Lectrices, lecteurs.

Je suis sincèrement désolé pour l'attente que j'ai mis à poster ce chapitre. Je n'ai pas vraiment de bonnes excuses à vous fournir: simplement je n'avais pas l'envie et le temps pour m'occuper de cette fiction. Mais j'ai quand même voulus finir ce chapitre là.

De plus, j'ai d'importants examens la semaine prochaine alors je prends cinq minutes pour vous poster le texte et je repars travailler. Souhaité moi bonne chance! :)

Ps: je pars en Angleterre deux semaines avec quelques amis début juillet. Il n'est pas improbable que je puisse poster le prochain chapitre … advienne que pourra.

Les personnages sont la propriété de l'auteur de la saga.

" Quelque part, je vais trouver quelqu'un qui va nulle part et nous allons y aller ensemble"


- Pas moyen d'y échapper, Edward. Que ça nous plaise ou non, c'est la brunette qui est aux commandes.

Sans regarder Edward Cullen, Quil Ateara Sr s'adressait à lui comme aurait pu le faire un espion, murmurant des secrets d'Etat à un complice dans un lieu publique.

- Charlie n'avait plus toute sa tête, grommela Edward. La graisse qu'il avait dans les veines avait du bouché une artère menant à sa cervelle aussi.

D'un froncement de sourcils vulnérable, il fit faire demi-tour au serveur qui s'approchait d'eux avec un plateau. Il détestait le champagne. Non seulement parce qu'il lui donnait l'impression de boire de la limonade, mais également parce que tenir entre ses mains de sportifs, ces minuscules flûtes de cristal le rendait ridicule. Mais bien davantage encore que le champagne, il haïssait l'idée qu'une fille à papa carrossée comme une bimbo ait pu hériter de son équipe de foot.

Le coach et le joueur discutaient dans les spacieux salons, se trouvant au siège du Club. Dans la surface chaleureuse de la salle, résonnait une douce musique jouait par Debussy. Des membres de toutes les équipes de foot du secteur voisinaient avec des figures médiatiques locales, et les politiciens avec des stars de cinéma de passage en ville.

Edward haïssait devoir porter le smoking, mais lorsqu'il s'agissait d'apporter son concours à une bonne cause, il n'hésitait pas à payer de sa personne.

Dès ses débuts dans l'équipe Junior de Chicago, les exploits d'Edward Cullen avaient bâti sa renommée et écrit sa légende. Chez les professionnels, il était devenu une machine à gagner les matchs, un barbare que rien n'aurait fait reculer. Footballeur dans l'âme, il n'avait rien d'un quaterback de salon posant dans des magazines. Le plus coriace des défenseurs ne parvenait même pas à l'impressionner, car Edward avait la certitude qu'il était soit plus fort, soit plus rusé que son adversaire (N/A : représentation exacte de l'égo démesuré de notre bon vieux Ed') Dans un cas comme dans l'autre, il ne pouvait que s'en sortir vainqueur.

Il n'était pas moins déterminé ni agressif en dehors du terrain. A diverses occasions, il avait été arrêté pour trouble à l'ordre public, destruction de biens privés, ou possession de substances illicites au tout début de sa carrière.

L'âge et la maturité l'avaient rendu plus avisé à propos de certains écarts, mais pas pour tout.

Ainsi se surprit-il à fixer la nouvelle représentante de l'Etat de Washington, récemment élue au congrès, qui se tenait au centre d'un groupe de convives. Elle portait une de ces petites robes noir à la Jackie O', qui n'ont l'air de rien mais qui coutent les yeux de la tête. Un ruban de velours retenait ses cheveux châtains clairs. Magnifique et sophistiquée, elle captait l'attention générale, mais il n'avait pas manqué de noter qu'il faisait partie des rares personnes de l'assemblée qu'elle n'était pas venue saluer. A sa place, ce fut une brunette délurée, moulée dans une robe à paillettes rouges, qui vint l'accoster.

Le dos tourné à Quil Ateara Sr – qui était toujours présent- elle joua des paupières à l'intention d'Edward. Ses cils étaient si chargés en mascara qu'il s'étonna qu'elle put encore les soulever.

