The Man Who Can't Be Moved

L'œuvre twilight ainsi que ses personnages appartiennent a Stéphenie Meyer

The Man Who Can't Be Moved est une création de Jenny0719

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Anonymes:

shelly draven, canada02, Evy,

Merci à ma Bêta Robsten Pattiwart pour sa correction


Chapitre 17

Bella

Je me réveillai avec un intense désir, qui faisait bouillir mon sang et flamber mon estomac. La chaleur me dévorait avec la sensation de doux touchés et de légers baisers.

J'ouvris les yeux et vis qu'il faisait encore nuit dehors. La lune traversait les hautes fenêtres et éclairait assez pour que je puisse voir parfaitement la chambre d'Edward. Du moins si j'arrivais à me concentrer.

Mon esprit était embrumé, coincé sous l'épaisse couche de sommeil et de désir. Je sentis Edward passer entre mes jambes et baissai enfin les yeux pour rencontrer immédiatement son regard pénétrant. Un doux gémissement sortit du plus profond de ma poitrine alors qu'il continuait à me regarder, ses yeux dans les miens communiquaient avec moi sans un mot.

Un sourire malicieux se posa sur son visage. «Je pourrais te regarder toute la nuit. »

Des étincelles passèrent tout le long de mon corps au son de sa voix soyeuse. Si séduisante et lisse, même quand il était en colère, il pourrait faire déferler le désir et le faire passer tout le long de mon corps avec juste un mot. Si quelqu'un m'avait dit que c'était possible avant que je rencontre Edward, je ne l'aurais pas cru. Mais maintenant que j'en faisais l'expérience, rien ne me semblait impossible.

Sa main avança vers l'endroit où j'avais chaud et étais douloureuse. J'arquai mon dos et sifflai quand que ses doigts se connectèrent avec ma chair humide.

« Putain » gémis-je.

« Je te veux » dit-il. « Encore une fois. Tu seras chez toi demain à cette heure. »

« Prends-moi » haletai-je alors que ses doigts plongèrent en moi.

Ses doigts quittèrent mon corps, me faisant froncer les sourcils et bouger mes hanches. Il me fit rouler pour que je sois à cheval sur lui et me descendit lentement sur lui. Ma tête retomba quand il me remplit; le plaisir me traversa et me transforma en un désordre frémissant d'envie.

Ses mains se placèrent sur ma poitrine et ses doigts caressèrent mes seins. « Tu es si belle comme ça » murmura-t-il pendant que je montais et descendais sur lui.

Je me perdis très vite, mais je luttai un peu pour ouvrir les yeux et le regarder. L'expression de ravissement et d'émotion qui était si évident dans son regard me coupa le souffle.

Maintenant désespérée de sentir son corps contre le mien, je me penchai et capturai ses lèvres avec les miennes. La sensation de sa langue contre la mienne, son odeur autour de moi, avec le frottement de sa peau contre la mienne me fit perdre tout contrôle.

Sans avertissement, je hurlai sous la force de l'orgasme traversant mon corps et enfouis mon visage dans le creux du cou d'Edward pour ne pas crier trop fort et réveiller sa famille.

Il gémit contre mon oreille, poussant ses hanches et allant plus profondément en moi. Chuchotant des je t'aime, il me tenait toujours et pulsa à l'intérieur de moi en atteignant son apogée, je m'effondrai sur lui, les jambes molles et maintenant complètement repue et épuisée.


Le matin arriva plus vite que je ne l'aurais souhaité. Je ne voulais pas quitter cette petite bulle dans laquelle nous avions été pris au piège durant ces deux dernières semaines et revenir à la réalité. La réalité de sa carrière, mon métier en travaillant pour lui et la réalité de l'école et de rentrer à la maison pour faire face pour la première fois à Rosalie depuis qu'elle était partie pour aller chez ses parents.

« Putain, bon sang, pas ça » gémis-je dans mon oreiller.

Edward rit et passa sa main sur mon dos. « Quel est le problème, mon amour? »

«Je dois rentrer à la maison» gémis-je. « Je ne veux pas rentrer à la maison. Je veux rester ici. » Je rougis à mon admission, mais mon visage était enfoui dans l'oreiller, donc Edward n'était pas au courant de cela.

«Je ne veux pas non plus que tu partes» soupira-t-il. « Mais nous avons une vie en dehors de nous. Des responsabilités. Nous ne pouvons pas les ignorer tout simplement parce que nous sommes tombés amoureux. »

« Pourquoi pas? » dis-je en faisant la moue.

« Parce que ce serait irresponsable de ma part de te faire échouer ton dernier semestre avant ton diplôme. Et ce ne serait pas sage de ta part de le faire » répondit-il de manière rationnelle.

