Pour introduire l'histoire suivante, il faut savoir que j'aime faire de petits chapitres, histoire d'avoir toujours de l'avance dans mes publications futures. Je parlerais souvent du point de vue de différents personnages... Parce que j'aime ça ! =)

Aaron Hotchner, Bureaux du BAU, Fbi 10 h 46

Il faut croire que j'attire la malchance en ce moment. Que tout me tombe dessus comme si la vie reprennaît tout ce que je ne méritais pas. Lorsque le téléphone a sonné, j'aurais du me douter que ce coup de fil n'allait pas me plaire. Pourtant, je décrochais, un étrange pressentiment étranglant ma gorge.

" Agent Hotchner ? Il y eut un léger silence puis un juron fleuri au bout de la ligne. Je soupirais en reconnaissant la voix qui jurait aussi allègrement.

- Non de... ! Bonjour Aaron, excuse moi pour ça, mais je viens de me faire attaquer par moi même. Je te dérange ?

- Je pense que non. Bien que le fait de me téléphoner pendant que je travaille me dérange toujours.

- Et tu veux que je fasse comment, tu es toujours au boulot ! Tout ça pour te dire que j'ai trouvé du travail.

- Bien, c'est une bonne chose. J'étais contente pour elle, elle l'avait probablement mérité. Mais un affreux doute me saisit. Et pourquoi tu me téléphones à moi pour me dire ça ?

- Heuuuu... Et bien disons qu'une certaine Jennifer Jareau à besoin d'aide et qu'en plus j'ai des compétences en informatique, donc... La voix féminine s'était faite hésitante et un peu honteuse.

- Léna ! Tu veux dire que tu vas travailler au BAU ? Je n'étais pas en colère, juste mort de trouille pour des raisons personnelles.

- Et bien... Oui. Mais je ne te dérangerais pas, tu ne sauras même pas que j'existe ! Argumenta la dite Léna avec conviction.

- Tu n'as jamais su être discrète. Mais je ne suis pas en colère. Evite juste de me faire l'une de ces grandes démonstrations d'affection que tu sembles adorer.

- Promis. Au fait, je suis dans le bureau."

Je regardais au travers de la vitre et la vis, devant l'ascenseur à me faire un geste timide de la main. Je raccrochais le combiné et elle sourit, de ce sourire emplis de douceur qui avait fait craquer plus d'un homme à ma connaissance. Au moins elle avait fait des efforts vestimentaires, me dis-je en soupirant.

Elle semblait avoir renoncé à ses habituelles frusques multicolores pour quelque chose d'un rien plus sombre et arborait toujours ses cheveux d'un rouge vif. Je descendis les quelques marches, traversais l'espace qui séparait d'elle et remarquais qu'elle portait toujours sa boucle d'oreille en forme de perroquet.

" Re bonjour Aaron.

- C'est du sérieux Léna. Et je n'hésiterais pas à te virer au besoin. Elle eut cette moue triste qui me fit culpabiliser. Elle y arrivait déjà quand elle avait 5 ans, c'est dire ma résistance.

- Je sais bien. Et crois moi, tu ne serais pas le premier à le faire. Mais je vais me tenir, promis ! Elle eut un sourire rayonnant d'honnêteté, celui là même qu'elle me sortait quand elle avait fait une bêtise. Malgré moi, je lui renvoyais son sourire.

- Je vais t'emmener chez JJ, elle t'expliquera tout ça.

- Dac'. Et comment je dois t'appeler ? Tonton hotch ?

- Évite. Un Hotch me suffira très bien."

Léna eut un rictus qui n'annonçait rien de bon, mais qui étais-je pour lui donner des ordres. Hormis son nouveau supérieur évidemment. JJ leva les yeux de la montagne de paperasse qui trônait sur son bureau et fixa la nouvelle avec une intensité étonnante.

" Léna Devans ? "

La jeune femme sembla déglutir et je dois dire que j'appréciais assez l'effet effrayant qu'avait la blonde sur elle.

" Oui madame. En parfaite petite fille modèle, elle croisa les mains en son giron.

- Tu peux m'appeler JJ ! Après tout, si tu peux me débarasser de la paperasse, je crois que je vais t'aimer !

- J'ai toujours eu un don surnaturel avec l'administration. Ça doit être mon côté Jedi."

JJ rit et se leva. Sentant que je devais invisible, je m'éclipsais, tellement plus au calme dans mon bureau. Je tournais donc les talons et jetais au passage un regard sur le reste de l'équipe occupée à taper des rapports ou dans le cas de Reid, de lire un livre épais comme un dictionnaire.