Disclamer: Les personnages ne sont pas à moi, ils sont soit à Ryohgo Narita, soit à JKR ^.^, mais l'histoire by me!

Genre: heu... Aventure, fun, gore

Autre: Cette idée m'est venue y'a un bout de temps, et l'idée de la rencontre m'a fait tellement rire, j'imagine trop la tronche quoi!


One Shot

- Cordes ?

- Prêtes !

- Crochets ?

- Prêts !

- Sacs ?

- Prêts !

- Battes de baseball ?

- Prêtes !

- Canards en plastique ?

- Huhu, prêts ! Répondit une voix lugubre.

- C'est bon Miria ! Je pense que nous pouvons aller libérer ces gens de la malédiction qui pèse sur eux, dit alors la première ombre en terminant sa phrase d'un ton comico-lugubre.

- Oui Isaac ! Heureusement que tu as remarqué la manipulation ! Répondit la seconde ombre au nom de Miria avec sa voix de souris toute enjouée.

- Comme tu le sais, les bouts de bois qu'ils ont en permanence sur eux les ensorcèlent. J'ai vu le mécanisme, souffla le jeune homme en baissant la voix.

- STUPÉFIANT ! On doit les sauver ! Cria presque la blonde en levant le poing, juste avant que son ami et amant ne lui mette la main sur la bouche pour la faire taire.

- On les sauvera oui, se tourna alors le dit Isaac, le visage au vent des larmes coulant le long de ses joues, le poing serrer. On les sauvera oui, c'est notre devoir Miria. On ne peut pas les laisser continuer comme ça.

Ce drôle de duo se retourna alors vers l'immense sac en lin poser par terre dans le noir. Ils avaient comme immense projet d'entrer par effraction dans l'énorme manoir juste à côté. Mais qui sont donc ces deux individus un peu étrange ?

Isaac et Miria forment le duo de voleur le plus célèbrement connu et inconnu. C'est un couple qui a à son actif de nombreux méfaits. Ils sont invisibles et discrets, ils frappent là où personne ne les attend. Jamais ils ne se sont fait pincer, jamais une trace de leur visite (à part une en 1931~), jamais de preuves ou de témoins permettant de remonter jusqu'à eux. Malheureusement, le monde est stupide, car en réalité, ils sont partout et visibles. Beaucoup les ont vu sans le savoir, il existe de nombreuses photos d'eux... enfin... Ils ont pour adorateurs les touristes venant de tous pays confondus. Ils ont été pris des milliers de fois en photo non loin de leur vol et parfois même avec leur méfaits entre les mains. Ils sont une énorme activité touristique à eux tout seul. Leur meilleure couverture ? Être pris pour des artistes de rue... Oui, notre duo un peu à part aime se déguiser. Ils sont les premiers consommateurs de déguisements du monde. De vrais cosplayeurs nés ! Cette lubie et amour du déguisement légèrement grotesque pour leur passage à l'acte est une passion. Et bien sûr, nos deux benêts s'imaginent être les plus discrets du monde... De toute façon, ils n'ont jamais été arrêtés.

C'est vraiment à se demander quelle est leur technique... Ils sont les meilleurs et les plus stupides.

Revenons ainsi à notre affaire. Que font-il actuellement face à un immense manoir très peu accueillant ?

Ce manoir appartient à un des hommes les plus riches de l'Angleterre magique. Un grand aristocrate dont la fortune a des générations. Car oui, on ne sait comment, les deux zigotos de première ont réussi à venir jusqu'ici. Le lieu est normalement protégé, mais ils ont réussi à franchir chaque barrière se dressant entre eux et l'individu qu'ils recherchent. Ils sont dans lieu où aucun moldus n'a jamais poser les pieds (ou du moins sans n'y être inviter par un des "amis" du propriétaire). Ils sont sans le savoir devant l'antre d'un des plus violent sorcier du monde magique anglais, et un des plus connus.

