Titre : Question de confiance

Chapitre 5 : Épilogue

Disclaimers : Je ne détiens pas Bones : aucun personnage, lieu ou concept; simplement ces péripéties.

NA : Merci pour tous les bons commentaires. J'ai adoré écrire cette fanfiction.


Plusieurs mois plus tard

« Examen et analyse des restes de Jane Doe 3839 par le docteur Tempérance Brennan de l'institut Jefferson. Le rapport d'entrée stipule que le corps a été retrouvé près de la côte de l'Atlantique après l'Ouragan Jeanne en 2004 à l'état squelettique. Les ossements trouvés auraient été enterrés il y a plusieurs dizaines d'années près de la côte. Les stagiaires de l'institut ont découvert qu'ils dataient d'environ un siècle.

Début l'examen préliminaire. L'os pelvien démontre qu'il s'agit du corps d'une femme ayant eu plusieurs enfants. La dentition, malgré sa pauvre qualité – ce qui pourrait indiquer que la femme ait été démunie – démontre qu'elle avait entre 20 et 25 ans, ses dents de sagesse n'étant pas complètement poussée. L'os fémoral… »

Elle s'arrêta net. Des bras se glissèrent à sa taille et elle sentit des lèvres se coller contre sa nuque suçant légèrement la peau sensible qui s'y trouvait avant de sentir son oreille se faire mordiller. Elle laissa échapper un soupir, puis un gémissement.

« C'est contre la règle, cela, chuchota-t-elle avec le peu de conviction qu'elle avait. Vous trichez.

- Regarde cette superbe Rolex qu'est la tienne, Bones. Tu verras que je suis totalement dans les règles ».

Elle jeta un coup d'œil furtif à sa montre avant de laisser aller sa tête vers l'arrière. Les lèvres attaquaient maintenant l'angle de sa mâchoire.

« Tu vois, 19h03! Complètement réglo!

- Mais j'ai… trav… je… dois… mhmm… avancer…

- Laisse tomber le boulot pour le week-end, Bones. Tout le monde nous attends au Founding Father's… annonçait-il en continuant son assaut.

- Si tu continues comme cela, Booth, nous ne nous rendrons jamais au resto.

- Ça! Ce serait contre la règle. Pas de sexe au bureau, tu te souviens. Malgré que…

- On s'était juré qu'on ne recommencerait plus! Il y a des caméras partout! Oh, juste là, Booth!

- On y va au resto, maintenant? Demanda-t-il en stoppant net.

- Booth!

- Allons, Bones, tout le monde nous attend. Même Angela est là! Tu ne vas quand même pas manquer une sortie d'Angela sans le bébé, non?

- Mais, les restes…

- Jane Doe devra attendre lundi. Elle attend déjà depuis un siècle, elle peut bien attendre quelques jours de plus. Va chercher ton manteau, je t'attends! »


Quelques semaines après l'enterrement de bébé Booth.

Un an déjà. Un an déjà, mais ô combien de péripéties. Il y a un an exactement, à cette heure précise, il serrait ma main dans la sienne et j'avais eu la drôle et injuste envie de l'embrasser. Drôle parce qu'en dépit du fait que j'aie toujours trouvé sa structure faciale intéressante et que nous nous soyons embrassés quelques fois déjà, je n'avais jamais sentie une aussi forte attirance envers lui. Ma tête me disait va-t-en, fuis avant qu'il ne soit trop tard, mais une autre partie de moi-même, mon cœur probablement, et aussi irrationnel soit cette idée, m'ordonnait de l'embrasser, de l'embrasser jusqu'à ce que l'air nous manque, jusqu'à ce qu'il décide de quitter l'armée pour moi.

Avec le recul que j'ai aujourd'hui, je sais que j'aurais dû l'embrasser, suivre mon cœur comme il m'aurait dit. Il m'aurait attendu. Il aurait probablement sauvé Hannah en Afghanistan, mais ne l'aurait laissé le remercier en lui donnant des faveurs sexuelles. Elle ne l'aurait pas suivi en Amérique et ne lui aurait pas brisé le cœur… ou le mien par la même occasion.

Il y a un an aujourd'hui, à cette heure exacte, nous nous étions promis une chose : peu importe ce qui arriverait dans nos vies, nous nous rejoindrions ici, près de la fontaine du mail. Je suis ici, mais il ne l'est pas.

