Comme promis voici la suite. Bon, je tiens à préciser (si vous ne l'avez pas compris) qu'il n'y a pas, et n'y aura pas de triangle amoureux dans mes fic (ai-je donné l'impression qu'Edward ou Isabella accordait beaucoup d'importance à Tanya ?). J'ai horreur des triangles amoureux. Je vois cette histoire comme un "roman d'apprentissage". Donc l'histoire d'amour, même si importante, n'est pas au premier plan de ma fic.

POV Isabella

J'ouvris les yeux, désorientée, et les refermai. J'étais bien. J'avais chaud, j'étais confortablement installée. Je voulais restée ainsi.

Mais quelqu'un… quelque chose ? … me léchait la joue. Je grognai, détournai la tête. Désormais on me léchait l'oreiller. Je fis un geste de la main pour éloigner le responsable.

Un miaulement.

Je rouvris les yeux, tournai la tête, et tombai les yeux dans les yeux avec Ash… qui sortit sa langue râpeuse pour me la passer sur le nez. Je le saisis pour le chatouiller. Il s'échappa en me glissant des bras ; en trois bonds il était hors d'atteinte.

- Tu es réveillée !

J'entendis plus que je ne vis Alice car déjà deux bras me serraient contre une poitrine. J'enfouis mon nez dans son cou. Les souvenirs refluaient dans ma mémoire et il était bon de sentir la chaleur d'une amie.

Des larmes se mirent à me couler sur les joues. La figure d'Esme, en retrait, avec son sourire chaleureux me calma. Alice laissa finalement sa place à la Reine mère qui vint se placer sur le bord de mon lit et me caressa gentiment les cheveux tandis que je posais ma tête sur son épaule.

Les images des événements me revinrent. Je voulais remercier Alice pour son sauvetage étonnant. J'ignorais comment elle avait pu réagir aussi vite mais elle était visiblement un cadeau du ciel. En me remémorant tout les temps passé au palais depuis mon arrivée, sa présence et son soutien avaient étaient inconditionnels ; sans elle les choses n'auraient pas été aussi… faciles.

Un rire m'échappa à cette pensée. "Facile" ? Rien de toute cette situation n'était "facile". Tout était parti en éclat le jour où Charles était revenu chez nous avec des cavaliers inconnus chargés de m'amener dans un lieu inconnu loin de tout ce que j'aimais. Alice et Esme étaient toutefois à placer dans la colonne des choses positives… et Edward, peut-être.

Angela était absente. Mais je n'avais pas besoin de demander pour savoir où elle se trouvait. Depuis l'acte héroïque de Benjamin qui m'avait sauvée et ramenée saine et sauve, ma fidèle amie n'avait pu détourner ses yeux de lui. Dieu soit loué, cela était réciproque. L'écuyer du roi avait dû avoir bien peur, Angela devait être en train de le rassurer.

Cependant le nœud à l'estomac, qui apparaissait à chaque fois mes pensées allaient vers Ange et Ben, se fit sentir de nouveau. J'avais fini par comprendre que seule la peur de perdre mon amie en était l'origine. Jamais auparavant je n'avais eu à la partager. Jamais une autre personne avait eu son attention plus longtemps que moi. Jamais personne n'avait semblé aussi proche de me la voler, de s'enfuir avec elle et de ne plus jamais me la rendre. Ben était libre de rester ou de partir, pas moi. Ma vie appartenait à ce château, quelque soit l'issu des guerres ou des récoltes : si le bâtiment tombait, mon mari et moi-même tomberions avec, s'il restait debout fermement nous avions des chances de mourir dans la vieillesse. C'était un pari risqué mais j'avais fini par l'accepter. Je me préparais donc aussi à voir mon amie d'enfance disparaître de cette vie qui m'avait choisie.

En regardant Esme et Alice je savais toutefois que j'aurais, quand cela arrivera, tout le soutien nécessaire. Je n'étais pas seule, et Angela n'était pas ma seule amie.