« Très bien. Sois comme ça. »

Il rit et me tira contre lui. «Nous avons encore un jour de plus avant que la réalité ne s'installe. Ma famille part cet après-midi et ensuite nous serons seuls pendant quelques heures. Et qui sait? Peut-être que quand nous nous lèverons maman nous gâtera avec un petit déjeuner. »

Je lui jetai un regard. « Ça a l'air pas mal. »

Il rit et me gifla les fesses. « Allez, viens. Allons prendre une douche. Je suis tout sale après toute cette activité de la nuit dernière. »

Je ris en secouant la tête. « Tu es un abruti. »

«Tu préférerais plutôt que je te dise que je veux te baiser une dernière fois avant que tu partes? »

Je ravalai un indécent gémissement à ses mots. L'entendre parler comme ça était toujours si sexy.

Il sourit, je ne le dupais pas du tout. « Je ne pense pas avoir à te le demander deux fois, pas vrai? »

«Non» répondis-je immédiatement.

Nous prîmes la plus longue douche de ma vie, incapable de garder nos mains loin l'une de l'autre assez longtemps pour vraiment nous laver. Enfin, l'eau devint froide, donc nous décidâmes de sortir.

Nous nous habillâmes et descendîmes main dans la main pour sortir le chien. Il fonça devant moi, me faisant tomber dans le processus. Évidemment je jurai fort en tombant et j'entendis le rire d'Alice dans l'autre pièce.

« Méfies-toi du chien, Bella! » gazouilla-t-elle.

Edward avança vers moi, le visage baissé, malheureux. « Vous ne vous entendez vraiment pas tous les deux, hein? »

« Euh, pas vraiment, Sherlock » rétorquai-je sarcastiquement.

Les sourcils d'Edward se levèrent. « Quelqu'un est plutôt sensible ce matin. »

Je le laissai m'aider à me relever, même si je le fusillais du regard. « Désolée. Ton chien me fait chier. »

Il pinça un peu les lèvres. « Il est vraiment charmant. Tu devrais simplement lui donner une chance. »

Je secouai la tête obstinément. «Quand l'enfer gèlera. Ce chien ... ce chien sait que j'envahis son territoire. Notre relation est celle d'une haine mutuelle. Il faut t'y faire. »

«Je ne pense pas qu'il te déteste» commenta-t-il en me conduisant dans la cuisine.

Je reniflai, mais sans faire de commentaire.

Juste comme Edward l'avait dit, Esme avait préparé un énorme petit déjeuner pour tout le monde. « Bordel de merde! » M'écriai-je joyeusement. Mon estomac grogna aux odeurs qui venaient de la cuisinière.

Esme se retourna et sourit chaleureusement. «Je pensais que nous pourrions manger ensemble avant de partir. »

« Le petit déjeuner sans avoir à cuisiner ou aller le chercher. Je pense que je pourrais m'habituer à ça » plaisantai-je.

Elle rit. « Eh bien, installes-toi. Tu veux un peu de jus d'orange? J'ai fait du thé pour plus tard si tu préfères. »

Je levai les yeux vers Edward, coupable. «Non merci, je peux le faire moi-même. »

Esme se dirigea quand même vers le réfrigérateur. «Non, maman. Je vais le faire » lui dit Edward en se plaçant entre elle et le réfrigérateur. « Tu en as déjà assez fait. » Il lui sourit largement et embrassa ses cheveux.

«Alors qu'est-ce que vous avez fait? » demandai-je à Esme, en essayant de faire la conversation.

« Un petit déjeuner complet » , répondit-elle en retournant ce qui ressemblait à une saucisse dans la poêle.

« Qui est? »

Edward regarda par-dessus l'épaule d'Esme. « Œufs, bacon, saucisses, pommes de terre rissolées, fèves au lard rôties. » Son visage s'éclaira d'un sourire enfantin. « Et boudin noir. »

Fèves au lard pour le petit déjeuner? C'est quoi ce bordel?

«Il y a des tomates sur le comptoir là-bas » dit Esme pour nous.

« Euh, qu'est-ce que le boudin noir? » demandai-je avec hésitation.

Edward échangea un regard avec Esme. « Tu ne veux pas le savoir ma chère» répondit-elle.

«Alors, je pense que je vais l'ignorer. »

« Oh, essaies-le mon amour. Tu pourrais aimer ça. » dit Edward en me lançant un regard amusé.

« Non, ce n'est pas grave. Vraiment » dis-je doucement.

Edward haussa les épaules et me servit un bol de céréales. Peut-être que ce n'était pas une si bonne idée de laisser Esme faire le petit déjeuner. « Comme tu veux. »

Après un certain temps, je ne pouvais plus supporter d'être assise et ne rien faire, alors j'aidais Esme à amener le petit déjeuner sur la grande table à manger ronde d'Edward.

