atteint le point de non-retour, un peu plus ou un peu moins, ça changera rien Edward, crois-moi.

Je passai maladroitement une main dans mes cheveux et regardai partout autour de moi d'un air affolé. Putain, il devait y avoir quelque chose à faire ! La voir mourir devant moi, tuée par mon meilleur ami, je ne pourrais pas le supporter, il valait mieux qu'il m'achève vite après ça.

-Ecoute, je ferai ce que tu veux, je viendrai avec toi où tu voudras, et si tu veux qu'on soit ensemble…alors j'accepte.

Je vis Bella se crisper mais elle ne se retourna pas sur moi, elle gardait Jacob en vue, et je priai pour qu'elle ne tente rien de stupide. Gagner du temps. Je devais gagner du temps, lui faire oublier Bella, si j'étais assez convaincant alors peut-être qu'il l'épargnerait, et si je devais lui rouler une pelle ou bien lui promettre la lune, bordel j'étais prêt à le faire. Je ferais n'importe quoi, je le ferais pour Bella.

Il me dévisagea un instant, incrédule.

-Je ne te crois pas.

Je mis de la conviction dans mon regard, du moins autant que je le pouvais.

-Je ne t'ai jamais menti Jack, tu sais que je ne ferais pas ça.

-Tu serais prêt à vivre avec moi ? A être mon petit ami ? Arrête de délirer, je sais que tu ne feras pas ça.

-Je le ferai, tu dois avoir confiance en moi.

Son bras qui tenait l'arme s'agita et son corps se mit à trembler.

-TU MENS !

Il hurlait et je vis à nouveau le monstre ressurgir en lui. Je me figeai.

-TU DIS CA POUR LA PROTEGER ! JE SAIS QUE TU MENS !

Il pointa son arme sur moi et alors que je vis que son doigt menaçait de presser la détente, ma dernière pensée fut pour Bella, et j'aurais voulu encore lui dire à que point je l'aimais.

Il n'eut pas le temps de tirer. Bella plongea et percuta les jambes de Jack qui se trouvait à seulement quelques centimètres d'elle. Il lâcha l'arme et tomba au sol alors que Bella se relevait tant bien que mal sur ses coudes. Il fit de même et Bella lui colla une droite avant d'essayer d'attraper le flingue qui gisait au sol, pas très loin. Jack grogna de douleur et fonça à nouveau sur elle en l'attrapant par une jambe. Elle se débattit en lui donnant quelques coups de pieds et il hurla alors qu'un de ses coups l'atteignit au ventre.

-SALOPE !

Il lui donna un coup au visage et je vis la tête de ma petite amie partir méchamment en arrière et je compris qu'elle n'aurait pas le dessus.

-BELLA !

Mon hurlement parut la réveiller car elle se retourna et donna un violent coup de coude dans le nez de Jacob qui explosa en sang, alors qu'il hurlait.

Bella rampa sur ses genoux et attrapa l'arme alors que Jack se relevait et faisait un pas dans sa direction, une lueur démente dans le regard. Bella se retourna posa une main au sol et tira deux coups qui se répercutèrent dans mon crâne comme au ralenti.

Jack se figea, regarda le sang couler le long de sa poitrine au travers de son tee-shirt, puis tourna ses yeux vers moi avant de tomber à genoux, puis de s'écrouler, au sol.

POV BELLA

Mon bras était toujours tendu, alors que je fixait ce qui restait du meilleur ami de mon petit ami, à à peine quelques centimètres de moi.

C'était la première fois que je tirais sur quelqu'un, la première fois que je tuais un être humain.

J'abaissai mon arme lentement puis me retournai vers Edward.

Son corps était crispé, il serrait les accoudoirs de son fauteuil à s'en faire blanchir les phalanges et il regardait la scène d'un air complètement ahuri, la bouche ouverte, les larmes roulant silencieusement sur ses joues.

Je venais de tuer son meilleur ami sous ses yeux.

