Disclamer: Les personnages ne sont absolument pas à moi ils appartiennent tous soit à Riichiro Inagaki/Yusuke Murata soit à Aya Kanno, le "monde" et l'idée par contre c'est à moi (que je dis l'idée, je parle de mon histoire )

Genre: Romance, amour, amitié, humour.

CROSS OVER: Eyeshield 21/Otomen

Autre: En fin de compte, voilà la fin de cette histoire, donc ce chapitre sera plus long que les autres.


Chapitre 6 FIN

Ses poumons le brulaient de l'intérieur et pourtant il était un sportif. Il en était à son troisième hôpital et toujours pas de signe de Masamune.

Le blond soupira, il essayait de réguler sa respiration sinon il ne pourrait pas durer comme cela très longtemps. Le sac en plastique blanc le gênait aussi, il pendouillait et faisait du bruit. Puis d'un coup à un feu rouge piéton il s'arrêta. Il se tapa en front en se traitant d'imbécile et sortit son portable de sa poche. C'était très facile pour lui de retrouver le nom et adresse de l'hôpital s'il n'avait pas couru comme un abruti sans cerveau.

Après avoir taper sur quelques touches de son portable, il fut connecté au réseau de la maison des Masamune, en deux clics, il arriva sur l'historique des appels. Le dernier appel était d'un hôpital qui se trouvait à l'autre bout de la ville. Il s'insulta de nouveau avec quelques noms d'oiseaux. Il avait aussi complètement mit de côté que Asuka vivait dans l'autre moitié de la ville et qu'il avait cherché dans l'opposer. Mais comment cela se faisait qu'il devenait un crétin? Il pouvait pas devenir un Monta quand même.

Hiruma ne chercha pas plus loin, il avait le nom de l'hôpital. Il descendit sur la chaussée et tendit un bras en appelant un taxi. Le troisième qui passa devant lui étant enfin vide, le démon repassa les plaques d'immatriculations des deux premiers en se notant à lui-même qu'ils allaient payer son retard.

Le jeune homme donna le nom et menaça d'un joli flingue son conducteur:

"- Plus vite que ça. " avait-il dit.

Malgré son aspect extérieur sadique car il usait de son sourire de requin, Youichi Hiruma n'était pas dans la meilleure des positions, il se sentait mal. Il aurait du écouter Mamori développer mais son instinct avait répondu présent et maintenant il ne savait même pas dans quel état le kendoka. Il aurait pu être au bord de la mort (c'est pour ça qu'il était presque paniqué) ou avoir un simple rhum. Se sentir con, il savait qu'il allait se sentir con, il se sentait déjà comme tel, jamais il n'avait perdu son sang froid de cette manière. Cela le perturber beaucoup, il était vulnérable et n'aimait pas ça.

Ses pensées se dirigèrent vers le garçon. Comment un simple être humain pouvait l'obséder à ce point là. Il était.. amoureux. Il le reconnaissait enfin pour lui-même. A cet instant son cœur se détendit. Se l'avouer lui procura un effet apaisant. Il n'aurait jamais pensé que ça serait pour un homme qu'il ressentirait ce genre de chose. Un homme doux et naïf comme celui-ci.

Il s'était déjà une fois imaginé avec la jolie rousse, avec un caractère bien trempé qui pouvait lui faire face. Asuka... pourrait-il supporter ses envies? L'aimait-il seulement, avait-il une petite chance pour cela? Pour Mamori, il avait déjà déceler une espèce d'affection qu'elle entretenait dans leur engueulade journalière et confrontation habituelle, à vrai dire, lui aussi les apprécier, il savait que quelque chose n'allait pas lorsqu'elle ne disait rien ou quand il y avait de la tension dans l'air. S'il en avait eu l'occasion il serait surement sortis avec elle. C'était devenu naturel pour lui de l'embêter, c'était peut-être une des seule personnes qu'il pouvait considérer comme étant "une amie".

Il soupira de nouveau. Il stoppa son élan avec les deux sièges de devant lorsque le taxi s'arrêta devant l'hôpital. Ok l'hôpital était à côté mais ça n'aurait pas été judicieux de sa par de se manger le par-brise. Il aurait bien voulu payé le conducteur mais n'avait pas on porte-feuille sur lui.

