Bonjour à toutes et tous,

Vous avez pu le voir dans un message que j'avais posté précédemment que fanfiction ne me convenait plus. J'ai pris le temps de réfléchir. Malgré le peu de temps libre que j'ai eu, eh oui on a tous une vie ^^, j'ai décidé de posté ici pour finir mes fictions.

Pourquoi revenir sur ma décision ?

Premièrement, je me suis rendue compte qu'enregistrer tous les jours près de 20 personnes pour une ou plusieurs fictions me faisait perdre un temps fou sur le temps que je pourrais avoir pour l'écriture. Je suis vraiment flatté de voir qu'autant de monde désire suivre mes fictions, sincèrement sa me touche. D'ailleurs, votre enthousiasme et vos mails de soutiens m'ont réellement motivé à revenir. J'ai reçu près de 300 mails de demandes de suite et rien que pour ça j'ai envie de revenir.

Dans un second temps, la motivation et l'envie refont surface. J'avais tenté en rouvrant ce chapitre de taper quelques mots pour voir si l'inspiration revenait. Et ce fut le cas. J'en suis heureuse et j'espère vraiment que sa continuera comme ça.

A présent sans plus discuter sur mon retour, ce qui n'est pas le plus intéressant, voici le nouveau chapitre : D J'espère qu'il vous plaira. Désolé pour ceux à qui je n'ai pas répondu, le temps m'a manquer mais sachez que je lis autant vos compliments que vos critiques qui me permettent de revenir sur ce qui cloche. Je tiens à vous prévenir, je n'ai pas corrigé à fond de chez fond le chapitre, donc vous tomberez certainement sur des fautes de frappes. Je ne suis pas très douée pour corriger via un écran… J'ai pas mal douté de ce chapitre parce que je n'en n'étais jamais satisfaite… Oui toujours insatisfaite XD

Enfin bref voici le chapitre 19 :D

Petit résumé : Bella est au bord du gouffre alors que son oncle se retrouve à l'hôpital à cause de sa maladie. Mal au plus haut point psychologiquement, Bella décide de demander de l'aide à Emmett qui lui avait sauvé la mise contre Laureen et Mike, pourtant, elle n'avait pas prévue qu'Edward prenne le téléphone. Ce chapitre annonce son accueil chez les Cullen, une mise en place s'impose donc et ça va commencer à soulever quelques relations, je n'en dis pas plus D

Chapitre 19 Premier contact

Edward

Me rongeant les sangs, je tapotais nerveusement sur la table à l'aide mon index. Frénétique, je me mordais régulièrement les lèvres en signe d'appréhension. Ce manège durait depuis maintenant deux heures et presque quarante minutes.

Souffrant des tic-tacs tortueux de la pendule, je laissais ma tête tomber en arrière, tout en espérant que cette dernière ne se décroche pas de mon cou. La frêle silhouette de Bella apparut devant mes yeux, soudainement. Elle était si belle. Elle l'aurait été davantage si elle n'avait pas l'allure d'un cadavre. Son visage était livide et si Alice ne la tenait pas contre elle, je suspecte qu'elle se serait effondrée comme une poupée de chiffon.

Sa figure semblait avoir été ravagée par un océan de larme alors que ses joues étaient davantage creusées. Sa lèvre inférieure était légèrement fendue et ses yeux semblaient sortir de leurs orbites.

Tenté de glisser un doigt sur sa lèvre déchiré, je serrai mes poings le long de mes flancs alors que mon cœur s'agita dans ma poitrine. Puis sans un mot, Alice l'emporta vers les escaliers tandis que Bella fixa constamment le sol.

Sa démarche était semblable à celle d'un robot, d'un automate qu'on aurait programmé. Elle prenait son temps, mais j'avais l'impression que la notion du temps n'était pas la même pour nous deux. Je ne pus la lâcher du regard jusqu'à ce qu'elle ait disparue avec Alice à l'étage.

Bella

Alice m'avait pris, une nouvelle fois sous son aile. Malgré sa petite taille, elle arrivait à me soutenir pour me conduire jusqu'à la salle de bain. Je n'avais aucune envie de prend une douche ou quoi que ce soit d'autre mais je n'avais aucune envie de refuser. Faire cet effort n'était pas dans mes cordes.

Sans m'en apercevoir, je vis Alice se stopper et moi également. Je ne l'avais pas remarqué visuellement mais seulement physiquement. Ses petits doigts qui s'étaient enroulés autour de mon bras s'étaient lentement détachés. Leur chaleur étaient partis. Elle était partie car ses talons claquaient encore contre le parquet du couloir.

