Hello les gens. Je suis heureuse de voux retrouver sur le site, avec une toute nouvelle fiction à vous proposer. Je pense avoir mûris depuis mes derniers essais. Quoi dire de plus à par que je suis toute excitée à l'idée de vos impressions !

Je voulais simplement passer un mot à une fille fabuleuse; little B je t'aime et l'histoire elle est pour toi. Pour te montrer à quel point tu m'as redonné goût à la vie.

Les personnages sont la propriété de l'auteur de la saga.

" Vous êtes la lumière du monde; une ville sur une montagne ne peut-être cachée" BIBLE.


Isabella Swan fit scandale en venant accompagnée de son amant indien et d'un caniche nain appartenant à elle et à sa sœur, aux funérailles de son père. Telle une star hollywoodienne, une paire de ray-ban noires sur le nez, le roquet blanc dans son giron. Nul dans l'assistance n'aurait su dire qui paraissait le plus déplacé, de Bella elle-même, de son séduisant Indien au catogan emperlé, ou du chien impeccablement toiletté et affublé d'un nœud de satin couleur pêche à chaque oreille. Nul doute que c'était là la trace d'Alice Swan, styliste et demi-sœur de Bella.

Cette dernière avait un œil masqué par une mèche brune acajou, à l'image de Kristen Stewart dans Twilight. Ses lèvres, pleines et luisantes, étaient recouvertes d'un rouge à lèvre carmin du plus bel effet. Des plus … classiques, son tailleur de soie noir, à la veste matelassée de clous, jurait avec le bustier BCBG beige qu'elle portait dessous. Sa courte jupe, posé taille haute, révélait généreusement ses cuisses fines. Quand à ses chaussures, les talons devaient bien mesurés 10 cm. Plusieurs femmes dans l'assistance eurent de la compassion pour ses chevilles, toutes fines qu'elles étaient.

C'était bien la première fois que Bella remettait les pieds à Seattle depuis qu'elle s'était enfuie à l'âge de 18 ans. Aussi, bien peu de ceux qui étaient là, connaissaient-ils l'enfant prodigue du grand Charlie Swan. Les histoires qui couraient sur son compte suffisaient cependant à expliquer qu'elle ait été déshéritée. Quel père aurait souhaité transmettre son patrimoine à une fille qui avait eu pour amant un homme de trente ans son aîné. Certes l'homme en question n'était autre qu'Aro Volturis, peintre Italien très célèbre, mais cela ne faisait qu'ajouter au scandale. Aux yeux d'un homme comme Charlie Swan, un portrait de femme nue, si artistique soit-il, n'était rien d'autre qu'une image indécente. Et le fait que ces nus, représentant sa propre fille, soient exposés dans les plus grands musées du monde, n'avait pas suffit à le faire changer d'avis.

Pourtant, en dépit d'une taille fine et de longues jambes, Bella avait une poitrine plus qu'honorable, et un fessier à damner un saint. A 28 ans, elle avait un corps de rêve qui aurait bien pus faire la couverture d'un des plus grand et reconnu magasines de mode Vogue. Et comme pour compléter le chef-d'œuvre, Bella était constitué d'une intelligence supérieure à la moyenne. Mais malheureusement pour elle, les hommes l'a jugée plus sur son apparence que son QI, aussi élevé fut-il.

Bien que son nez fut droit, sa bouche bien formée et ses joues pleines, c'était ses yeux qui semer le trouble dans la tête des hommes. Aro Volturis avait maintes fois essayé de reproduire cette couleur chocolat foncé, sans jamais pouvoir les reproduirent à l'identique.

Toute au long de la cérémonie, Isabella demeura sereine et fraîche comme une rose, en dépit de la chaleur inhabituelle de Seattle. Une ombrelle avait était installé pour procurer un peu d'ombre. Fort heureusement pour les personnes présentent, la cérémonie fut brève.