- Votre nom dépêchez-vous!

l'homme tremblant le lui donna.

- Bon je vous ai fait un virement avec du pourboire, travaillez-bien fuckin'flippette.

Il sortit de la petite boite en métal. L'air s'était adoucit, et il la nuit était tombée. L'entrée était lumineux d'un blanc brillant. Il n'attendit pas plus et couru vers l'accueil.

...

A peine Mamori posa son pieds sur son pallier, son portable sonna, un message de Juuta s'afficha sur l'écran.

"Mamo? Hiruma est prévenu? Tu ne m'as pas dis qu'il arrivait?

Juuta"

Mamori fronça les sourcils en enlevant ses chaussures.

"Il n'est pas encore arrivé? Bizarre, il est parti deux secondes après ton message de tout à l'heure.

Mamori"

Elle enleva son manteau et avança dans le couloir.

- Mamori, on mange vers 20h, dit sa maman de la cuisine.

La jeune fille acquiesça et monta les escaliers pour rejoindre sa chambre.

"Tu crois qu'il lui est arrivé quelque chose?"

La jolie rousse réfléchit, Hiruma n'aurait pas normalement autant de retard. Elle le connaissait assez pour savoir qu'il devrait déjà y être depuis longtemps. Il aurait sorti d'on ne sait où un hélicoptère pour éviter les embouteillages et serait là-bas en claquant des doigts.

"Je ne sais pas, peut-être.. C'est étrange dans tous les cas. "

Mamori se posa sur son lit, les yeux fixés sur son écran. Elle ne pouvait pas dire qu'elle n'aimait pas Hiruma, il est une personne important dans sa vie, et elle devait être une des personnages qui en savaient le plus sur lui. Et bien qu'il ne soit pas toujours sympathique, elle ressentait toujours l'envie et le besoin de lui chercher des poux, c'était devenu pour elle comme un rituel depuis qu'elle était au lycée.

" Essaye de lui envoyer un message, peut-être que"

Peut-être que .. quoi?

Mamori poussa un petit hurlement de frustration, comment avait-il osé de ne pas finir son message?

La manager des Deimon se releva, couru dans les escaliers en essayant d'éviter de se rompre le cou en tombant. Arriver en bas elle cria:

- Désolée je sors!

Elle attrapa son manteau, enfila comme elle le pouvait ses chaussures tout en courant toujours dans l'allée, elle sautillait en avançant peu, ajusta son manteau, à cloche pied elle remettait ses chaussures. Sur son portable elle se connecta à internet pour connaitre l'itinéraire pour aller jusqu'à l'hôpital... Ben quoi ils n'allaient pas la laisser en dehors de l'histoire si?

Il y avait donc le bus 62 à prendre, après elle connaissait le chemin.

...

Juuta était à l'extérieur de l'hôpital, il n'aurait sinon pas eu le droit d'utiliser son portable à l'intérieur du bâtiment. Le blond manipulateur n'était pas encore arriver et Mamori ne savait pas où il était. Étrange comme elle l'avait si bien soulignée. Il faudrait savoir si elle pouvait le contacter.

Il commença à rédiger son message lorsqu'un taxi s'arrêta en face de l'allée centrale. Cependant il ne l'avait pas vu, caractères après caractères, un long doigt entra dans son champ de vision alors que le clapet de son portable se referma sur ses doigts envoyant ainsi automatiquement son demi-message.

- Alors le chef à plan foireux, grinça le blond mince en face de lui, tu sais où est ton copain non? Tu m'accompagnes fukin'mangaka.

C'était clair, il n'y avait aucun choix de discussion dans cette demande. Le brun eu un petit sourire crispé et rangea son portable dans sa poche. Au moins le jeune homme n'avait pas eu d'accident, il s'était juste perdu. A cette idée le mangaka pouffa de rire sous le regard menaçant du démon. En un coup d'oeil il se calma mais l'idée que le blond se soit perdu le faisait bien rire.

Ils avaient trois étages à monter et quelques couloirs, l'amateur de shojo se risqua donc à demander:

- Pourquoi veux-tu voir Asuka?

Non il ne brodait pas autour de sa question, il était direct car il voulait simplement savoir. De plus de cette façon, il le déconcertait un peu, enfin il espérait, et cela montrait aussi qu'il n'avait pas peur que son secret soit découvert, qu'il n'avait pas peur de lui, qu'il se sentait sur un pied d'égalité... Enfin d'égalité pas entièrement, il y avait certaines limites, mais presque.

