Titre : Esprit brisé, âme morcelée

Auteur : SensiblyTainted qui m'a gentiment autorisé à traduire son travail.

Traduction : Falx Italica

Note : Cela fait longtemps que je n'ai rien posté et me voici avec une nouvelle histoire que j'ai trouvé absolument formidable, et que je souhaite faire partager. Cette histoire est très longue (elle a deux suites que je traduirai également) et complexe, aussi j'espère que vous apprécierez mon travail. Il y aura 1 ou 2 chapitres publiés par mois.

Je vous préviens qu'il ne s'agit pas d'une histoire facile. Elle parle de différentes sortes d'abus et des conséquences que cela peut engendrer. Harry aura un trouble dissociatif de l'identité.

Ne prend en compte que les 5 premiers tomes, mais vous verrez que cela importe peu car l'histoire changera clairement de cap à partir du chapitre 3.

Prologue

Il y a plus en Harry Potter que ce que l'oeil peut observer.. Pour la grande majorité du Monde magique, il est le Sauveur ; celui qui a vaincu le Seigneur des Ténèbres. Les autres le voient comme une célébrité, une starlette en recherche de gloire. Quelques uns le détestent en tant qu'ennemi, responsable de leur chute. Certaines personnes, lorsqu'elles pensent à Happy Potter ne voient qu'un adolescent en pleine croissance. De rares autres y voient un ami. Chacun voit quelque chose de différent en celui portant la cicatrice en forme d'éclair. Est-ce si étrange de se demander si Harry est aussi divisé à l'intérieur qu'à l'extérieur ?

Laissez-moi commencer par le début et balayer l'illusion pour mettre à nu la vérité d'une histoire que vous avez tous entendu. Ecoutez, et je vous révèlerai ce qui est réellement arrivé derrière ces yeux émeraudes et raconterai la véritable histoire derrière le jeune sorcier orphelin destiné à nous sauver tous.

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Godric's Hollow était une magnifique maison faite de bois chauds et remplie de meubles d'un doux rouge et or. Cela rappelait le plus souvent aux gens l'hospitalité tendre d'un feu et les feuilles d'automne, des choses heureuses ; et ils semblaient plus beaux que jamais en cette nuit d'Halloween. La famille à l'intérieur passait un merveilleux moment, malgré la guerre qui faisait rage au dehors dans tout le pays. Ils jouaient à des jeux et riaient. James était déguisé en pirate, Lily en princesse, et Harry portait un costume de chaton noir.

Mais les jeux se terminèrent et la nuit tomba. Le couple était, à présent, assis dans le salon auprès de leur fils qui s'était assoupi. Souriant, James regarda les photos sorcières qu'ils avaient pris au cours de l'après-midi. « J'aime celle-ci », souria-t-il, ses yeux marrons s'enthousiasmant de plaisir alors en se retournant vers sa femme.

Lily prit la photographie et rigola. Sur celle-ci, elle berçait Harry. Le bébé était allongé sur le dos, les deux bras en l'air pour attraper l'un des serpentins d'Halloween qui était tombé. Elle pouvait entendre, de mémoire, le magnifique rire de son fils tandis que le garçon sur la photo souriait en essayant de toucher le papier décoratif qui s'entortillait.

"Je pense que celle-ci reste la meilleure." Lily montra celle de James assis à table, un morceau de ce qui semblait être du pudding se rapprochant de sa bouche, lorsque soudain une main pleine de purée de pommes de terre apparut brutalement dans la photo pour s'arrêter sur son oeil droit.

"Il vise bien, pas vrai ?" sourit affectueusement James..

"C'est seulement ta façon de montrer que tu ne peux pas refuser des bonbons à un enfant pour Halloween."Elle l'embrassa avec chaleur et la grande main de James s'emmêla dans ses longs cheveux. Ses yeux brillaient d'amour alors qu'elle se retirait en promettant "Je vais le placer dans son berceau. Je redescends juste après."

"Fais vite alors." répondit James d'une voix rauque, en observant sa jeune femme quitter la pièce.

Elle lui envoya un baiser par dessus son épaule et emmena leur enfant en haut, dans la chambre d'enfant. Harry ne bougea pas alors que sa mère le plaça doucement dans son berceau ou alors qu'elle enroula autour de lui sa douce couverture en coton. Lily observa son enfant dormir en paix pendant quelques moments avant de se pencher et de déposer un chaleureux baiser sur ses cheveux de satin noirs.

Se raidissant, elle se tint droite et tendue. Quelque chose n'allait pas. Lily se précipita sur la porte de la chambre. Elle put entendre des sorts être jetés, un rire, puis le silence. Ses yeux verts s'agrandirent. Ils avaient été trouvés, d'une façon ou d'une autre, et leurs barrières protectrices avaient été détruites sans même qu'ils ne s'en rendent compte ! Paniquée, elle claqua la porte afin de la fermer et la verrouilla avant de se précipiter vers le berceau. Harry se réveilla au contact de ses mouvements précipités et commença à pleurer.

Lily essaya de le faire taire, faisant un mouvement autour de lui en murmurant dans un souffle. Une minute, deux. Elle avait presque terminé. La porte de la chambre d'enfant fut ouverte en trombe et les cris provenant du rez-de-chaussé portèrent de façon déchirante faisant pleurer Harry plus fort encore. Le Seigneur des Ténèbres riait, les yeux rouges luisant de plaisir. Lily enserra Harry contra elle et tenta de voir au travers de ses larmes alors qu'elle entendait James se faire torturer.

"Je pensais que votre hautement estimé époux se serait mieux battu. Mes fidèles partisans l'ont immobilisé en moins de dix minutes."

"Combien sont-ils en bas ?" Répliqua-t-elle. "Cinquante ?"

Il rit, "Non. Plutôt vingt-deux. Aurais-je exagéré ? J'espère qu'il y aura assez de sa personne pour tout le monde. Chacun d'eux veut s'amuser."