Nos deux moldus, car ils sont moldus sans aucun, ou presque, pouvoir magique, étaient là pour un seul objectif. Aussi stupide soit-il, ils ont pour but de voler les "bouts de bois" ensorcelés (dixit Isaac). Ils sont persuadés que ces bouts de bois, c'est-à-dire les baguettes, sont la source des effets lumineux qu'un jour notre ami brun à vu. Ils pensent que les bâtons leur font faire des choses, et depuis, c'est la grande quête. Leur cible, en tout cas première cible, pas le meilleur choix diront certains, un grand homme bien bâtit, musclé, toujours habillé de soie verte, noir ou argenté, ayant sur les épaules des vêtements d'un style dix-neuvième, alors qu'on est en fin vingtième, une longue et soyeux chevelures blonds platine, des yeux bleus perçants, un teint blafard, toujours se trimballant une canne noir avec un crâne de serpent en argent au dessus et depuis quelques mois, ont pouvaient voir un léger début de barbe.

Et selon une certaine source d'information (un vieux bar miteux dans une rue de Londres ayant pour nom "Chaudron Baveur"). L'homme qui sera la première personne à être libéré du maléfice s'appellerait Lucius Malfoy. (Drôle de nom, dixit Miria.)

S'il y avait eu des passants, ils auraient surement appeler Sainte-Mangouste pour une internement d'urgence... encore que... non ils auraient appelé...

Le duo quelque peu loufoque ne s'était pas ménagé.

La jeune fille avait des cheveux blonds lui arrivant aux épaules. Son visage était long et ovale. Ses très grands yeux chocolat lui dévoraient la moitié du visage et son corps fin était caché sous une longue robe de velours d'un ton pourpre foncé. Elle portait également un grand et large chapeau qui lui tombait légèrement sur les yeux dans un style "sorcier chapeau pointu". On pouvait même voir sur son petit nez une fausse verrue de coller et des ongles noirs et pointus. Une ceinture noire en cuir retombait sur ses hanches. On pouvait y voir coincé un bout de bois prévu pour faire substitution à leur méfait. Sur ses épaules couvertes d'une longue cape en mousseline était accroché sur l'épaule droite un chat noir en peluche qui miaulait quand on lui appuyait sur le museau. Si on ne la connaissait pas, on pourrait lui donner au maximum 25 ans, et encore... Mais qui aurait pu se doutait qu'en réalité, elle frôlait la centaine d'années ?

Son compagnon, un grand jeune homme mince aux cheveux bruns et aux boucs sur ses joue. Des yeux bleus foncés rieurs suivaient le mouvement de la pièce d'argent américaine avec laquelle il jouait. Il portait un attirail complètement différent, il avait une espèce de combinaison de fourrure blanche qui avait pour caractéristique, des pattes de lapin, une queue de lapin, un ventre plein de poils de lapin, des grandes oreilles blanches avec l'intérieur rose de lapin. Ce dernier trouvait particulièrement opportun de se déguiser pour cette mission en lapin géant des plaines. Il avait aussi accroché sur son dos un vieux balais en plastique. Au niveau de ses hanches, on pouvait même apercevoir une carotte dépasser d'une poche.

Le couple, même un peu fou n'était pas stupide pour autant... enfin ... si, mais ils avaient aussi quelques choses en plus que les sorciers eux n'avaient pas. Ils avaient quelque chose que de nombreuses personnes auraient rêvé avoir. Quelque chose dont ils ne se rendent toujours pas compte d'ailleurs...

Le manoir était la seule habitation à des hectares à la ronde. Il était entouré d'une grande et haute ceinture végétale, avec seulement pour ouverture un énorme portail noir en métal derrière lequel se dressé une très longue allée permettant d'arriver à la porte du manoir. On pouvait voir sur ce portail des serpents rampant le long des tiges jusqu'aux piques à près de 7 mètres du sol. Si on était très attentif, on pouvait d'ailleurs voir coulant au long de ceux-ci comme un liquide verdâtre, un poison mortel. Derrière ce portail la très imposante demeure dominait de sa largeur et hauteur, on aurait presque dit un château de la renaissance. Il était là sombre et gris, normal vu que c'était la nuit et qu'une brume épaisse le couvrait comme un manteau.

Les deux jeunes gens avaient installé leur équipement dans un angle formé par le portail et l'immense haie. Ils souriaient de toutes leurs dents bien blanche, et c'est la jeune fille qui commença l'entreprise.