Assise à table avec tout le monde, je fus tout à coup très sûre de ma relation avec Edward. J'appartenais à cet homme. J'appartenais à cette famille. C'était tout ce qu'il me manquait dans ma vie jusqu'à maintenant. Malgré le fait que j'aimais mes parents et toutes les idée loufoques de ma mère, j'avais besoin de ce flux naturel de conversation pendant que nous dégustions la pile d'aliments devant nous. J'aimais la gaieté qui venait d'Alice mélangée au calme et à l'humour de Jasper. J'avais besoin de sentir l'amour émanent qu'Esme avait pour nous tous, qui contrairement à ma mère, n'avait pas peur d'être mère et n'essayait pas constamment d'être ma meilleure amie. J'avais besoin de l'affichage simple de l'amour que Carlisle avait pour tout le monde, au lieu de celui embouteillé que Charlie avait si souvent.

C'était incroyable de sentir que je faisais partie de cette famille. Celle que j'avais toujours idéalisé étant enfant. La famille que j'avais perdu à un si jeune âge.

Avant que je ne m'en rende compte, tout était nettoyé et la famille d'Edward chargeait leurs bagages dans leur voiture.

Je jetai mes bras autour d'Esme et la serrai fermement. Je me sentais comme une putain d'idiote d'être si émotive tout d'un coup. «Nous nous reverrons bientôt» promit-elle en riant.

« Aux vacances de printemps » laissai-je échapper en attrapant le regard confus d'Edward.

Je passais du temps en compagnie de Charlie pendant les vacances de printemps, mais je pourrais faire une exception cette année et passer plus de temps avec lui pendant l'été.

Alice sautilla avec enthousiasme. « Allons tous en Angleterre cette semaine là. Quand est-ce que c'est? »

« Deuxième semaine de Mars. Edward et moi pouvons partir le douze et rester jusqu'au vingt? » Je jetai un coup d'œil nerveux vers Edward. « Sauf si tu as déjà quelque chose de prévu » marmonnai-je en rougissant vivement.

« Peu importe, je le réorganiserai. Nous resterons à mon appartement de Londres » proposa-t-il avec un sourire. « Je pourrais te montrer où je vivais. Peut-être que nous pourrons même passer quelques jours au manoir. »

« Ça a l'air merveilleux » déclara Esme avec enthousiasme. Elle sortit un stylo et du papier de son sac et griffonna quelque chose. «Tiens». Elle me tendit le papier. « Je sais que tu peux l'avoir d'Edward, mais je veux que tu l'aies de moi, comme ça tu sais que je suis sincère quand je te dis cela. Téléphone-moi quand tu veux. J'aimerais tout particulièrement savoir comment ce bal s'est passé. Sans parler de la façon dont mon fils réagira quand il te verra. »

Ma vision se brouilla de larmes irrationnelles. « Merci. Je le ferai. »

Ensuite je dis au revoir à Alice, lui promettant de rester en contact avec elle et en quelque sorte acceptant d'aller faire du shopping avec elle à Londres aussi.

Jasper me prit la main et la baisa, ses yeux brillants d'humour en le faisant. « Bella, ma chérie, tu vas me manquer» plaisanta-t-il. « Garde Masen en ligne, d'accord? Je ne peux pas surveiller la taille de son ego moi-même » dit-il d'une voix traînante.

« Edward n'a pas d'ego » dis-je en riant.

« Oh, bébé, crois-moi, avec toi autour? Il a très certainement un ego. Surtout quand tous ces garçons vont commencer à baver sur tes photos et te demander des autographes. Dans les zones intimes. » Il remua les sourcils et me fit un sourire lubrique.

« Arrête ça, Jasper » grogna Edward.

La tête de Jasper s'inclina sur le côté, mais il ne dit rien. « Je ne fais que m'amuser. »

«Tu pourrais être plus plouc? » lui demandai-je avec un sourire.

Il me sourit en retour. «Probablement. Je te verrai plus tard. »

Carlisle murmura quelque chose à l'oreille d'Edward et lui donna une tape dans le dos. Après quelques instants, ils se séparèrent et il prit mon visage dans ses grandes mains.

« Au revoir, ma chérie. Ce fut un plaisir de te connaître et de voir pourquoi Edward t'aime tant. Crois-le ou non, mais tu vas beaucoup nous manquer. » Il me tira contre lui pour une brève accolade. « Je te verrai en Mars. Sois prudente et s'il te plaît ne faites pas de moi un grand-père pour l'instant. »

Je ris devant son regard désespéré alors qu'Edward gémissait d'embarras. «Papa, allez. Nous sommes parfaitement capables de prendre des décisions rationnelles pour quelque chose de si important que ça. »

« Mais les accidents arrivent» dit-il inquiet.