Elle avait accompagné sa fuite par un bafouillage qui s'était davantage apparenté à un bourdonnement à mes oreilles. Ils avaient été futiles mais ils me rassuraient. Je n'étais pas encore totalement dingue.

Les yeux perdus dans le vague, je sentis ma mâchoire se décrocher d'elle-même alors qu'un filer d'air me mordit jusqu'à l'os. Le plus étrange, fut que je n'y prêtai pas plus attention. Les pieds fermement ancrés, je ne fis rien pour remédier à mon malaise. C'était surement ce que m'avais demandé Alice. De ne pas bouger. C'est ce que je fis pendant quelques minutes. Les déterminés seraient sans intérêt, sauf peut-être dans l'espoir de passer le temps.

Alice était revenue les bras chargés de serviettes et d'un peignoir blanc qui était sur le haut de la pile. Ce qui était encore plus étonnant, c'était que ses affaires étaient blanches. Venant d'Alice, c'était étrange.

Son excentricité semblait s'être tu lorsqu'elle m'avait vue totalement paralysée dans me fauteuil de mon oncle. J'avais sentis un déplacement d'air et j'avais vue Alice, tétanisé. Ses mains avaient pris en coupe mon visage inexpressif en hurlant des paroles incompréhensives.

J'étais totalement inerte. Mon corps reposait dans le fauteuil de mon oncle. Une couverture chaude recouvrait mes jambes alors que Berlioz se frottait nerveusement contre mes jambes. A vrai dire, je ne le sentais pas. Seul le reflet de l'écran m'avait permit de savoir sa présence.

Ça ainsi que ses miaulements qui s'apparentait à des sifflements lointains. Je patientai et ce depuis qu'Edward m'avait parlé. Sa voix avait été vibrante d'émotion. La panique avait transpercé la douleur que je tentai de contrôler.

Elle avait explosé dans mon ventre, détruisant tout ce qui s'y trouvait. Je m'étais mis à trembler lorsqu'il s'était mit en tête de venir me chercher. J'avais la gorge sèche et mon esprit s'était peu à peu détacher de mon corps.

Je m'étais sentie mollir et mon cœur palpité davantage dans ma poitrine. Ma mâchoire c'était décrochée d'elle-même alors que la voix rauque d'Edward résonnait encore dans le combiné d'une manière obsédante et lointaine.

A présent, je me sentais nager dans un état second où j'étais bien. Je ne sentais plus la douleur qui me dévore depuis si longtemps. La douleur était devenue sourde. Elle était comme apprivoisée.

Je ne la subissait plus, j'en étais totalement libéré et je me sentais comme flotter. Le visage détendu et les bras reposant sur les accoudoirs rembourré du fauteuil, je laissais mes membres engourdit s'étendre d'eux-mêmes. Je ressentais encore les ressors qui me rentraient dans la chaire, dérangeant mes courbes.

Perdue dans un précipice de souvenir, je n'avais pas senti que la chaleur d'Alice était revenue pour me soutenir. Ses doigts collaient légèrement. Sans doute étaient-ils moites. Elle devait-être angoissée.

Oui décidément, Alice avait rangé son excentricité au placard. A présent, elle m'avait positionné devant la baignoire. Si j'avais pus, j'aurais ris. J'en sortais tout juste après avoir longuement hésité à passer l'arme à gauche ou non. Dans tout les cas, je n'avais aucune envie d'y remettre les pieds.

Ouvrant légèrement la bouche, je tentai de faire fonctionner mes cordes vocales mais elles ne semblèrent pas vouloir coopérer. La panique me pris au dépourvu et dévasta avec force les barrières que j'avais élevé. Envahir par d'affreux tremblement, je vis les immenses yeux d'Alice ce focalisés sur moi.

- Bella…

Elle devait être submergée par l'inquiétude de ses spasmes qui me vrillaient le cœur. Le souffle haletant et la poitrine folle, je sentie les paumes des mains d'Alice se caler contre mes joues. La chaleur me semblait brûlante et insoutenable jusqu'à ce qu'elle se mette à caresser lentement la surface de ma peau à l'aide de son pouce.

Bien que le contact fût apaisant, je ne pouvais dire que ceci stoppait la folie qui me tiraille. Reculant pour m'échapper de ce doux contacte, je vis Alice mordre nerveusement sa lèvre inférieur. Ses yeux semblaient flotter dans ces cercles humides qui me déchiraient le cœur.

- Oh mon dieu !

Aussitôt avait-elle lâché ce cri d'horreur que j'avais dissimulé mon corps derrière les serviettes qu'elle m'avait apporté. Mes bras, elle avait vu mes bras. La réaction d'Alice me confirma que j'étais décidément un monstre aux yeux de tous. La gorge sèche, je penchai mon visage sur le coter sous le silence qui pesait dans la pièce.