Il le regardait comme s'il s'attendait à le voir se relever, comme si ce n'était pas réel, comme si je ne venais pas de le tuer.

Je me relevai avec difficulté, et fis les quelques pas qui me séparaient de Jack avant de me baisser sur lui… pour vérifier. Je n'avais pas besoin de prendre son pouls, j'avais visé le cœur, il avait les yeux ouverts et du sang coulait de son nez, il était mort, je l'avais tué.

Je fermai un instant les yeux avant de les rouvrir, Edward, je devais voir s'il n'avait rien.

Je me relevai et me dirigeai vers lui. Je m'agenouillai au sol devant son fauteuil alors qu'il fixait toujours la dépouille de celui qui avait été pendant plus de vingt ans, son meilleur ami. Il avait l'air sous le choc, hébété et je posais mes mains sur les siennes tout en tâchant de lui gâcher la vue. Il n'était pas utile qu'il voie ça plus longtemps.

-Edward ?

Il n'eut aucune réaction et je posai mes mains sur ses bras pour le secouer sans ménagement.

-EDWARD !

Il cligna des yeux plusieurs fois avant de me voir enfin et je posai mes mains sur ses joues, prenant en coupe son visage.

-Bella…

Sa voix était basse et rauque et je hochai la tête.

-Je suis là, c'est fini.

Il avala sa salive et me dévisagea.

-Il est mort ?

Je hochai la tête, honteuse qu'il ait dû assister à ça.

-Je suis désolée mon amour.

Il releva une main et la porta à ma lèvre, ce qui me fit grimacer de douleur.

-Tu saignes.

Il murmurait, un peu comme s'il ne voulait pas qu'on puisse nous entendre. Je ne m'en étais pas rendue compte, mais du sang coulait le long de mon menton, Jacob m'avait explosé la lèvre en me frappant.

-Ce n'est rien, je vais bien. Et toi ?

Il paraissait indemne sous les traces de larmes et la pâleur de son visage mais je voulais m'en assurer. Il secoua la tête est ferma les yeux un instant.

-J'arrive pas…à le croire…putain…c'est un cauchemar !

Il porta ses mains à son visage et explosa en sanglots violents. Je me nichai sur ses genoux et il posa sa tête dans mon cou en pleurant doucement. J'embrassai son front, caressai ses cheveux tout en lui murmurant des paroles apaisantes. Il mit un certain temps pour se calmer et il ne releva la tête que lorsque nous entendîmes des gémissements étouffés. Quelle conne j'avais oublié Dimitri !

Je regardai Edward alors qu'il regardait dans la direction du bruit en fronçant les sourcils.

-Dimitri.

Il parut ahuri et je me levai de ses genoux.

-Merde putain, je l'avais oublié !

Je soupirai.

-C'est pas grave, moi aussi, je vais aller le libérer et appeler… ma brigade.

Il hocha la tête et son intention se refixa sur Jack. Je ne voulais plus qu'il voit ça.

Je posai une main sur sa joue et il me regarda.

-Je vais t'emmener dans ta chambre ok ? Tu ne dois pas rester ici.

Il hocha la tête alors qu'une nouvelle larme roulait sur sa joue. Je pris en main son fauteuil, contournai le canapé afin de passer le plus loin possible du cadavre et l'emmenai dans sa chambre. Je bloquai les freins et me penchai sur lui.

-Ne bouge pas d'ici, je vais revenir te chercher.

Nouveau hochement de tête. Je remerciai le ciel qu'il soit assez sonné pour rester tranquille.

Je filai voir Dimitri et lui lançai un regard d'excuse. Je ne l'aimais pas forcement mais ce n'était pas une raison pour l'oublier. Je libérai sa bouche en enlevant le scotch et il me regarda d'un air désolé.

-Je suis désolé, il m'a eu par derrière, je…ne pouvais pas savoir.

Je lui fis un sourire rassurant et il parut surpris.