Edward leva les yeux et poussa Carlisle vers la porte. « Dehors, maintenant! Ce ne sont pas tes affaires. Pour l'amour de Dieu, j'ai trente-huit ans et tu essaies de me faire une conférence sur le sexe? C'est quoi ton problème? »

Carlisle rit. «Je fais simplement mon devoir en tant que père. »

Edward marmonna quelque chose d'incompréhensible dans sa barbe, mais ses lèvres se relevèrent dans un sourire.

Nous restâmes à la porte jusqu'à ce qu'ils soient partis. Edward ferma doucement la porte et me prit la main, me faisant tourner avec un regard heureux sur son visage.

«Tu as été magnifique. Tu les a fait te manger dans la main. Mon Dieu, Isabella, mon père est tombé amoureux de toi. »

Je rougis et baissai la tête. «Je les aime. Beaucoup. »

Il releva mon menton et me regarda avec un sourire magnifique sur le visage. « Tu vas être incroyable à mes côtés lors de la première. »

Je plissai le front, provocante. « Oh, tu crois que je vais aller à cette stupide chose? C'est en mai. Qu'est-ce qui te fait penser que je serais encore là? »

Ses yeux s'assombrirent. « Tu seras là. Même si je dois t'attacher au lit et te retenir en otage, tu seras là. »

Je passai mes doigts sur son torse. « Je pourrais te tenir à cela, Masen. »


Il laissa échapper un son guttural et me souleva de sorte que mes orteils touchent à peine le sol, alors qu'il envahissait ma bouche avec la sienne dans un baiser passionné. Je gémis quand sa langue caressa la mienne, avant d'être interrompu par la sonnette.

« Ils ont oublié quelque chose? » demandai-je à bout de souffle.

Il me lâcha, mais je continuai à le tenir pour m'empêcher de tomber le temps que je reprenne mon souffle et attende que la pièce s'arrête de tourner.

La sonnette retentit à nouveau.

Edward fit un bruit désagréable de dégoût et se dirigea vers la cuisine pour voir la caméra de sécurité. «C'est Jessica! » cria-t-il incrédule.

« Et maintenant? » demandais-je.

« On se cache! » taquina t-il.

« Ouais c'est ça! »

Il rit. «Va vérifier que tu n'as pas l'air d'avoir été presque prise dans le hall, je vais la laisser entrer. »

Je me plaignis agacée, mais fis ce qu'il dit et allai dans la salle de bains de son bureau pour que Jessica ne se doute de rien. Comme il l'avait dit, mes lèvres étaient d'un rose vif et gonflées et mes cheveux étaient décoiffés. Ma poitrine était marbrée d'être si excitée et mon visage était rouge.

Je ne me souvenais pas qu'il avait mis ses mains dans mes cheveux.

Comment diable a-t-il fait ça?

Je passai mes mains dedans et aspergeai mon visage d'eau froide pour tenter de débarrasser mes joues de leur teinte cramoisie.

Une fois sûre de ne pas avoir l'air d'avoir été baisée de six façons ce dimanche, ce qui était bizarre vu qu'il ne m'avait qu'embrassée, je pris une profonde inspiration et ouvris la porte.

Seulement pour la refermer aussitôt à la vue devant moi.


Edward

Je poussai le bouton pour lever la porte et attendis impatiemment que Jessica sonne à la porte. J'étais si proche d'emmener Bella dans la chambre et d'explorer entièrement son corps nu jusqu'à ce qu'elle vienne bruyamment, car pendant cinq jours elle avait été incapable de le faire.

Autant j'avais apprécié la visite de ma famille et de les voir avec Bella, j'étais maintenant reconnaissant qu'ils soient partis pour que je puisse revenir à la vie telle qu'elle était avant. Le bal était demain soir et non seulement je ne pouvais pas attendre de voir Bella glorieusement vêtue, mais je ne pouvais pas attendre pour que ça soit fini, afin que nous puissions aller de l'avant avec nos vies à la place d'être coincé dans ce monde horriblement faux pour lequel nous étions ensemble quand nous étions seuls, et employée / employeur en public.

Jessica sonna à la porte et Samson aboya menaçant au son. Je le regardai d'un drôle d'air, car il ne faisait normalement pas une telle chose et tapotai légèrement le dessus de sa tête pour attirer son attention.

«Tais-toi, crétin. Tu veux que les voisins pensent que tu n'es pas civilisé? »

Il cessa d'aboyer, seulement pour grogner à la place.