Mais je commençait à me poser des questions sur Alice. Je devenais curieuse de ce petit bout de femme qui semblait toujours avoir une longueur d'avance sur tout le monde. La rapidité de son intervention qui m'avait sauvé la vie ne faisait qu'ajouter de nouvelles questions.

Huit ans dans le passé

POV Jasper

La Forêt Silencieuse était selon les dires des paysans le tombeau des âmes errantes. Peu de personnes, toujours selon la légende populaire, en étaient revenues, et personne n'ayant pas gardé quelques séquelles de leur passage dans ce lieu maudit. Autant préciser que plus personne n'empruntait les chemins de ces bois. Enfin presque personne…

Car j'étais bien là, perdu au milieu des d'arbres centenaires. Le calme qui m'environnait ne faisait pas mentir le nom choisi pour cet endroit. De tout ce que j'avais pu entendre c'est ce silence qui m'effrayait davantage. J'avais voyage dans maintes contrées, et dans chaque forêt les chants des oiseaux et les couinements des créatures cachées m'avaient accompagné. Ici ? Rien. Je baissais le regard en cherchant ne serait-ce qu'une fourmi. Rien. Tout semblait… mort.

Un frisson me parcourut. Mon cheval était nerveux. Je tenais ses rênes bien en main ; un instant d'inattention et il en profiterait pour m'échapper. Ce lieu dégageait une atmosphère malsaine; même un septique tel que moi pouvait le ressentir.

Il fallait sortir rapidement. Après trois nuits passées ici sans fermer ne serait-ce qu'un œil, j'étais tendu, nerveux et un peu paniqué par le manque de nourriture et d'eau. Or voilà : j'était bel et bien perdu.

Les sentiers s'étaient effacés avec l'absence de passage. J'avais suivi une fausse piste, croyant me diriger ver le sud-ouest. Les étoiles ou le soleil n'étaient pas visibles. Les arbres étaient si hauts qu'on ne pouvait les escalader. Il semblait que le crépuscule soit éternel… sauf quand la nuit noire comme de l'encre tombait sur nous. Elle arrivait d'un bond, elle jaillissait de nul part. J'avais perdu la notion du temps et j'ignorais quand elle arriverait de nouveau. Ma monture piaffa. Je tentais de la rassurer, mais comment la calmer quand mon propre cœur cognait si fort ?

Je m'appuyai contre un arbre. J'étais épuisé ; je tenais à peine sur mes deux jambes. J'avais marché des miles, mais cette maudite forêt semblait sans fin. Je jetai un coup d'œil sur mes bras. Ils étaient en sang. De drôles de joncs poussaient dans ces bois, ils avaient des épines et m'arrivaient au torse. Ayant dû percer mon chemin parmi plusieurs de ces champs de ronces, ma chair en avait été tailladée.

Je soupirai et levais pour la centième fois les yeux au ciel en espérant avoir un quelconque indice sur la direction que je devais suivre. Mais je savais que cela était inutile, et je le faisais davantage par habitude.

J'avais dû fermer les yeux et m'endormir debout, car soudain la nuit m'environnait et mon cheval avait disparu.

Un souffle glacial se mit à souffler autour de moi. Je ne voyais rien, mais je sentais comme une présence hostile, sans pouvoir définir si elle était humaine, animale… ou autre.

C'est alors que les attaques commencèrent. Je fus projeté contre l'arbre voisin. Puis je sentis qu'on agrippait ma jambe. Je me débattais mais je n'avait pas de prise. Mon regard avait beau s'habituer à l'obscurité, je ne distinguais personne. Pourtant la chose continuait à s'acharner. Je fut tiré, frappé, cogné, poussé, lancé dans les airs. Les coups que je tentais d'affliger n'atteignaient que de l'air. Le vide semblait m'attaquer. Il n'y avait pas de respiration, pas de bruit autre que ceux que je faisais. Parfois j'avais l'impression que cela venait de plusieurs endroits à la fois, comme si mon agresseur se dédoublait.

