Je vais pas vous prendre la tête pendant dix ans, mais j'ai juste quelques mots à vous écrire.

Tout d'abord, voici donc la suite du O.S, transformer donc en fic. A l'origine, ce devait rester un unique chapitre, mais j'ai reçu pas mal de review ici ou sur le forum lovelemon me demandant une suite. N'ayant pas réfléchit à ça, et n'ayant pas de beta pour corriger mes horribles fautes, je répondais à tout le monde que non, j'en ferai pas. Puis est venue la réponse d'Alvina26, me proposant d'être la correctrice de cette fic. Et elle à fait un super boulot. Alors, Alvina26, Merci! (au passage, je vous conseille ses fics, elles sont super).

Un autre mot pour Jackie, à qui je n'ai pas pu répondre: Tu as été la première à mettre une review sur cette petite histoire, merci :)

Ceci est un chapitre pour lancer l'histoire, c'est pourquoi il est assez court, mais les prochains seront un peu plus long. Je vous laisse lire (finalement j'ai bien mis 10 ans, désolée^^)

Chapitre 2 : Fantômette ouvre l'œil.

Je me tournai vers les 2 jeunes femmes qui me servaient de meilleures amies et levai les mains :

« - Stop! Ne dîtes rien. »

Et partis en direction de la cuisine. J'avais bien besoin d'un café. Bien fort, le café.

J'amorçais à peine un geste vers la cafetière que Hulk me tendait un mug.

« - Merci, fis-je quelque peu étonnée.

- Tu avais l'air d'en avoir besoin » répondit-il avec un clin d'oeil.

Adossé au plan de travail, Hulk m'apprit qu'il s'appelait Emmett McCarthy, et qu'il était un collègue de travail d'Alice. Je lui jetais un regard en biais. Il n'avait pas vraiment l'air d'un styliste ou d'un couturier. Peut-être un mannequin ?

Lorsque je lui fis part de ma remarque, il me dit sans ciller :

« - En effet, mannequin pour sous-vêtement, même. Edward quant à lui est mannequin mains. »

Je vis Jasper, accoudé à la table, le foudroyer du regard, jaloux à l'idée qu4Alice le voit en petite tenue, mais Emmett lui balança un :

« - T'inquiètes, Alice est très pro, dès qu'il y a un bout de tissu quelque part, plus rien n'existe à ses yeux. »

Ce n'eut pas vraiment l'air de calmer Jasper, qui continua de regarder Emmett d'un air furibond.

Je pris congé des 2 hommes, et ne croisais personne en sortant.

Alors que je me dirigeai vers la Chevrolet, j'entendis des bruits de voix venant du jardin.

Curieuse de nature, je ne pus m'empêcher de tendre l'oreille :

« - Arrête donc d'en faire tout un plat, je te dis que ce n'était rien.

- Je te connais, Cullen, ton regard est différent, il parle pour toi.

- Il ne s'est rien passé, Brandon ! En quelle langue faut-il que je te le dise !

- Si jamais tu...

- Ai-je besoin de te rappeler pourquoi nous sommes là ? La coupa Edward.

- Non.

- Alors à plus tard, Alice. »

Je continuais ma route, absorbée par la conversation que je venais d'entendre, lorsque je m'étalais par terre, mais cette fois-ci, personne n'était là pour me rattraper.

Une fois chez moi, je me remémorais la conversation entre Edward et Alice. Quelque chose clochait. Jamais Alice ne se serait laissée parler sur ce ton par quelqu'un. Elle lui aurait sauté dessus pour lui arracher la tête avant d'y mettre le feu plutôt que de céder un pouce de terrain.

On aurait dit qu'il lui faisait... du chantage... oui, c'est ça. Mais sur quoi pouvait-il la tenir ? Ok, Alice n'était pas une sainte, mais de là à commettre quelque chose de grave... Peut-être avait-elle tué quelqu'un qui portait la même robe qu'elle ? Elle en serait bien capable, finalement...

Mais si c'était le cas, je ne la laisserai pas se débrouiller seule, je l'aiderai. Tout comme elle l'a fait à plusieurs reprises pour moi. Je n'ai jamais tué personne, d'accord, mais si je l'avais fait, je sais qu'elle m'aurait soutenue. Bref...