-Pas votre faute, il nous a tous berné.

-Monsieur Cullen ?

-Edward va bien, il est dans sa chambre le temps que j'appelle mon chef.

Je libérai ses mains et ses pieds et il poussa un gémissement en se mettant assis.

-Putain, ça fait mal.

-Il ne vous a pas loupé.

Il grimaça et fronça les sourcils.

-Est-ce qu'il est…

Je répondis doucement.

-Oui. Je l'ai abattu avec son arme. Deux balles, à la poitrine.

Il hocha la tête, alors que mon regard dérivait dans le vague. J'avais encore du mal à me dire que je venais de prendre une vie, même la vie d'un psychopathe. Il faudrait sans doute du temps pour que je l'accepte.

-Première fois ?

Je clignai des yeux et regardai le garde du corps de mon petit ami.

-Que vous tirez sur quelqu'un.

-Oui.

Il baissa les yeux et tritura la manche de sa veste.

-J'avais vingt et un ans, lorsque j'ai tiré pour la première fois. Il faut du temps, mais au bout d'un moment, les images s'effacent et on oublie, du moins, on ne les voit plus mourir lorsqu'on ferme les yeux.

Il me fit un sourire penaud.

-Je n'ai pas toujours été garde du corps. J'ai été flic, brigades des stup.

Je devais être surprise car il ricana.

-Ouais je sais.

-Pourquoi avoir changé de job ?

Son regard dériva.

-Ras le bol, prise de conscience, raison personnelle.

Je n'insistai pas, cela ne me regardait pas après tout. Je me levai et passai une main dans mes cheveux emmêlés.

-Je vais appelé le FBI, il est temps je crois.

Il hocha la tête et je partis dans ma chambre.

Mes collègues ainsi qu'Aro et un médecin légiste arrivèrent vingt minutes plus tard. Ils examinèrent la scène, prirent les dépositions de Dimitri, Edward puis la mienne avant d'emporter le corps. Je ne voulais pas qu'Edward sorte de la chambre, tout se passa donc entre ces quatre murs. Une fois terminée, il restait une belle trace de sang sur le parquet du salon et je savais qu'il faudrait frotter pour tout enlever.

Edward leva les yeux vers moi et murmura d'une voix rauque qui trahissait les larmes qu'il avait versées.

-Je ne veux plus vivre ici.

Je lui fis un sourire et hochai la tête. J'étais assez d'accord avec ça, il n'oublierait jamais la scène si tout la lui rappelait, ce qui ne manquerait pas d'arriver.

J'appelais sa mère pour savoir si nous pouvions venir passer la nuit. Elle fondit en larmes avant d'accepter et de me dire que nous pourrions rester aussi longtemps qu'il le faudrait.

Je fis un sac en y mettant quelques affaires de rechanges et embarquai Edward et le tout dans ma voiture. Il resta silencieux le long du trajet, regardant simplement par la vitre et je savais qu'il lui faudrait du temps pour encaisser, la soirée avait été longue.

Lorsque nous arrivâmes à la villa blanche, Carlisle et Esmé nous attendaient devant la porte. Esmé me serra dans ses bras pendant que Carlisle aidait Edward à sortir de la voiture. Edward serra fort sa mère contre lui alors que j'entendais Esmé lui dire à quel point elle était désolée.

Il était deux heures du matin lorsque nous sommes allés nous coucher. J'aidai Edward à se déshabiller puis à rentrer sous les draps avant de faire de même et de me blottir contre lui. Je posai ma tête sur son torse et il caressa distraitement mon bras du bout de ses doigts. Je voulais qu'il me parle, qu'il évacue la douleur, qu'il me dise ce qu'il avait sur le cœur, je ne voulais surtout pas qu'il se ferme à moi.

Je soupirai et passai ma main dans son cou, en une douce caresse.

-Je suis désolée tu sais, je ne voulais pas ça.