Le cercueil du défunt, était placé au centre d'un pourtour de fleur et de décoration florale. Bella avait pris place au premier rang, encadré par sa demi-sœur Alice, âgée de 19 ans et de leur cousin Alec Crigger. Sur le couvercle vernissé avait été disposée une couronne de roses blanches en forme de tête de faucon, emblème des Seahawks, équipe de la National Football League, que Bert s'était offert 15 ans auparavant. ( = pour le nom j'ai simplement chercher une équipe locale et je suis tombé sur celle-ci . L'emblème représente belle et bien un volatile).

Quand la cérémonie pris fin, Belle se leva, serrant son caniche nain entre ses bras, et suivit son cousin et sa sœur près du cercueil.

Alec offrait toutes les apparences de l'affliction, de la tristesse et du deuil, bien qu'il fût de notoriété publique que la disparition de son oncle le nommait, à 32 ans, nouveau propriétaire du club des Seahawks. Prenant Alice par les épaules, elles s'avancèrent et déposèrent leurs mains sur la surface lisse du cercueil, sans amertume.

Quand Alec vint reprendre sa place près d'elle, Bella s'écarta instinctivement. Elle avait beau associer son nom à plusieurs associations et œuvres de charité, elle ne parvenait pas à oublier quel tyran il avait été pendant leurs enfance. Se détournant de lui, elle jeta un coup d'œil à l'assistance, pris la parole, et d'une voix rauque dis :

- C'est tellement gentil à vous de l'avoir accompagné jusqu'à sa dernière demeure … surtout par un temps pareil !

Puis se tournant vers son cavalier, elle susurra :

- Jacob, mon chou, tu veux bien prendre Nessie dans tes bras quelques instants ?

Sans attendre sa réponse, elle tendit le caniche à Jacob Black qui avait réussit, en quelques minutes, à faire tourner pas mal de tête du côté de la gente féminine.

Nul doute que son côté « peau rouge » avait fait craquer plus d'une. Et puis ce ci beau tatouage qu'il abordait sur son épaule rappelait quelque chose de familier à pas mal d'entre elle. Seules quelques unes avaient reconnu en lui, le mannequin qui posait –torse à l'air, cheveux dénoués et premier bouton de la braguette suggestivement ouvert- pour une célèbre marque de jeans.

Jacob installa le chien sur son bras sans se faire prier. Par moment, il faisait en sorte de trouver une position qui mettait le mieux en valeur son corps. Il penchait aussi la tête afin que le soleil accroche son impressionnante queue de cheval.

Alors que le représentant au Sénat – un ami de longue date de Charlie – approchait d'Isabella, cette dernière tandis sa main qu'il prit sans rechigné.

- Billy, merci infiniment d'être venu, dit-elle.

L'épouse du sénateur, un certaine Sue, jugea Bella d'un regard suspicieux. Quel fût sa surprise quand Isabella la salua chaleureusement ! Plus tard, en l'observant attentivement, elle s'aperçut que la fille aîné de Charlie Swan était bien plus à l'aise en présence de femmes qu'avec des hommes.

Charlie Swan s'était fait une spécialité de choisir ses épouses parmi les petites actrices émergeantes de Las Vegas. La première d'entre elles, Renée, la mère d'Isabella, mourut en couche en s'efforçant de donner l'héritier mâle dont rêvait son mari. Manque de chance, ce fût une petite fille qui fit son apparition ce jour-là la petite Isabella Marie Swan avait vraiment mal débuté son entrée sur Terre.

La troisième épouse était la mère d'Alice. Mary avait disparu dans un accident de ski, en Suisse, alors que son bébé n'avait pas six mois.

La deuxième épouse de Charlie – et la seule encore vivante à ce jour – avait tout simplement refusé d'assister à la cérémonie. Carmen avait prétexté qu'elle ne voulait pas faire le voyage depuis l'Alaska pour un simple enterrement, mais elle aurait habité la maison d'à côté qu'elle ne serait pas non plus venue.

Quil Ateara Sr, vénérable coordinateur défensif des Seahawks, vînt présenter ces condoléances à Bella. Avec ses cheveux blancs, son nez rouge et son ventre bedonnant, il ressemblait au père noël sortit en plein mois d'été.

- C'est une perte terrible, mademoiselle Swan ! Terrible je vous-dis !