- Vous avez l'air bien solitaire coach…

Un bout de sa langue humecta ses lèvres avant qu'elle n'ajoute :

- Je vous ais vu jouer contre les Cincinnati, pour votre dernier match. Vous étiez déchaîné ce jour là !

- Pas seulement ce jour là ma belle. C'est tout les jours que je me déchaîne… Et pas que sur le terrain.

- C'est ce que j'ai entendu dire.

Edward sentit la main de la jeune femme se glisser à l'intérieur de sa poche, et il comprit qu'elle lui laissait son numéro de téléphone. Après un sourire mouillé qui lui promettait le septième ciel, la brunette s'éloigna.

Quil Sr était habitué à voir ses conversations avec Edward interrompues par des femmes en maraude qu'il reprit illico là où il en était resté.

- Tout ça me fout les boules. Comment Charlie a-t-il pu laisser une chose pareille se produire ?

Edward ne répondit pas. Ce qu'Isabella Swan avait le culot de faire à son équipe l'énervait tellement qu'il préférait ne pas y penser tant qu'il n'avait rien sous la main pour se défouler. Pour se changer les idées, il reporta son attention sur la représentante d'Etat au Congrès, et la trouva en grande conversation avec l'un des membres du conseille municipal de Seattle. Chacun de ses gestes était contenu et élégant. De la tête aux pieds, elle semblait une maîtresse femme qu'il imaginait mal avec de la farine sous le nez et un bébé dans les bras. Résolument, il détourna les yeux. A ce stade de son existence, une femme qui n'avait pas peur d'être rabaissée en mettant au monde des enfants et en les élevant, était exactement ce dont il avait besoin.

Après des années d'une vie tumultueuse qu'il laissait sans remords derrière lui et un mariage désastreux qu'il préférait oublier, Edward Cullen se sentait près à se caser. A 33 ans, il aspirait à rentrer le soir dans une maison pleine d'enfants, tenue par une épouse plus attentive aux premiers pas de sa progéniture qu'à son apparence dans les soirées mondaines.

Il était sur le point de tourner une page décisive et ce serait le cœur léger qu'il le ferait. Pour lui, plus de femmes de pouvoir, de gravure de mode ou de bombe sexuelle. Dès qu'il aurait trouvé la candidate idéale, sa carrière de séducteur serait définitivement terminée.

Il n'avait jamais trompé sa femme, et il comptait fermement s'en tenir à cette règle de conduite pour la seconde.

A côté de lui, Quil Ateara Sr continuait de ronger son frein à propos de Bella Swan.

- Tu sais que je n'aime pas dire du mal des gens quand il s'agit du beau sexe, mais cette fille à papa n'a vraiment pas le profil pour posséder une équipe de foot.

La détresse se lisait sur son visage.

- Bon sang Ed ! Elle a un caniche vissé sur le bras ! Les coaches des équipes adverses bossent pour des mecs sérieux, pas pour une potiche ridicule. Les supporters vont se foutre de nous.

Quand Quil Ateara Sr était blessé dans son amour propre, il était difficile de l'arrêter. En l'écoutant d'une oreille distraite, Edward consulta sa montre.

Depuis les funérailles de Charlie, 6 semaines plus tôt, sa fille avait disparu de la circulation, obligeant le club à entrer en léthargie puisque nulle décision de ne pouvait être prise sans son accord. Lorsqu'il s'était avéré impossible d'entrer en contact avec elle pour signer les nouveaux contrats, l'ancien directeur général, Phil Dwyer,avait jeté l'éponge. Pour parfaire le désastre, c'était son assistant, Mike Newton, qui s'était logiquement assis dans son fauteuil.

Les dernières volontés de Charlie avaient fini par fuiter à la presse, laissant les journalistes aussi abasourdis que l'équipe elle-même l'avait été. Comme tout le monde, même Edward s'était imaginé qu'Alec prendrait les choses en main tout de suite, et non à la fin de la saison. Alec avait bonne réputation dans le milieu du football, mais Ed le trouvait quelque peu fuyant et n'était guère pressé de l'avoir en tant que patron. Pourtant, étant donné les circonstances, il aurait donné n'importe quoi pour le voir installé au siège des Seahawks, dans le bureau de Charlie.