"Enfoiré. Vous ne gagnerez pas. Vous serez défait" promis Lily. Les cris de son époux résonnèrent aussitôt après qu'elle eut terminé de parler.

"Doloris." Siffla Voldemort.

Il observa en souriant tendrement la femme se convulser en criant à l'agonie, refusant de lâcher, pour autant, son enfant. Les pleurs de ce dernier se firent plus francs, les yeux verts remplis de peur alors que sa mère le comprimait et le secouait. Voldemort donna un peu coup de baguette et la douleur cessa ; la laissant haletante, recroquevillée sur son bébé.

"Je me sens d'humeur généreuse. Je te laisserai vivre pour que tu puisses répandre la nouvelle de mon pouvoir. Va. Accours auprès de ton maître. Je suis sûr qu'Albus saura te réconforter. Disparais."

"Non." Répondit Lily d'une voix grinçante toujours tremblante de douleur. "Je ne vous laisserai pas tuer Harry."

"Le garçon mourra ce soir. Vous n'avez pas à mourir avec lui. Pars, femme imbécile. Ce sera toujours ça de gagné," ronronna-t-il en se rapprochant d'eux.

"Non ! Pitié !" Lily sanglotait à présent, la douleur dans son corps prenant le pas sur le choc dans son esprit. "Pas Harry!"

"Avada Kadava." déclara Voldemort presque paresseusement et la femme tomba raide morte sur le côté, l'enfant allongé auprès d'elle toujours enveloppé dans ses bras mous.

Le Seigneur des Ténèbres ricana et leva sa baguette. Harry s'était tu, les yeux grands ouverts et terrifiés. Le Seigneur des Ténèbres répéta les mots de la mort et un trait de lumière verte empoisonnée traversa les airs. Au même moment, le sortilège que Lily avait fini de lancer quelques secondes avant que le Seigneur des Ténèbres n'entre dans la chambre, s'activa.

La lueur blanche de la magie du sacrifice se lia au bouclier magique bleu lancé par réflexe par le puissant bébé. La lumière verte s'écrasa contre les deux sorts dans un grand choc. Les murs de la chambre d'enfant se fissurèrent et s'écartèrent et le sort de magie noire fut rejeté à son expéditeur, le séparant violemment de son corps.

Mais un éclat de vert, passant à travers la protection blanche et bleue, entailla la tête de l'enfant. L'innocent garçon cria d'une souffrance si atroce que le corps ne pouvait l'assimiler tandis que cette insidieuse noirceur s'aventura en lui, se liant à son âme. Etant un bébé rempli d'innocent, l'être qu'était Harry rejeta cette partie de lui en contact avec cet élément inconnu et maléfique et le sépara de son esprit conscient, déchirant ainsi la part de son âme à laquelle il était attaché loin de son esprit et de sa conscience.

Alors que Godric's Hollow s'effondrait du fait de l'explosion de pouvoir qui avait eu lieu entre ses murs, Harry reposait inconscient dans les bras de sa mère assassinée. Profondément enfouie, une vile noirceur fusionna avec le fragment d'âme rejetée et elle devint quelque chose de nouveau, une Autre chose. C'était infime en comparaison à la force du reste de l'esprit d'Harry et elle fut enfermée, enfouie dans un profond sommeil dans son subconscient.

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Pétunia Dursley fut consternée lorsqu'elle découvrit l'orphelin endormi au pas de sa porte. Mais elle était une mère, et ne pouvait se détourner de l'enfant, même s'il était celui de la sœur qu'elle détestait tant. Vernon avait accepté sa décision, considérant tous les deux qu'il se pouvait que l'enfant ne soit pas atteint de la monstruosité de ses parents. Après tout, Pétunia était restée pure malgré la souillure de sa famille. Cela pouvait également être le cas d'Harry.

Aussi pendant deux ans, Pétunia traita Harry avec tolérance. Elle donnait toujours son attention avant tout à son fils, mais Harry était nourri et un second berceau fut placé dans la chambre de Dudley. Elle lavait ensemble les deux garçons et leur offrit des jouets. Le plus souvent elle laissait à Harry le soin de s'occuper seul tandis qu'elle jouait avec son fils, mais elle n'essaya pas volontairement de blesser Harry.

L'enfant aux yeux verts était silencieux et heureux. Il ne semblait pas être affecté par le manque d'attention et jouait gaiement tout seul. Il y avait bien quelques jours où il pleurait en appelant sa mère et son père, mais Pétunia lui expliqua patiemment que ses parents étaient morts. Au fil du temps, ces jours de larmes se firent de moins en moins récurrents tandis qu'Harry commençait à comprendre que ses parents ne reviendraient jamais.

Il fut mis fin à cette acceptation à contrecœur des Dursley lorsque Harry avait quatre ans. Le jour commençait mal. Dudley avait piqué des crises de colère pour des petits rien tout le matin durant. Pétunia était à bout. A l'heure de la sieste, elle était épuisée. Dudley hurlait, ne souhaitant pas se reposer, mais pour la première fois, Pétunia l'ignora.

Harry observait de son berceau à l'autre bout de la pièce Dudley jeter, de colère, son ours en peluche préféré hors de son berceau. Peu importe à quel point elle était fatiguée, Pétunia ne pouvait ignorer Dudley lorsqu'il était aussi énervé et triste. Elle soupira profondément avant de retourner vers la chambre d'enfant.

Elle ouvrit la porte au moment exact ou les cris de Dudley se transformaient en rire. Son ours en peluche flottait dans les airs et attérit avec douceur dans les bras du petit garçon blond. Le regard de Pétunia se posa rapidement sur Harry et elle vit le garçon froncer les sourcils de concentration. Le soulagement la parcouru. Dieu merci ce n'était pas son Dudley qui faisait ça. Mais son soulagement fut rapidement avalé par la peur et la colère.

Elle fondit sur Harry et le gifla avec dureté sur le visage. "Sale petit monstre! Comment oses-tu essayer de souiller Dudley de ton horrible tare!"