Alice devait très certainement me lorgner. Après tout je ne pouvais pas lui en vouloir. C'était comme voir un avion sur le point de s'écrasé au sol. Fascinant et affreux. Pourtant l'idée d'être observée, détaillée, jugée me donnait l'envie d'aller me terrer loin du regard de chacun et rester prostré dans l'ombre.

Peut-être que ce sort serait préférable à ce que j'avais pus vivre auparavant. Me voûtant légèrement en avant, je sentis mes pensés tourbillonner dans mon crâne. Ses songes me tiraillaient, me torturant dans des méandres insupportables.

Son regard reflétait-il de l'horreur face à ce que je montrais ? Mon enveloppe physique était-elle si dégueulasse ? A l'intérieur qu'est-ce que cela devait-être ?

J'aurai aimé contempler les rayons de soleil qui aurait jailli d'un endroit pour traverser la pièce et atteindre ma peau nue. Mais rien de la sorte ne vient. Je ne pris pas la peine de chercher la moindre source lumineuse. Il n'y avait que les néons grésillant qui éclairaient la pièce.

Lentement, le regard toujours rivé au sol, je lui tournai le dos alors qu'un nouveau hoquet de surprise sortie de sa gorge. Je n'y prêtai aucune attention cette fois. Je m'efforçais d'écouter le silence voler dans la pièce. Un silence étrange, paisible, qui me rendait moins coupable de mon mutisme.

Je tentai de ne capturer aucun regard dans l'espoir de ne pas être submergée de questions, d'interrogations. Je m'étais murée dans le silence et mon esprit me semblait beaucoup moins malmené ainsi.

Mon corps qui affolait tant Alice, n'était que le résumé visuel de mes erreurs. Bien qu'elles soient affreuses, je m'étais habituée à leur présence. Elle me permettait de me souvenir, de me remémorer ce que ma vie était, ce qu'il me fallait atteindre comme objectif à présent.

Pourtant, je ne pouvais encore quitter le mutisme. Il était bien trop confortable, apaisant qu'il me paraissait être une alcôve de chaleur que je désirais tant. Laissant tomber mon tee-shirt au sol, je posai mes mains sur la ceinture de mon jean.

Fermant les paupières, je tentai de visualiser le mouvement à faire, mais la peur réapparu en un assaut violent. Ouvrant à grande vitesse mes yeux, je me surpris à avoir une respiration saccadée.

Ma poitrine se souleva puis s'abaissa de plus en plus vite alors que la voix d'Alice résonnait en un écho. C'était mon prénom qu'elle chuchotait comme un supplice. Elle me déchira le cœur par cette douleur qu'elle contenait par ma faute.

La haine que je me portais était assourdissante, elle me prenait à la gorge pour m'étouffer. Je pouvais sentir ses mains qui se serraient à chaque minute. Respirent un grand coup, je défis par mes mains tremblantes, les boutons de mon pantalon. Ils glissèrent sous la peau de mes doigts et me communiquèrent leur fraîcheur. La surface lisse, étrangement, râpait mon épiderme.

Une fois la chose faite, je laissais mes bras retomber le long de mes flancs sans retenue. Leur poids qui s'écrasait dans le vide me fit mal mais me rappelait que je ressentais toujours les choses.

Voilà un coté utile à la douleur. Perdue dans ma torpeur, je n'avais pas vue Alice s'emparer d'un gant de toilette. Au début, elle semblait hésitée dans son geste, puis plus les secondes passèrent, plus ses mouvements étaient énergiques. A son image.

La texture spongieuse du gant caressait la surface de ma peau en un effleurement râpeux. Je sentais ma peau chauffée pour prendre une teinte rougeâtre mais je ne m'en formalisai pas. Elle évita malgré tout que ses gestes rapides aient à entrer en contact avec mes blessures.

Elle ne fit aucun commentaire et je l'en remerciai. Je n'avais rien à dire et entretenir le silence était une bonne chose. Elle ne m'avait pas demandé si la température du gant était bonne. Elle l'avait juste posé sur ma peau et attendu une réaction de ma part.

- Je suis désolée.

Surprise d'entendre un son autre que le frottement du gant contre moi trahir le silence, je sursautai légèrement. Me devisant la tête, je la surpris comme perdue dans l'imperfection de ma peau. Ses lèvres molles se durcissaient lorsque mes yeux se posèrent dessus.