Après s'être éclairci la gorge, il reprit la parole :

- Je ne pense pas vous avoir déjà vus auparavant jeune fille. C'est bizarre sachant que votre père et moi nous connaissions depuis un bout de temps… Il va me manquer. Oh oui profondément… On n'était pas toujours d'accord sur tout, mais ont étaient très attachés. C'était la pire tête de mule que je connaisse, mais on faisait la paire tout les deux, ah ça oui !

Tout en parlant, il prit les mains de Bella et les serra. Il était très difficile de comprendre comment un tel vieillard pouvait coacher les défenseurs d'une équipe professionnelle, mais quand ont le voyait à l'œuvre, on regretté souvent de l'avoir tant sous-estimé.

Manifestement, Quil Sr adorait parler, et quand Bella s'en aperçut, elle dût se résoudre à l'interrompre.

- C'est tellement sympathique à vous, monsieur Ateara. Vous êtes un véritable trésor ...

Quil Ateara avait eu bien des surnoms dans toute sa carrière. Mais celui que venait de lui attribué Bella Swan avait eu pour mérite de le laissé pantois. Mué de stupeur, il s'en alla s'en demandait son reste.

A peine avait-elle tourné les talons, qu'elle vit une longue file de colosses endimanchés, dont les cravates – aux couleurs de l'équipe – allaient du bleu foncé au beige. Bella fut saisie par le spectacle de ses athlètes de haut niveau. Au garde à vous devant elle, ils attendaient patiemment de la saluer.

Les joueurs des Seahawks venaient rendre un dernier hommage à leur feu propriétaire …

Un par un par un, ils présentèrent leur condoléance à la fille Swan.

Ces gaillards – dont les noms allait de Jasper, à Quil Jr, en passant par Félix, Ben et j'en passe – répétait si bien la même chose, que Bella pensa à un moment donné qu'ils avaient préparé leurs discourt collectivement.

- Je m'appelle Garrett Nomadic (= nomade en anglais. Désolé je ne connais pas son nom entier et ce n'est pas faute d'avoir essayer). Je joue nose guard dans l'équipe. Désolé pour votre père.

Les joueurs se succédaient donc, avec les mêmes regrets et autres phrases préconçu du genre. Entre temps, Jacob s'était flanqué aux côté de Bella, toujours avec Nessie dans les bras.

Il remarqua alors un athlète qui sortait du lot, et qui se planta devant Isabella tout en la dévorant du regard.

- Edward Cullen … se présenta-t-il, la voix rauque. Coach principal des Seahawks.

Le premier instant de surprise passé, elle le salua à son tour d'une voix roucoulante.

Bella était la meilleure amie de Jacob et il aurait fait n'importe quoi pour elle. D'ailleurs, ne venait-il pas d'endossé le rôle du parfait petit ami qu'elle lui avait fait endossé dans cette grotesque supercherie ? Et à cette minute, il aurait voulu la mettre à l'abri du danger qui la guettait et dont elle paraissait inconsciente. Ne comprenait-elle pas qu'elle risquait de se brûler les ailles en se livrant à ce petit jeu avec ce genre de type ?

Edward Cullen n'ayant pas daigné le regardait, il le rangea avec regret au nombre des hommes agaçants et étroit d'esprits. (Jacob est gay)

Si Isabella semblait ne pas connaître Cullen, Jake, qui suivait avec attention le championnat de foot américain, n'ignorait rien de lui.

Le spécimen avait était au cours de sa carrière de joueur, l'un des quaterbacks les plus extraordinaire et les plus controversés de la NFL. Il y a 3 ans de cela, il avait pris sa retraite et était devenu entraineur dans pour l'équipe de Charlie. Jacob se rappela qu'Edward Cullen avait était surnommé « Fast » tant il était d'une rapidité à toute épreuves !

Cullen était un bel homme. Un très bel homme. Il se déplaçait avec assurance et autorité. Il était plus athlétique que la plupart des autres joueurs. Sa crinière d'une couleur bronzée, était comme à l'habitude désordonnée, ce qui lui donné un petit air de quelqu'un qui sort à peine du lit. Avoisinant le 1.85 mètre, il avait un nez des plus fins, bien droit et aquilin, à l'image des statues d'ancien Dieux grecs. Ses lèvres étaient pleines et pulpeuse.