Elle fit tournoyer quelques secondes l'immense croché tenu par une longue corde. Puis elle l'envoya en l'air pour le bloquer entre les piques du portail. Après une petite pression pour s'assurer de la prise, elle commença à grimper. Une fois en haut du portail, le poison liquide lui fit perdre l'équilibre. Elle pousse un petit cri de souris apeuré et essaya de se retenir à la corde. Elle chuta néanmoins et la chair tendre de son ventre rencontra par mégarde une pointe acérée. La point déchira sa peau et la transperça de part en part. Prise dans sa chute, son poids tira sur ses organes, sa peau et s'arracha. A moitié coupée en deux, Miria alla s'écraser de l'autre côté du portail. Sans le voir, son corps avait traversé une barrière invisible qui lui lança une décharge électrique. Allongée sur le sol, son corps était brulée et du sang se déversait de sa blessure. Son compagnon de fortune s'approcha de la barrière. De la fumée verte s'élevait là où le sang s'écoulait abondamment. En tendant un peu l'oreille, il pouvait entendre des frétillements comme lorsqu'on fait cuire un morceau de viande sur une poêle.

Le visage de sa petite copine se tourna vers lui. Ses yeux étaient blancs et convulsionnaient vers le haut. Elle était blanche comme morte, mais, il pouvait voir sur ses lèvres un sourire espiègle. Cependant, Isaac cria quand même le prénom de sa bien-aimée.

...

Lucius Malfoy était au même moment, dans une des plus grandes tours de sa demeure en train de ronfler doucement au côté de sa femme. Il dormait mal, le cauchemar qu'il faisait le rendait fou et gigotait. Ses mouvements vaudraient quelques bleus dans le bras de sa femme qui commençait à grogner dans son sommeil. L'aristocrate se réveilla dans un sursaut brusque. Sa magie avait tressauté, une modification magique venait d'avoir lieu. Il transpirait comme un bouc et sortit du lit. Quelque chose d'anormale venait de se produire, les barrières qu'il avait levé venait d'être franchies. Il l'avait senti comme un pli dans son esprit. Qui osaient rentrer dans sa propriété. Une seconde vague alarmante se fit sentir dans sa magie. Ce n'était donc pas qu'une seule personne qui entrait par effraction dans sa maison. Il était impensable que ces individus en sortent vivant, mais différentes vagues lui parvenaient. Les dizaines de pièges et maléfices mortelles qui protégeaient le repère de Mangemorts étaient actionnés. Une armée ? Des sacrifices énormes du Bien pour détruire le Mal chez lui ?

Il se changea d'un coup de baguette magique, et se dirigea vers la grande baie vitré cachée derrière le lourd rideau vert et argent. Il le poussa légèrement pour regarder en dehors. Il avait une vue sublime sur le portail, mais il n'y avait rien. Il fronça les sourcils, et aperçut ensuite des rochets ballotant contre les pointes du portail... c'était si moldu comme procédé. Il était certain qu'il y avait bien des intrus, mais pourquoi aucun cadavre ni sang n'étaient visible ?

S'il n'y avait aucun cadavre, c'est qu'il n'y avait aucune raison que son maléfice provoquant une mort fulgurante avait été défectueux. Ou que les suicidaires étaient vraiment très puissant. Il n'était pas certain de cela, mais sa magie l'avait trop titillé pour ne pas être prudent. Il l fallait faire sonner la sonnette d'alarme et au plus vite !

Tous les Mangemorts présent dans la demeure ne prirent que quelques courtes minutes.

- LUCIUS ! Cria la voix rugueuse de Bellatrix Lestrange, pourquoi cette stupide alerte !

Il lui jeta un regard aussi froid qu'il le pouvait et répondit en essayant de garder une voix stable :

- Il y a un ou plusieurs intrus, et ils doivent être relativement puissant car je n'ai vu aucun cadavre à l'entrée.

- QUOI ? Retrouvez-les ! Cria de nouveau la femme aux cheveux noirs, une lueur sadique dansant dans ses prunelles.

- Mais... Arf..., soupira doucement l'homme à la tête de la famille Malfoy.

Les Mangemorts (sous-fifres) commençaient à courir dans pleins de directions différentes, il les interpela avant qu'ils s'en aillent :

- Et au lieu de courir, vous pouvez aussi faire un sort de localisation non ? Localiser la chaleur corporel ça vous interpelle pas ? Lança-t-il d'un air légèrement blasé.