Mon corps, heureusement, était habitué aux rudes traitement. Je mettais toute mon énergie à me protéger des coups fatals. Mais il est certain qu'il n'aurait pas tenu jusqu'à l'aube. Au moment où l'espoir me quittait, là, allongé sur le sol, le goût du sang dans la bouche, un éclair blanc dans la nuit noire mit fin à ma tourmente. Il y eu un cri perçant et tout s'arrêta comme tout avait commencé. D'un coup.

Je réalisai que cet éclair était un oiseau. Je crû d'abord à un corbeau blanc. La race me semblait appropriée pour un endroit tel que celui-ci. Mais je me trompais.

Il revint, après un instant vers moi. Et puis il repartit. Il commença ainsi des allers et retours entre ma personne et un point qu'il semblait voir. J'eus l'impression qu'il m'indiquait une direction. Je ris de cette assomption. Ce n'était qu'un oiseau. Une colombe pour être précis, maintenant que je la voyais de si près.

J'étais au bord de l'évanouissement. Mais un instinct, inexplicable mais d'une force rare, me fit me relever de terre et suivre ce signe qu'un dieu bienveillant avait dû mettre sur mon chemin.

Je marchai, sans but autre que de suivre une colombe, dans une forêt, la nuit.

Ma jambe droite me faisait souffrir mais j'étais dans un état second qui allégeait la douleur.

J'ignore combien de temps passa, mais je débouchai sur une clairière. Surtout, je me retrouvai devant une jeune fille au regard intense et au sourire immense. Mon cœur se serra à se vue. Elle semblait minuscule au milieu de cet environnement hostile. Au même moment où elle m'apparut l'aube se leva et la lumière éclaboussa tout. Elle sembla soudain lumineuse, et je pensai un instant qu'il s'agissait de Mab.

Je crois qu'elle me parla.

- Je t'attendais.

Mais à l'instant où le jour se leva mes forces m'abandonnèrent. Je tombais dans un sommeil empli de songes et d'ombres.

Retour au présent

POV Isabella

Esme et Alice étaient parties. Je restai seule dans ma chambre. Alors que j'étais assise, à reprendre mes esprits sans personne autour, elle me paraissait immense. Le lit me donnait l'impression d'être une toute petite fille au milieu d'un fouillis de tissus. La royauté semblait aimer le superflu.

Un frisson me vint. Soudain j'avais froid de chaleur humaine. La solitude de la pièce me pesait violemment. Chaque bruit avait mille échos. Je devenais nerveuse. C'est cet instant précis qu'Ash choisit pour se pelotonner contre moi. Sa petite langue râpeuse lécha ma main gauche alors que je l'avançais pour le caresser. Il miaula un bref coup et se mit à ronronner. Je sentais sa chaleur s'échapper de son petit corps et me pénétrer jusqu'au cœur.

Cet animal me faisait l'effet d'un ange gardien veillant sur moi. Il était à la fois une présence amicale, un précieux présent du roi, un garde du corps bis et un colocataire taquin.

Mais c'est mon ventre, et non mon cœur, qui se fit entendre et me tira de mes pensées. Il se rappelait à moi. J'avoue l'avoir un peu négligé.

Angela n'était toujours pas revenue, et je me demandais si quelqu'un allait se charger de mon repas ou si je devais me faire connaître à la première servante qui passerait devant ma porte. Sûrement, me dis-je, Alice et Esme avaient déjà donné quelques ordres me concernant.

Justement, quelqu'un frappa à ma porte. Au bout de plusieurs minutes je compris que Seth n'était pas à son poste, ce qui m'étonna.

Je me levai en bousculant un peu Ash. Je marchai jusqu'à la porte en passant par l'entrée. Quand j'ouvris il n'y avait plus personne. Le couloir était désert et mon garde du corps n'était nulle part. J'allais refermer quand mon regard tomba sur un plateau à terre. Je m'abaissai pour le prendre, concluant que la servante n'avait pas voulu attendre plus longtemps. Je repartis et m'installai sur la table basse de ma chambre.