- Au faite… reprit Quil Sr d'un air songeur. Mon petit fils m'a dit que tu as tenté de rester en contact avec Cam Gigandet ? Tu ne te sens pas coupable d'avoir dû le saquer au moins ?

Edward secoua négativement la tête, même si la sanction qu'il avait dû infliger à ce joueur continuait de le miner :

- Pas du tout, marmonna-t-il. Il fallait sévir.

- Et comment ! approuva Ateara. Gigandet séchait un entraînement sur deux et ne serait pas sorti blanc comme neige d'un test antidopage.

- Ca je le sais bien.

La mort de Lyle Alzado (*célèbre joueur de football américain dont la mort en 1992 est dû à un cancer du cerveau, provoqué par l'abus de stéroïdes) pour cause d'abus de stéroïdes n'avait pas suffi à calmer des types comme Gigandet. Edward aurait dû réagir plus tôt, lorsque Cam avait subi sa deuxième arrestation pour conduite en état d'ivresse. Au lieu de cela, il avait freiné quatre fers, laissant à l'un de ses défenseurs les plus doués plus d'occasion de se reprendre qu'il n'en aurait offert à qui que ce soit d'autre. Jusqu'à ce que la drogue et l'alcool prennent le dessus sur lui, Cam Gigandet avait était un excellent joueur.

Edward avait fait tout son possible pour le remettre sur le droit chemin, mais Cam avait fini par ne plus écouter que son dealer.

Mal à l'aise dans son costume, Quil Sr tira sur son col et ajouta :

- Sais-tu que c'est Mike qui m'a pris à part, quelques jours après le départ de Phil, pour me demander de faire pression sur toi afin de sanctionner Gigandet ?

Edward détestait à peu près autant parler du nouveau directeur général que d'Isabella Swan.

- Je l'ignorais, répondit-il. Pourquoi n'est-il pas venu m'en parler lui-même ?

- Tu lui fous la trouille. Depuis que tu l'as envoyé valser contre un mur, il hésite à venir te parler.

- Ce type me rend dingue. Je vais finir par l'écrabouillé…

- Newton n'était rien d'autre que le bleu de Phil Dwyer, approuva Quil en hochant la tête d'un air compréhensif. Tout le monde sait qu'il n'a eu ce job que parce que Charlie devait une faveur à son père. Je suis sûr que le vieux n'aurait jamais laissé l'équipe dans les mains de sa fille s'il avait pu imaginer que Phil nous quitterait. Je t'ai raconté que Mike a failli se fouler le poignet le jour où Emmett McCarthy, pour rigoler, lui a fait une passe un peu forte ? C'est tout juste s'il ne s'est pas mis à chialer… Pathétique ! Comment respecter un directeur général même pas foutu de recevoir un ballon ?

Emmett McCarthy, comme s'il avait senti qu'on parlait de lui, vint interrompre le monologue de Quil Sr. Le wide receiver (*voir sur wiki pour plus d'explications) vedette de l'équipe aimait s'habiller. Sous son smoking taillé sur mesure, il portait une impeccable chemise blanche et un nœud papillon argenté. Les chaussures en cuirs complétaient sa tenue irréprochable.

- Hey coach ! lança le nouveau venu. Qu'en pensez-vous ? Cette petite blonde, là-bas, soutient que je suis le plus séduisant wide receiver de toute la Ligue. Vous ne trouvez pas que j'ai meilleur profil que Tom Brady ? (pour l'info c'est le mec de Gisèle Bündchen & il n'est pas wide receiver mais quaterback … sauf qu'on s'en fou parce que c'est le mec le plus canon de la division :p )

Edward prit le temps d'étudier le visage de son joueur avant de répondre à la question.

- Je ne suis pas sûr, Emmett … répondit-il enfin. Il me semble que le nez de Brady est plus droit que le tien.

Chatouilleux sur le sujet, Emmett s'offusqua.

- Sauf votre respect, vous n'y connaissez rien, coach ! Pour votre information, sachez que cette petite m'a comparé à cet acteur … Quel est son nom déjà ? Ah oui Kellan Lutz ! Vous le connaissez tout les deux bien sur…

Ni l'un ni l'autre ne le connaissaient. Emmett en resta un moment stupéfait avant de retrouver son sourire.