Bellatrix ne répondit pas (car elle faisait partie des personnes sur le point de s'en aller), mais elle cracha quand même tel un chat auquel on aurait marché sur la queue. Elle murmura rapidement la formule, et grinça :

- Je perçois une faible lueur à l'aille gauche, à mon avis ils sont deux ou trois, dit-elle sérieuse, maintenant attrapez-les ! Gardez les vivants, on doit savoir ce qu'ils veulent.

...

Le couple de voleurs, en pleine forme, commença à s'avancer doucement vers une terrasse du bâtiment. Ils ricanaient un peu bêtement en faisant des grands gestes. Ils s'arrêtèrent quelques secondes en entendant un rire macabre et plein d'envie de meurtre. Ce rire leur fit penser à une vieille histoire, il était presque semblable à celui qu'ils avaient entendu 58 ans plutôt dans le Flying Pussyfoot. Un même rire de dérangés, leurs pistolets du coeur allaient reprendre du service.

- Oh, Miria, as-tu entendu ? Le maléfice est vraiment puissant ! releva Isaac en se redressant un peu de la position courbé.

- Oui mon cher, attends ! (les deux s'arrêtèrent d'un coup) Tu crois qu'il y a aussi un... Rail Tracer ici ? murmura-t-elle d'une voix grave une légère peur dans les yeux.

Son amoureux soupira en se redressant à nouveau, car ils s'étaient encore plus baissés pour qu'elle puisse dire le nom. Il secoua la tête d'un air légèrement désinvolte.

- Alors je pense qu'il n'y a qu'une solution, on va devoir les aider grâce à... nos cents pistolets du cœur, pan pan, termina-t-il en faisant semblant de tirer avec ses doigts.

- STUPÉFIANT ! Allons-y sans attendre ! Dit-elle surexcitée d'une voix très forte et en levant les deux bras vers le ciel, toute crainte ayant disparue. Isaac ? Batte de baseball.

Le jeune homme lui donna une des deux battes qu'il portait, ils se mirent l'un en face de l'autre juste à côté d'une baie vitré.

- Yoshhh ! Faisons-le Miria !

- Faisons-le ! Renchérit-elle.

- Un... Deux ! Lancèrent-ils en chœur avant de frapper violemment contre la vitre, qui explosa en mille morceaux. Certains des bouts de verres (la plupart même) voltigèrent vers l'intérieur de la maison, d'autres, tombèrent sur eux tel une pluie étincelante. Les morceaux les plus coupant tracèrent des fines lignes rouges sur leur visage et bras, ainsi que des nouvelles déchirures dans leurs vêtements.

Miria frissonna un peu étant donner que sa robe était complètement ouverte au niveau de l'abdomen. Après quelques secondes, elle détacha sa cape de ses épaules et l'attacha en robe hawaïenne dessous ses aisselles. En faisant cette manœuvre pour avoir moins froid, son bras frôla le nez du chat, qui se mit à miauler comme si on l'étranglait... très classe. Néanmoins, les bruits de pas qui s'étaient grandement rapprocher après qu'ils aient brisé la vitre se stoppèrent légèrement.

Le couple se posta de part et d'autre de l'entrée. Un grand sourire aux lèvres et des grands sacs en lin dans les mains. Un peu, encore un peu et ils allaient pouvoir libérer. Sauf que... Ça ne se passa exactement comme prévu, le mur de l'autre côté d'Isaac explosa soudainement faisant voler des débris de bois. Il s'en prit quelques uns dans l'avant bras alors qu'une main passa la limite. La main tenait ce qu'ils voulaient voler, une baguette.

Isaac, malgré son bras à demi meurtri lança sa main pour attraper la baguette, mais une espèce de lumière rouge fonça sur celle-ci et la frappa de plein fouet. Il cria de douleur alors que sa main arrachée partait en l'air pour s'écraser mollement contre le sol tout en l'éclaboussant de sang. Miria, elle, eut un cri de surprise en voyant le morceau de son amant atterrir sur le plancher. Elle leva sa batte et frappa le bras qui commençait à entièrement apparaitre, juste par dessus le brun qui s'était recroquevillé son moignon dégoulinant sur sa magnifique fourrure blanche.