Je levai les yeux et allai ouvrir la porte. « Oui, je sais qu'elle n'est pas Bella. Je ne suis pas trop enthousiaste de la voir non plus, mais au moins je peux être poli. » Il pencha sa tête comme s'il comprenait ce que je disais. «D'ailleurs, tu n'aimes même pas Bella. Tu ne devrais pas sauter de joie que quelqu'un envahisse son territoire? »

Il gémit et se retourna pour s'éloigner.

Cela devait être l'interaction la plus étrange que je n'avais jamais eu avec un autre mammifère.

J'ouvris la porte et souris poliment. « Bonjour, Jessica. Qu'est-ce que je peux faire pour toi? »

« Tu as pris du temps pour répondre » plaisanta-t-elle. « Qu'est-ce que tu faisais? Tu courrais partout dans la maison? »

La plaisanterie tomba à plat, mais je continuai à lui sourire poliment.

« Non, mon chien était agaçant. J'ai opté pour le calmer au lieu de le laisser sauter à travers la porte et de se jeter sur toi » lui dis-je stoïquement. « Entre! »

«Il y a une voiture bleue stationnée à l'extérieur. Eh bien, elle est toujours ici. C'est la voiture de cette fille? » demanda-t-elle en enjambant le seuil.

Je hochai la tête et l'accompagnai vers mon bureau. «Mon assistante. Bella. Tu l'as déjà rencontrée, pas vrai? »

« Ouais. Ta porte a essayé de la décérébrer. C'était drôle, maintenant que j'y pense. » Elle eut un petit rire. C'était un son aigu qui me donnait le désir inconscient de frissonner comme quand quelqu'un grattait ses ongles sur un tableau noir.

Je réprimai cette envie et la regardai fixement pendant un moment jusqu'à ce que je me rende finalement compte de ce qu'elle disait. Ce qui n'était pas drôle du tout. Pas pour moi.

« Je pense que tu voulais dire décapiter » la corrigeais-je gentiment.

«C'est ce que j'ai dit. »

Bien.

« Qu'est-ce que je peux faire pour toi? » Demandai-je au lieu de la faire partir et de la jeter à la porte comme je le voulais désespérément.

« Oh! C'est vrai. J'avais complètement oublié pourquoi que je suis ici. » Elle sourit doucement. «J'ai besoin de ton aide. »

«Pour? » demandai-je.

Elle se mordit la lèvre dans une tentative évidente d'être timide. Ce n'était pas du tout comme quand Bella le faisait. «Eh bien, tu vois, je dois partir en Europe dans quelques jours pour promouvoir mon nouveau film. J'ai l'habitude que Ben surveille ma précieuse Jasmine- »

« Jasmine? » l'interrogeai-je.

«Mon balinais. » Oh, Jésus. Nous parlions d'une chatte. «Oui, oui, habituellement Ben la surveille pour moi pendant mon absence et je ne sais pas si tu en as entendu parler, mais nous avons récemment rompu, alors il m'a laissée comme ça. » Elle plissa son nez comme si ça lui déplaisait.

«Oui, je crois que j'ai entendu ça quelque part. Désolé pour toi » lui offris-je, feignant la sincérité.

Si seulement elle savait ...

« Merci. » me dit-elle d'un air pitoyable.

Mon Dieu, elle était la pire actrice que je n'avais jamais rencontrée.

« Qu'est-ce que cela a à voir avec moi? » demandai-je, encore une fois.

Elle sortit de ces pensées et rit à nouveau. Je serrais les dents pour m'empêcher de grimacer. «Tu pourrais la garder pour moi pendant que je suis partie? »

« Je suis allergique» dis-je sans réfléchir.

Le visage de Jessica tomba. « Tu l'es? »

« Très » mentis-je. Je jetai un regard autour de la pièce. Où était Bella?

Jessica fit un pas rapide pour fermer la distance entre nous et enfouit son visage contre ma poitrine. « Qu'est-ce que je vais faire? » s'écria-t-elle. «Je ne peux pas la laisser toute seule ici! »

« Tu ne peux pas l'emmener? A l'occasion j'emmène Samson avec moi. » J'essayai de m'éloigner d'elle, mais elle venait avec moi.

Je touchai maladroitement son épaule pendant qu'elle continuait à gémir. Je regardai le plafond, désespéré pour que ça passe.

« Je ne peux pas l'emmener. Nous voyagerons trop. Je ne supporte pas de la garder dans une de ces caisses tout le temps! »

« Cela te pose un petit dilemme» marmonnai-je.

« Tu ne peux vraiment pas la prendre pour moi? Je ne serai partie que pendant quelques semaines » pria-t-elle.