Harry commença à pleurer à la fois de douleur de la gifle et également de la voix grinçant à ses oreilles. Pétunia s'en retrouva encore plus furieuse à la constatation de la peur de l'enfant et le sortit brutalement du berceau. Les cris de Harry se décuplèrent lorsque son épaule se disloqua. Tout en hurlant de façon hystérique à propos de la tare et monstruosité de Harry, elle chercha frénétiquement dans toute la maison un endroit où le mettre. Puis elle vit le placard sous l'escalier. Pétunia l'ouvrit en trombe et jeta le garçon à l'intérieur en l'y enfermant avec fermeté.

Lorsque Vernon rentra cette nuit à la maison, il trouve toutes les affaires de Harry en train de bruler dans l'arrière-cour. Il fut choqué puis en colère lorsque sa femme sanglotante lui raconta ce qui s'était passé plus tôt dans la journée. Harry était étendu dans le placard, exténué par la magie qu'il avait utilisé dans le but de se soigner, essayant désespérément de faire cesser la douleur. Il ne se réveilla pas lorsque le placard fut violemment ouvert, mais ses yeux verts clignèrent faiblement lorsque Vernon l'attrapa par les cheveux tout en le secouant.

"Garçon! Je t'apprendrai à ne pas être un monstre dans cette maison, même si c'est la dernière chose que je ferai" mugit Vernon en détachant sa ceinture.

Le jeune enfant hurla lorsqu'elle l'atteint, laissant une grande zébrure rouge. La ceinture s'abattit plus d'une douzaines de fois, marquant son dos, ses côtes, ses jambes et une fois, son visage. Il ne comprenait pas, pouvant difficilement réfléchir en dehors de cette indicible douleur. C'était les gens qui s'étaient occupés de lui, qui, pendant deux ans, avaient constitué sa famille. Pourquoi le blessaient-ils ? Pourquoi Oncle Vernon était-il si en colère, criait si fort ?

Ca faisait mal, TRES MAL! Tout était tellement trop qu'il ne pouvait comprendre, la douleur trop grande à supporter, et il protégea son esprit sur le point de se briser de la seule manière qu'il connaissait. Tout comme le moment où son esprit de nourrisson avait échappé à la souillure de la magie noire, Harry refusa sans s'en rendre compte, refusa sans en avoir conscience. Laissant derrière lui ce qui lui faisait du mal, toute sa douleur, sa peur et ses remords.

"Je suis désolé, mon Oncle!" Sanglota le petit être, la voix exprimant la douleur ravageant ce qui restait de l'esprit d'Harry. "Désolé! Gentil! Je serai gentil!"

"Oh que oui tu le seras, Garçon ! Sinon je te mettrai à la porte de cette maison et te laisserai crever dans le caniveau!" Tempêta Vernon avant de le remettre violemment dans le sombre placard.

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Lorsque Harry se réveilla dans le placard le jour suivant, il ne se souvenait pas du moment où Vernon était rentré à la maison. Ces souvenirs étaient détenus par le nouvel aspect rejeté de la personnalité d'Harry qui avait pris pour nom Garçon. Au cours des mois suivants, Harry fut souvent sorti de son placard pour être puni d'être un monstre. Garçon apparaissait alors pour s'aplatir et se soumettre à leur Oncle abusif. Il pleurait et demandait grâce et pardon qu'il ne recevait jamais.

Harry ne se rappelait rien de cela bien entendu. Il se souvenait en revanche de l'ordre de nettoyer son placard. Cela prit au petit garçon de quatre ans toute la journée sans s'arrêter pour manger ou boire, pour déplacer tous les bagages et caisses qui y avaient été entreposés et les déposer à l'arrière de la maison pour que sa Tante s'en occupe plus tard. Il s'arrêta souvent pour pleurer, mais Pétunia ne lui lança qu'un regard indifférent.

Il comprit alors que les choses avaient changé et qu'il ne faisait plus partie de la famille. En réalisant ceci, le petit garçon ne jeta pas les vieux jouets qu'il trouva, mais les cacha à la place, afin de pouvoir jouer en secret. Ce fut une bonne chose qu'il le fasse, puisqu'Harry allait être enfermé pendant un long moment.

Il ne savait rien au sujet Garçon. Il ne sut jamais qu'il fut battu avec une ceinture chaque nuit pendant deux semaines. Harry savait que de temps en temps il n'arrivait pas à se retenir avant qu'ils ne l'autorisent à utiliser les toilettes et il finissait par s'uriner dessus, mais il ne se souvenait pas de Pétunia l'emmenant à l'extérieur un certain nombre de fois pour l'arroser vicieusement d'eau glacée.

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Il n'y eut pas de grands changements jusqu'au Noël de sa cinquième année. Pétunia décida alors qu'il pourrait tout aussi bien être utile à quelque chose. Elle se dirigea vers le placard et l'ouvrir avec force. Harry l'avait entendu venir, aussi avait-il pu dissimuler les livres d'enfants qu'il avait sauvé des ordures.

"Garçon, sors de là et vient m'aider." ordonna-t-elle d'un ton haineux.

"Oui, Tante Pétunia."

"Tu ne peux pas m'aider ainsi, idiot! Va te nettoyer et sois rapide!"

Harry se précipita dans la salle de bain. Vingt minutes plus tard, toute la saleté et la poussière enlevées de sa peau. Il n'y avait plus aucune traces des abus endurés par Garçon. Avant que son autre se réveille, Garçon utilisait toujours la magie pour se soigner, afin qu'Harry n'éprouve pas de douleur lorsqu'il revenait. Pétunia regarda la preuve que l'enfant avait recours à cet abject pouvoir, mais choisit de ne pas faire de commentaire. Pour dire la vérité, c'était une bonne chose pour elle et son époux que l'enfant ne soit jamais marqué trop horriblement le lendemain.

"Entre et nettoies le four."

"D'accord." Harry sourit joyeusement et se dépêcha d'accomplir ce qu'elle lui avait ordonné.