Le blond lui lança un regard indéchiffrable comme il savait si bien les faire. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres laissant paraitre ses dents si particulières. A leur vu, Juuta pensa d'abord : "je me demande ce que ça fera lorsqu'ils s'embrasseront." puis il secoua la tête en se rendant compte qu'il serait la "victime" de ce sourire.

- Pourquoi veux-tu savoir Fukin' plagieur life?

Malgré un aspect extérieur sur de lui, Hiruma n'en menait pas large. Son ventre se tordait, ses jambes lui démangeaient. Il aurait voulu courir, il aurait voulu agressé le meilleur ami du kendoka pour savoir ce qu'il faisait à l'hôpital. Le fait que l'ami n'était pas complètement bouleversé était aussi une bonne indication et son rythme cardiaque ralentit un peu.

Le brun ne se laissa tout de même pas déconcerter, il sourcilla même pas, il soupira et aspira un bon coup pour répondre d'une voix normale.

- Comme ça, c'est mon ami après tout et je n'ai pas envie de t'emmener le voir juste pour qu'il soit encore plus blesser.

En disant cela, il s'arrêta pour faire face au blond, il posa ses mains sur ses hanches et provoquait. Il ne savait pas ce que le blond pensait, au début, il croyait que le jeune homme était amoureux de son meilleur ami, mais plusieurs faits le faisaient douter. Pourquoi avoir prit autant de temps? Pourquoi ne demandait-il pas ce qu'il se passer? Comment une personne amoureuse pouvait avoir autant de prise sur soi, enfin si il était vraiment amoureux. Et Juuta n'avait pas envie d'amener le blond jusqu'à son ami si c'était pour qu'il soit encore plus blesser. Il devait donc savoir la vérité même si c'était avant le principal intéressé.

- Alors? demanda-t-il avec une voix étrange.

Hiruma n'avait pas envie de répondre, mettre à plat sa faiblesse devant un abruti ce n'était pas son but. Il lui aurait été facile de savoir où était celui qu'il cherchait, mais la provocation était là, il devait y répondre. Quelque chose le pousser dans ce sens. Le démon prit alors conscience d'une chose. Qu'il ne menait rien. Il n'avait aucune accroche sur ce qu'il se passait là. Les yeux du brun étaient durs, c'était bizarre même pour lui de les voir comme ça. Il avait vu une multitude de photos du garçon jamais il n'avait vu ce regard-là. Son regard ressemblait à ceux des joueurs, des joueurs ayant toute l'envie de gagner un match.

Il le sentait, celui-là ne le laisserait pas passer s'il ne répondait pas. De plus, le "encore plus blesser" l'intrigua et son inquiétude revint au galop.

- Je...

Le blond n'eut heureusement pas besoin de continuer car Ryo arriva de l'ascenseur un air affolé sur le visage. Elle fonça sur les deux hommes et s'accrocha à la veste d'un brun stupéfié.

- Ils.. Elle.. Là.. Faut y retourner!

Ce qu'elle disait n'était pas compréhensible, mais il y avait un problème. Mais cela avait l'air grave. Les deux garçons l'emmenèrent dans l'ascenseur pour remonter au troisième étage du bâtiment. Et cette fois, Hiruma ne cachait plus son inquiétude. Ce fait fit sourire le brun mais ne l'afficha pas car voir Ryo comme ça avait semé aussi chez lui un léger malaise.

L'ascenseur était lent, trop lent pour les trois personnes à l'intérieur. Au bout de quelques longues secondes retentit le "dig" si particulier. Le premier qui se précipita dehors était le brun car le blond, même s'il était devenu un peu stupide du à l'amour il n'en était pas au point d'être complètement con et donc de s'afficher en courant hors de l'ascenseur sans savoir par où il fallait aller.

Le dit blond suivait donc à la trace. Ils approchaient d'une chambre où s'agglutiner devant plusieurs personnes en tenue blanche étant du personnel de l'hôpital et de là où ils étaient, on pouvait aussi entendre des cris, des objets qui s'écrasaient.

- Bon sang qu'est-ce qu'il se passe? s'indigna Juuta.

