Salut à tous !

Et voici le dernier chapitre de cette fabuleuse histoire ! Je vous retrouve à la fin.

Enjoy it !


Chapitre 7

Le trajet de retour vers le palais fut silencieux.

Laurent songeait à ce qu'il avait appris sur la vie passée de Danielle.

Henry et Danielle communiquaient avec leurs yeux, en disant à l'autre à quel point ils l'aimaient et à quel point ils étaient reconnaissants d'être ensemble.

Leur arrivée fut, heureusement, traitée sans trop de fanfare. Cependant, Leonard de Vinci, étonnamment, était le seul à les attendre.

« Danielle, ma chère, c'est merveilleux de vous voir à nouveau, dit-il, en lui souriant sincèrement. »

« Signore, dit Danielle, plongeant dans une révérence après avoir mis pied à terre. »

Leonard regarda fixement la femme devant lui. « Levez-vous, Danielle. Vous n'avez pas besoin de vous mettre à genoux devant moi, car je savais depuis le début qui vous étiez. »

Danielle se remit sur ses pieds à cette déclaration. « Vous… le saviez ? »

« Eh bien…pas exactement. Mais je savais qui vous n'étiez pas. »

« Qu'est-ce qui m'a trahi ? demanda Danielle, sentant Henry venir se tenir à ses côtés. »

« Vos chaussures, ce jour à la Cour, étaient trop grands. N'importe quel courtisant légitime devrait avoir de bonnes chaussures appropriées. Par conséquent, j'ai su que vous ne veniez pas souvent à la Cour, ou que vous prétendiez être quelqu'un que vous n'étiez pas. »

« Je vois, dit Danielle, tranquillement. »

« Pourquoi ne m'avez-vous rien dit ? demanda Henry. »

« Danielle devait vous le dire elle-même, raisonna Leonard. Elle avait ses raisons, comme tout le monde à la Cour ce jour-là a vu et c'était à elle de vous les révéler. »

« Merci, Leonard, dit Danielle, se déplaçant pour embrasser le vieil homme. »

Comme Leonard mit ses bras autour d'elle, Danielle se fixa pour éviter de montrer tous signes de douleur. Henry était toujours désireux qu'elle avait dû lui laisser prendre la responsabilité, comme il sentit que s'il était rentré chez elle plus tôt, elle n'aurait pas eu de problèmes. Danielle avait déjà été forcée de lui rappeler cependant que ce n'était pas la première fois qu'elle était punie par la Baronne. Le regard résultant de l'angoisse dans les yeux d'Henry était quelque chose que Danielle espérait ne plus jamais revoir.

« Voulez-vous… Je me demandais…, commença Danielle. Voulez-vous m'aider à me préparer pour le bal de ce soir ? »

Jetant un coup d'œil à Henry, Leonard considéra Danielle. « Je serai honoré » dit-il en lui offrant un salut majestueux, avant de s'écarter pour donner l'intimité au couple pour se dire au revoir pour l'après-midi.

« Je vous aime » murmura Danielle, se penchant jusqu'à mettre ses lèvres sur celles d'Henry.

« Comme je vous aime, ma chérie, répondit Henry, souriant dans le baiser. »

« Je vous verrai ce soir, dit Danielle, s'écartant à contrecœur. »

Accompagnée de Leonard, elle se tourna une fois pour saluer Henry, avant qu'elle ne soit emportée à la fois pour le projet du bal de cette nuit et le mariage, qui aura lieu dans un mois.

Henry était allé récupérer sa copie d'Utopie avant d'aller le lire dans les écuries. Quelque chose au sujet des chevaux le calmait. Il aimait les observer flairer l'un l'autre, ou brouiller autour de leurs stalles recherchant les morceaux égarés de nourriture, ou simplement souffler hors de leurs nez.

Ensuite, avant que l'un ou l'autre l'ai su, le temps était venu pour eux de faire leur grande entrée au bal.


Danielle était nerveuse. Elle savait que la Baronne et Marguerite seraient dans l'assistance et elle craignait leurs réactions.

Henry était étonnamment calme. Il n'avait jamais été plus sûr de ce qu'il était sur le point de faire, lequel devait annoncer ses fiançailles avec Danielle, l'amour de sa vie.

Respire, juste respire, pensa Danielle, fermant ses yeux solidement pour ne pas alerter Henry de sa panique intérieure.

Elle sentit que sa main recevait une légère pression et ouvrit les yeux pour lever les yeux vers le visage soucieux d'Henry.