- Que vous le connaissiez ou pas, c'est un putain de beau mec ! Comme moi.

Tout trois se mirent à rires de bon cœur. Edward aimait bien Emmett au quotidien, mais il l'aimait encore plus sur le terrain. Sans conteste c'était le meilleur wide receiver qu'il lui était donné d'entraîner ces dernières années. Il avait des tripes, de la cervelle, et des mains si douées que l'on n'entendait même pas frapper la balle lorsqu'il s'en saisissait. Ce qui lui manquer pour l'heure, c'était une signature au bas de son contrat. Et c'était ce qui poussait Edward à des envies de meurtre sur la personne d'une petite brune évaporée.

Charlie avait eu la mauvaise idée de mourir alors qu'Edward achevait la négociation ardue du nouveau contrat d'Emmett avec le requin qui lui servait d'agent. Désormais, seule Bella Swan pouvait apporter la précieuse signature au bas du document. Or, son répondeur avisait obstinément les importuns qu'elle était en vacances et qu'elle serait injoignable pour un temps indéterminé.

Emmett McCarthy n'était pas le seul joueur d'Edward à ne pas avoir de contrat. Et ni lui, ni aucun des autres joueurs ne serait du voyage le week-end suivant pour le quatrième test-match des Seahawks contre les Jets. Et si un miracle ne se produisait pas bientôt, ils ne porteraient pas non plus les couleurs du club pour le match d'ouverture, deux semaines plus tard.

Par la faute d'une bimbo sans cervelle, Edward Cullen risquait de perdre un des joueurs les plus prometteurs de la ligue. Pas besoin d'une boule de cristal pour deviner qu'il ne devait pas manquer de propriétaires d'équipes de la NFL en embuscade. Le jour où les sportifs perdront patience et tourneraient le dos à une équipe devenue la risée du publique, iles les trouveraient devant eux, la bave aux lèvres et le chéquier ouvert, prêts a surenchérir.

Dès le plus jeune âge, la morsure de la ceinture paternelle sur sa chair avait appris a Edward que seul compte le fait de gagner dans la vie. Il s'était toujours montré un compétiteur acharné, prêt à balayer tout ce qui se dressait sur sa route. Et à cette minute, il se fit une promesse. S'il arrivait à mettre la main sur une certaine héritière, il lui donnerait une leçon qu'elle ne serait pas près d'oublier.

- Bonjour coach ! Je m'appelle Zafrina.

Emmett examinait avec envie le corps de liane de la jeune beauté qui venait d'apostropher Edward et qui n'avait d'yeux que pour lui.

- C'est quoi votre secret coach ? demanda-t-il médusé, en secouant la tête de dépit. Vous vous faites encore plus de nanas que moi …

- J'ai une longueur d'avance sur toi Em. Tu finiras par me rattraper.

Puis en entourant d'un bras les épaules de sa nouvelle conquête :

- Comment disais-tu que tu t'appelles, ma belle ?

Edward fonçait sur la départementale lorsqu'il entendit une sirène de police retentir derrière lui. Il avait abandonné la dénommée Zafrina à la réception une heure plus tôt et, jetant un coup d'œil au rétroviseur, il se félicita que sa carrière de fêtard ait définitivement pris fin.

Promptement, il ralentit pour garer sa Ferrari 458 sur la bande d'arrêt d'urgence. Baissant sa vitre, Edward remarqua dans le rétroviseur que le policier qui s'approchait avait repéré sa plaque minéralogique personnalisée « FAST16 » : son surnom et son numéro de maillot fétiche. L'avant-bras posé sur le toit du petit bolide, l'homme se pencha et le salua.

- Bonsoir coach.

Edward lui répondit d'un hochement de tête.

- Vous aviez l'ai pressé, dites-moi…

- Ah, oui ? A combien m'avez-vous flashé ?

- A 140.

Tout sourire, Cullen frappa le volant du plat de sa main.

- Bon sang ! J'adore cette voiture… Pourtant j'étais loin de donner toute la gomme. Il faut se méfier. Il y a des dangers publics au volant cette nuit.