Respirant tranquillement, laissant l'air frais d'un matin de mai entrer, puis sortir de mes narines, technique enseignée je-ne-sais-plus pourquoi par Sweets, je tentais de me calmer, de me rassurer. Il ne se souvenait probablement même plus de la promesse qu'il m'avait faite.

Je me levai et pris les deux tasses de café que j'avais laissée attendre à mes côtés pour me diriger vers ma voiture, mes yeux ne quittant jamais le sol.

Je n'avais pas fait deux pas que j'en entendis derrière moi. Je stoppai, espérant momentanément que la personne derrière moi soit lui, qu'il soit venu, qu'il ne m'ait pas oublié. Je me retournai et ne pus empêcher la déception envahir mon corps lorsque je vis qu'il ne s'agissait qu'un éboueur venu vider la poubelle qui se tenait là.

« Bones? » entendis-je. Je sentis l'excitation monter en moi, l'endorphine prendre d'assaut mes veines et mes artères. Merde, tout mon système sanguin s'engourdissait à l'ouïe de ce mot, ce surnom qui m'avait tant choqué lorsque nous avions commencé à travailler ensemble, ce surnom qui sonnait si doux à mes oreilles désormais.

Je me retournai et le vis. Il se tenait à quelques mètres de moi, les mains dans les poches, dans son habituel veston-cravate et sa boucle de ceinture 'Cocky'. Il me souriait d'un sourire timide, un peu arrogant que je savais qu'il me réservait. M'approchant de lui, je sentais la température de mon corps monter et mes mains devenir humides.

« Je croyais que vous aviez oublié.

- Comment vous oubliez, Bones? Nous nous étions promis…

- Qui sait? Vous aviez peut-être oublié avec tout ce qui s'est passé. Hannah, la grossesse, les enquêtes…

- Moi qui vous ai négligé pendant presque cinq mois?

- Vous étiez occupé.

- Je n'étais pas occupé, Bones. Je tentais de me convaincre que je n'avais pas besoin de vous.

- Vous avez réussi?

- J'ai lamentablement échoué, Bones. Tout ceci, toute cette mascarade avec Hannah, tout cet évitement, ne m'a rendu que plus malheureux. Aussi étrange cela soit-il, j'ai besoin de vous. Chaque cellule de mon corps a besoin de vous. Ne tentez pas de me dire le contraire avec votre charabia scientifique. Je sais que c'est vrai.

- Booth, je vous l'ai dit l'an dernier, je ne suis toujours pas sûre d'avoir le cœur assez grand pour vous, pour le vôtre.

- Vous plaisantez, Bones? Après tout ce que vous avez fait pour moi? Pour le bébé? Comment pouvez-vous croire que vous n'ayez pas le cœur assez grand? S'il y en a un qui n'a pas le cœur assez grand c'est moi. Je vous ai dit que je voulais être avec vous pour les cinquante prochaines années et au premier signe de défaite, je m'enfuis en Afghanistan pour revenir avec la première fille venue. S'il y en a un des deux qui ne mérite pas l'autre, ici, Bones, c'est moi.

- Booth », chuchotais-je en m'avançant vers lui. Mon cœur battait la chamade, des larmes montaient à mes yeux. J'avançai ma main vers son visage, mais il ne se laissa pas toucher.

« Laissez-moi finir, Bones. L'an dernier, j'ai fait tout de travers. J'ai oublié de vous dire la chose la plus importante : je vous aime, Bones. Je t'aime et pas seulement comme une bonne collègue. Je suis amoureux de toi.

- Booth, murmurais-je espérant pouvoir sortir quelques mots de la boule qui s'était formée dans ma gorge.

- Tu n'es pas obligée de répondre, continuait-il alors que le revers de sa main caressait ma joue.

- Je sais que l'amour n'est qu'une sécrétion d'hormones dans le cerveau, Booth. Mais aussi illogique que cela puisse paraître, je crois que je suis amoureuse de vous aussi, Seeley.

- Tempérance ».

Je ne l'avais qu'à peine entendu prononcer mon nom tellement il l'a dit doucement. Prenant mon visage dans sa main, il l'avança vers lui et posa sur mes lèvres notre premier baiser.

Évidemment qu'il ne s'agissait pas vraiment de notre premier baiser. Nous nous étions même embrassé plus d'une fois à ce moment-là, mais ce baiser précis était le premier baiser qui était réciproque, il s'agissait de notre premier véritable baiser d'amour.