Son petit nez légèrement rebondit était gâchée par de vilaines plissures. Ses yeux s'étaient clôturés alors que sa souffrance pouvait se lire par ses sourcils froncés.

- Je suis tellement désolée, répéta t-elle dans un trémolo.

Je sentais que sa gorge était aussi nouée que la mienne. Ses mains qui étaient à présent tremblantes, autant que les miennes. Echevelée, elle dissimulait son visage par ses cheveux ébène qui semblaient avoir ondulés légèrement.

- Si tu savais combien je m'en veux.

Ecarquillant les yeux, je me retournai et je me surpris devoir soutenir Alice. Ses mains avaient pris place aux niveaux de mes avants bras tandis que ses ongles s'enfonçaient dans ma peau. Un feulement léger s'échappa de mes lèvres lorsqu'elle s'approcha davantage de moi.

Il est vrai que je n'avais pas la tenue adapté pour une conversation ou encore un câlin rassurant. A vrai dire, je ne savais pas vraiment comment m'y prendre. Devais-je rester immobile ou bien faire quelque chose ? J'avais le cœur qui brimbalait. La panique captura chaque fibre de mon corps lorsque des sanglots remuèrent Alice.

- J'ai été une mauvaise amie ! J'aurai du venir t'aider, venir te parler, débita-t-elle dans un souffle avant de s'effondrer davantage. Surtout après cette stupide soirée. Pour la première fois je t'avais vue en colère contre moi…

C'est figé, que j'attendis patiemment que quelque chose se passe. Les bras d'Alice progressèrent jusqu'à mon dos. Ses doigts durent se joindre car je sentis sa prise se resserrer autour de moi.

- Mon dieu ! Quand j'ai vue Edward se liquéfier au téléphone, j'ai crue mourir.

Elle avait assisté à la scène. Seigneur, je sentais mon cœur se déchirer dans ma poitrine en subissant les reniflements d'Alice. Je l'avais blessé. Je l'avais effrayé.

- Il était si mal. Surtout quand il n'a pas pus venir avec nous. Emmett avait peur qu'il fasse une bêtise.

Baissant la tête, je me sentie pâlir davantage. Edward. J'entendais encore sa voix, vibrante d'inquiétude. Oui, il avait été inquiet, j'en suis sûr, mais pas à cause de son chantage. Non pour la situation affreuse que je vivais.

Ainsi, il aurait voulu me chercher… Il serait venu si Emmett ne l'avait pas arrêté. Le cœur serré, je m'emparai des mains d'Alice, les serrant de toutes mes forces. J'ouvris lentement la bouche, tentant d'en sortir un son, mais rien ne viens. J'avais l'impression que mes mots se bloquèrent dans mon lynrix pour créer un véritable bouchon de circulation. Alors que les trémolos prenaient d'assaut ma gorge, je sentis la petite main d'Alice s'échapper.

- Je crois qu'on a l'air de deux dingues, renifla-t-elle tout en laissant s'échapper de ses lèvres une léger rire.

En retour, je fis de même. Qu'aurais-je pu faire d'autre ? J'étais plantée là, les lèvres tremblantes et le cœur palpitant à vive allure dans ma poitrine. Frottant le dos d'Alice, je gardai mon regard verrouillé sur le sol me rappelant qu'il était nécessaire de respirer.

C'est dans un peignoir blanc que je sortis de la salle de bain. Je me surpris de caresser lentement la texture du vêtement. C'était si blanc et frais que je ne me souvenais pas la dernière fois que j'avais revêtu ce genre de fringue. Le coton contre ma peau avait un étrange effet apaisant. Remuant mes épaules, j'appréciai le frottement de la matière.

Alice n'avait pas émit le moindre mot sauf pour me prévenir qu'elle allait chercher quelque chose. Hochant de la tête, je la vis disparaitre dans ce qui, d'après mes souvenirs, était la cuisine. Resserrant les pans du peignoir, je me dirigeai à l'opposé.

C'était certainement la meilleure solution. Je vis au loin le long canapé en cuir qui délimitait l'espace en deux. Il semblait étinceler sous les néons de la pièce. Je n'imaginais pas l'image cadavérique que je devais renvoyer.

En réalité, je le devinai aisément. Nerveusement, je serai davantage l'emprise que j'avais sur les pans du vêtement alors que les chuchotements dans la pièce à coté résonnaient dans un écho parasité.

Ce fut lorsque j'entendis mon prénom puis un silence que je m'empressai d'aller m'assoir sur le canapé. Tout en laissant mon regard se balader dans la pièce, je tirai vigoureusement sur les deux manières en me mordant la lèvre. Seigneur, dans quelle histoire m'étais-je encore fourrée ?