- A qui le dites-vous !

Le flic prit quelques instants pour admirer le véhicule avant de reporter son attention sur le conducteur.

- Comment pensez-vous vous débrouiller contre les Jets ce week-end ?

- On donnera tout, comme d'habitude.

- Emmett McCarthy a signé ?

- J'ai bien peur que non.

- Aïe !

L'homme se redressa et conclut :

- Eh bien bonne chance tout de même. Et essayer de lever un peu le pied coach. Quelques gars à nous qui sont de service ce soir ne vous ont pas encore pardonné votre défaite contres les Browns, la saison dernière.

- Merci du tuyau.

Il était plus d'une heure du matin lorsqu'Edward s'inséra de nouveau dans le trafic. Il avait ôté sa veste avant de se mettre au volant et tout en effectuant sa manœuvre, il défit son nœud papillon et déboutonna son col.

Edward prit la sortie de route et s'enfonça dans un quartier huppé de la ville jusqu'à trouver une superette ouverte la nuit. Après s'être garé et extrait du petit véhicule rutilant, il pénétra dans la ou ne se trouvaient que cinq personnes, dont deux femmes. L'un était une fausse rousse qu'il décida d'ignorer. La seconde paraissait bien trop jeune pour rester si tard la nuit.

Campée devant un présentoir à bonbons, elle mâchait vigoureusement un chewing-gum. Ses cheveux blonds platine étaient retenus au sommet de sa tête par un élastique rose, mais quelques mèches libres lui encadraient le front et les joues. Même si la nuit n'était pas particulièrement fraîche, elle gardait ses deux poings enfoncés dans les poches d'un blouson de lycéenne siglé « Varsity Cheerleader » au-dessus du sein gauche.

Elle le vit approcher, et elle cessa brusquement de mâcher son chexing-gum. Sa minijupe moulante s'arrêter quelques centimètres en-dessous du blouson. Elle avait des jambes fines et nues et portait une paire de sandales plates. En s'arrêtant près d'elle, Edward out constaté qu'elle avait un peu trop forcé sur le maquillage, comme le font parfois les jeunes filles.

- Je sais qui vous êtes, dit-elle.

- Ah oui ?

En le défiant du regard, elle mâcha nerveusement son chewing-gum avant d'ajouter :

- Vous êtes le coach des Seahawks, Edward Cullen.

- Exact. Et toi qui est-tu ?

- Moi ? Je m'appelle Tiffany.

- Tiffany ? Voyez-vous ça…

- Je vous ai vu à la télé. Des tas de fois.

- Quel âge as-tu ?

- 16 ans.

Les yeux de Tiffany s'attardèrent longuement sur le corps d'Edward, avec une effronterie bien p eu en rapport avec son âge supposé.

- Vous êtes mignon, vous savez…

- Et toi, dit-il, tu parais bien mature pour ton âge.

- Je sais.

Pendant quelques instants, elle mâchouilla son chewing-gum avec insistance, avant de baisser les yeux sur ses chaussures.

- Mes parents ne sont pas là ce soir, annonça-t-elle avec une surprenante timidité. Et si je vous emmenais chez moi monsieur Cullen ?

- Pour quoi faire ?

- Vous savez bien… Pour le sexe.

- Tu ne penses pas être un peu jeune pour draguer un vieux comme moi ?

- Je suis fatiguée des gamins. Je veux le faire avec un vrai homme maintenant.

Près de la porte d'entrée, un jeu vidéo se mit à couiner.

- Pas question, maugréa Edward. J'aime le vrai moi aussi. En l'occurrence les vraies femmes…

Glissant une main hors de sa poche, l'audacieuse vint se camper devant lui, afin que nul dans la boutique ne pût les voir, et caressa longuement l'intérieur de sa cuisse.

- Je serai vraiment très gentille avec vous… susurra-t-elle, les yeux rivés aux siens, tandis que sa main se faisait plus curieuse. S'il vous plaît ! Je vous laisserai me faire tout ce que vous voudrez.

- A une offre pareille, difficile de résister.

Comme embarrassée par sa propre hardiesse, elle retira vivement sa main et sortit un trousseau de clés de sa poche.

