Je n'en reviens pas, serai-je en train de créer le fandom français de ce film sur FF ?

On dirait bien.

Quoi qu'il en soit, après l'incomparable coup de coeur que j'ai eu pour ce film, vous n'en avez pas fini avec moi.

Disclaimer : Rien n'est à moi. Bien sûr u_u.

Enjoy'


J'aime quand t'es comme ça

Oh oui, Ben Wade –LE Ben Wade, le Patron- aimait voir cette étincelle dans les yeux de Dan Evans, petit Dan Evans, insignifiant Dan Evans. Monsieur était propre sur lui, n'avait jamais rien fait de mal. Dan Evans l'honnête homme, Dan Evans le fermier. Celui qui se plaçait devant ses enfants pour les protéger. A vous en donner envie de vomir. Et pourtant, Ben Wade était intrigué par Dan Evans.

L'homme était têtu, mais pas idiot. Il avait mis son orgueil de côté pour sa femme et ses bambins, et courrait à la mort, pour eux. Et peut-être que grâce à ça, il ne mourrait pas, en fin de compte. Ben Wade se fichait de tous ceux qui l'escortaient jusqu'au train. Mais il gardait un œil sur Dan Evans, tellement qu'il avait fini par lui sauver la vie. Allez savoir.

Charlie Prince était loyal, dévoué. Dan Evans était indomptable. Passionné et nerveux. Et têtu. Et Ben Wade aimait ça. Evans était droit – Trop droit. Evans l'intéressait lorsqu'il était calme, il le passionnait lorsqu'il s'enflammait. Tellement de potentiel, là-dessous. Dan Evans pouvait devenir violent, agité, enragé. Animal. Mais un animal plus subtil, plus intelligent, que ne l'étaient les hommes de Ben. Evans pouvait devenir Wade, mais il était trop honnête, pas assez vicieux. Ben pouvait se servir de n'importe quoi comme arme – menottes, fourchettes, mots. Dan ne pouvait pas.

Mais qu'importe. Les limites de Dan Evans se devaient d'être définies. Il tentait de les percer, dans ses yeux. Entre les volutes de couleurs changeantes, et la colère de l'homme à son égard. Jusqu'à pouvoir comprendre.

Ils s'étaient compris, enfin, lorsqu'il avait fallu tirer dans le bâton de dynamite. A ce moment-là, quoi que pût en dire Dan, il y avait eu quelque chose. Complémentarité de la pensée, synchronisation du geste. Et Ben avait pensé qu'ils pourraient former une sacré bonne équipe. Sacrée.

Ben avait aimé la façon d'agir de Dan. Réfléchie, mais pas trop. Instinctive. Dan avait fait confiance à Ben. Si Ben avait été une femme, il aurait souri.

Ils n'étaient pas amis, Dan l'avait clairement défini. Mais qu'étaient-ils ? C'était la première question qui lui était venue à l'esprit, dans cette chambre d'hôtel –suite nuptiale. Puis, la seconde question, sinueuse, discrète (fourbe) : que pourraient-ils être ?

Mais tout ça, c'était avant de voir le corps de Dan s'effondrer sous les balles de Charlie Prince.

Ben Wade pensait souvent à Dan Evans. Il se souvenait des yeux tellement expressifs de l'homme. Il se souvenait de son visage tellement proche, de ce défi lancé avec cette phrase : j'aime quand t'es comme ça. Une autre façon de dire qu'être quelque chose –même si ce n'était pas amis, amants, ennemis- ensemble, ça serait pas mal. Tous les deux. Ben Wade et Dan Evans. Le bandit et le fermier. Et vice-versa.


Alors ?