« Tout ira bien, Danielle. Nous nous aimons et personne ne peut s'opposer à un mariage d'amour. Quant à la Baronne et Marguerite, si elles vous font des menaces, mes parents et moi seront là pour vous protéger. »

« Merci Henry, répondit Danielle, retournant la pression de sa main et se penchant pour un léger baiser sur la joue d'Henry. »

Les trompettes sonnèrent et ils tournèrent leur attention au Roi François, qui se raclait la gorge pour commencer son discours.

« Mesdames et Messieurs, dit-il, c'est pour moi un grand plaisir que d'annoncer les fiançailles de notre fils, le Prince Henry, à Danielle De Barbarac. »

Il eut une salve d'applaudissement, puis Henry et Danielle se révélèrent, car ils étaient tenus à danser la première danse ensemble.

Alors qu'Henry plaça sa main sur la taille de Danielle, il la sentit frissonner, de plaisir, pas de peur. Il lui sourit en connaissance de cause, ensuite ils partirent. Ils dansèrent divinement, spécialement Danielle, pour n'avoir jamais eu de cours jusqu'à cet après-midi.

A la fin, Henry s'inclina et Danielle fit une révérence.

Tandis qu'ils se levaient, il eut une agitation et soudainement, la Baronne apparut, tirant Marguerite par le poignet. La Baronne se dirigea vers Danielle, soulevant ses mains pour frapper là les fouets l'avaient déjà fait.

Dans un mouvement rapide, Henry souleva Danielle, comme s'ils dansaient encore, et se retrouvant ainsi entre elle et la Baronne.

« Elle vous a trompé, mon seigneur, dit Rodmilla, arrêtant son attaque et en faisant une révérence pendant qu'elle parlait. Elle l'est mais une domestique dans ma maison. Libérez-là pour moi et je serai sûre de la punir pour les mensonges qu'elle a dits. »

« Vous vous trompez, Baronne, dit-il, crachant son titre comme si cela le repoussait. Si vous pensiez que j'allais libérer la femme que j'aime à votre garde. J'ai vu la manière dont vous la traitez, j'ai vu les marques du fouet. Croyez-vous que quelque chose pourrait me tenter de laisser Danielle partie avec vous ? Elle m'a dit la vérité, à quel point vous avez refusé son droit à la terre de son père, qui aurait fait d'elle une femme de la noblesse et lui aurait valu une place à la Cour. C'est vous qui devait être puni, pour non seulement avoir fait du tort à Danielle, mais vous avez fait du tort à ma mère aussi. Ne lui avez-vous pas dit, seulement cet après-midi, que Danielle, la Comtesse de Lancret, était fiancée et naviguait vers la Belgique ? Vous êtes la menteuse, pas Danielle ! »

A la perturbation de la Baronne, le Roi François et la Reine Marie s'étaient approchés pour soutenir leur fils et leur future belle-fille. Leonard, aussi, fit une apparence, allant aux côtés de Danielle, car Henry était encore placé stratégiquement devant elle pour empêcher la Baronne ou Marguerite de s'approcher plus près. Les autres courtisans pouvaient seulement observer dans un silence stupéfait alors que la Baronne était dénoncée.

Rodmilla était piégée et elle le savait. Elle se laissa tomber dans une plus basse révérence. « Vos Majestés, dit-elle en reconnaissant le roi et la reine. »

« Danielle, dit François, je pense que vous devriez être la seule à décider du sort de la Baronne et de ses filles, car elles vous ont fait le plus du tort. »

Danielle s'avança, les jambes tremblantes, se déplaçant pour être aux côtés d'Henry.

« Jacqueline, tu as soigné mon dos ce matin, après que j'ai été fouettée. Je ne te porte aucune mauvaise volonté, car tu m'as toujours traité de façon équitable et a été aussi gentille avec moi que c'était possible. »

Jacqueline sourit et s'avança pour embrasser sa demi-sœur. Henry, observant, sourit à toutes les deux.

Puis Danielle tourna son attention à la Baronne, encore agenouillée, et Marguerite, se mettant à genoux également.

« Je ne penserai plus jamais à vous, car avec Henry, j'ai trouvé la paix de l'esprit, ainsi que le véritable amour. Vous deux, cependant, vous penserez à moi assez souvent, j'en suis certaine, car je sens que votre place est là où était la mienne – comme domestiques, dans ce palais. De cette façon, vous comprendrez à quel traitement vous avez bien voulu me soumettre pendant dix ans, aussi bien d'être le témoin de mon bonheur avec ma nouvelle famille. »

Une fois finie, Danielle s'éloigna, indiquant que le roi et la reine étaient libres de « traiter » avec elles.