J'avais murmuré, bien que nous soyons seuls dans la chambre, je trouvais irrespectueux de parler plus haut…je ne savais pas moi-même pourquoi.

Il déposa un baiser sur le haut de mon crâne.

-Je le sais. Tu n'as pas eu le choix, il nous aurait tués.

Je me relevai un peu pour le regarder. Je distinguai à peine son visage, et je fus soucieuse de ne pas pouvoir lire dans son regard.

-Je m'en veux que tu aies dû vivre ça.

Il passa sa main sur ma joue et caressa mon visage.

-Ce n'est pas ta faute Bella, ne te blâmes pas pour ça.

-Ne te blâmes pas non plus, je t'en prie. Tout ce qui est arrivé n'est pas ta faute.

Il soupira et je compris qu'il faudrait du temps pour accepter le fait qu'il n'était pas responsable.

-Il t'aimait c'est vrai, mais tu ne savais pas, tu n'aurais rien pu faire contre ça.

Il secoua la tête et prit ma main dans la sienne.

-J'aurais au moins dû le voir, comprendre que quelque chose n'allait pas, j'aurais dû savoir.

-Ca n'aurait rien changé.

-Peut-être pas, ou peut-être que si, on ne le saura jamais maintenant.

Je me nichai à nouveau contre lui et il me serra fort entre ses bras.

Il finit par s'endormir mais se réveilla plusieurs fois, son père lui donna un somnifère sous ma demande et après avoir un peu insisté, Edward le prit et s'endormit d'un sommeil de plomb jusqu'au lendemain.

Je fus incapable de fermer l'œil.

Je savais que ce que Dimitri m'avait dit était vrai, il faudrait du temps avant que je ne cesse de revivre les événements, mais j'y arriverais, pour Edward, je vivrais ma vie pour lui.

EPILOGUE

Ce n'était arrivé qu'hier, j'avais pourtant l'impression que cela faisait des jours.

Je dus aller voir Aro. Il fut plutôt conciliant, et me donna deux semaines de congés, nous parlerions de mon avenir, lorsque je reviendrais. Avoir tué Jacob resterait à jamais gravé en moi je le savais, je ne pourrais jamais oublier, et je n'étais plus très sûre de vouloir continuer ce job. Mon ambition première avait été le meurtre de ma mère, puis la volonté de vouloir aider les autres, sauver des vies, mon but n'était pas d'en prendre. Bien sûr j'avais sauvé ma vie, celle d'Edward et de Dimitri en tuant Jacob, mais je n'aurais jamais cru devoir en arriver là, cela n'aurait pas dû arriver.

Edward voulut assister à l'enterrement de Jack et je laissai faire, je savais qu'il en avait besoin, pour tourner la page, ou du moins recommencer à vivre. Cela fut un moment éprouvant, mais Edward et Billy Black le père de Jack parlèrent longuement, et avant de partir, Billie serra un instant Edward dans ses bras, une façon certainement de pardonner et de dire au revoir.

Edward avait besoin de ça pour avancer, il avait besoin d'arrêter de culpabiliser, rien de ce qui était arrivé n'était sa faute, il ne pouvait pas se sentir responsable car Jack l'avait aimé.

Nous passâmes plusieurs semaines dans la famille d'Edward. Je nous dégotai une petite maison un mois et demi environ après cette fameuse nuit. Edward me laissa carte blanche, voulant que je me sente chez moi et même s'il prenait part à mes investigations, je savais que son appartement et la vue qu'il aimait tant lui manquerait.

La maison se trouvait à cinq kilomètres de Port Angeles, à la campagne. Elle était de plein pied et il y avait un magnifique jardin, plusieurs chambres, un salon ou nous pourrions mettre le piano à queue ainsi qu'une magnifique cuisine. Je la fis rapidement aménager pour les besoins de mon chéri.

Lorsque j'y emmenai Edward pour la première fois, un sourire comme je n'en avais pas vu depuis des semaines étira ses traits et lorsque nous y passâmes notre première nuit, il dormit pour la première fois depuis le drame sans somnifère et je sus que nous étions chez nous.