Et ses yeux … Des yeux braqués sur la pauvre Bella, avec une telle intensité, que Jacob s'étonnait que sa meilleure amie n'est pas encore détournée le regard. Il était impossible pour cette dernière de les décrirent avec précision. Elle se sentait comme envouté, absorbé dans un océan à la couleur émeraude. Ce vert si profond …

- Désolé de la perte que vous venez de subir, déclara l'entraineur des Seahawks. Charlie va certainement beaucoup nous manquer …

- Comme c'est aimable à vous, monsieur Cullen …

Et Jacob se rendit compte qu'Edward ne devait pas la laisser de marbre. C'était compréhensible cet homme était irrésistible.

- Charlie adorait le football, poursuivit-il. Il était très agréable de travailler avec lui.

- Ô mais je n'en doute pas.

La plus anodine des paroles prononcées par Bella constituait une promesse voilée de débauches à venir. Mais, si son interlocuteur pouvait s'y laissé prendre, Jacob savait fort bien que son amie jouait un rôle.

Il eut une nouvelle preuve de la nervosité grandissante qui la gagnait lorsqu'elle se tourna vers lui en tendant les bras. Comprenait à juste titre qu'elle souhaiter utiliser Nessie comme moyen de diversion, il s'avança vers elle.

Mais juste au moment ou il lui tendit l'animal, un véhicule de service qui venait de pénétré dans le cimetière fit pétarder son pot d'échappement, effrayant le caniche.

Nessie émit un jappement bref et échappa aux mains de Bella. Le chien slaloma à travers l foule en jappant follement.

- NESSIE ! cria Bella en se lançant à sa poursuite.

Le caniche venait de heurter un arrangement qui bascula en arrière après avoir longuement oscillé sur sa base. Sa maîtresse, qui n'avait rien d'une sportive et dont le naturel était assez maladroit, ne put arriver à temps pour sauver le désastre. L'arrangement tomba par terre, emportant avec lui les autres couronnes florales. Les roses blanches, tombèrent et s'éparpillèrent tout autour.

- NESSIE ! AU PIED ET TOUT DE SUITE !

Loin d'obéir, la chienne jappit et continua sa course folle à travers les jambes des personnes présente.

Alice faillit l'attraper mais le caniche lui échappa des mains. Bella s'avança alors entre deux joueurs – Emmett et Jasper lui semblait-il – qui la regardèrent avec amusement, courir derrière son chien.

- NESSIE SA SUFFIT MAINTENANT ! cria-t-elle de plus belle.

En voulant, dans un dernier effort, aller récupérer son chien, son visage se figea quand elle glissa sur un lys à terre. Elle partit e arrière, les jambes en l'air, et s'affala sur le sol.

En voyant ainsi sa maîtresse, Nessie pensa qu'elle voulait jouer avec elle. Elle se méprit sur ses intentions mais qu'importe puisque sa joie ne connu plus de limites ! La chienne se précipita donc sur elle, mais glissa malencontreusement sur l'eau, répandue par terre. La pauvre chienne alla se cogner dans les jambes d'Edward Cullen, qui n'était pas franchement fan des peluches toutes mouillées.

Ses yeux s'assombrir. Il se pencha et prit Nessie par la peau du coup. L'emmenant vers sa propriétaire, qui était toujours à terre, il lui lança la chienne et dis d'une voix noire :

- Je crois que ceci vous appartient.

Bella sentit le sang affluait à ses joues. Elle était mortifiée.

- Heu … merci.

Sans répondre, le coach partit à travers la foule, qui se referma sur son passage.

Charlie Swan avait pleinement sut profiter de sa richesse. En plus de s'offrir une équipe entière de gros bras, prêts à tout pour marquer un point, il s'était offert une maison de rêve.

