Depuis que j'ai vu le dernier Narnia, je me demande ce que devient Susan, mon personnage préféré. Bref, j'ai décidé de faire un crossover entre Susan de Narnia et Eomer du Seigneur des Anneaux. Pourquoi est-ce que Susan ne serait pas elle aussi contente? Donc, voila ma motivation de commencer cette histoire. J'espère vraiment que j'aurais le temps de publier régulièrement. Bref, j'espère aussi que vous allez aimer.


Le ciel bleu et sans nuages de l'arrière pays de l'Angleterre, était l'occasion parfaite pour les Pevensies de sortir s'amuser dehors. Cela faisait plusieurs semaines qu'ils étaient tous réunis chez le Professeur Kirke et bien que ce fut l'été, le beau temps ne leur permis pas d'aller se promener dans les environs, comme ils l'auraient souhaité. Eustache, Edmund et Lucy s'amusaient au cricket dans le jardin, tandis que Peter lisait les ouvrages nécessaires à sa prochaine rentrée à l'université, sous un arbre. Seul restait Susan, qui depuis le début des vacances se réfugiait dans l'une des granges du domaine, pour s'exercer au tir à l'arc.

Lucy, qui était sur était fatiguée de courir après une balle, alla s'asseoir près de son frère ainé et poussa un soupir. Peter qui ne parvenait pas à se concentrer sur le livre d'histoire qu'il tenait entre les mains, se retourna vers sa jeune sœur et avec un petit sourire, s'amusa à la chatouiller.

- Peter! Arrête! Je vais m'étouffer à force de rire. Cria Lucy en essayant d'échapper à son frère qui rigolait.

- Tu ne crois pas qu'on est assez grand pour jouer à ces jeux-là? Vint les interrompre Edmund avec un petit sourire.

- Pourquoi Ed? S'étonna Lucy en le regardant.

- Et bien, on n'est plus des enfants, Lucy. Comprit Peter en regardant tour à tour ses frères et sœurs.

- Oh non, vous n'allez pas recommencer! S'exclama Eustache en voyant où la conversation allait mener. Si vous continuer à vous apitoyer sur vous-même, je vais chercher Susan et elle va vous botter les fesses! Continua leur jeune cousin, avec un sourire de triomphe en voyant les regards apeurés de ses cousins.

- En parlant de Susan, vous croyez qu'elle va bien? Parla Edmund tout en laissant son regard vagabonder en direction de la grange.

- Je ne sais pas. Mais depuis votre retour de Narnia et vos récits, elle est presque redevenue la même. La Susan d'avant Caspian. Réfléchit Peter.

- Peut-être qu'elle ne l'aimait pas autant que ce qu'on croyait. Espéra Edmund.

- Non, je l'aimais. Les interrompit la voix de Susan, derrière eux, avec un petit rire. Mais j'ai enfin accepté le choix d'Aslan.

- Quoi? S'étonna Edmund, les sourcils froncés. Tu ne crois plus en Narnia?

- Bien sur que non! S'exclama Susan une telle idée la faisant frémir. Mais j'ai compris que Caspian était destiné à régner Narnia, sans nous. Le monde que l'on connaissait a changé. Nous avons grandis. Expliqua Susan, son regard dans le vide.

- Mais tu crois toujours en Aslan n'est-ce pas? Demanda d'une petite voix Lucy.

- Toujours. Confirma la grande brune en souriant. Et je ne perds pas espoir de revoir le Grand Lion. Ajouta t-elle en commençant à partir vers la grange.

- Tu étais où? Demanda alors Peter comprenant que sa petite sœur ne venait pas de la grange.

- J'étais partie ramasser ceci. Répondit-elle en désignant les longs bâtons dans sa main.

- Pourquoi il y en a 3? s'étonna Edmund. Et pourquoi veux-tu faire un feu alors qu'on est en été? Dit-il en roulant des yeux.

- Je ne voulais pas faire un feux, Ed, mais vous demander si vouliez vous entrainer à l'escrime avec moi. Mais vu votre humeur, je crois que ce sera un non. Ajouta t-elle en souriant devant ses frères abasourdis avant de s'éloigner.

- Attends! Crièrent les deux jeunes hommes en suivant leur sœur. Tu sais bien qu'on ne voudrait pas que tu te blesse. Plaisanta Edmund qui avait devancé Peter et se tenait à côté de Susan.

- Me blesser? S'offusqua Susan, le but des paroles d'Edmund. Qui est celle qui t'a battu la dernière fois? Hein?

- C'était de la chance! S'amusa le plus jeune de ses frères.