Je conduis la voiture de mon père, dit-elle. Vous n'avez qu'à me suivre.

A travers les rues tranquilles et bordées d'arbres d'une banlieue résidentielle chic, Edward fila le train d'une Mercedes dernier modèle. La maison, une imposante résidence d'un étage en briques blanches, se dressait au milieu d'un grand jardin arboré. Il pénétra dans le garage dont les portes se refermèrent automatiquement derrière les deux véhicules. Rapidement, celle qui se faisait appeler Tiffany grimpa les quelques marches qui menaient à l'intérieur de la maison, sa minijupe épousant ses formes. Il la suivit dans une cuisine toute blanche et faiblement éclairée, pourvues des derniers équipements hi-Tech.

- Une bière ? suggéra-t-elle.

Edward déclina l'offre en secouant la tête.

La douce lumière caressait le visage trop maquillé de la cheerleader. Abandonnant son sac sur le carrelage, elle envoya valser ses sandales à l'autre bout de la pièce. Sans ôter son blouson, elle plongea la main sous sa jupe et retira sa culotte, une minuscule pièce de tissu bleu pâle qu'elle fit tournoyer un instant avant de l'expédier au sol.

- Alors vous désirez peut-être manger un morceau ? reprit-elle. Des tacos ? Un sandwich ? Autre chose ?

- Tu as tout compris. Je veux autre chose…

L'espace de quelques secondes elle se tint parfaitement immobile. Puis, elle l'entraîna hors de la cuisine à travers un petit hall faiblement éclairé, jusqu'à un spacieux salon aux meubles de chêne cérusé blancs. Les murs étaient quant à eux ornés de toiles d'art abstrait. Ici et là, sur des piédestaux en forme de colonnes tronquées, trônaient quelques poteries et sculptures anciennes.

- On dirait que daddy a les moyens, plaisanta Edward d'un ton caustique.

- On est italiens. Il est de la mafia, mais personne ne doit le savoir. Vous voulez voir un des flingues ?

- Je m'en passerai merci.

Haussant les épaules, elle le conduisit dans une autre pièce, plongée dans le noir jusqu'à ce qu'elle actionne l'interrupteur. Cullen découvrit alors qu'elle avait choisi le bureau plutôt que la chambre.

Tiffany alla se planter entre un sofa de cuir noir et un fauteuil assorti. Elle le défia du regard quelques instants, puis ses doigts se portèrent sur le devant de sa blouse blanche. Un a un elle en défit les boutons.

- Tu veux me faire plaisir ? demanda-t-il sans quitter son manège des yeux. Va cracher ton chewing-gum.

D'un air maussade, elle regagna le bureau et enleva de sa bouche une grosse boule de gomme rose, qu'elle jeta dans un cendrier. Elle ne portait pas de soutien-gorge et Edward vit sa poitrine tandis qu'elle se penchait.

- Assieds-toi sur le bureau, poupée.

La jupe au tissu élastique remonta sur ses cuisses quand elle s'exécuta. Les talons ancrés dans le tapis, elle écarta largement les jambes. Ed la rejoignit tout en défaisant la ceinture de son smoking.

- Tu es une gosse plutôt délurée, pas vrai ? demanda-t-il en se campant entre ses cuisses.

- Dans le mille. Je m'attire des tas d'ennuis. J'aime ça.

- On dirait, en effet.

Edward glissa ses mains sous le blouson et sous le t-shirt. Ses larges mains remontèrent lentement le long de son échine et virent placer en coupe sur ses seins, dont il caressa les mamelons du bout des pouces.

Les doigts agiles de la fille s'aventurèrent jusqu'à sa braguette. Elle resta ainsi, figée sur place, avant d'implorer d'une voix rauque :

- Dites-moi ce que vous voulez que je fasse.

- Tu sembles te débrouiller fort bien toute seule.

- Dites-le-moi bordel !

- Très bien chérie. Ouvre ma braguette.

- Comme ça ?

- Comme ça.

- Et maintenant ?

- Cherche un peu là-dedans et dis-moi si tu trouves quelque chose qui attire ton attention.

- Oh ! Vous êtes si… bien monté !