« Enlevez-les, ordonna le Roi François. »

Alors que Danielle observait sa belle-mère et sa demi-sœur être menées au loin, elle s'appuya sur Henry pour le soutien, après avoir trouvé la force de ses jambes qui l'avaient abandonné. Cependant, il ne fallut pas longtemps avant qu'elle ne se tourne vers Jacqueline, qui venait juste de perdre sa mère et sa sœur.

« Je suis désolée, Jacqueline, dit Danielle, la serrant encore. »

« Absurde, Danielle. Je n'ai aucune loyauté envers elles. Elles t'ont blessé maintes et maintes fois et elle m'ont toujours insulté. Je suis contente qu'elles soient parties. »

« Jacqueline, je vais vivre au palais, avec Henry. Je me demandais, si cela te fait plaisir, veux-tu rester au manoir ?'

« Oh, Danielle. Je serai honorée. Je sais à quel point les terres de ton père sont importantes pour toi. »

« Ce sont les nôtres maintenant, dit Danielle. Tant que je peux visiter, ajouta-t-elle avec un sourire. »

« Naturellement. Merci ! »

Les demi-sœurs s'étreignirent.

Henry se joint à elle. « Mais pour l'instant, Jacqueline, nous feriez-nous l'honneur à Danielle et moi de votre présence ici au palais ? »

« Votre Altesse, dit Jacqueline, descendant dans une légère révérence, j'en serai très heureuse. »

Elle se leva, souriant à Henry, avant d'apercevoir quelqu'un au-dessus de son épaule, le Capitaine Laurent. Elle rougit lorsque leurs yeux se rencontrèrent. Danielle n'était pas insensible et lui sourit, prévoyant déjà comment tous les deux allaient finir.

« Veux-tu que je reste avec toi Danielle ? demanda Jacqueline. »

« Non, vas profiter du bal, dit Danielle, donnant à Jacqueline une légère poussée vers la direction de Laurent. »

Henry et Danielle observèrent l'approche de Laurent vers Jacqueline, en s'inclinant et en demandant la prochaine danse.

« Voulez-vous danser ma chère ? demanda Henry. »

Danielle tourna son regard implorant vers lui. « Henry, je sais que nous sommes supposés rester pour tout le bal, mais je suis fatiguée. La confrontation avec la Baronne et Marguerite m'a laissé plus épuisée que je ne le pensais. »

Henry sourit avec compréhension. « Je vais présenter nos excuses à Mère et Père. Puis je vous raccompagne à votre chambre. »

Danielle hocha de la tête, l'observant converser tranquille avec ses parents.

Ce sont les miens maintenant, aussi, se dit-elle.

« Prête, Princesse ? demanda Henry qui avait furtivement glissé derrière elle. »

Elle sursauta, légèrement surprise, avant de se tourner en souriant à son impétueux fiancé.

« Aussi prête que je ne le serai jamais, Sire, répondit-elle taquine. »

Offrant son bras à Danielle, qu'elle accepta, ils partirent pour leurs chambres.

La promenade fut surtout silencieuse, rompu seulement pour échanger des plaisanteries et des regards couvrants.

Danielle, bien qu'en ayant son esprit remplis, était en paix, grâce à l'homme à ses côtés.

Henry observa Danielle alors qu'ils marchaient, s'émerveillant de sa beauté naturelle que la magie de Leonard avait seulement accentuée.

Ils arrivèrent à la porte de la chambre de Danielle.

« C'est ici que je vous laisse, dit Henry avec regret. »

« Dormez bien, mon beau prince, dit Danielle, se penchant pour donner à Henry un baiser de bonne nuit qui les laissa tous les deux sans voix. »

« Bonne nuit, murmura-t-il. »

Ils s'éloignèrent, Henry ouvrant la porte de sa chambre, Danielle restant à la porte de la sienne.

Ils saluèrent l'un l'autre, souriant timidement, avant d'entrer et de fermer leurs portes respectives.

Ils dormirent bien cette nuit-là, chacun rêvant de leur futur heureux à jamais.


Note de l'auteur: Je n'avais aucune idée de ce qui allait se passer pendant leur mariage et si je devais essayer de le décrire, je voudrais lui faire justice. A cette époque, je ne m'en sens pas capable, donc ceci est la fin, pour l'instant. Si j'ai de l'inspiration, je pourrais écrire plus à une date ultérieure. Merci pour avoir lu. Et à ceux qui ont laissé un commentaire, vos gentils mots ont beaucoup signifié pour moi.

Note de la traductrice : cela fut une bonne expérience pour moi que de traduire cette histoire. Ce fut ma première traduction avant que je n'attaque les OS de Glee sur le couple Klaine. Elle resta spéciale dans mon cœur. Je remercie toutes les personnes qui m'ont laissé un commentaire et merci à l'auteur pour m'avoir donné l'autorisation de traduire son histoire.