A/N : Voilà, le dernier chapitre. J'espère qu'il ne sera pas décevant par rapport aux autres, j'avoue que je l'ai écrit un peu en coup de vent ^^

A ces mots, le diagnosticien eut un temps d'arrêt. Pendant un instant, il crut même que son cœur s'était arrêté de battre. Était-ce bien Cuddy qui était là, juste derrière lui, à prononcer son nom de façon si obscène et à lui mordre l'oreille pour le provoquer ? Il se força à respirer le plus calmement possible pendant que la jeune femme continuait son exploration, ce qui faisait lentement fondre les quelques centimètres qui séparaient encore leurs deux corps brulants de désir. La main de Cuddy parcourut la hanche de House avec une douceur mêlée d'avidité. Elle aussi frémissait d'une passion toute aussi dévorante. Le diagnosticien ferma les yeux et se mordit la lèvre inférieure. Pourquoi, mais pourquoi la laissait-il faire ? Il faisait face à un conflit intérieur sans précèdent. Toutes les demi-secondes, poussé par sa raison, il était sur le point de s'extirper du piège mortel que cette menthe religieuse était en train d'ériger autour de lui. Mais presque instantanément, sa libido reprenait le dessus, et lui ordonnait de rester encore un peu. Encore un peu. Encore un peu... Jusqu'à ce que Cuddy n'en ai fini avec l'exploration de sa hanche, et après s'être attardée quelques secondes sur son ventre, ne dirige enfin sa main vers son pantalon.

House ne fit ni une ni deux et sans même réfléchir, il saisit immédiatement son poignet en s'exclamant :

-Bon sang, Cuddy ! Mais à quoi est-ce que vous jouez ? S'indigna-t-il en tournant légèrement la tête vers elle.

Pour toute réponse, la jeune femme prit appui sur son avant-bras et se redressa légèrement. Elle en profita pour presser son corps contre le sien, plus qu'il n'était humainement possible de le faire. La doyenne retira ensuite délicatement son poignet de la prise ferme du diagnosticien et laissa glisser ses doigts avec sensualité de son pantalon vers le haut de son torse. Enfin, elle s'approcha de son oreille, pour lui répondre, dans un souffle :

-Je sais que vous n'êtes pas un expert en gynécologie, House, mais je pense que c'est assez clair.

Les délicieuses petites mains vagabondes de Cuddy allaient bientôt être le cadet de ses soucis si elle ne stoppait pas immédiatement ce qu'elle venait d'entreprendre. Cette petite allumeuse était en train de faire glisser ses lèvres mouillées le long de son oreille.

Il ne tiendrait jamais. Il allait craquer. Il savait que c'était mal, mais... En fait peut-être pas tant que ça. Il était vrai qu'elle sentait un peu l'alcool, mais en dehors de cela, la bombe sexuelle qui lui faisait des avances si explicites était en pleine possession de ses moyens. Cela signifiait qu'il ne profiterait pas vraiment d'elle. Il retint un gémissement de plaisir en sentant la main de la doyenne se frayer un chemin jusque dans son pantalon. Non, il ne profitait pas d'elle. C'était même ELLE, qui profitait de lui. Le diagnosticien écarquilla les yeux lorsqu'il réalisa qu'il avait totalement perdu le contrôle de la situation. Et pourtant c'était lui qui avait commencé. Lui, qui frisait le harcèlement sexuel pratiquement à chaque fois qu'il lui adressait la parole. Lui, qui était excité à tel point que cela commençait à en devenir douloureux. Alors pourquoi se laisserait-elle aller et pas lui ? C'est vrai, et puis s'il se laissait aller, c'était comme s'il lui rendait service. Au point où ils en étaient, ils allaient certainement réveiller tout l'hôtel à force de cris et de gémissements. Au moins, Cuddy serait vengée, lui, récupérerait sa dignité, et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'orgasmes. C'était la fin parfaite, point à la ligne.

Il leva un sourcil en se rendant compte que son cerveau était en train de lâcher. Raison de plus pour conclure très vite : Il en allait de sa santé mentale.

-Dîtes Cuddy, si je vous culbute, vous me sucrerez mes heures de consult ?

Son esprit n'était pas si malade en fin de compte, même s'il était fort probable que Cuddy ne le repousse après ça. Cependant, ses craintes à ce sujet s'envolèrent lorsqu'il sentit la doyenne empoigner fermement son membre tendu.

-Ne rêver pas, House.

Elle lui mordilla l'oreille et descendit jusqu'à sa nuque, qu'elle s'employa sérieusement à lécher, sucer, mordre, il ne savait même plus. Malgré tout, il distingua, entre deux baisers :

-Cependant, il se peut que je vienne vous rendre visite… Susurra-t-elle sensuellement.

Le diagnosticien ferma les yeux et se retint de gémir lorsqu'elle accompagna sa phrase d'une nouvelle pression sur junior. Cette fois, s'en était trop. Il ne pouvait pas, il ne voulait pas continuer à se retenir.

-Marché conclu. Et je m'excuse d'avance pour vos vêtements…

En effet, moins d'une minute plus tard, il était sur elle et avait mis en morceaux jusqu'à sa plus fine lingerie. Il allait de soi que la doyenne en avait fait de même pour lui, réduisant son caleçon en miettes. Ainsi, ivres d'un désir mutuel non-assouvi, ils s'envoyèrent en l'air pendant plusieurs heures, réveillant au passage les intrus qui ronflaient sans gêne de l'autre côté de la porte, ainsi que la moitié de l'hôtel.

Et dire que tout cela avait commencé afin d'en mettre plein la vue à de parfaites inconnues… Vraiment, c'était bien la première fois que House se préoccupait de l'opinion des autres. Mais à la réflexion, si cela se finissait toujours par une séance de sexe intensive avec Cuddy, il était prêt à faire des efforts…

FIN !

A/N : Ouiiiii ! J'l'ai fini ! VICTOIRE !