Il ne nous avait pas pris beaucoup de temps après ce doux baiser que nous nous en échangeâmes de plus passionnés. Pas même une heure plus tard, nous étions enroulés dans mes draps dans mon appartement savourant ce qu'aucun de nous deux n'aurait osé avouer avoir autant souhaité.


Ils s'étaient mis d'accord pour prendre les choses au jour le jour et s'étaient établi des règles claires. Entre 8h et 17h les jours de semaine, 19h si Brennan était coincée au bureau, ils étaient l'agent Booth et le docteur Brennan. Ils se vouvoieraient, éviteraient les contacts physiques ou les sujets personnels. Le FBI gardait un œil intrigué sur l'évolution de leur relation et il n'était certainement pas question que l'affection qu'ils partageaient ne viennent détruire un partenariat qu'ils avaient pris sept années à forger.

Évidemment, parfois, une conversation houleuse ou un contentieux affectif brisait la règle. Parfois, aussi, une enquête, qui avait été particulièrement risquée ou dangereuse, les amenait à faire furieusement l'amour pendant les heures de bureau pour effacer le stress qu'ils vivaient, peu importe la localisation de l'acte. Parfois, ils s'échappaient, discutaient d'un truc personnel sur la plate-forme du labo ou échangeaient un chaud regard au-dessus d'un cadavre en décomposition. Parfois, simplement, Booth attendait qu'il soit 19h03 pour venir sortir Brennan du labo et la ramener chez lui.

Ils sortaient ensemble depuis plusieurs mois maintenant et Booth habitait pratiquement en permanence chez Brennan. Ils partageaient leur routine où après s'être réveillé, et souvent, immédiatement après, avoir fait l'amour, ils se douchaient, allaient prendre un petit-déjeuner au Royal Diner, et partait au boulot pour revenir boire un verre au Foundind father's ou simplement retourner chez eux et avoir une petite soirée tranquille à manger du thaï.

Ce soir-là, Angela avait décidé qu'elle devait sortir du manoir Hodgin's où elle s'était cloîtrée depuis la naissance de Lily Tempérance et avait décidé d'inviter ses amis à la joindre. Marchant calmement, main dans la main, ils étaient pratiquement devant le resto-bar qu'ils aimaient tant lorsque Brennan commença avec un peu d'appréhension une conversation qu'elle ne savait comment commencer.

« Booth?

- Oui, mon ange?

- J'ai une confession à te faire.

- Je suis toute ouïe.

- Je vais devoir séparer notre partenariat pendant quelques temps ».

Booth arrêta net sa marche et lâcha la main de sa copine comme avec dédain. Il la regarda, alors que la colère montait en lui. Sa vue lui devenait odieuse et ne put s'empêcher de se retourner un court instant pour prendre du recul. Lorsqu'il se retourna vers elle à nouveau, se passant la main sur le visage, il commençant à faire les cents pas, cherchant à calmer la rage qui l'envahissait.

« Pardon?

- Je vais devoir arrêter de travailler avec toi, temporairement.

- Quoi? Mais… non! Quoi? Mais pourquoi? Demanda-t-il avec désespoir, mais coupa Bones avant même qu'elle puisse lui répondre. Tu sais quoi? Je ne veux pas savoir. Je suis sûr que c'est un truc débile comme aller découvrir le chaînon manquant dans les îles Makulou ou quelque chose du genre.

- Ce sont les îles Moluques, mais…

- Tu vois? J'aurais dû y penser avant. Tu fuis! Tu as peur, Tempérance! Les choses vont trop bien entre nous et ça te fiche la trouille! Je ne te laisserai pas fuir! Je jure devant Dieu que je ne te laisserai pas ficher en l'air la meilleure chose qui ne nous soit jamais arrivée! Ça c'est garanti!

- Booth, c'est juste temporaire.

- Combien de temps tu seras partie, hein? Un mois, deux mois? Tu oublies les vacances de Noël avec Parker. C'est la première fois depuis des années que j'aie Parker à Noël! Ce n'est pas parce que toi, tu ne crois pas en Dieu et que tu veuilles brûler en enfer pour l'éternité que tu doives faire comme si Noël n'était pas important pour moi!

- Je vais être là pour Noël, je ne quitterai pas le pays. Je vais simplement arrêter les opérations sur le terrain.