Rose et Edward eurent une explication, mais quelques mois après le drame. Edward avait écouté Rose jusqu'au bout et il avait compris, il ne lui en voulait pas. Rose de son coté semblait plus sereine, plus en paix avec elle-même, elle faisait doucement son deuil. Ils n'étaient pas les meilleurs amis du monde, mais ils se toléraient et étaient cordiaux l'un envers l'autre, on ne pouvait espérer mieux.

Je quittai mon job. Je ne pouvais plus tenir une arme et il n'était pas question pour moi de tirer à nouveau, la seule fois avait déjà été de trop. Je passai avec succès le diplôme pour être vraiment kiné, j'aimais finalement beaucoup ce métier, et je pouvais m'occuper d'Edward, tout en m'occupant de quelques autres patients à mi-temps, ce qui me donnait l'impression de ne pas vivre aux crochets de mon amoureux, qui avec ses excellents placements, n'avait plus besoin de s'inquiéter de l'avenir.

Il y a encore deux ans je n'aurais pas imaginé ma vie ainsi, mais j'étais heureuse. J'aimais Edward et il m'aimait aussi, il n'y avait rien d'autre que je désirais plus que d'être avec lui.

Il nous faudrait du temps pour nous reconstruire, nous n'oublierions jamais Jack, surtout Edward, mais je savais que notre vie serait belle malgré tout.

J'avais confiance en l'avenir.


*rose noir :

Amour jusqu' à la mort - Passion fatale.

Et le proverbe arabe de te dire : "Pour bien aimer une vivante, il faut l'aimer comme si elle devait mourir demain". Par la pensée, je sème des pétales de roses noires sur le chemin d'Amour tracé aux côtés de ta bien-aimée...

Et oui, je sais c'est la fin et quelle fin ! Certaines d'entres vous vont aimer, d'autres non, je dirais juste qu'on ne peut pas plaire à tout le monde. Pour moi il n'y avait aucun doute, dès que j'ai commencé cette histoire, je savais qu'elle allait se finir comme ça. Le crime passionnel existe, pourquoi me direz vous peut-être ? J'en sais rien c'est comme ça. Ce n'est qu'une fic, elle aurait pu tourner autrement, sauf que c'est comme ça que moi je la voulais et comme c'est moi qui écris, c'est moi qui décide lol.

On m'a demandé aussi pourquoi Jack et je dirais juste pourquoi pas lui ? Certaines aiment se perso, ce n'est pas mon cas, mais il est vrai qu'à la base je voulais que ce soit Jasper, mais je ne pouvais pas me résigner à faire ça à Alice, j'aime trop ce perso, j'ai donc choisi Jacob.

Si vous avez aimé alors j'en suis ravie, si ce n'est pas le cas alors je vous dis à bientôt sur autre chose que vous aimerez peut-être d'avantage.

Pour parler maintenant de mes nouvelles fics, j'en ai deux en cours, des fics courtes, de 3 à 6 chapitres maxi. La première s'appelle FALLING IN LOVE FOR THE LAST TIME et la seconde MALEDICTION. Je ne sais pas quand je vais vous poster ça, mon moral n'est pas au beau fixe et je ne vois mon chirurgien que demain, j'en saurais plus à ce moment là. Je me laisse également une période de réflexion, je me demande parfois pourquoi je m'inflige tout ça, il serait bien plus simple pour moi de juste me contenter de lire, heureusement que j'aime beaucoup écrire.

Mon absence cependant, ne dépassera pas un mois, peut-être que je reviendrais courant février même, si je ne me fais pas opérer ce mois ci, je ne sais pas encore.

Donc vous me reverrez bientôt avec deux nouvelles histoires et ensuite, et bien on verra.

A BIENTÔT ET MERCI CAR VOUS ETES TOUJOURS SUPER AVEC MOI.