Mais sa joie fut de courte durée. Pétunia lui lançait toujours des méchancetés avant de lui donner un nouveau travail. Elle lui dit que ses parents étaient mauvais et que c'était la raison pour laquelle il ne valait pas mieux lui non plus. Elle lui racontait qu'il était un monstre et que personne ne l'aimerait jamais à cause de cela. Et quand il se mit à pleurer, elle le frappa avec force.

"Comment oses-tu pleurer! C'est de ta faute, sale petit idiot !"

Faisant à nouveau face à quelque chose qu'il n'arrivait pas à maitriser, Harry du mettre en application ce qu'il avait appris à faire. Il se retira dans son inconscient béni alors que son corps restait animé par des parties de lui qui pouvait mieux gérer la situation. Dans ce cas, son besoin de faire ce que sa Tante souhaitait, pour lui faire plaisir, et ses tendances conciliatrices étaient abandonnées.

Pétunia apprit dans les jours qui suivirent à cette nouvelle personnalité à cuisiner, faire le ménage, jardiner, et prendre des leçons de bonnes manières. Sous l'influence de la tante d'Harry, la personnalité croyait également être une fille, et elle prit alors le nom d'une fleur pour ressembler plus à cette femme qu'elle admirait, à qui elle mourrait de faire plaisir et d'aimer. Elle se nomma, un joyeux sourire aux lèvres, Rose.

Rose sortait à chaque fois que Pétunia avait besoin d'aide à la cuisine ou dans le jardin. Elle lut tous les livres concernant l'étiquette que Pétunia plaça entre ses mains. Lorsque Pétunia invitait les femmes au foyer du voisinage, Rose les servait d'un doux et poli sourire. Elle parlait rarement et les seuls mots qu'elle prononça étaient 'Puis-je?', 'Merci, et 'Bonjour'.

Même lorsqu'une de ces femmes essayait de l'inclure dans une conversation, Rose répondait d'un simple hochement ou secouement de tête. Mais ce n'était pas pour être grossière. Rose n'était pas comme les autres personnalités. Elle avait un handicap. Elle était muette. Elle était née ainsi pour préserver sa gentillesse. Toute autre attitude n'aurait pas été tolérée par Pétunia.

La seule raison pour laquelle Pétunia ne comprit jamais fut parce qu'elle aimait "Harry" silencieux. Et Rose était très bonne pour lire sur les lèvres, mais plus important encore, elle disposait d'une troublante capacité de savoir comment les gens l'entourant se sentaient. Ce don, tout comme la capacité de guérir de Garçon, lui permettait de deviner avec exactitude les besoins et souhait de chacun. Son handicap ne la dérangeait, dès lors, pas plus que cela et il la protégeait des douloureuses injures qui franchissaient les lèvres de sa Tante.

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Ignorant de tout ceci, Harry grandit en croyant que sa famille ne s'occupait pas de lui et l'ignorait, l'enfermant et le nourrissant rarement. En vérité, Rose mangeait tous les jours au petit-déjeuner et également avec Pétunia à l'heure du thé. Mais le corps qu'ils partageaient restait maigre puisque la majorité de cette énergie était utilisé par Garçon lorsque Vernon rentrait afin de se défouler.

Harry n'avait que peu de souvenirs en dehors du placard sombre de la maison des Dursleys, mais la situation s'améliora quand il fut enfin autorisé à se rendre à l'école. D'après la loi, il aurait du être inscrit dès sa cinquième année, mais les Dursleys l'en avait empêché afin qu'il soit une année en dessous de Dudley. Il était si petit que personne ne remit en cause la parole des Dursleys lorsqu'ils firent passer l'enfant de six ans pour un enfant de cinq ans.

Harry aimait l'école. Il aimait être à la lumière et entouré de personnes lui prêtant de l'attention. Dudley était dans une classe supérieure à la sienne, aussi Harry pouvait être heureux, enjoué et intelligent sans avoir peur d'être puni pour cela. Malheureusement la cour d'école était une autre affaire. Il apprit rapidement qu'il était une proie facile pour Dudley ici ; c'est pourquoi il trouvait souvent des raisons de rester à l'intérieur avec les professeurs pour éviter d'être frappé par son grand cousin.

Les professeurs aimaient beaucoup Harry et accédaient souvent à ses demandes de rester à l'intérieur. Il était le garçon le plus intelligent de la classe ; ayant appris seul à lire avant la primaire et absorbant toutes les connaissances à la façon d'une éponge. Il ne fut pas long avant qu'il entende parler de le faire sauter de classes. Il était horrifié. La pire chose qui aurait pu lui arriver était d'être placé dans la classe de Dudley. L'école était le seul endroit où il pouvait être heureux et protégé, et il n'était pas prêt à perdre cela. Il du beaucoup réfléchir pour trouver un plan.

Il commença progressivement à dissimuler ses progrès et donner de mauvaises réponses en classe, dans ses devoir et pendant les contrôles. Les professeurs furent dans un premier temps suspicieux, mais il s'était préparé à cette réaction. Il fit de grands yeux innocent en leur racontant qu'il n'avait rien appris, mais que son Oncle et a Tante lui avaient enseignés les autres choses. Il acceptèrent son mensonge et il ne fut plus question de lui faire sauter une classe. Harry se détendit ; très heureux que son plan ait réussit.

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Ainsi Harry grandit joyeusement et Rose également. Tous les deux apprenaient et prenaient de l'age au fur et à mesure que les années avançaient, mais Garçon ne paraissait pas vieillir ou gagner en maturité. Il resta un enfant sans défense de cinq ans, enfermé dans un monde sans fin de punitions et de douleur. Sa vie était loin d'être normale, mais Harry n'avait rien avec lequel comparer et était satisfait de sa vie. Malheureusement, cette situation changea peu à peu lorsqu'il eut huit ans.