Doucement, elle le prit entre ses doigts et s'arcbouta sur le bureau, de manières à presser ses seins contre la paume d'Edward. Il la débarrassa de son blouson de cheerleader, puis, glissant ses mains sous ses fesses nues, il la souleva du bureau. Entourant les hanches d'Edward de ses jambes, elle se laissa emporter jusqu'au fauteuil. Il s'y assit, positionnant les genoux de sa conquête de part et d'autre de ses cuisses afin qu'elle le chevauche.

Sa blouse était grande ouverte. Ses jambes grandes ouvertes exposaient au regard le petit duvet de poiles de son bas-ventre. L'érection d'Edward en devînt plus douloureuse. Il commença à la guider vers lui pour la pénétrer, mais elle le retint en posant une main sur sa poitrine.

- Vous ne me donnez pas une petite fessée d'abord ? s'inquiéta-t-elle, le regard anxieux.

Son compagnon grogna de dépit. D'une voix grinçante, elle ajouta :

- Je le mérite vous savez !

En soupirant, Edward se résigna à l'inévitable et demanda :

- Tu as fais quelque chose de mal ?

- Je ne dois laisser entrer personne quand mes vieux ne sont pas là.

- Dans ce cas, je vais être obligé de te corriger. Qu'en penses-tu ?

- Non, pas ça !

Mais une excitation maladive faisait luire ses prunelles.

Sur le point d'exploser, Edward n'était plus d'humeur aux préliminaires coquins. Décidé de perdre le moins de temps possible, il la fit basculer souplement sur ses genoux et remonta d'un coup sec sa jupe jusqu'à la taille. Sur ses fesses rondes et blanches livrées à lui, il laissa rudement retomber sa paume.

Sachant de qu'elle force il était capable, Edward maîtrisa soigneusement ses coups, leur donnant juste un peu plus de force que ce qu'elle désirait. Elle gémissait et se tordait, de plus en plus insatiable et excitée.

Tout en faisant rosir la peau de ses fesses, Edward songeait à tous les soucis que son ex-femme lui causait. Les coups de fils nocturnes, pour lui mettre le moral à zéro. Les injonctions légales par voie d'huissier. Les confidences indiscrètes dans les journaux.

- Aïe ! protesta-t-elle. Ca fait trop mal !

Sans se laisser impressionner, Edward la fessa de nouveau.

- Vas-tu enfin te décider à bien te conduire, chérie ?

- Oui ! répondit-elle haletante.

Une nouvelle claque retentit plus fortement que les autres encore. Edward insista :

- Plus de ragots dans les journeaux ?

- D'accord… Arrête !

Une autre claque.

- Plus de harcèlement téléphonique ?

- Salaud ! Tu gâches tout !

Edward glissa ses mains dans le sillon de ses fesses et la releva en grognant sourdement :

- Je ne pense pas non.

En s'empalant sur lui sans se faire prier, elle lâcha dans un souffle :

- Espèce de fils de pute !

Edward donna un coup de rein qui la fit gémir. Pour elle se fut le départ d'une série de chevauchements abrupts et secs. Le téléphone, sur le bureau, se mit à sonner, mais tous deux l'ignorèrent.

En laissant des gémissements rauques s'échapper de ses lèvres, elle lui empoigna rudement les cheveux. Edward enfouit son visage entre ses seins.

La sonnerie se tut. Le déclic du répondeur se fit entendre.

« Vous êtes bien chez Tanya Cullen, annonça une voix aux inflexions sophistiquées. Je ne peux vous répondre pour l'instant mais si vous me laissez un message, je vous rappellerai dès que possible. »

La tête réjetée en arrière, Tanya laissa libre cours à la jouissance qui l'emportait.

Après le signal sonore, une voix féminine enchaîna :

- Madame le député, Kristen Smith à l'appareil. Désolée de vous appeler si tard mais …

Pour Edward, la voix se perdit dans un brouhaha confus. Avec un grognement prolongé, il jouit en elle tandis que son ex-femme s'effondrait sur lui et que le message arrivait à son terme.

Biiiiiiiiip.


Verdict? Pas trop sado-maso pour un premier lemon ? J'espère vous revoir très vite. Passer d'agréables vacances : c'est bien mérité après cette année folle!

Sincèrement, June.