Hikaru

(seconde édition)

Scribouillarde : Shakes Kinder Pinguy

Mail : Mei_Fanel@hotmail.com

Couple : 2+1/1+2

Genre : surmenage à trois

Rating : PG

Disclaimer : je fais des économies, mais pour l'instant  g même pas de quoi racheter le regard de la mort qui tue d'Hee-chan, alors…T___T Sont pas à moi !

***

Epilogue

La sonnette de l'entrée résonna et Duo se leva du canapé pour ouvrir. Une fille se trouvait devant la porte et le dévisageait avec de grands yeux écarquillés.

_ Je suppose que tu es Zoë, sourit Duo. Hikaru ne va pas tarder. Mais je croyais que vous deviez être plusieurs ?

_ Les… les autres sont dehors, monsieur…

_ Duo Maxwell, se présenta-t-il sans perdre son sourire, et Zoë le lui rendit, une rougeur sur les joues, cherchant apparemment quoi dire.

Intérieurement, Duo était ravi.
Eh, ça faisait plaisir de plaire encore aux gamines à trente-deux ans ! Une dégringolade dans l'escalier indiqua l'arrivée de Hikaru et Heero jaillit presque aussitôt, avec un air renfrogné qui fit lever les yeux au ciel de son fils.

_ Otou-san, arrête ça ! Je vais au cinéma, ok ?

_ Tu as pris ton portable ?

_ Oui ! Et si il est éteint, c'est normal, y'a pas le droit de le garder allumé dans la salle.

_ S'il y a le moindre problème…

_ J'appelle, oui, je sais, je connais les numéros de l'Onclerie par cœur, même celui de Zechs au cas où…

_ Je t'interdis de l'appeler ! lança Duo, et Heero leva les yeux au ciel.

_ …j'ai ma carte d'identité, continua Hikaru, et je n'oublierai pas d'appeler si j'ai du retard. Otou-san, j'ai quinze ans, je suis le fils du sauveur du monde et du Baka de la Mort…

_ Eeeeeeh ! Un peu de respect pour tes aînés !!! Sale gosse !

_ …rien ne peut m'arriver, conclut Hikaru.

Heero croisa les bras sans répondre. Zoë, de la porte, assistait à la scène avec fascination, le regard passant de Duo à Heero sans savoir où s'arrêter.

_ Duo, au fait, j'ai un truc à te demander, fit Hikaru avant de l'entraîner dans la cuisine. Tout va bien ? chuchota-t-il. Tout est prêt ?

_ Mais oui, répliqua Duo. Bon sang, tu es encore plus nerveux que moi, c'est pas possible !

Dans l'entrée, Heero se tournait vers Zoë quand une voix appela du jardin.

_ Zoë ! Qu'est-ce que vous faites ? T'as paumé Hikaru en route ou quoi ?

Une grande fille rousse débarqua, et fixa Heero avec des yeux ronds.

_ Oh putain de merde, fit-elle avant de lui prendre une main avec un regard rempli d'étoiles.

_ Vous devez être Heero Yuy, le père de Hikaru ! Moi c'est Sonia, je peux vous appeler Heero ? On peut se tutoyer ?

_ Sonia, arrête de flanquer la trouille à mon père, intervint Hikaru en arrivant. On y va ?

_ Mais peut-être que Heero veut venir ? fit Sonia avec un sourire aguicheur.

_ Non, il ne veut pas venir, rétorqua Duo en passant les bras autour des épaules de son koibito. Et maintenant, virez, les jeunes, passez une bonne soirée, et laissez-nous !

Et il ferma la porte sans prévenir. "Non mais ! Eh t'as pas honte de te faire draguer par des minettes de quinze ans ?"

Heero leva les yeux au ciel puis se retourna dans les bras de Duo pour passer les siens autour de son cou.

_ Jaloux ? murmura-t-il presque sur ses lèvres.

_ Même pas vrai, rétorqua Duo en traversant le millimètre qui les séparait pour l'embrasser.

Dehors, le trio descendait rejoindre les autres sous les commentaires de Sonia.

_ Raaaaah ton père est un sex symbol !!!

_ J'aime bien Duo aussi, intervint Zoë, l'air rêveur.

_ Je te l'accorde, fit Sonia, mais y'a quelque chose chez Heero… Je sais pas, mais y'a quelque chose… Mmmmh, et il a un cul…!

_ Oh, t'as fini, oui ?! protesta Hikaru, scandalisé. C'est de mon père, que tu parles !! Et puis d'abord on se ressemble comme deux gouttes d'eau, qu'est-ce qu'il a de plus que moi ?

_ La maturité, mon petit Hikaru, la maturité…

Dans la maison, Heero s'asseyait à la table, amusé. Duo avait décidé que ce soir était leur soirée. C'était vrai qu'ils n'étaient pas souvent tous les deux...

Duo avait mis une nappe blanche, sortit les couverts en argent et allumé deux bougies. Les lumières étaient tamisées, il y avait une musique douce en fond, et le dîner avait été commandé chez le meilleur traiteur de la ville, pas qu'ils en profiteraient beaucoup, pensa Heero. Il savait parfaitement qu'en réalité, ils allaient passer plus de temps à se faire du pied sous la table qu'à manger, à jouer à celui qui craquerait le premier et se jetterait sur l'autre. En général c'était Duo. Heero était particulièrement fier de son self-control.

Effectivement, ils avaient à peine fini l'entrée que le Japonais sentit le pied de Duo remonter contre sa jambe.

Sauf que cette fois, Duo garda le contrôle jusqu'au dessert, et Heero frustré, allait finir par mettre sa fierté au placard, quand le jeu se termina brusquement, Duo se levant d'un air soudain nerveux pour s'approcher de lui.

Intrigué, Heero le regarda tirer sa chaise pour s'asseoir tout à côté de lui.

_ Hee-chan, j'ai quelque chose de très important à te demander…

Le Japonais garda le silence, se demandant ce qui pouvait être si important que ça devait interrompre leur jeu sous la table.

_ J'ai répété ça au moins dix fois, alors je t'interdis de m'interrompre, menaça Duo inutilement. Hee-chan, ça fait dix ans qu'on vit ensemble. Je sais que c'est qu'une formalité, mais… J'y tiens, dit-il en passant rapidement un anneau doré autour de l'annulaire gauche de Heero.

Le Japonais ne dit rien, et Duo ajouta :

_ Si ça peut te rassurer, j'ai déjà demandé ta main à Hikaru. Il est d'accord. En fait c'est lui qui a organisé la soirée.

Comme Heero ne disait toujours rien, Duo leva des yeux nerveux vers lui, d'un coup inquiet qu'il ne trouve tout ça stupide, mais un sourire jouait au coin des lèvres du Japonais. "Baka", dit-il avant d'enlacer leurs doigts tendrement.

La tension retomba d'un coup et Duo sourit à son tour, soulagé.

_ C'est pas une façon de traiter son fiancé, murmura-t-il avant de l'embrasser. Le baiser commença très tendre, mais devint très vite passionné, et il en fallut de peu qu'ils n'atteignent jamais la chambre.

Hikaru rentra un peu plus tard que prévu, mais ne prit pas la peine d'appeler, ne voulant pas interrompre quoique ce soit.

L'état du salon le fit sourire, et il entreprit de redresser les chaises avant de monter se coucher, plus heureux que jamais de l'insonorisation des chambres.

"Ninmu kanryu."

OWARI