Dudley se comportait de façon plus exécrable que d'habitude et avait reçu deux fois plus de retenues qu'en temps normal. Vernon et Pétunia furent convoqués à une rencontre avec les professeurs. Harry n'était pas censé écouter mais il était curieux et il découvrit alors que les professeurs étaient en colère contre le comportement de pourri gâté de Dudley ainsi que ses excès de colère. S'il n'améliorait pas son attitude, ils allaient devoir le renvoyer. Cela rendit Harry songeur.

Il savait que Dudley était méchant. Pétunia et Vernon lui apprirent rapidement de quelle façon il devait se comporter, et Harry essayait avec force de leur obéir. Mais Dudley violait toutes ces règles, et en était récompensé. A la maison, le garçon hurlait et frappait ses parents, et pour toute réponse ils le grondaient légèrement tout en lui donnant ce qu'il demandait. Il n'avait jamais remis en question ce paradoxe auparavant. Dudley était leur fils; il était évident qu'ils allaient le traiter différemment de lui. Mais après avoir entendu les propos des professeurs à l'encontre du comportement de Dudley, Harry commença à ressentir de la colère contre sa famille.

Il réalisa peu à peu qu'être enfermé dans un placard n'était pas juste ou bien et il commença à haïr Dudley pour échapper aux punitions dues à cause de son mauvais comportement; pour être cajolé et gâté alors qu'il ne le méritait même pas. Il détesta son cousin pour être aimé alors que lui était ignoré. Vernon aperçu le regard dans les yeux émeraudes d'Harry et ne put se contenir.

"Comment oses-tu nous regarder de la sorte, Garçon! Sale monstre!" Hurla-t-il en frappant Harry au sol avec ses points et pieds.

Les côtes furent brisées, les deux avant bras cassés, sa pommette fracturée, les yeux blessés, les tibias éclatés. Garçon hurla à l'agonie, la douleur trop forte pour qu'il puisse crier qu'il était désolé, qu'il ne le ferait plus jamais. Finalement, même Garçon ne pouvait plus en supporter davantage et il tomba violemment dans l'inconscience.

Harry ne se réveilla pas avant trois jours. Lorsqu'il le fit, Il était guéri, mais même la magie curative de Garçon ne pouvait réparer les délicats tissus de ses yeux; il aurait à jamais besoin de lunettes après cela. Il ne se souvint jamais avoir été en colère contre Dudley. Et il ne ressentit plus jamais de haine ou de colère à l'encontre de la manière dont il était traité. A la place, ces sombres émotions furent enfermée dans cet endroit ténébreux qui avait été séparé de lui lors de la tragique nuit d'Halloween. La noirceur dormant profondément en Harry, plus profondément que Garçon ou Rose, s'en nourrit et gagna peu à peu des forces.

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Des année plus tard, Harry était assis dans son placard. Fatigué de l'obscurité, il tendit la tête pour écouter avec soin. Pétunia se trouvait dans la cuisine faisant il ne savait quoi et Dudley était dans le salon jouant à des jeux vidéos. Vernon était toujours au travail. Rassuré, Harry ouvrit avec prudence la porte du placard pour laisser entrer la lumière.

Il se retourna et découvrit sa cachette de jouets cassés et de livres qu'il avait dissimulé sous le plancher de son lit de camp. Il choisit à quoi il voulait jouer et attrapa quelques soldats de plomb, puis s'assit afin de pouvoir les étaler sur le petit lit. Il en plaça précautionneusement sept d'un côté et cinq de l'autre. Il les déplaça avec soin, s'imaginant capitaine du plus petit des escadrons.

Il observait par delà des collines et s'arrêta au rapport de l'un de ses éclaireur. L'ennemi était au nombre de sept et ils se déployaient afin de former un demi-cercle autour de ses troupes. Ca allait être difficile, mais il savait qu'il réussirait à faire passer des hommes de l'autre côté. Ordonnant à deux d'entre eux de servir d'appât, Harry mena son équipe jusqu'à une faille, puis ils se mirent en position et ils les prirent par l'arrière en leur tirant dessus. Harry sourit et leva les bras en signe de triomphe. Victoire !

Le courrier attérit sur le sol du salon et, aussi vite que possible, Harry replaça ses jouets sous son lit et referma la porte avant que sa Tante n'arrive pour ramasser le courrier. "Dudley! Ton bulletin scolaire est arrivé!" L'appela-t-elle, excitée.

Dudley avait du prendre des cours pendant l'été cette année-là. Le garçon blond faisait toujours bien ses devoirs, mais ses examens étaient catastrophiques. Il réussissait dans quelques matières cependant, mais pour d'autres il en était bien loin. Ses parents et l'école en étaient venus à croire que son cousin souffrait d'une phobie des examens qui était la cause des ennuis avec ses notes. Dudley en jouait le plus possible. Harry se souvenait de ce qu'il avait dit au principal et à ses parents :

"Je connais vraiment toutes les réponses! J'ai étudié très dur et j'ai toujours parfaitement bien compris mes devoirs. Mais lorsque je suis assis devant la feuille de contrôle, tout disparait. Je suis vraiment désolé!"

Harry ricana. Son cousin avait toujours la tête vide. La raison pour laquelle ses devoirs étaient parfaits était qu'il forçait Harry à les faire pour lui. Harry soupira en secouant la tête. Ce n'est pas comme si ça le dérangeait vraiment. Pétunia lui permettait de sortir hors de son placard après l'école pour qu'il fasse ses devoirs, un peu plus de travail ne l'embêtait pas. De plus ce qu'il apprenait en classe l'ennuyait, et le travail de Dudley était plus compliqué. Pas beaucoup, mais c'était suffisant.

"Dudley-nounet! Regarde! Tu as eu un C!" Hurla la voix stridente de Pétunia toute fière. "Oh, je suis si fière de toi, Dudley! Pourquoi ne sortirions-nous pas faire des courses demain pour fêter cela ?"

"D'accord. Je veux une nouvelle veste. Et il y a ce nouveau jeu auquel Piers et moi ont veut jouer."

