Résumé : 1976, Elizabeth Williams entre en 6ème année à Gryffondor, en même temps que les Maraudeurs. Sirius Black a toujours autant de succès auprès de ces demoiselles, mais l'une d'elles est bien décidée à le faire redescendre de son piédestal ! Malgré un caractère de cochon et un cœur versatile, la jeune fille va devoir affronter, quoi qu'il arrive, ses démons intérieurs et - non des moindres - son camarade de maison qui est bien décidé à creuser sous la surface de son naturelle agressivité.
Plusieurs OC, les Maraudeurs au grand complet, les frères Lestrange et toutes les choses un peu folles qui me passeront dans la tête au fur et à mesure de l'histoire.

Merci à : Witchee, Sniff Freakin' Black & Amyrtia W. Black pour leur relecture

Rating : T parce que ça me donne une liberté d'écriture au niveau des dialogues. Pas de scènes violentes ou érotiques, dans le cas contraire, annonce en début de chapitre.

Disclamer : Les personnages de cette fan fiction sont tous tirés de l'oeuvre de J. K. Rowling, Harry Potter , ainsi que le cadre de l'histoire (Poudlard, ses environs...) et le monde la magie dans lequel je situe l'action. Seuls les personnages d'Elizabeth Williams et de sa famille m'appartiennent, ainsi que Tristan MacEnzy, Emily Adams et certains personnages qui apparaîtront au fil de l'histoire.


PROLOGUE

you're a brother
Or whether you're a mother,
You're stayin' alive, stayin' alive.
Feel the city breakin'
And ev'rybody shakin'
And we're stayin' alive, stayin' alive.
Ah, ha, ha, ha,
Stayin' alive.
Stayin' alive.
Ah, ha, ha, ha,
Stayin' alive.
Well now, I get low and I …

Oh non. Non tout mais pas ça, pitié. Pas les Bee Gees ! Ma santé mentale en dépend. D'un grand coup de poing, j'éteins le réveil et, dans mon élan, ma pauvre lampe de chevet - qui n'a absolument rien demandé à qui que ce soit – s'écrase au pied de mon lit.

- Lumos.

Grâce au faible éclat de ma baguette - ne me demandez pas de rivaliser avec Merlin au petit matin - je ramasse la lampe, ou plutôt… Ce qu'il en reste.

Bon. Un pied sur le sol. Un deuxième… Et HOP ! Debout ! Allez maintenant un pied devant l'autre…

BAM !

Faux départ… Me voilà le nez dans le tapis. Ah que j'aime ma vie et spécialement les jours de rentrée. C'est pas tout mais je vais quand même devoir bouger mes fesses sinon je vais finir par être réellement en retard cette année.

Je me relève et jette un dernier regard dans le miroir en pied accroché à un des murs aux couleurs rouge et or de ma chambre et constate que mes cheveux n'ont pas miraculeusement changé pendant la nuit. Ils sont toujours très noirs, très longs et surtout très emmêlés. Dans mon cas, on n'appelle pas ça une chevelure mais une crinière. Pff… Mes cheveux sont à mon image : un cas désespéré.

-~.ooOoo.~-

- Salut tout le monde …

- Bonjour Sissi, bien dormi ? me demande mon père

Autant qu'on peut avoir avant un jour de rentrée.

Je réponds vaguement sans prendre la peine de desserrer les lèvres. Mon père n'insiste pas. Morgane soit loué, en voilà au moins un qui connaît mon humeur générale du matin : exécrable. Je hais les matins, les journées devraient toutes commencer à 11h. Mais sachant que ce fichu train part à 11h pétante. Ai-je déjà dit que je détestais les jours de rentrée ?

- Et si je me faisais une queue de cheval plutôt lâche laissant déborder quelques mèches sur le devant ?

Ça, c'est ma sœur, Hélène. Elle est tout ce que je ne suis pas : blonde, menue et élancée, un caractère doux qui plait aux garçons. Bref, la vie est injuste.

Trente secondes que je suis dans la cuisine et j'ai déjà envie de prendre mes jambes à mon cou, je déteste quand ma mère et ma sœur se mettent à parler de foufrou. C'est chiant, ennuyant et… chiant.

- Non plutôt une demi-queue et les cheveux qui ne sont pas attachés tu n'as qu'à les faire boucler légèrement…

Je me mets les mains sur les oreilles pour ne pas entendre le reste de la conversation et enfouie ma tête dans mes bras, croisés sur la table du petit-déjeuner. Mon père, à côté de moi, me donne un léger coup de coude dans les côtes. Je relève la tête et constate que mon père a rempli mon bol de céréales. Je me tourne vers lui et il me fait un clin d'œil. Il ne m'a peut-être pas transmis les gènes parfaits, mais lui est le parfait des pères. J'attaque mon petit-déjeuner sans parler alors que ma sœur commence son caquètement habituel sur ce qu'elle va porter pour aller à la gare. Je n'ai jamais compris l'intérêt de bien s'habiller pour le jour de la rentrée sachant qu'il va falloir se changer au milieu du trajet. Mais bon, c'est ma sœur et moi, je suis moi. Jour et nuit. Blanc et noir.

-~.ooOoo.~-

C'est le moment du grand départ. ENFIN ! Poudlard, méfie-toi... J'arrive ! Commence ainsi officiellement ma 6ème année. Ta-Dam !