Mais au dernier moment je décidai de me changer avant de manger. Je quittai donc la table et allais dans une pièce attenante où se dressaient les vêtements à mon usage. Je revêtis une robe plus chaude et un châle. Bien emmitouflée, je revins à mon repas, mais Ash semblait m'avoir précédé et il aspirait goulument la nourriture qui m'était dédiée. Je voulus le chasser gentiment en me saisissant d'un oreiller en plume.

Soudain, avant même que je l'eusse touché, mon chat s'effondra en chutant de la table. Je ne fus pas suffisamment rapide : il heurta brutalement le sol.

Un cri m'échappa et j'appelai en vain Seth. Je tentai de le faire revenir à lui, mais j'ignorais de quoi il souffrait, et déjà je ne percevais plus son souffle.

Les larmes commencèrent à couler sur mes joues, et je restai là, le petit corps inerte dans mes bras, le sentant se refroidir tout doucement.

POV Alice

Angela confortait Bella du mieux qu'elle pouvait. La berçant doucement, elle lui chuchotait des mots que je ne pouvais entendre de ma place.

Notre future Reine étant entre de bonnes mains, je me tournai vers les problèmes qu'il restait à régler.

Depuis mon arrivée au palais, huit ans plus tôt, j'avais pris une place stratégique. Mon titre de "Compagne de Général" n'en était pas la raison principale. Non. Mais grâce à l'amour de Jasper et à mes rêves prophétiques j'avais gagné la confiance du Roi. Excepté la Reine Mère, aucune femme n'avait eu ce privilège jusqu'à aujourd'hui et l'arrivée d'Isabella. Si le chemin était encore long pour elle, je savais qu'Edward allait tomber le masque peu à peu, au fil des épreuves et des moments heureux partagés. Je riais bien des déconvenues des filles de Cour. Je n'ignorais pas que beaucoup de famille avaient placé sa Majesté, Sir Emmet et Jasper tout en haut de la liste des maris espérés pour leur fille. Or Jasper avait choisi une fille sortie des bois et la future Reine était une inconnu d'une petite noblesse terrienne. Quelle déconvenue pour ces nobles si fiers de leur statut !

J'ignorais qui j'étais, d'où je venais, mais parfois d'horribles rêves me réveillaient dans la nuit. Je me relevait haletante, sans souvenir de ce qui venait de m'effrayer. Ces épisodes cependant ne se produisaient que rarement, et n'avaient lieu qu'en l'absence de Jasper. Les nuits passées dans ses bras ne laissaient entrer que de doux rêves.

Je me retournai vers Seth. J'ignorais quoi faire. Je connaissais le protocole, mais je ne désirais pas soumettre ce gentils garçon à une punition aussi sévère. Pourtant, avais-je le choix ? Je savais que le Roi n'aurait eu aucune pitié s'il avait été présent. Il avait laissé Bella sans protection et l'attaque avait presque porté ses fruits. La chance seule était à remercier.

Je souhaitais garder cet incidents en huis clos, cela aurait permis d'éviter à Seth des ennuis. Mais cet événement était l'occasion d'attraper le ou la coupable. Je ne pouvais décemment pas faire l'impasse dessus. Qui savait si la prochaine fois ce ne serait pas Angela qui pleurerait la mort de sa maîtresse ?

Nous devions toutefois agir intelligemment. Il fallait mettre en confiance le traître pour le faire agir de façon téméraire.

Je me sentais terriblement coupable de la tristesse de Bella. J'en voulais à mon don d'être si peu développé. Mes rêves étaient souvent vagues ou du moins imprécis. Je ne voyais pas ce que je désirais et parfois je prenais connaissance de choses sans intérêt pour le royaume ou moi-même. Il n'y avait ni logique ni tri dans leur enchaînement et leur contenu. J'avais parfois envie de pleurer de rage face à la bêtise de la situation. Quand mon Jasper était en guerre je souhaitais tant être certaine de son retour sain et sauf, et je devais pourtant attendre comme toutes les autres le retour de mon homme pour enfin le savoir.