Un cri rauque se fit entendre ainsi que la brisure de quelques os :

- C'est quoi ça ? dit une voix un peu plus loin avec une légère anxiété dans la voix.

Isaac après s'être reprit entièrement fit un rouler bouler ayant pour objectif la baguette au sol. Le duo avait un objectif et il n'en dévierait pas si facilement. Alors qu'il refermait les doigts dessus avec sa main restante, un jet lumineux d'une couleur verte fonça sur lui et l'envoya valser cinq mètres plus loin telle une poupée de chiffon. La surprise du choc le fit lâcher la baguette abandonnée. Miria voulut courir se rassurer de son compagnon mais à peine un pied à découvert, elle reçut également un sort de plein fouet. Ce sort était blanc et brillant, et elle perdit conscience.

...

C'est dans un cri de douleur que Miria reprit vaguement conscience, une masse noire était assise sur elle, et la tripotait. Non non, l'ombre noire cherchait les armes qu'elle aurait pu dissimulé. La masse se releva et se mit au garde à vous devant une femme, les cheveux noirs un peu en pétard, un teint de mort-vivant, des yeux très foncés soulignés par des cernes couleur charbon.

- Voilà la baguette de cette fille, il y a aussi une paire de menottes et rien d'autre.

- Ts ts ts, je comprends pas, toi, pourquoi, qu'est-ce que tu faisais ici avec l'autre ? grogna Bellatrix en tournant autour de la demoiselle, lui lançant quelques sorts tranchant.

- Lestrange ! Ce n'est pas en la faisant crier toutes les deux secondes qu'elle pourra te répondre ! Intervint alors Malfoy père en s'avançant.

La femme tourna vers lui un regard méprisant.

- Lucius... Mon cher petit Lucius, dois-je te rappeler que tu n'as aucun ordre à me donner ? Surtout depuis que ton petit avorton à rater lamentablement sa mission, enfin... je dis ça, je ne dis rien. Ricana-t-elle en plongeant son regard hautain dans celui un peu plus froid qu'avant. Mais pourquoi ne crie-t-elle plus ?

Elle se tourna d'un coup et lança à la prisonnière... Rien, car la prisonnière n'était plus là, couchée et agonisante.

- Qu'est-ce que... Bellatrix Lestrange était perdue. Où la jeune fille était- elle ? Elle n'avait pas subit de maléfice de confusion pourtant, si ? Rageusement elle tourna sur elle-même la baguette levée en regardant autour d'elle. Lucius Malfoy ne comprenait pas plus ce qu'il se passait. La jeune blonde n'avait plus de baguette et ressemblait à un amas de chairs sanguinolents quelques secondes plus tôt. Que se passait-il ?!

- Hohoho, Miria ma chère, comprends-tu maintenant mon entier point de vu ? Raisonna une voix contre les murs.

Les deux Mangemorts se tenant au milieu de la pièce étaient dos à dos. Curieusement, leur rythme cardiaque avait augmenté. Ils regardaient dans tous les sens cherchant les intrus. Le cadavre du lapin géant avait aussi disparu. Jamais ils n'avaient fait face à une menace invisible. Ils envoyaient quelques sorts au hasard espérant toucher quelqu'un, mais la faible lumière que les sorts provoquaient n'éclairaient que du vide. Au-dessus d'eux, accrochés au lustre, le couple avait une lueur folle dans les pupilles. Ils se balançaient sur le lustre et riaient à gorge déployée.

- Oui, oui, oui ! C'est même STUPÉFIANT ! Répondit la petite voix légèrement criarde de la demoiselle.

En bas, juste dessous deux, Bellatrix frissonnait. Elle avait reconnu la voix de la jeune femme qu'elle venait de neutraliser. Comment cette voix pouvait avoir autant d'entrain alors qu'elle lui avait lancé un sort de désarticulation ? Alors qu'elle baignait dans son sang, ses os brisés et une peau tranchée quelques minutes auparavant ? Bellatrix ne comprenait pas ce qu'il se passait. De son côté, Lucius claquait également des dents. Il n'y avait que deux ennemis, alors comment ils avaient pu entendre la voix du garçon qui avait goûté à son Avada Kedavra ? Les avait-on complètement embrumé l'esprit ?