« Non, je ne peux pas. Vraiment. Je deviens tout gonflé et j'ai des démangeaisons. Je ne peux pas vraiment respirer non plus. » Je me balançai d'un pied à l'autre. J'étais tellement mal à l'aise, c'était tout ce que je pouvais faire pour mentir de façon convaincante. « Ensuite, il y a le chien » lui dis-je soudainement inspiré. « Il déteste les chats. J'ai peur que si je prends Jasmine, quand tu rentrera il ne te restera que de la fourrure. Et peut-être une queue, mais ce n'est pas la question. »

Bon Dieu, je divague maintenant.

« Bella avait l'habitude de travailler dans un lieu de toilettage à West Hollywood. Peut-être qu'ils pourraient la garder pour toi? » suggérai-je.

Elle haleta et leva les yeux vers moi avec un sourire soulagé. « Oh, mon Dieu, tu es si intelligent! Mon vétérinaire était déjà complet, mais tu penses que ton assistante pourrait lui trouver une place? »

« On peut toujours lui demander. »

«Attend, ils ne vont pas la garder enfermée toute la journée, pas vrai? »

«Je ne crois pas. Angela est très compatissante. Elle n'oserait pas laisser ta précieuse Jasmine dans une caisse toute la journée. »

J'essayai de reculer à nouveau, mais elle me tenait fermement. Je pouvais voir l'intention dans ses yeux quand elle se lécha les lèvres et eus presque une crise cardiaque.

Je réussis à me libérer au même moment que la porte des toilettes s'ouvrait. Puis se referma en claquant.

Non.

« Bella! » criai-je en frôlant Jessica et en allant directement vers la porte.

Je frappai, paniquant presque à l'idée que Bella puisse penser que j'allais embrasser Jessica.

« Bella, tu vas bien? Rien ne s'est passé, je te le jure! » Je creusai mon cerveau pour quelque chose de spirituel à dire. « Euh, selon les mots de Jasper, je ne la toucherais pas avec une perche de trois mètres habillé d'un costume anti matières dangereuses? » J'étais vaguement conscient du cri de protestation de Jessica, mais l'ignorai.

Bella fit un étrange bruit-rire?-De l'autre côté de la porte. «Je vais bien. Je suis juste aveugle, c'est tout. Donne-moi une minute pour récupérer ma vue et essayer de contrôler l'envie folle que j'ai maintenant de vomir partout dans ta jolie salle de bains. »

Je ris à son sarcasme et je fus soulagé qu'elle ne soit pas en colère contre moi. « Prend ton temps » souris-je. «Je vais attendre ici. Avec Jessica. »

La porte s'ouvrit immédiatement.

« Ah, tu es là. Tu es ravissante comme d'habitude. »

Bella me lança simplement un regard qui me disait qu'elle n'était d'aucune façon amusée en ce moment.

Je passai ma main dans mes cheveux et lui fis un sourire penaud. « Jessica me demandait si tu pouvais appeler Angela et voir si elle pouvait prendre sa chatte au chenil Groomingdale. »

« Vraiment, c'est-ce qu'elle faisait? » demanda-t-elle douteuse. « Je ne pense pas que ce soit tout ce qu'elle faisait. »

Je haussai les épaules. «C'était tout ce que je faisais. » Je fis en sorte de communiquer la position humiliante dans laquelle j'avais été avec mes yeux.

Bella sourit et me toucha le bras rassurante.

« Oh, mon Dieu! » cria Jessica en nous désignant sauvagement. «Vous deux ... Oh, merde! » Elle eut l'air de se rappeler de quelque chose. « Qu'en est-il de Tanya? »

« Je ne suis pas entièrement sûr de ce que tu insinues » répondis-je calmement.

Elle rit. « Attend que ça sorte! »

Bella fit un pas en avant. «Tu envisages de parler de ce que tu penses qu'il se passe ici partout en ville? »

« Moi? » Elle secoua la tête. «Non, je vais te laisser faire ça. Je sais que je ne serais pas capable de me taire si je sortais avec cette belle paire de fesses. »

Bella leva les yeux vers moi, luttant pour ne pas rire de la bêtise de Jessica. "Eh bien, alors. Je suppose que notre secret est en sécurité, n'est-ce pas chéri? Au moins, jusqu'à ce que je décide d'appeler OK! pour une exclusivité. » Elle poussa doucement Jessica vers la porte. « Je vais appeler Angela et voir si elle peut trouver une place pour ta chatte. Quand est-ce que tu pars? »

« Dimanche »

« Cela ne devrait pas être un problème. Je t'appelle demain pour te tenir au courant. » Elle sourit gentiment en poussant pratiquement Jessica sur le porche. « Bye. »

« Bye! Merci beaucoup! »

« Uh-huh! » répondit-elle d'un ton doucereux.