Angela et Seth se sentaient tout aussi coupable, et je devais admettre que je trouvais leur remords justifiés. Comment avaient-ils pu la laisser seule dans une situation pareille ! Leur inconscience mariait leur jeunesse, certes, mais elle était du grande gravité.

- Seth…

Il eu la bonne idée de baisser la tête d'un air coupable. A ce moment là, alors qu'il me dépassait largement en taille, il m'apparaissait tout petit.

- Tu as failli à tes obligations…

- My lady, il y a eu une urgence et…

-STOP ! Tes seules obligations sont envers Isabella. S'il y avait un incendie, et si toutes les personnes du château allaient mourir dans d'horribles souffrance, tu ne sauverais QUE Dame Isabella. Ton devoir est de laisser périr femmes et enfants ! La fiancée du Roi est la seule personne existante à laquelle tu dois penser.

Je savais que trop bien la panique qui avait sévi plus tôt. La rumeur d'un fantôme courait depuis quelques temps. Or cette fois-ci une noble avait crû le voir. Cela avait fait un tel cahot entre ses cris de panique et la terreur qui avait envahie toute la Cour à leur suite. Les gardes avaient accouru, mais il n'y avait trace d'aucune apparition fantasmagorique. Les évanouissements et les hurlements n'avaient pourtant pas cessé tout de suite. L'ordre n'était revenu que bien plus tard.

OH !

Fantôme… Cris… Garde…

OH ! OH ! OH !

Mon esprit fit tourner ses petites roues magiques.

Oui, oui, oui.

J'ai trouvé !

Je ne me retins pas de sautiller en tapant des mains.

Seth me jeta un regard alerté mais je l'ignorai et me précipitai dehors.

POV Isabella

Angela m'avait convaincue de la laisser prendre Ash ; son petit corps reposait désormais dans une serviette dans l'attente d'être enterré.

Mes larmes avaient séchées et dehors la nuit gagnait peu à peu du terrain. C'est alors qu'Alice apparue plus excitée que jamais. A sa suite Esme ne paraissait pas surprise de son attitude et je devinais que des choses importantes allaient être discutées. Je fis donc signe à tous ceux présents dans la pièce de se retirer. Ma chambre avait été prise d'assaut par des gardes et des serviteurs depuis le drame. Nous restâmes en huis clos. Exceptées mes trois amies, Seth était le seul à être encore dans là.

- Isabella, je sais comment attraper le responsable.

Ses paroles me prirent de court.

J'acquiesçais et lui fis signe de continuer.

Au bout de quelques minutes Alice nous avait expliqué son plan. Esme avait ajouté ici et là quelques précisions pour me rassurer sur le sort d'Angela après plusieurs de mes protestations.

Et ce fut ainsi que mon amie de toujours me quitta, mais pas de la manière que je l'avais crû…

L'idée était simple. Le coupable devait se sentir en confiance. Pour cela il devait être certain de ne pas être suspecté. Par conséquent un autre devait être arrêté et accusé à sa place. La surveillance donnerait l'impression d'être baissée et la personne souhaitant me voir morte ne pourrait pas passer à côté de l'occasion pour en finir. Peu de personnes seraient mises dans la confidence : nous quatre, Seth, Benjamin, J. et enfin quelques gardes triés sur le volet pour nous porter main forte.

Ange faisait la coupable idéale. Proche de moi elle avait accès à ma nourriture, connaissait mes déplacements… Si elle avait tant pris soin de recouvrir le chaton c'était très certainement pour éliminer les preuve au plus vite en brûlant le cadavre !

Je la vis donc se faire emprisonner, ligoter et malmener par des gardes ignorants. Pour donner plus de réalité à son incarcération mon amie me supplia et m'assura de son innocence à grands cris. Je me mis à sangloter. Tout ceci semblait bien trop réel.