- Je ne vois donc plus qu'une seule solution, nous devons la leur prendre au plus vite, avant qu'ils ne périssent sous le coup de... la folie, répondit sinistrement la voix du jeune homme.

- Dis, dis, Isaac, penses-tu que nous devrions plutôt pas ramener Ennis ici ? Posa la jeune fille à son compagnon.

Cinq mètres plus bas, les deux mangemorts commençaient à ne plus rien comprendre, qui étaient-ce ? Qui est ce Isaac ? Ces Miria et Ennis ? Ces étranges personnages arrivaient à les faire trembler. La femme aux cheveux noirs cracha par terre rageusement. C'était une humiliation pour elle. Les deux voix ne tremblaient pas, il n'y avait aucune trace de peur. Elle ne pouvait supporter de se sentir inférieur. La peur avait néanmoins gagné son ventre. C'est un sentiments qu'elle pensait avoir perdu il y a de nombreuses longues années. Ses intestins se tordaient, elle mordit même sa lèvre inférieur jusqu'au sang pour arrêter de trembler comme une feuille.

- MONTREZ-VOUS ! ESPÈCES DE SANG-DE-BOURBE, je suis sûre que vous en êtes, cria-t-elle en cachant dans cette phrase sa parcelle de désespoir.

- Sang de quoi ? Demanda le brun.

- Et Ennis alors ? Coupa la blonde.

- Miria, Miria, je pense que nous devons faire vite à ce niveau là, et puis pas besoin de l'embêter, on fait ça... (d'une voix suave) en amoureux.

- Oh oui oh oui, dit-elle comme un enfant à qui on avait dit qu'il aurait du chocolat.

- Un... DEUX ! Dirent-ils ensemble alors qu'ils sautaient de leur perchoir pour violemment atterrir sur les deux Mangemorts.

Lucius avait eu de l'intuition. Il s'était décalé avant que le jeune homme ne lui tombe dessus. Il pointa sa baguette sur le front de celui-ci, qui le regardait un peu bizarrement. Mais Lucius reprit de l'assurance, et lui lança de nouveau le sort vert et mortel. Le garçon fit de nouveau un vol plané pour retomber un peu plus loin. Il allait se tourner vers la blonde qui était sur le dos de Bellatrix, quand quelques choses attira son attention. Un mouvement. Le pouce, deux doigts, une main, un bras, des pieds, chaque parcelle du corps du dit Isaac bougeait. Celui-ci s'étira sur ses fesses puis se remit debout, il craqua de gauche à droite son cou, et se mit en position de boxe. Lucius n'en revenait pas, il avait été comme figé, avait-il bien vu ? Rêvait-il ? A côté Miria passait ses mains sous la robe de Bellatrix pour trouver la baguette magique qu'elle convoitait.

L'image aurait presque donner envie de rire à Lucius. Le vêtement du lapin blanc était déchiré de partout et le garçon avait une expression sereine. Mais la peur de ce qu'il voyait le paralyser. Le garçon n'était pas mort. Il n'était pas mort et ne semblait avoir aucune trace de blessures.

- Je veux pas dire mon petit, mais ça fait un peu mal ton effet spécial ! Ria le brun en fonçant vers lui.

Brellatrix hurlait et n'avait pas vu le phénomène. Elle bataillait avec une Miria revancharde sur le dos. Sa puissance physique lui permit néanmoins de repousser la blondinette et de lui lancer à nouveau un sort pour se débarrasser du parasite. Bellatrix souriait de nouveau, elle jubilait à entendre le doux craquement osseux, la charmante déchirure de la peau, le sang gicler. La jeune femme hurlait, ses os se craquaient, ses membres n'avaient plus leur direction d'origine. Et Bellatrix rigolait. Mais pas longtemps, après que le sort soit terminé, elle détourna un peu la tête pour voir le combat qui se passait à côté. Le jeune homme avait un rire dément et courait dans la direction d'un Lucius livide et pétrifié. Elle ne comprenait pas pourquoi Lucius ne bougeait pas. Elle leva le bras pour prendre par surprise le gaillard habillé en lapin géant et sursauta lorsqu'elle sentit une main chaude sur la sienne qui tenait sa baguette. Elle hurla de surprise.