Mais Bella ne connaissait pas cette demeure très tôt, Charlie l'avait envoyé dans une école privé de Phoenix, qu'elle ne quittait que le temps d'un été pour rejoindre le camp des petites filles riches du pays.

Elle repensa à l'entraineur de l'équipe. Elle avait lus dans ces yeux comme une condamnation sans appel tandis qu'il lui tendait le chien. L'humiliation dont elle en avait conçue lui arracha un soupir. La mêlée ridicule qui avait conclu l'enterrement constituait un désastre de plus dans sa vie.

Montant une à une les marches de l'imposant escalier, elle se rendit dans la chambre de sa demi-sœur, Alice.

Les deux filles n'avait jamais était proches. Tout les opposaient : Alice était dynamique alors que Bella ne l'était pas franchement. La première adoré la mode alors que la seconde l'a fuyait comme la peste. Enfin la cadette s'était longtemps laissé soumettre par son père alors que l'aîné c'était rebellé et avait quitté le foyer familial.

Mais c'est avec le plus grand étonnement qu'Alice suivit les traces de sa sœur : elle avait tenu tête à Charlie qui ne voulait pas que son autre fille finisse dans la misère. Il jugeait que le milieu de la mode n'était vraiment l'endroit pour une fille Swan.

Et cela avait été le commencement. Le début de la fraternité entre ces deux sœurs. Il avait suffit d'une rencontre à New York, pour qu'elles deviennent les meilleures amies du monde.

Longtemps, Bella avait était pour Alice une inconnue, une « honte » comme le disait si souvent son père. Mais il ne fait nul doute que celui-ci avait toujours secrètement espérait que sa première fille rentrerait gentiment au manoir et qu'elle se ferait, pour une fois, apprivoisé tel une fille de bonne famille et non comme l'objet du scandale, la dernière muse d'Aro Volturis.

Ce dernier était mort il y a quelques années déjà. Mais il n'avait jamais était l'amant de Bella, comme tant de chimères l'avait dit. Il était plutôt comme un père pour elle. Un vrai père. Pas comme celui qui le jour le plus important de sa vie, le jour ou tout avait changé, l'avait laissé de côté en la traitant de menteuse. C'était Aro qui la nourrissait de ses œuvres. Mais maintenant qu'il était au même endroit que Charlie, Bella se retrouvait, à 28 ans, chômeuse et sans argent.

Cela faisait 5 ans qu'Aro était mort. Elle avait passait les deux premières années après son décès à gérer les expositions itinérantes de ses œuvres. Puis, quand la collection avait définitivement élu domicile au musée d'Orsay à Paris, elle avait travaillé dans une galerie situé dans le quartier de galeries d'art Chelsea à New York (un des quartiers de la Grosse Pomme et non pas la célèbre ville d'Angleterre). Son patron qui accusait le poids des ans venait de baisser pour la dernière fois le rideau de fer, la laissant sur le carreau et sans la moindre idée de ce qu'elle allait faire de sa vie.

L'espace d'un instant, il lui vint à l'esprit qu'elle en avait plus qu'assez de jouer les évaporées. Mais elle pour l'heure trop fragile pour se risquer à la moindre introspection. Elle s'approcha de la chambre de sa sœur et toqua à la porte.

- Alice ? Je peux entrer ?

Quelque seconde s'écoulèrent avant que ne s'élève la petite voix de sa sœur :

- Oui vas y …

Isabella inspira profondément pour se donner du courage avant de tourner la poignée et d'entrer dans la chambre qui avait était la sienne autrefois. Durant les quelques semaines par ans qu'elle avait passé ici, l'endroit était toujours encombré de livres, de restes de nourritures et de casettes de ses musiques favorites. Aujourd'hui, il semblait aussi ordonné et moderne que l'était son occupante.

Alice Swan, sa demi-sœur, tout juste sortit de l'adolescence, était assise sur une chaise près de la fenêtre, toujours vêtue de sa combinaison sombre qu'elle avait lors de la cérémonie. Aussi fine que l'était Bella, Alice avait une petite taille, qui aurait gênait plus d'un mais qui chez sa sœur, faisait ressortir son côté enfantin. Alice avait des cheveux noirs corbeaux coupés court qui lui allaient à merveille, encadrant son visage allongé.