Peut-être devrais-je lui en parler ?

Je pris mon téléphone, afin de donner rendez-vous à Alice, pour lui faire part de mon impression.

« - Alice ? C'est Bella.

- Oh, salut Bella, tu as oublié quelque chose ?

- Non, rien, en fait...

- T'es sûre ? Non, parce qu'il m'a semblé voir une petite culotte dans le jardin...

- Arrête Alice ! Je t'appelle pour un sujet sérieux.

- Vas-y, je t'écoute.

- Est-ce qu'on peut se voir au parc en bas de chez moi ?

- Bien sûr, j'y serais dans 1 heure. Ça va, Bella ?

- Oui, ne t'inquiètes pas, je veux juste te parler.

- A plus tard, alors. »

Voilà pourquoi elle était comme une sœur : elle venait dès le premier coup de fil, pas de fausses excuses ou de refus.

J'hésitais à contacter Rosalie, voire Jasper, mais peut-être que je me faisais des idées, auquel cas je préférais finalement voir Alice seule à seule d'abord.

Je me débarbouillais, me changeais, et pris un encas avant de rejoindre le parc.

Alice était déjà là, habillée et maquillée à la perfection, comme à son habitude.

Ses lunettes de soleil était relevées négligemment sur ses cheveux, et elle était assise sur un banc. Je m'affalai à côté d'elle, en soupirant.

« - Alors, dis-moi tout, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Me demanda-t-elle, le front légèrement plissé.

- Et bien voilà, je ne sais pas trop par où commencer, mais... Est-ce que toi tu as des problèmes?

- Moi ? Non, fit-elle, surprise.

- Tu es sûre ? Parce que je... j'ai entendu une conversation entre Edward et toi, tout à l'heure, et ça avait l'air plutôt tendu entre vous... »

J'avais un peu honte de lui avouer mon espionnage, mais je n'avais pas trop le choix.

« - Tu sais, entre collègues il y a parfois de petites tensions, en effet, mais rien de grave, rassure-toi. Qu'as tu entendu, exactement ?

- Tu le menaçais, puis il t'as coupé la parole, on aurait dit qu'il te faisait du chantage !

- Du chantage ? ! Mais qu'est-ce que tu vas imaginer là, Bella ? » S'exclama-t-elle, en riant.

Mais je pus constater que ses yeux étaient légèrement plissés, signe de mensonge chez elle, ainsi qu'une lueur quelque peu inquiète dans le regard...

« - Rien... je me faisais sans doute des idées, excuse-moi de t'avoir dérangée pour rien, Alice.

- Tu ne me déranges jamais Bells. Tu es ma meilleure amie, et même si parfois je peux être exaspérante, tu ne m'as jamais lâchée, alors que tu t'inquiètes pour moi, ça n'a rien de dérangeant. Je dois cependant te dire quelque chose.

- Je t'écoute.

- Ne t'accroche pas à Edward. Non ! Ne dis rien et écoute ! Je sais que vous avez couché ensemble, je sens ces trucs là à des kilomètres. Si tu as aimé, ce dont je ne doute pas vu ta tête, tant mieux mais ne recommence pas. Ce n'est pas un gars pour toi.

- Pourquoi ? Interrogeais-je, un peu déçue.

- Parce qu'il n'est pas quelqu'un qui s'attache ; toi, tu cherches le grand amour avec un grand A, mais lui ce serait plutôt le grand orgasme avec un grand O, si tu vois ce que je veux dire.

- Je comprends, merci du tuyau.

- Quoiqu'il en soit, je tenais à te féliciter pour ton déguisement d'hier soir, fit-elle d'un air enjoué.

- Me féliciter ? Tu es sérieuse ? Ne pus-je m'empêcher de m'étonner.

Alice me faisant un compliment... je n'en revenais pas.

- Oui, oui ! Ok, tu ne ressemblais pas vraiment à un vampire, et tu as acheté la cape de Fantômette au lieu de celle de Dracula, mais... Tu ne peux pas imaginer à quel point ça m'a fait plaisir que tu essayes ! » Cria-t-elle en me prenant les mains. Alors que je la regardais avec des yeux rond, elle ajouta, d'un air atrocement sérieux :

« - C'est un petit pas pour toi, Bella, mais c'est un grand pas pour la Mode. »