- Et pour combien de temps arrêteras-tu les opérations sur le terrain? Disait-il avec sarcasme.

- Au moins quarante semaines.

- QUARANTE SEMAINES! Merde, Bones c'est presqu'un an. Tu ne peux pas partir pour un an. Tu sais comme moi que rien de bon n'arrive quand on part pour si longtemps!

- Une année contient cinquante-deux semaines, Booth, continuait-elle de tenter d'expliquer.

- Alors quarante semaines, ça fait combien? Huit mois?

- Quarante semaine ça fait neuf mois, Booth », dit-elle en espérant qu'il comprenne enfin ce qu'elle tentait d'expliquer.

Et il comprit. Il fut paralysé un instant, la bouche ouverte et un doigt dans les airs. En un instant, son air changea de la plus grande colère au plus beau sourire que Brennan ait eu la chance de voir dans sa vie.

« Neuf mois? Demanda-t-il d'une petite voix.

- Ouais.

- Neuf mois comme dans…?

- Ouais.

- Tu es… enceinte? »

Bones ne répondit pas. Elle en était incapable. L'air complètement ravi de Booth lui avait complètement coupé le souffle. Elle ne put qu'hocher oui de la tête. Elle n'eut le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait que Booth l'avait pris dans ses bras et la faisait tournoyer sur le trottoir en face du Founding father's où toute la bande les regardait d'un air incrédule. Il la posa par terre et prit son visage dans ses mains pour l'embrasser comme il ne l'avait embrassé que dans les occasions de grande passion où il n'y avait qu'eux deux sur la planète.

Lorsqu'ils se séparèrent, Brennan ne pouvait croire qu'elle voyait une telle illumination dans le visage de son amoureux. Son grand sourire, ses yeux d'un brillant chocolat illuminant ses yeux à elle, elle savait ce qu'il avait en tête. Elle savait que c'était irrationnel, elle savait qu'elle n'avait pas besoin de ce morceau de papier pour prouver à qui que ce soit qu'elle était amoureuse de lui. Pourtant, pour voir l'amour qui était reflété dans ses yeux présentement, elle aurait fait n'importe quoi.

« Tu veux m'épouser ». Ce n'était pas une question ou une demande en mariage, elle ne faisait que citer ce fait.

« Bones… » Il ne voulait certainement pas entrer dans cette conversation à cet instant, toutes les fois où elle et lui avaient parlé de mariage, les choses avaient mal tourné.

« Booth, si tu me demandais de t'épouser, présentement, je te dirais oui.

- P… p… pardon? Quoi? Tu plaisantes?

- Non, je ne suis pas très habile pour les plaisanteries.

- Je sais, et c'est exactement pour cette raison que je te pose la question.

- Je ne plaisante pas.

- Je sais… chuchota-t-il, réfléchissant un instant à ce qui arrivait.

- Alors, tu vas me demander en mariage? Demanda-t-elle avec arrogance.

- Nope!

- Pardon?

- Non, je ne vais pas te donner l'honneur de me donner la permission pour te demander en mariage.

- Booth?

- Tu viens? On a une bonne nouvelle à annoncer à nos amis…, dit-il en se retournant vers la vitrine du Founding father's où toute l'équipe du labo les regardait, sourire aux lèvres, … qui ont déjà probablement deviné ce qui se passe, continua-t-il.

- Mais, Booth, que fais-tu de la tradition nord-américaine de ne rien révéler avant le deuxième trimestre?

- Tu crois vraiment que je vais attendre trois mois? Si je ne me retenais pas, je le crierais à toute la rue. Moi, Seeley Joseph Booth serai papa d'ici quarante semaines.

- Trente-deux en fait. J'en suis à ma huitième semaine ».

Booth ne répondit rien, il ne fit que lui sourire, la prit par la main et l'amena à l'intérieur du restaurant. Assis à une table, le couple Hodgins-Montenegro, Camille, Sweets, Daisy et Wendell avaient évidemment deviné que quelque chose s'était passée entre eux deux sur ce trottoir devant leur resto préféré; ils avaient toutefois évité de tirer trop rapidement des conclusions. Au cours des derniers mois, ils avaient observé le couple évoluer et ce genre de scène, sans être devenues banales, étaient pour le moins courantes. Il leur était souvent arrivé d'entrer dans le labo en pleine querelle, criant l'un contre l'autre à plein poumon, avant que l'un ou l'autre ne dise une réplique qui changeait immédiatement l'atmosphère. Souvent, à ces moments-là, un ou l'autre se mettait à rire et ils s'embrassaient avant de continuer leur journée comme de rien n'était.