Harry soupira et retourna à ses rêveries. Il eut un sursaut lorsque la porte du placard s'ouvrit et que sa Tante lui ordonna de préparer le diner. Rose lui offrit un doux sourire avant de se diriger vers la cuisine. Elle attacha avec soin son tablier derrière son dos puis se rendit au réfrigérateur.

Pétunia observa l'enfant écarter ses noirs cheveux ébouriffés de ses yeux et commencer à préparer le repas du soir. Ses fines mains coupèrent délicatement les légumes et il commença à s'occuper de la sauce pour la viande pendant qu'ils cuisaient dans le four. Elle fronça les sourcils. Il y avait quelque chose de différent chez le garçon lorsqu'il cuisinait. La manière dont il se déplaçait, dont il souriait; ils n'étaient pas les même que quand il se préparait pour l'école ou faisait ses devoirs. Secouant la tête, elle se dirigea vers le salon. Ce n'est pas comme si elle s'en préoccupait.

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Le jour suivant, Rose triait le linge pendant que sa famille mangeait le petit-déjeuner qu'elle avait préparé. Elle pouvait sentir leur satisfaction et elle sourit joyeusement. Du coin de l'œil, elle vit une épaisse enveloppe apparaitre par la boite aux lettres. Elle savait qu'aujourd'hui était dimanche. Il n'y avait pas de courrier le dimanche. Cela devait être quelque chose d'important.

"Puis-je?" Demanda-t-elle. Elle ne pouvait s'entendre, mais sa voix résonna doucement et plus fortement que celle d'Harry. Pétunia fronça les sourcils et, sentant sa confusion, la fillette désigna la porte d'entrée.

Qu'est-ce qu'il y a? Lut Rose sur les lèvres pincées de sa Tante.

Rose n'avait confiance que dans sa manière de prononcer correctement 'Puis-je?', 'Merci', et 'Bonjour'. Mais elle essaya de dire courrier. Elle se concentra sur ses lèvres et les bougea de la manière dont elle savait qu'elles devaient le faire, mais sa voix forma le son 'culier'. Vernon fut furieux pensant que Harry se moquait de sa femme. Il donna un coup de fourchette sur la table. Rose ne pouvait rien entendre, mais elle tourna la tête pour le regarder les yeux écarquillés ayant senti la fureur grandissante de son Oncle.

"Va le chercher." Grogna Pétunia.

Rose n'entendit et ne vit pas que sa Tante venait de lui parlait, son attention entièrement portée sur son violent Oncle.

Vernon vira au violet, Tu es sourd! Ecoute ta tante avant que je ne détruise toute trace de ton arrogance, Garçon!

Rose tourna rapidement la tête afin de regarder sa tante. Pétunia répéta son ordre et suivit Harry courir hors de la pièce avec délicatesse. Vernon se rassit en murmurant dans sa barbe et Dudley ricanait en engloutissant son porridge. Il adorait lorsque ses parents s'en prenaient à Harry. C'était tellement amusant à observer.

Rose prit l'enveloppe et fut choquée par ce qu'elle y vit. Il y avait écrit :Harry Potter, le placard sous l'escalier. Elle savait qui Harry et Garçon étaient, mais n'y pensait jamais. Ce n'était pas comme elle avait jamais rencontré l'un d'eux. Mais elle n'était pas sûre de ce qu'elle devait faire, aussi elle se retira. Harry baissa les yeux vers l'enveloppe avec curiosité. Il lut l'adresse et haleta. C'était pour lui ! Il n'avait encore jamais reçu une lettre auparavant et nous étions dimanche donc ce devait être très important.

Souriant, il allait commencer à l'ouvrir quand le mugissement de son Oncle le surpris au point de lui faire lâcher la lettre, "Qu'est ce qui te prends autant de temps, Garçon !"

Harry ne pouvait qu'en conclure qu'il s'était endormi et que son Oncle l'avait réveillé afin d'aller chercher ce qui était arrivé par la boite aux lettres, et qu'il avait obéit, à moitié endormi et ce n'était qu'à présent se réveillait enfin. Mais il ne voulait pas donner la lettre à son Oncle. Il savait que s'il le faisait, il ne pourra jamais savoir de quoi il en retournait, et puis c'était à lui. Alors il jeta l'enveloppe dans le placard lorsqu'il avança puis entra dans la cuisine la tête baissée en signe de soumission.

"Je suis désolé Oncle Vernon, il n'y avait rien."

Vernon changea de couleur et se jeta hors de sa chaise. La tête de Harry se retourna d'horreur et Garçon surgit. Il se recroquevilla, les mains couvrant sa tête tandis qu'il se repliait sur ses genoux. Gémissant déjà qu'il était désolé et qu'il ne le ferait plus jamais. Vernon jurait et hurlait en frappant l'enfant terrorisé.

"Vernon, tu vas être en retard. Tu as une réunion de programmée ce matin avec le directeur, tu te souviens ?" Dit Pétunia d'un ton indifférent au bout de quelques minutes.

"Je reviendrai Garçon!" Grommela-t-il puis marcha d'un pas lourd pour déposer un baiser sur la joue de Pétunia avant d'attraper sa veste de costume et se précipiter hors de la maison.

"Va dans ton placard." Pétunia tourna la tête, ne voulant pas avoir à faire à la vision dégoutante de l'enfant ensanglanté.

"Oui, ma Tante. Je suis désolée, tellement désolé." Gémit Garçon en se trainant jusqu'à son placard pour s'y laisser tomber. Sans pouvoir s'empêcher de pleurer, sa magie se diffusait en douceur à travers lui calmant la douleur sourde et lui permettant de se retirer.

