Traductrice : Hermi-kô

Auteur : FreyjaCartagena


Note de l'auteur : C'est la première fois que j'écris quelque chose de léger. Merci à walaakongkwenta qui m'a recommandé Yamato Nadeshiko Shichi Henge en anime et en manga. Voici la suite de sa fic que j'ai imaginé-

Disclamer : Le fandom appartient à Tomoko Hayakawa il me semble et Epistaxis à walaakongkwenta. Comme d'habitude, seules les suppositions sont à moi.


Le sang est un élément naturel du corps de l'être humain. Le sang est pompé à travers le cœur, y rentre et en sort afin de nous garder en vie. De nous faire sentir vivants.

Alors vous voyez, voir des tâches de sang était chose courante au manoir Nakahara.

Lorsque Takenaga Oda vue les tâches de sang à l'extérieur de sa chambre il assuma aussitôt que Sunako avait été au premier étage, avait rencontré l'un d'entre eux et avait saigné du nez.

Oda se rendit dans la salle de bains du rez-de-chaussée, puisque celle de son étage n'avait pas encore été réparé : Evident, car l'argent qu'ils gagnaient était utilisé pour réparer ce qu'ils avaient cassés en l'obtenant.

Il était bien matinal, vu qu'il n'avait pas répété l'erreur de Sunako en tombant sur Kyohei qui serait déjà en possession des lieux. Encore heureux, parce que si c'était arrivé, il n'aurait pas pissé du sang par le nez mais aurait eu un traumatisme si puissant qu'il en aurait oublié jusqu'à l'existence même d'un Takano Kyohei.

Il rejoignit ses colocataires une demi-heure plus tard et remarqua des détails qui le faisaient se sentir chez lui :

Ranmaru courtisait Sunako, disant la trouver encore plus jolie que la veille. Mais la seule présence féminine de la maison ne pipa mot, continua à touiller le ragout au-dessus du feu, s'excusa hâtivement, sortit dans le couloir et on put entendre un liquide dégouliner, sans doute du sang. Ranmaru pouffa, essayant de dissimuler son air nigaud lorsqu'il surprit Oda secoué la tête, mais était incapable de s'arrêter de rire.

Yuki avait posé quelques robes sur la table, déclarant qu'il y aurait un autre bal ce week-end. Le jeune efféminé se disait que peut-être il pourrait faire essayer une tenue ou deux à Sunako qu'elle trouverait confortable.

Oda ne put pas s'empêcher d'ajouter : « Si tu y fais pendre des entrailles peut-être, ou alors si tu mets des crânes à l'ourlet, alors elle y pensera. »

Yuki pâlit, et avec un frisson, essaya de juguler un cri qu'il se savait sur le point de pousser.

Il sourit prestement. Il ne pouvait pas se retenir de titiller ce jeunot trop efféminé. Il s'assit à côté de Yuki et lui ébouriffa les cheveux.

« Qu'est-ce que tu as là ? » Ranmaru pencha la tête de côté pour mieux voir Oda.

« Ah, ça ? » Oda leur montra le livre et le sac de fraises qu'il avait amené avec lui. « Un bouquin sur l'étiquette pour Sunako et bien, l'habituelle gâterie de Kyohei. D'ailleurs, où est-il passé celui-là ? »

« Il est déjà parti pour l'école, disant qu'il devait y être tôt aujourd'hui. »

« Pourquoi faire ? Ne me dis pas qu'il veut encore se faire passer pour un intello. »

Yuki se leva et alla jeter un œil au ragout laissé sur le feu. « Non, je ne crois pas. Je crois que lui et Sunako se sont encore engueulés. » Yuki huma la marmite. Il s'exclama en direction du couloir : « Sunako-chan ! Je crois que le ragout est prêt, est-ce que tu peux venir vérifier s'il-te-plait ? »

Ça lui prit une minute ou deux, mais Sunako réapparu dans la cuisine, vêtue d'un nouveau tee-shirt, et continua d'opérer aux fourneaux. Elle évita leurs visages empreints d'inquiétude, et après deux trois tours de cuillère, servit le ragout. Elle poussa sans ménagement les robes de côté et commença à manger.

Alors que Ranmaru et Yuki animaient la conversation, Oka réfléchissait : Effectivement, c'était un jour comme les autres pour eux. Ça avait commencé par un saignement de nez, continuerait par de multiples autres tâches sanglantes et se terminerait encore en bain de sang avant qu'ils aillent tous se coucher.

Ils ne virent pas Kyohei à l'école de la journée. Avant la fin des cours, Oda décida qu'il vaudrait mieux pour lui qu'il rentre en premier à la maison, pour voir si le blond y était. Il ne voulait pas alarmer les autres, mais il avait un mauvais pressentiment. Ce ne serait pas la première fois que Kyohei quitterait la maison après tout. Sauf qu'Oda croyait qu'entre tous ils avaient réussis à le guérir de ses accès de solitude. Maintenant il n'en était plus aussi sûr. Vous ne pouvez jamais être sûr de quoi que ce soit avec Kyohei lorsqu'il décidait d'agir aussitôt qu'une idée se formait dans sa tête.