Bien trop occupée à lacérer ma lèvre inférieure, je ne vis pas de suite, la silhouette d'Edward se découper dans l'encadrement de la porte. J'avais osé un regard après avoir hoquet de peur. Il était si immobile que je me demandais si il respirait ou non. Il ne cilla pas, ce qui me mit davantage mal à l'aise.

Détournant le regard, je ne préférai pas continuer l'échange visuel, bien que lui ne sembla pas vouloir arrêter. Des picotements légers attaquèrent ma joue tandis que mon cœur se mit à accélérer lorsque des bruits de pas se rapprochèrent de moi.

Je savais qu'il était planté près de moi. Je sentais son parfum qui le caractérisait tant. Il se racla la gorge, visiblement mal à l'aise et dans l'embarra. Ça tombait bien, il n'était pas le seul. Pourtant il n'était pas compliquer de mettre fin à ça. Il n'avait qu'à faire demi-tour et s'enfermer dans sa chambre. Pourtant, il ne le fit pas.

Il se contenta de lâcher un soupir qui résonna à mes oreilles comme un désir d'expulser sa frustration. Il se racla une nouvelle fois la gorge alors qu'il plia ses jambes pour s'assoir à une distance raisonnable de ma personne.

Ses doigts s'entrecroisèrent rapidement. Il voulait certainement me dire quelque chose. Du moins, je le pensais jusqu'à ce qu'il se mette à renifler. Puis il lâcha un sanglot qui éclata comme un déchirement. Son corps fut légèrement secoué alors que mon prénom s'échappa de ses lèvres.

Déglutissant, je tournai mon regard vers lui et la vision de son visage strié de larme m'arracha le cœur. La gorge sèche et le cœur au bord des lèvres, j'attendis une réaction de sa part. Je le vis ouvrir la bouche pour soupirer une nouvelle fois de façon dépasser. Un maigre sourire s'étala sur ses lèvres.

- Je suis un abruti.

Plonger dans son regard, je me surpris à hocher la tête ce qui lui arracha un rire amère.

- Tout ça… Dit-il en désignant mon corps. C'est de ma faute, pas vrai.

Une partie de moi hurlait un oui hargneux mais une autre partie fondait devant son visage défiguré par les larmes. Sans rien dire, je fermai rapidement les yeux, m'empêchant de le regarder pour acquiescer une nouvelle fois à sa phrase.

- Je vois…

Le silence reprit un moment, qui fut de courte durée.

- Tu veux que… Je te laisse ?

Je ne répondis rien. Je n'avais aucune envie qu'il parte, mais j'avais besoin qu'on arrête de me poser des questions. Il dut comprendre car il renifla peu glorieusement avant de s'enfoncer dans les coussins du canapé. Bien qu'il soit resté me fit plaisir, je me sentis affreusement gênée au point que mon estomac se tordait fortement. Bon sang, j'avais réellement le don de faire n'importe quoi. Frottant mon avant-bras, j'ouvris la bouche fébrilement tout en remuant ma langue qui collait à mon palais.

- Hum...

Il m'entendit, car c'est les yeux sortis de leurs orbites qu'il se figea face à moi.

- Oui ?

Il avait sursauté si vite que je sentis mes joues s'empourprer. Pourquoi fallait-il que j'agisse de manière si ridicule à cet instant. Soufflant, plus que je ne l'aurai voulu, je vis Edward baisser son regard. Accrochant ses mains fermement au rembourrage du canapé, il plia légèrement ses jambes, signe qu'il allait partir.

Paniquée, je m'emparai rapidement de son poignée plongeant mon regard dans le sien. Je l'avais fait des centaines de fois, tout comme je ressentais des bouffées de chaleurs. Malgré tout le contact invisible qui unissait nos regards me toucha au plus profond de mon être. Pétrifiée à l'idée qui me quitte, je serrais ma poigne pour l'attirer davantage vers le fond du canapé.

Passant mes jambes sous moi, je tournai mon buste dans sa direction pour me donner du courage. Il patienta sagement que je lui réponde mais je ne pouvais me contenter d'entendre sa voix. Sans pouvoir me retenir, je me mis à progresser à quatre pattes sur le canapé pour me rouler en boulle contre son torse.

Il était comme lors du bal. Chaud et agréable au point d'en soupirer d'aise. Je le sentais malgré tout tendu au point qu'il s'était arrêté de respirer. Lui aussi devrait être complètement perdu. Il n'y avait aucune logique à mon comportement tout ce que je savais c'était qu'il me fallait être avec lui. Pour la première fois de ma vie, je me plaisais à être égoïste.