- Hé bien en fait, y'a la directrice qui s'est réveillée, marmonna la jeune fille présente.

Le brun s'arrêta net:

- Quoi?

- Elle a commencé à embêter Asuka, puis de fil en aiguille ça a dégénéré, et là, les infirmière font les paris et les médecins comptent les points. C'est vraiment intéressant.

- QUOI?

Le brun grogna et se laissa tomber contre le mur. Le blond n'ayant pas écouter l'explication courrait entre les hommes et femmes en blancs, il mitraillait le plafond et faisait ressortir son visage sadique et démoniaque. Juuta regarda la scène, il sourit en prenant Ryo par la taille pour la serre contre lui. Ils n'avaient plus rien à faire maintenant. C'était à eux de se débrouiller.

- En fait, chuchota la brune en regardant aussi la scène, il a quoi dans son sac plastique blanc? questionna-t-elle.

Juuta baissa les yeux sur le sac ballotant de gauche à droite.

- Je sais pas, j'avais pas remarqué... On va voir?

...

- Mais... Maman... Ah! Arrêtes! Cria le kendoka en évitant un coussin. Tu vas te fatiguée!

- ASUKA! Ne me donnes pas d'ordre! Je suis la seule qui en a le droit! Je le sais... JE LE SAVAIS! Tu continuais à me tromper! s'insurgea une nouvelle fois la directrice.

Toutes sortes d'objets volaient dans la pièce, c'était pour Asuka presqu'à se demander comment il se pouvait que sa mère ait autant de munitions de son côté, il ne se rappelait vraiment pas qu'il y avait des ballons dans la chambre.

Sa mère arracha de son bras l'aiguille qui y était enfoncé, le garçon eut un petit cri de stupeur.

- Maman, calmes-toi s'il te plait, supplia-t-il.

- Bon dieu mais qu'ai-je fais pour ça? Pourquoi ? J'ai vraiment la POISSE c'est pas possible autrement! J'aurais du m'en douter qu'il y avait une embrouille.

Le temps s'arrêta quelques secondes autour d'Asuka, il regardait sa mère, elle était en colère, il se sentait penaud, il la décevait encore une fois. Elle était une femme forte par obligation, et même si on pouvait penser que sa manière de faire était relativement dur, elle ne voulait au fond que son bien à lui, et avoir pour elle la fierté d'une réussite. Elle voulait juste être une bonne mère.

- Ce n'est pas de ta faute, calmes-toi, susurra le jeune homme.

- SI! C'est à cause de ton père, j'aurais du le voir, c'est de ma faute si tu es comme ça!

Elle s'était calmée, elle ne lui lançait plus de choses, ses épaules s'étaient recourbés, elle semblait complètement abattu.

- Qu'est-ce que j'ai fais pour que tu aimes les hommes? Qu'ai-je fais de mal? Aurais-je du te laisser faire de la couture?

- Maman... Je n'aime pas LES hommes, j'en aime un et c'est amplement suffisant et compliqué comme ça. Si tu m'avais laissé ou pas faire ce que j'aime n'aurait pas changer pour autant, ou peut-être si, je ne l'aurais pas rencontrer après une de nos nombreuses disputes à ce sujet. Je..

- C'est donc bien m'a faute...

Sous un élan de violence la femme attrapa la lampe de chevet et la jeta sur son fils. Asuka ouvrit grand les yeux comme tétanisés, en voyant l'objet lui foncer dessus, il ferma les yeux instinctivement. Il sentit alors un bras lui saisir la tête pour enfoncer celle-ci dans la poitrine d'une personne. Le choc n'arriva pas. La personne qu'il l'avait aidé cependant eu un mouvement d'avancement avec le bruit d'un objet qui s'enfonce dans un corps.

Asuka ouvrit doucement les yeux, son regard croisa dès l'ouverture deux billes noirs qui le regardaient avec profondeur. L'homme blond qui lui faisait face resserra son étreinte autour de ses épaules , il essayait de lui faire un sourire encourageant assez affligeant d'ailleurs. Mais à peine eut-il comprit exactement ce qu'il s'était passé, le démon tourna de l'œil avec faiblesse et lui tomba dans les bras, évanoui.

- Oh. Oh non..

Sa mère descendit de son lit affolé pour voir ce qu'elle avait fait.