Bella claqua la porte et se retourna pour me faire face. Je restai là bouche bée comme un fou pendant quelques secondes avant de lui sourire follement. Elle avait réussi à prendre soin du soi-disant problème de Jessica et de la mettre à la porte en quelques secondes.

«Je suis impressionné par tes compétences » la taquinai-je. «Je dois me rappeler de m'incliner devant toi la prochaine fois que tu seras nue devant moi. »

« Eh bien, si tu en as envie, ça peut être maintenant. Parce que je ne sais pas pour toi, mais je vais avoir besoin d'une autre douche après ça. Je me sens tellement sale», dit-elle avec un frisson dramatique.

Je ris et embrassai sa tempe alors que je passais mes bras autour d'elle. «Dieu, tu es incroyable. » Je reculai assez pour voir son visage. « Je me prosterne devant toi. »

Elle me sourit «J'aime ça. Continue, s'il te plaît. »


Je retirai mes lunettes et me pinçai le nez, frustré. Je venais de faire l'erreur de lire ce satané script pour lequel Bella était tellement convaincue qu'il était pour moi. Il était audacieux et plein d'esprit et avait un énorme potentiel pour être révolutionnaire avec la façon dont ils avaient prévu d'utiliser des effets spéciaux Non seulement cela, mais j'avais été instantanément connecté à l'homme sur le papier.

Le problème avec ça c'était qu'elle avait à cent pour cent raison. Je le voulais. Beaucoup.

Ça voulait dire que j'avais beaucoup de rééchelonnement à faire. Non seulement j'avais besoin de prendre le temps de tourner ce film, mais j'avais aussi besoin d'attribuer du temps pour voyager pour le promouvoir. Encore une fois.

Mais peut-être que cette fois ce ne serait pas si mal. Si je pouvais planifier des entrevues et des apparitions durant l'été, ou même pendant les vacances, je pourrais avoir Bella à mes côtés, du moins pendant une partie. Je ne pouvais pas m'attendre à ce qu'elle laisse tout tomber et vole à travers le monde avec moi pour m'accompagner.

Bella était trop bonne pour ce rôle.

Je pris mon portable et appelai Bella. « Mon amour? » demandai-je quand elle répondit. «Tu es occupée là? »

« Non, je suis juste assise en train attendre qu'Emmett et Rosalie arrivent. Pourquoi? »

«Parce que je pense que je voudrais que tu reviennes pour que je puisse t'étrangler» répondis-je froidement.

« Euh, d'accord? »

« Ce script ... »

Elle rit. « Tu l'aimes, n'est-ce pas? »

« Oui, malheureusement, » soupirai-je. « Et maintenant? »

« Maintenant, tu prends le rôle, facile. Appelle tes gens ou ce que tu fais d'habitude. »

«Normalement, mon agent aurait contacté le studio et commencé les négociations contractuelles avant que mon avocat ne voit le produit fini» répondis-je. «Mais vu que mon ancien agent est actuellement assis derrière les barreaux en attente de jugement ... »

« Engage quelqu'un d'autre » suggéra-t-elle.

«Je ne fais pas nécessairement confiance à quelqu'un d'autre. Je n'ai confiance en personne pour cette question. »

«C'est Hollywood. Bien sûr, que tu ne fais confiance à personne. Surveille tes arrières et tout ira bien. Tu as une tonne d'expérience, tu le sais quand quelqu'un essaie de t'avoir. Et c'est un film. D'accord? »

«Sans aucun doute. Je n'avais pas pensé à ça avant que tu me le dises» lui dis-je en souriant.

«Ouais, ouais. Je suis chiante, je comprends. » Elle soupira bruyamment. « Il n'y a personne que tu peux penser à embaucher en tant qu'agent temporaire? »

« Toi. » Je blanchis, le regrettant immédiatement après avoir dit cela à haute voix. « Ignore ça, oublie ce que j'ai dis. »

« Moi? » cria-t-elle. «Tu es fou? »

Je ris. « Très probablement. »

«Edward, je n'ai même pas vraiment regardé tes films jusqu'à ce que je te rencontre. Je ne saurais pas par où commencer, »

« Mais moi si. Je connais tous les aspects de l'entreprise. Je pourrais t'aider jusqu'à ce que tu gères. » Elle pouffa à mon oreille. « Bella, tu n'as pas idée d'à quel point tu as bien géré Jessica aujourd'hui. Tu es naturelle. Tu as été en mesure de lui donner ce qu'elle voulait poliment mais fermement en la poussant vers la porte. Je suis simplement resté là comme une sorte de crétin muet. »

«Si tu sais tant de choses là-dessus, pourquoi tu ne le fais pas toi même? » répliqua-t-elle.