- Comment tu te sens ? s'enquit Bella en s'approchant d'elle.

- Bien.

Elle n'avait même pas pris la peine de lever les yeux vers sa grande sœur pour répondre.

Cette dernière réprima un soupir de lassitude il était évident qu'Alice n'allait pas bien. Elle venait de perdre son père. La dernière fois qu'elle l'avait vus, la discussion avait tourné au vinaigre et la jeune fille, alors âgée de 18 ans, avait claqué la porte, ses 4 valises sous les bras.

Alice, contrairement à Isabella, avait admiré sont père pendant de longues années. L'amour était toujours présent, et il ne s'éteindra jamais.

Isabella pris place aux pieds de sa sœur, et la fixa jusqu'à ce qu'Alice daigne la regarder dans les yeux.

- Quoi ? soupira le lutin

- Je te connais, chère sœur de mon cœur. Et je sais que tu es malheureuse comme les pierres mais que tu ne veux pas me le montrer.

- Ne dis pas n'importe quoi…

-… Mais il ne sert à rien de m'être solidaire présentement.

Les deux femmes se regardèrent fixement, et la plus jeune tomba en larmes dans les bras de son aîné.

- Je … Il me manque tellement maintenant qu'il est six pieds sous terre ! se larmoya Alice.

- Chut …

Bella ne dit rien de plus. Elle se contenta de réconforté sa sœur. Chaque fois que le corps de sa petite sœur tressautait, elle s'empressait de lui embrasser le front, lui apportant le peu de réconfort qu'elle pouvait lui donner.

Les pleures finirent par cesser peu à peu, et Bella posa une question qui laissa perplexe sa demi-sœur :

- Que vas-ton faire maintenant ?

- Que veut tu dire ? demanda la plus jeune des sœurs.

- Alice … Que va-t-on faire de la maison ? Et de l'appartement ? Tout les frais de successions. C'est exclu pour moi, mais tu peux encore toucher quelques chose …

- Ne dis pas n'importe quoi ! Je n'existais plus pour Charlie pas plus que toi ! Je ne pense franchement pas qu'il m'est légué quoi que se soit.

Bella ne se démonta pas pour autant la crise cardiaque de Charlie avait était inattendue. Et elle savait très bien, que son père n'avait pas encore baissé les bras pour récupérer sa seconde fille. L'argent qu'il lui avait octroyé devait précieusement dormir dans un compte en banque à ce moment précis.

- … Tu pourrais partir à Paris ? Le temps que les choses s'arrangent.

- Quelles choses ?

- Papa est mort Alice. Et en temps que ta tutrice, je souhaite que tu te change les idées. Juste quelques mois … disons 3. Tu visiteras les quartiers chics, et tu pourra assister à la Fashion Week.

- Bella c'est hors de question. Je ne te laisse pas seule en Amérique.

Sa grande sœur souris.

- J'ai vécu sans toi pendant près de dix ans. Je crois que je survivrais à un trimestre.

Ce qu'Alice n'osait pas dire, c'est qu'elle n'avait jamais eu le sentiment d'être seule. Enfin, pas aussi longtemps que ça. Et cela lui faisait horriblement peur d'être séparé d'Isabella, dans un autre pays, un autre continent.

- Et puis … je crois que je vais m'installer en ville à l'appartement de papa par exemple. Tu pourras m'y rejoindre si tu le souhaite.

Cet appartement, Charlie Swan l'avait acheté il y a plus d'une quinzaine d'années il y entretenait ses maîtresses, les une après les autres. Son choix c'était porté sur celui-là car il n'était qu'a quelques minutes du club seulement.

Les deux sœurs continuèrent à parler avenir. Au bout d'une heure ou deux, Alice finit par s'endormir, la tête posée sur les genoux de Bella. Cette dernière lui couvrir son petit corps d'une couverture, et ferma délicatement la porte de la chambre et regagnât le rez-de-chaussée.