- D'accord, on verra bien quand je te ferais mordre la poussière, si c'était de la chance. Répliqua Susan, un petit sourire en coin.


Le reste des vacances se passa de la même façon, Susan s'amusait au tir à l'arc, tout en développement ses capacités, ses frères et sœurs étaient rassurés de voir que la plus fragile de la famille, reprenait enfin le contrôle de sa vie. Les paroles qu'elle avait dit à ses frères et sœurs était la vérité, en effet, même si la grande brune avait d'abord passé une semaine à se lamenter sur son amour impossible avec Caspian, le fait que ce dernier faisait passer le pays de Narnia avant son propre bonheur, lui avait redonner espoir qu'un jour, lorsque ce sera le moment de retourner à Narnia, la Reine Susan y retrouvera tout ce qui faisait la beauté de ce pays. L'harmonie entre les humains et les Narniens, les arbres qui parlent et chantent, ses conversations avec les animaux de la nature. C'est ainsi que Susan était venue à la conclusion que ce qui lui manquait vraiment, n'était pas Caspian, mais bien le pays où elle avait régné durant une quinzaine d'années en compagnie de ses frères et sœurs. Leur complicité n'avait jamais été aussi parfaite qu'en ces moments-là, et bien qu'ils faisaient tout en leur pouvoir pour se réhabituer à la vraie vie, en Angleterre, il était parfois difficile de se dire, qu'aux yeux des adultes, ils n'étaient seulement que des enfants.

C'est donc avec un désir de s'amuser comme lorsqu'elle se trouvait à Narnia, que Susan sortit de la maison, laissant ses frères et sœurs dans le salon à leur occupations et qu'elle se dirigea vers un petit bois. A Narnia, elle aimait s'entrainer dans une petite clairière derrière Cair Paravel, entourée des animaux de la foret qui se délectaient de voir leur reine s'entrainer. La jeune femme avait trouvé cet endroit dans le domaine du professeur Kirke, peu de temps après leur arrivée pour l'été. Et depuis ce jour, elle appréciait venir y tirer quelques flèches, poussant toujours plus ses capacités au maximum. Ce jour-là, le beau temps était encore présent, et la jeune femme en profita pour se balader entre les arbres, respirant l'air frais de l'été, son arc et son carquois sur le dos. Susan ferma les yeux, laissant son esprit vagabonder vers un pays magique, où un Grand Lion était le créateur. Dans son esprit, l'image d'Aslan lui apparut, et un grand sourire, illumina le visage de Susan. Soudain, le Lion s'approcha d'elle, une sorte de sourire sur sa gueule, Susan lui tendit sa main, qu'il lécha avant que la vision de la Reine, ne s'estompe. Quand elle ouvrit les yeux, elle fut d'abord aveuglé par la lumière qui éclairait la clairière, elle mit ses mains devant ses yeux, pour se préserver du soleil.

C'est au moment où elle allait se retourner, que quelque chose de lumineux captura son attention. Ne voyant aucun danger à s'approcher un peu plus, la jeune femme resta stupéfaite quand elle prit conscience de l'objet qui se trouvait au sommet de l'arbre. Son cor en ivoire, offert par le Père Noël en personne, resplendissait à la dernière branche du sapin, devant lequel se tenait Susan, la bouche grande ouverte. Sans réfléchir, la jeune femme déposa délicatement son arc et carquois un peu plus loin de l'arbre, remonta son pantalon et commença à grimper une par une les branches de cet immense sapin. Susan avait un grand sourire sur les lèvres à l'idée de retrouver ce cor tellement précieux à ses yeux. Durant plusieurs minutes, la jeune reine grimpa, sans se soucier de ce que pourrait lui causer une chute à une telle hauteur, ayant pour seule préoccupation, la volonté d'atteindre son cor. Alors qu'elle arrivait au sommet de l'arbre, elle tendit son bras gauche le plus loin possible dans l'intention d'attraper l'objet en ivoire. Ce dernier, ayant peut-être reconnu son possesseur, glissa délicatement dans la main de la jeune femme, qui rigola fort, des larmes de joie coulant sur ses joues. Tandis qu'elle refaisait chemin inverse, plus lentement qu'à l'aller, elle entendit des voix, provenant surement du jardin du professeur, qu'elle ne remarqua pas où elle posa son pied sur une branche à semi brisée.

Susan poussa un cri qui resta étouffé par les branches qu'elle se prenait dans le visage et sur tout le corps. Elle resta soudain muette quand elle comprit où elle allait atterrir. Ses dernières pensées furent pour sa famille et Aslan auquel elle demanda de l'aide avant que tout ce qui se trouvait autour d'elle ne devienne noir.