Harry ouvrit les yeux. Il était dans le placard. Un grand sourire aux lèvres, il tâtonna autour de lui afin de trouver l'enveloppe. Ses doigts la touchèrent et il tendit avec concentration l'oreille. Il n'entendait ni Pétunia, ni Dudley. Prudemment, il ouvrit la porte du placard et déplia la lettre. Il n'avait eu le temps de lire que la première ligne quand la porte fut ouverte en grand. Dudley se tenait à l'entrée, un sourire malfaisant aux lèvres. Il était venu jouer à la chasse au Harry, mais il fut encore plus ravi de découvrir Harry en train de faire quelque chose qu'il ne devait pas.

"Maman!" Hurla-t-il de toute la force de ses poumons. "Le monstre a une lettre! Il a menti à Papa!"

Pétunia arriva du jardin et se précipita vers le placard. Son fils bloquait la petite porte d'entrée et semblait se débattre. Il se battait avec Harry afin d'obtenir la lettre, mais Harry n'avait pas l'intention de la lui abandonner. Cependant, sa rage fut balayée aussi rapidement qu'elle était apparue ; le laissant seulement légèrement en colère, désespéré et frustré.

"Dudley, lâche-ça!" Cria-t-il, essayant de faire échapper sa large manche de la poigne moite de sueur de son cousin."C'est à moi. Laisse-moi la lire, s'il te plait!"

"Bouge-toi, Dudley!" Ordonna Pétunia et Dudley se déplaça sans enthousiasme. Elle entra et sortit un Harry qui se tortillait, du placard."Que fais-tu Garçon ? Tu trouves cela amusant de lire le courrier des autres ?"

"Non!" Nia Harry, continuant à serrer la lettre ouverte. "Elle m'était adressée !"

Elle lut l'enveloppe et s'immobilisa. Elle connaissait cette écriture. C'était la même que celle qui se trouvait sur la lettre laissée dans le couffin d'Harry. Pâlissant, elle arracha littéralement la lettre de la main du garçon et le repoussa avec force. Garçon gémit et se recroquevilla à ses pieds, pleurant en lui demandant pardon. Tout en hurlant, elle le frappa de toutes ses forces, ses longs ongles le faisant saigner.

"Va dans ton placard !" Hurla-t-elle. "Vernon s'occupera de toi!"

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Harry fit la moue et rumina dans le placard sombre. Pourquoi avait-elle prit la lettre et l'avait-elle enfermé à nouveau ? C'était la sienne! Il devait avoir le droit de la lire. Peut être avait-elle jeté les bouts quelque part. Quand il fera nuit, il sortira en douce et les trouvera. Ca ne devrait pas prendre longtemps de les rassembler afin de lire le message. Souriant d'anticipation, il attendit que la nuit tombe, en ce demandant qui pouvait bien lui avoir écrit.

Il sortit en douce cette nuit-là, mais il n'y avait aucune trace des bouts de la lettre dans la poubelle. Pétunia les avait brulé. Déçu, ,il retourna prudemment dans son placard, mais au matin, d'autres lettres arrivèrent. Chaque jours, il se souvenait d'en voir de plus en plus et d'essayer toujours d'en attraper une pour la placer dans son placard, mais son Oncle l'arrêtait à chaque fois et le jetait dans le placard, l'y laissant pour le reste de la journée. Mais ce n'était pas ce qui se produisait réellement.

Une grande partie de ses matinées étaient effacées de son esprit ou conscience puisque Vernon battait Garçon jusqu'à l'inconscience avant de le jeter faible et brisé dans la sombre pièce de rangement. Il détruisait toutes les lettres, et demanda même un congé au travail afin de pouvoir empêcher chacune d'elle de l'atteindre. Pétunia était hystérique, et Dudley ne riait plus et commençait à s'inquiéter de plus en plus tandis que la colère de son père ne faisait qu'augmenter. Finalement, Vernon hurla et leur annonça qu'ils partaient dans une petite maison près de l'océan.

"Aucuns satanée lettre ou hibou ne nous trouveront ici!" Promit-il.

Harry fut ignoré tout au long du séjour et il en était bien heureux. Il était fatigué et il en conclut que toutes ses inquiétudes concernant les lettres l'empêchaient de dormir convenablement pendant la nuit. En vérité, sa fatigue était due aux quantités impressionnantes d'énergie que Garçon utilisait afin de les maintenir en vie. Aussi il dormit la grande majorité des dix heures qu'il leur fallu pour atteindre le lieu d'arrivée.

Vernon ne s'arrêta pas une fois lorsqu'il était éveillé. Pas même lorsque Pétunia déclara qu'elle devait aller aux toilettes. Harry fut choqué. En général, son Oncle faisait tout son possible pour rendre sa 'Pet' heureuse. Il se demanda tristement de quoi ils semblaient si désespéré de le cacher. Que pouvaient bien contenir ces lettres ? Ces pensées tracassaient Harry et il ne put trouver le sommeil cette nuit-là. La tempête faisant rage à l'extérieur n'aidait en rien et, d'humeur morne, il fixa le plafond se fissurant de la petite bâtisse où Vernon les avaient amené.

Mais du fait qu'il ne dormait pas, il fut le premier à sentir la terre trembler de façon étrange. Il roula et se mit sur le ventre, l'excitation parcourant ses veines alors qu'il observait la porte d'entrée. Quelque chose arrivait. Mais comment ? La bâtisse se situait sur une île détachée de la côte. Le propriétaire leur avait bien dit qu'il n'y avait pas d'autres bateaux excepté celui qu'ils avaient utilisé afin de se rendre ici.

En dépit du fait que ce soit ou non possible, la porte bougea sous la force de ce qui tentait d'entrer. Dudley sauta, en hurlant, du canapé sur lequel il avait été forcé de dormir. Vernon et Pétunia se précipitèrent dans la pièce, tous deux vêtus de leurs habits de nuit. Harry fixa d'un air ébahi l'énorme fusil de chasse que son Oncle tenait dans ses poids gras. La personne qui frappait à la porte ignora les menaces de Vernon quant au fait d'être armé, et fit simplement sauter la porte hors de ses gonds.