Jacob était en grande conversation ai téléphone avec son agent, dans le living-room. Isabella se dirigea vers le bureau de son père, dans lequel Nessie était endormie sur un des fauteuils, face à une vitrine remplie d'armes à feux. Elle releva vivement sa petite tête blanche et sauta à terre, la queue battant à toute allure, pour venir l'accueillir.

Isabella prit la chienne dans ses bras et lui murmura à l'oreille :

-Salut toi ! Tu t'es vraiment surpassée aujourd'hui, pas vrai ?

Nessie lui donna un coup de langue en guise d'excuses. En plus de détestait les salons de toilettages, elle n'était même pas une bonne chienne de garde. Bella enfouit son visage dans le pelage de l'animal.

- Les apparences sont trompeuses, gémit-elle. Malgré ton impeccable pedigree, tu es une honte pour les tiens … Mais je t'aime toujours autant mon bébé.

D'un coup, tous ses barrages cédèrent. Elle renonça à lutter comme elle l'avait fait toute la matinée et un sanglot la secoua tout entière. Une ratée, songea-t-elle. Attifée et pomponné comme un caniche, mais une ratée tout de même. Voilà ce qu'elle était.

Jacob la retrouva dans le même état d'affliction quelques minutes plus tard. Avec une délicatesse qui ne lui était pas habituelle, il fit semblant de ne pas remarquer qu'elle avait pleuré et lui dit gentiment :

- Ma petite Bella … le notaire de ton père voudrait te parler.

- Je ne veux voir personne, maugréa-t-elle.

- Montre-toi raisonnable, insista-t-il. Il faudra bien te résoudre à lui parler tôt ou tard, tu sais.

- Je lui ais parlé le lendemain de la mort de Charlie.

- Peut-être doit-il te parler à présent de l'héritage de ton père ?

- Alors qu'il s'entretienne avec Alice. Il ne m'a rien laissé à part elle.

- C'est vrai, admit Jake. Mais si un homme de loi s'est déplacé jusqu'ici, ce n'est pas pour te présenter ses condoléances de vive voix. Il affirme d'ailleurs que c'est important et urgent.

Jacob alla chercher le sac de que sa meilleure amie avait abandonné sur un fauteuil. Il l'ouvrit et découvrit une barre de chocolat. Il lui adressa un regard de reproche. Puis, il s'empara du peigne, avec lequel il entreprit de remettre un peu d'ordre dans la coiffure de son amie. Cela fait, il lui tendit son rouge à lèvres et son fond de teint. Pendant qu'elle retouchait son maquillage, il prit le temps de l'admirer.

Jacob trouvait les traits qui avaient inspiré quelque uns des plus grands chefs-d'œuvre d'Aro Volturis, bien plus attrayants que ceux rectifiés à la silicone des mannequins anorexiques avec lesquels il lui arrivait de poser. Il n'était pas seul, puisque récemment la grande artiste Alicia Tunick avait tenu à la photographier. (tapez spencer tunick sur google.)

- Jacob… j'ai eu ma dose. Je n'ai plus envie de voir personne.

- Je ne te laisserais pas flancher maintenant.

- J'en ai plus qu'assez, avoua-t-elle d'une toute petite voix. Je ne veux plus jouer cette comédie.

Attendri, son meilleur ami lui caressa la joue.

- Qui te demande de jouer la comédie ? Les gens ne sont pas aussi médisants que tu le crois, lui dit Jake.

- Je n'ai pas peur de leur médisance. C'est de leur pitié que je ne veux pas.

- Tu préfèrerais que tout le monde te sois hostile ?

Bella eut un rire forcé et se redressa, avant de poser sur la pognée de la porte.

- L'hostilité me rassure. C'est la compassion qui me fait peur.

Jacob parcourut du regard les vêtements de Bella, pas des plus adaptés aux circonstances, et secoua tristement la tête.

- Pauvre petite Bella… murmura-t-il. Quand cesseras-tu de te réinventer chaque jour ?

- Je ne sais pas, répondit-elle doucement. Peut-être le jour où je serai satisfaite du résultat.


Verdict ? Est-ce un échec calamiteux ou au contraire une réussite ?

Sincèrement, June.