«Euh, tu ne viens pas de m'entendre dire que je suis un crétin muet? » Elle rit, me faisant sourire. «Parce que je ne peux pas jongler avec tout à la fois mon amour. Je ne peux pas garder le cap sur l'apprentissage du script, jouer le rôle et faire des interviews si je lutte constamment avec divers appels téléphoniques pour que je fasse des émissions de télévision partout dans le monde. C'est pour ça que j'ai toujours compté sur un agent et un publiciste. Ils me permettent de faire mon travail au mieux de mes capacités. »

«Je ne sais pas» dit-elle lentement.

« Tu sais quoi? Ne t'inquiètes pas à ce sujet. Je ne suis pas en train de te pousser à faire quelque chose qui te rend mal à l'aise. Je vais téléphoner à l'agence de Royce demain matin et voir qui est disponible. Tu as raison, j'ai l'expérience pour savoir si quelqu'un essaie de m'avoir. »

Elle se tut pendant un moment. Tellement longtemps, que je vérifiai presque l'écran de mon portable pour voir si nous avions été déconnecté. «Je vais le faire» dit-elle doucement.

« Quoi? » demandai-je, incrédule et excité.

« J'ai dit que je le ferai» répéta-t-elle. « Putain, bon sang, dans quoi est-ce que je me suis embarqué? » demanda-t-elle en riant.

« Bella! » M'écriai-je, incapable de cacher mon excitation. « Tu es absolument certaine? »

« Je pense que oui,» répondit-elle. Je savais qu'elle souriait par le son de sa voix.

Je bondis hors du lit et courus droit vers la cuisine. Après avoir hésité une seconde, j'attrapai les clés de la R8 et allai directement à la voiture. «Ne bouge pas » demandai-je à Bella.

Je dévalai les rues de LA, déterminé à atteindre Bella aussi vite que possible. J'avais besoin de voir son visage, ses yeux, pour être sûr qu'elle ne faisait pas quelque chose simplement pour me faire plaisir.

Je me garai et me précipitai vers la porte de Bella. Je frappai, attendant avec impatience qu'elle réponde et fus accueilli par son sourire quand elle ouvrit la porte.

« Pourquoi tu es là? » Elle regarda vers le parking. «Tu as été suivi? »

Je n'avais même pas pensé à vérifier. Je me réprimandai mentalement puis secouai la tête. «Je ne pense pas. »

« Si tu n'es pas sûr, tu ferais mieux de ne pas entrer» dit-elle avec un regard déçu sur son visage.

« Probablement pas. » Je la poussai à l'intérieur avec mon corps et claquai la porte avec mon pied. «J'ai fait tout ce chemin pour voir ton visage. Je ne pars pas sans savoir que tu es d'accord avec ça. »

Ses mains se placèrent dans mes cheveux et elle se mit sur la pointe des pieds avec une expression résolue sur son visage. « Je suis sûre. »

Un frisson me traversa en voyant la véracité de cette déclaration. «C'est un seul film. Dès que c'est terminé, ton travail sera fini » jurais-je.

« Pourquoi est-ce que ça te rend si heureux? » demanda-t-elle en riant.

« Je n'en ai aucune idée, mais c'est le cas. Peut-être que c'est parce que nous serons une équipe. Parce que, lentement mais sûrement, je démolis tes murs et que je deviens une aussi grande partie dans ta vie que tu l'es dans la mienne. »

«Tu l'es» dit-elle avec passion. «Je te l'ai dit, je ne sais pas ce que c'est que d'être poursuivie dans la rue par des paparazzi et je ne suis pas impatiente d'y être, mais je suis déterminée à te donner tout ce que tu m'as donné. Je veux que ça marche, plus que n'importe quelle chose dans ma vie. J'en ai marre d'avoir peur. Je suis fatiguée de te faire peur avec mes conneries d'insécurité. Je n'en étais peut-être pas sûre, jusqu'à récemment, mais j'en suis tellement sûre maintenant. Je préfère mourir que de vivre sans toi. Le reste, je peux m'y faire. »

Je pris son visage dans mes mains et capturai sa bouche avec la mienne. « Je pense qu'il faut fêter ça. »

« Qu'est-ce que tu as à l'esprit? » souffla-t-elle contre mes lèvres.

« La chambre» murmurai-je en faisant traîner mes lèvres sur sa mâchoire. « Je pense que la chambre est appropriée pour ce que j'ai à l'esprit. »


Coucou, bon cette fois je ne vous ai pas fait attendre trop longtemps, moins de quinze jours, j'espère faire aussi vite pour le prochain.

Alors qu'avez-vous pensés de ce chapitre?

J'attend vos coms avec impatience.

Bon week-end