Chacun se tût tandis qu'Hagrid replaçait la porte à l'entrée et se présenta. Harry regarda avec émerveillement l'immense homme insulter Dudley et lancer un fusil tordu à l'autre bout de la pièce. Mais il lui tendit un paquet carré légèrement aplati avec grand sourire qui suffit à se sortir de son état de choc. Tremblant, il tendit ses mains pâles afin de le saisir.

"C'est pour moi ?" Murmura-t-il submergé par tellement d'émotions qu'il était dur de les identifier. "C'est vraiment mon anniversaire aujourd'hui ?"

"Bien sûr que ça l'est." Répondit Hagrid d'un ton bourru. "Tu nconnaissais pas la date de ton propre anniversaire ?"

Harry secoua silencieusement la tête. Il était trop occupé à ouvrir le cadeau qu'il ne remarqua pas le géant se retourner en lançant un regard meurtrier à sa famille. A l'intérieur se trouvait un gâteau au chocolat sur lequel était inscrites les lettres 'Joyeux 11ème Anniversaire Harry'. Il voulait rire et pleurer à la fois. Il était si agréable de connaitre enfin sa date d'anniversaire, mais il avait pensé connaitre au moins son age. Il semblerait bien qu'il avait une année de plus. Il ne savait pas bien pourquoi il avait débuté l'école plus tardivement mais il en était reconnaissant. Rien qu'imaginer être dans la classe de Dudley. Il frissonna et délaissa ses pensées pour fixer le visage du géant.

"Merci, umm… Hagrid. Mais… puis-je vous demander… qui êtes-vous ?"

"C'est vrai, jt'ai pas encore dis mon nom." Hagrid sourit en direction du petit garçon "Je suis le Gardien des Clés et des Lieux de Poudlard , Ecole de Sorcellerie."

Ce qui suivi fut la vérité sur le passé d'Harry. Ses parents, Lily et James avait été assassinés par Voldemort et Harry avait été le seul survivant. Le Seigneur des Ténèbres n'avait plus jamais été aperçu après cette nuit. Harry resta silencieux, absorbant toutes les informations, comprenant pourquoi sa Tante et son Oncle l'avaient caché tout ce temps dans le placard. Seule la menace de Hagrid envers Vernon de donner une queue de cochon à Dudley lui apporta un pale sourire.

Il était toujours dans une sorte de brouillard lorsqu'il alla, le jour suivant, à Londres puis au Chemin de Traverse accompagné d'Hagrid. Il n'avait jamais imaginer que quelque chose d'aussi formidable pourrait lui arriver. Mais son humeur joyeuse se dissipa lorsqu'ils entrèrent au Chaudron Baveur et que tout le monde se mit à lancer des regards et murmurer dans sa direction. Il n'aimait pas toute cette attention; les regards inquisiteurs, presque affamés, que les personnes dans la salle lui jetaient.

C'est alors que ses espoirs d'une vie meilleure disparurent et il réalisa que le monde magique était exactement comme le monde moldu. Ces personnes voulaient quelque chose de lui en récompense pour l'avoir sauvé. Le monde magique serait loin d'être parfait et il ferait bien de faire attention avant de se créer des ennuis, particulièrement parce qu'il ne savait pas à quoi s'attendre. Harry planifia alors d'apprendre le plus vite possible. Cela incluait d'essayer de découvrir la raison pour laquelle Hagrid avait été envoyé à Gringotts.

Chez Madame Guipure, il rencontra un garçon blond se rendant également à Poudlard. Harry parla peu mais essaya de rassembler le plus d'informations possibles en faisant parler le garçon. Il était difficile de cacher tout ce qu'il ne connaissait pas, mais le temps que les retouches soient terminées, il avait compris que les sorciers n'étaient pas unis, qu'il en existait différentes catégories - même s'il n'était pas encore bien certain de pouvoir y croire, et qu'un sport mentionné par le garçon comme Quiddich était très populaire. Harry était plutôt satisfait de tout ce qu'il avait pu apprendre en seulement quelques minutes. Il appris des choses encore plus intéressantes en allant chercher sa baguette.

Il passa le reste du mois chez les Dursleys à penser à tout ce qu'il avait lu dans ses livres d'école. Pétunia et Vernon le laissaient tranquille la plupart du temps, choisissant, en fait, de le déplacer dans la seconde chambre de Dudley et de l'y enfermer jusqu'au début des cours. Ils ne mentionnèrent même pas Hedwige qui faisait des aller-retour par la fenêtre de sa chambre comme elle le souhaitait. Dudley était, à présent, tellement terrifié de Harry qu'il ne se plaint même pas lorsqu'il fut obligé d'abandonner sa seconde chambre. Mais la paix entre sa famille et lui changea la veille de son départ. Vernon monta d'un pas lourd les escaliers et déverrouilla la porte. Harry était passivement assis sur le lit lorsque son oncle entra.

"Je te préviens, Garçon." Dit-il lentement avec méchanceté. Les yeux de Harry s'agrandirent tandis que Garçon tremblait à l'intérieur, prêt à prendre la relève. Vernon avança son visage juste en face de celui de Harry, en le saisissant par son col lâche. "Parle de nous à l'un de ces monstres et tu le regrettera. Me suis-je bien fait comprendre ? Pas le moindre mot, Garçon. Aucun."

"Oui Oncle Vernon" murmura Harry, effrayé. Autant qu'il s'en souvienne, il n'avait jamais vu son Oncle si effrayant. Vernon grogna et se recula, touchant sa ceinture. Garçon força Harry à se retirer et prit sa place.

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Fin du prologue

Note: Le prochain chapitre traitera de la 1ère année de Harry à Poudlard. Il sera publié dans 3 semaines. Je suis assez anxieuse de ce que vous allez en penser, c'est pour cela que je poste si rapidement ce prologue, afin de voir comment l'idée sera reçue ! Un conseil de lectrice an de l'histoire : continuez à la lire, ne vous arrêtez pas aux trois premiers chapitres, la véritable histoire commence au chapitre 3 !

Bonne soirée !