Ils étaient une famille. Le lien entre eux quatre était formé à la fois de solitude et de camaraderie. Ils savaient quand passer du temps tous ensemble et quand laisser chacun d'eux tranquille. Les filles qui avaient partagés leur vie à un moment ou à un autre n'avaient jamais pu comprendre l'importance de ce simple fait. L'amour n'était pas une forme de possession après tout.

Il n'y avait jamais pensé auparavant, mais peut-être que c'était la raison pour laquelle Nakahara Sunako avait sa place parmi eux. Une tâche d'obscurité dans leur radiance, de la solitude au milieu de leur camaraderie, leur morve sur une chemise propre. Il éclata de rire. Il n'avait rien contre l'obscurité, et il était sûr que Nakahara Sunako brillait plus encore lorsqu'elle était avec eux.

Pour Ranmaru, Sunako est le défi ultime, la fille qu'il ne peut conquérir.

Pour Yuki, elle est quelqu'un avec qu'il peut habiller sans se faire traiter de gay.

Pour Oda, elle était toujours une source de mystères.

Pour Kyohei, voyons, Oda pensait que Kyohei avait besoin d'une fille qui ne lui courait pas après.

Oda appelait lorsqu'il atteignit le manoir. Il alla d'abord dans le salon, puis dans la cuisine et dans les chambres du premier étage à l'exception de celle de Sunako, mais il sentit bien qu'il n'y avait personne dans la maison.

Il avait abandonné l'idée de trouver Kyohei dans la maison lorsqu'il poussa la porte de la chambre du garçon. Mais la brillante créature de Sunako était bien là, sous les couvertures de son lit. Il pouvait voir quelques mèches blondes comme les blés dépasser.

« Kyohei ! » S'exclama Oda alors qu'il le secouait.

Kyohei ouvrit un peu ses yeux et puis les referma lorsqu'il reconnut Oda. « Pourquoi est-ce que tu cries ? Tu peux pas voir que je suis malade ? »

« Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? Tu t'es encore battu ? »

« Arrête de hurler ! » Kyohei se mit sur son séant. Il tenait sa tête dans sa main droite et Oda vit un mouchoir plein de sang.

« Tu es blessé ? » Oda palpa la tête de Kyohei et quand il n'y trouva aucune plaie ouverte, en chercha sur la poitrine et le dos avant d'aller plus bas, mais Kyohei le poussa loin de lui avant qu'il ne puisse arriver à ses fins.

« Putain, mec, arrête de me toucher, d'accord ? »

Par terre, Oda était toujours un peu déboussolé. « Désolé, mais je cherchais où tu t'étais fait mal pour saigner autant. »

Kyohei grommela quelque chose avant de regarder ailleurs.

« Quoi ? » Oda pensait bien avoir entendu quelque chose, mais il ne pouvait pas en croire ses oreilles.

« Il n'y avait pas de plaie, » répéta Kyohei tout en regardant toujours dans une autre direction.

Il ne savait pas quoi dire, et il fut sauvé lorsqu'il entendu des bruits de pas à l'extérieur de la chambre. La porte s'ouvrit sur Yuki et Ranmaru qui entrèrent de concert. Ils évaluèrent rapidement la situation : Kyohei sur le lit qui évitait leur regard et Oda au sol.

Ranmaru fut le premier à oser dire quelque chose : « Les gars, on a entendu Kyohei crier et du bruit ensuite. Rassurez-moi, ce n'est pas ce que je pense ? »

Oda lança un regard noir au playboy. « Je peux joyeusement t'assurer qu'il ne s'est rien passé de pervers, si c'est ce à quoi tu penses. C'est bien pire que cela. » Oda se releva et tira sur ses vêtements. Il pointa du doigt l'homme sur le lit. « Il saigne vachement. Et il dit qu'il n'y a pas de plaie. Essayez de comprendre. »

Ranmaru jeta juste un coup d'œil à Kyohei avant de soupirer. « J'étais déjà au courant. »

« Quoi ? »

« Ça a commencé il y a quelques semaines de cela, » ajouta Yuki.

« Un instant, qu'est-ce qui a commencé ? » Oda avait du mal à saisir ce dont ces deux-là voulaient parler, et Kyohei avait visiblement donné sa langue au chat.

Ranmaru éclata de rire. « Sérieusement, Takenaga, tu as deux de tension. »

Oda en avait sa claque de tout ça. « Et bien Sensei, éclairez ma lanterne. »

Soudainement Sunako était à la porte, les regardant tour à tour. Son regard tomba même sur la brillante créature dans le lit, le sang déjà sur le point de cascader le long de son menton. Finalement, elle se concentra sur Oda.

« Je vais préparer le diner. »

Elle détala vite-fait dans le couloir.

Le silence qui suivit son départ fut brisé par une exclamation de Kyohei, et lorsqu'Oda regarda dans sa direction, il vit le sang jaillir du nez de Kyohei qui essayait sans succès de se boucher les narines avec le mouchoir.

Takenaga Oda réalisa qu'ils n'avaient plus besoin de se préoccuper du loyer : la quantité de sang versé dans le manoir ayant doublé, ils allaient visiblement finir noyés.