- Je .. Je ne voulais pas

Elle s'approcha pour atteindre le lycéen. Mais Asuka se tourna en faisant une barrière avec son corps.

- Ne le touches pas, s'il te plait, dit-il d'une voix légèrement tremblante.

Très rapidement un médecin entra ainsi que le couple qui faisaient partir le reste du personnel.

- Vous, jeune homme, amenez-le sur le lit là, dit le médecin en faisant se coucher la directrice.

- Attention à la tête. Infirmières, je crois que ce garçon a besoin de se faire recoudre l'arrière du cuir chevelu. Venez, aidez moi à le transposer correctement sur le brancard, nous allons l'amener à salle de soin. D'après l'ouverture, la blessure fait trois centimètres de longueur sur environ un et demi de large. La profondeur fait à peu prés zéro virgule huit millimètres. Vous autres restez ici s'il vous plait, et ne vous inquiétez pas de ce que j'ai vu c'est une simple perte de connaissance, et à mon avis il n'y a pas de problème cérébral. Il se réveillera même pendant que je le recoudrais je pense. Il sentira rien je vous rassure.

Le médecin se releva après son examen rapide, et se bougea pour aider les infirmières de faire passer le garçon sur le brancard.

- Mon dieu qu'est-ce que j'ai fait? Le pauvre garçon, je ne sais même pas qui il est. En plus j'ai failli te blesser. Qu'est-ce que j'ai fait?

Asuka s'assit sur le lit de sa mère et la prit dans ses bras comme on console un enfant après une bêtise.

Sur une chaise, Ryo et Juuta regardaient la scène, le garçon pensa que c'était une bonne chose qu'ils se soient les deux ouverts.. enfin de façon psychologique. La jeune fille assise sur ses genoux laissait son regard dans le vague, jusqu'à ce que celui-ci rencontre un sac de plastique blanc. Elle défit l'étreinte de son amoureux pour aller prendre le sac.

- Tu crois qu'on a le droit de regarder?

Son petit-ami lui répondit dans un haussement d'épaules.

La jeune fille aux cheveux noirs ouvrit le sac, et une drôle de stupeur s'installa sur son visage.

- Alors, qu'est-ce qu'il y a? demanda curieusement son ami.

- Arg, ça donne vraiment l'impression qu'il voulait empoisonner Asuka, répondit-elle en sortant du sac un objet cubique contenant un aliment couleur vert foncé légèrement teinté orange. Je crois que ça se mange, continua-t-elle en fixant le pot. Asuka? Tu peux jeter ça, la poubelle est de ton côté.

A l'appelle de son nom, le jeune releva son visage du cou de sa mère, il le tourna vers son amie, et se figea en voyant le pot.

- Qui a ramené ça? demanda-t-il alors qu'il connaissait pertinemment la réponse.

- Heu.. Ben c'est l'autre blond qui l'avait. Mais c'est vraiment bizarre.

Au fond de lui-même, Asuka sentit une douce chaleur le submerger, son coeur se serrait encore plus. Il prit le pot, récupéra la cuillère en plastique transparente qui était tombée du sac, et mangea. Il était heureux. Une énorme bouffée de bonheur le submergea alors qu'il dégustait cuillère par cuillère son flan.

Ryo se réinstalla sur les cuisses de son amoureux, et elle lui chuchota à l'oreille:

- Tu crois que c'est un truc entre eux?

- je ne vois aucune autre raison à la joie que je vois sur son visage, répondit le brun en souriant.

Alors qu'il allait la serrer un peu plus dans ses bras, un cri les troublèrent tous.

- AHHHH, j'ai raté la scène c'est ça? Ah punaise, dire que je voulais savoir le dénouement de mes yeux, toujours à la traine.. Mais punaise, pourquoi avoir foutu l'arrêt de bus aussi loin de l'hôpital aussi? C'est complètement stupide. M'enfin m'enfin.. Alors? Il s'est passé quoi? Vu l'état de la pièce je dirais que ça s'est mal passé, mais la tête que tire.. heu.. Oups, désolée, Juuta? Comment il s'appelle ton copain? Oh mon dieu je ne me reconnais pas. Excusez-moi, mais comme je connais un peu Hiruma c'est un peu inhabituelle comme situation, et puis quand on m'envoie un message même pas terminé, qu'est-ce que je dois en conclure? Hein Juuta?