Entrant dans le restaurant, Brennan ne pouvait s'empêcher de sourire. Se rendant à la table où se tenaient leurs amis, les efforts qu'elle mettait pour effacer son sourire commençaient à être douloureux.

« EH! Chérie, dit Angela en embrassant son amie sur la joue. T'as l'air contente!

- Eh bien, c'est une bonne soirée.

- J'ai cru voir cela. Il y a une bonne raison pour que vous arriviez aussi tard?

- Je l'ai trouvé penchée sur les restes d'une femme morte depuis cent ans, dit Booth en la serrant contre lui. Il m'a fallu utiliser tout mon charme pour la sortir de là.

- Quelque chose me dit qu'il n'a pas utilisé que son charme pour la sortir de là! Blagua Hodgins alors que tous autour de la table se mirent à rire.

- Alors, comment te sens-tu éloignée de ta progéniture? Brennan tenta de changer de sujet.

- N'appelle pas Lily ma progéniture, chérie. Lily est ma fille et tu es sa tante. Et merci de me rappeler que mon bébé est seule avec une nounou inexpérimentée à la maison.

- Elle a travaillé vingt ans dans la famille de mon cousin, s'écria Hodgins. Elle a plus d'expérience que Mary Poppin's.

- Qui? Demanda Brennan. Booth sourit et prit les rênes.

- Voyons, Bones, essaie d'imaginer, être éloignée de ta propre fille! Disait-il sans grande subtilité faisant sourire Brennan.

- Ouais, dit-elle sans aucune subtilité. Ça doit être horrible.

- Tu sais? Tu devrais être plus conciliante avec Angela, elle pourrait être d'une grande aide.

- Grande aide pour quoi, chérie? Demanda Angela avant de reconnaître le sourire dans le visage de son amie. OH mon DIEU! »

Sans rien dire de plus, elle se leva et sautant dans les bras de son amie.

« Quoi? Quoi? Quoi? Oh mon Dieu? Demanda Sweets un peu confus.

- Bones est enceinte », dit Booth en souriant à pleines dents.

Évidemment, ils entendirent autour d'eux des cris de joie et même certaines larmes se versèrent. Après tout ce qu'ils avaient traversé, qui ne pouvait être content du dénouement de leur histoire? Voyant leurs amis et collègues fêter leur bonheur autour d'eux, Booth entoura de ses bras autour de sa copine et accota son menton contre son épaule.

« Tu ne peux pas le nier, Bones, tes amis t'aiment.

- Ils nous aiment, Booth.

- Épouse-moi, chuchota-t-il dans son oreille.

- Je croyais que tu refusais que je te donne la permission de me demander en mariage.

- Eh bien, j'ai changé d'idée, sourit-il. Alors?

- Tu connais déjà la réponse à cette question, Booth.

- En fait, non. Je suis un peu confus. Tu veux m'épouser ou non?

- Évidement que je veux t'épouser, Booth, sourit-elle. Je ne t'aurais pas donné la permission de me demander ma main si je n'avais pas l'intention de te la donner ».

Il lui sourit. Il savait que pour toute sa vie, il ne gagnerait plus jamais un débat ou une conversation, il n'aurait plus jamais le dernier mot. Il savait que, la plupart du temps, elle l'irriterait à propos de question de religion, d'émotions ou même de psychologie. Mais pourtant, en cet instant, serrant fort sa fiancée dans ses bras, Booth avait pour la première fois dans sa vie, la sensation que tout allait pour le mieux. La sensation d'un bonheur complet, total, qu'il n'arrivait pas à expliquer, l'envahissait. Peut-être n'était-ce qu'en raison de la femme qu'il tenait dans ses bras. Peut-être était-ce la conscience que la seule foi qu'elle avait était celle qu'elle portait en lui. Peut-être était-ce sa propre foi en elle qui le rendait si heureux. Peut-être que le bonheur, après tout, n'était qu'une question de confiance.

Fin.


NA : Je sais ce chapitre était différent des autres, mais il m'apparaissait comme étant la seule véritable conclusion à l'affaire. Merci de m'avoir lu. J'ai adoré écrire cette humble histoire pour vous!