Son regard se tourna vers sa victime. La demoiselle était de nouveau debout. Elle lui tenait fermement le poignet. Elle était fraîche et n'avait rien, pas une goutte de sang n'était visible. Il n'y avait que ses vêtements qui étaient troués de partout. Aucune blessure n'était apparente, tout allait bien comme si elle n'avait jamais rien subit. Serait-elle devenue réellement folle ?

La jeune fille la lâcha et Bellatrix s'effondra par terre sur ses genoux. Quelque chose n'allait pas. Miria se jeta sur une baguette qui venait de tomber au sol et au même moment, Isaac enfonça son genou dans le ventre de son adversaire, qui tituba et tomba aussi.

Lucius était évanoui, sa baguette lui glissa des mains et roula sous un meuble sans que le brun ne le voit. .

- Hé, Isaac, tu as le bout de bois maléfique du monsieur ? Demanda-t-elle de sa petite voix en tournant la tête sur le côté.

- Bien... Ce n'est pas graaave Miria, si nous en prenant une le pouvoir du maléfice diminue, je ne te l'avais pas dit ? Se reprit-il en ne trouvant pas l'instrument en question. Il leva un pouce et lui fit son sublime sourire.

- C'est vrai ? STUPÉFIANT ! Alors c'est... MISSION ACCOMPLIE ! Crièrent-ils en ensemble tout en prenant une pose légèrement stupide et complètement hors sujet dans le contexte.

Le duo loufoque s'en alla alors comme s'ils étaient dans un moulin. Ils disparurent de la vue de la femme à terre lorsque d'autres Mangemorts sbires arrivèrent avec trois trains de retard. A cette vue, elle reprit allègrement du poils de la bête, sa baguette tomba du tissu de sa jupe lorsqu'elle se releva. Les deux zigotos n'avaient finalement récupéré que la baguette qu'elle avait prise à la jeune femme. Bellatrix était énervée, elle avait peur et était perdue. Elle lança quelque sort sur ses camarades pour être certaine que ces derniers fonctionnaient encore, qu'elle n'avait pas rêvé ce qu'elle venait de vivre.

...

Une journée plus tard notre duo d'immortel était de nouveau à Londres. Assis au comptoir du bar tout miteux dans lequel ils avaient eu les informations, Miria sortit tremblante la baguette devant eux, et s'arrêta net en regardant de plus prés.

-AHHH Isaac, je me suis trompée, c'est le faux bout de bois de substitution, gémit-elle envers son compère.

- Quoi ? Il faut qu'on retourne à côté alors. Décida-t-il.

Les deux se levèrent comme un seul homme et allèrent à l'arrière boutique, ils ouvrirent la porte et... Un mur de pierre.

- Hein ? Où est la rue Isaac ? Demanda-t-elle en levant ses grands yeux bruns.

- Hum.. On va demander au patron, il doit bien savoir.

Ils se retournèrent vers le bar et Isaac interpella l'homme se tenant derrière en train de laver un verre imprégné par la crasse.

- Excusez-moi jeune homme, dit-il en s'adressant à un vieux bougon, sauriez-vous où est passer la rue qui se trouvait dans votre arrière boutique ? Questionna-t-il avec nonchalance.

Le vieil homme s'arrêta dans son travaille et leva un regard inquiet vers le couple étrange habillé bizarrement. L'homme était en costard noir, chemise blanche, la chevelure gominé en arrière, la demoiselle, elle avait un short court, des chaussures de marche, un t-shirt vert avec des bretelles ainsi que de drôles d'engins en plastique dans les poches, sa chevelure à elle était attachée en queue de cheval haute.

- Vous êtes... Sorciers ? Demanda-t-il doucement.

- Non, non, non, non, non, répondit la fille comme si elle parlait à un inculte en balançant son doigt de gauche à droite, je suis Lara Croft ! ça se voit pas ?

- Et moi James Bond, mon dieu Miria, mais dans quel patelin sommes-nous donc tombés ?

Le vieil homme en face d'eux ne perdit pas une seconde, il leva sa baguette vers le couple qui eut juste le temps de crier ensemble.

- BOUT DE BOIS !

Tout en le pointant, alors que lui prononçait clairement :

- Oubliettes !