- Ah Mamori, dit timidement le dit Juuta, excuse, je t'ai complètement oublié. Et non ça ne s'est pas passé comme j'ai l'impression que tu comprennes, Hiruma Youichi est en train de se faire recoudre l'arrière du crâne, et sinon, ben tu n'a rien loupé. Tiens assis-toi sur ce lit à côté, continua le jeune homme en désignant le lit en face de celui de la maman d'Asuka où Hiruma avait été couché quelques minutes auparavant. Bon, Asuka, Ryo, je vous présente Mamori, c'est une amie d'avant que je déménage dans cette partie de la ville et elle est dans la classe du démon.

- Attends, recoudre? Pourquoi donc? Ils se sont pas battus quand même.

- Non, c'est de ma faute, coupa la voix de Mme Masamune, j'ai lancé une lampe sur mon fils, les brisures qui restent encore là, et c'est votre ami qui l'a reçu. Je m'excuse de ce geste, mais si j'ai en partie compris, c'est lui ton Otomen, Asuka?

Il y eut un petit silence.

- "Otomen"? demanda la rousse ne connaissant pas ce terme.

Et cela déclencha chez le brun un fou rire des plus incontrôlable.

- Excusez-moi, mais je crois que le terme Otomen ne va pas du tout pour ce gars là. Et oui, ce gars doit être aussi mâle que possible, il fait du football Américain, et il est aussi manipulateur que vous et même plus sournois que quiconque.

- Qu..

- Maman, arrête d'utiliser ce mot dans un sens péjoratif, je ne comprends pas qu'un homme ne peut pas aimer faire la cuisine, les plus grands pâtissiers sont des hommes! Et ne pense pas de mal de lui s'il te plait, il est un peu étrange je dois l'avouer, mais je suis aussi d'accord avec le fait qu'il te ressemble un peu.

- Oh, mais donc ça veut dire que..

- Tais-toi Fuckin' Manager, trancha une vois bien connu dans la pièce.

Le blond se tenait à l'encadrement de la porte et un énorme bandage lui barrait la tête.

- C'est à moi de le dire.

Il s'approcha oscillant un peu vers le kendoka. Il l'attrapa par la peau du cou sans que celui-ci ne put esquisser un geste, il stoppa ses lèvres à quelques millimètres de celle du garçon plus grand, il susurra contre celles-ci "Je t'aime" pour que ce ne se soit audible que pour le destinataire de ces mots. Le garçon aux cheveux argentés sentit son cœur bondir et le rouge lui monter aux joues, cependant il répondit d'un rapide "Moi aussi, je t'aime." Et dans le quart de second qui suivit, malgré ce qu'on aurait pu penser, le blond toucha de ses lèvres celles de son compagnon avec une douceur des plus extrêmes, c'était chaste et doux, alors qu'un sentiment d'amour profond déferlé entre leur deux corps.

Le démon se décolla doucement de l'autre jeune homme. Il le tira vers lui pour se coller, et il passa sa tête à côté pour faire face à la femme assise dans son lit. Il frissonna un peu avant de commencer à parler lorsqu'il sentit les bras musclés du kendoka se refermaient sur son dos pour s'accrocher sur ses vêtements.

- Savez-vous Fukin'Mégère que votre mari n'est jamais devenu une femme et qu'il fait de très bonnes pâtisseries en les faisant avec l'amour qu'il nourrit pour vous? ricana-t-il.


Alors? que dites-vous de la fin? J'essayais du mieux que j'ai pu de la faire la moins dramatique et le plus drôle, mais je dois avouer que les facteurs que j'avais donner aux chapitres précédents m'ont un peu restreint dans la débilité ^^. En tout cas, j'espère que ça vous a plus. Je sais je sais, Hiruma ne sera jamais aussi mielleux (encore que.. on ne sait jamais). N'hésitez surtout pas à donner votre avis, c'est un peu triste de n'avoir eu qu'un retour sur cette fiction, donc je ne sais pas trop si ça va ou si c'était vraiment naze... m'enfin si vous avez lu jusqu'ici c'est que ça vous a au moins un peu plus.. ou pas si vous n'avez pas aimé la fin. Bref laissez un avis s'il vous plait. ^^