Bonsoir à toutes ! Chose promise, chose due... ;)

Disclaimer: Twilight appartient à S. Meyer, cette fiction à EZRocksAngel et cette traduction est à moi :)

Que dire... *soupire* Eureka ! Je sais ! (^^) Un immense merci pour votre accueil ! Je sais, je sais je ne suis pas très originale n_n mais je dois avouer que toutes vos reviews m'ont fait énormément plaisir alors, autant le dire simplement... Merci ;)

Donc, comme je le disais, un grand merci à lia3011, patoun, lili.8825, VenusCapri, bichou85, aelita48, Celine879 (Tu vas voir que le pauvre Edward n'est pas encore sorti de l'auberge ^^), TeamEdward, twilight007, Ludivine28, veronika crepuscule, Nilua, mutinecherry, sarinette60, didi, DavidaCullen, Malula (lol ^^ Je dirais que le changement de style est normal après tout, j'ai ma façon de faire les choses ;p), bellardtwilight, mel031, Jackye, amimi31, Mrs Esmee Cullen, 123lumat, fifer, kikinette11, sab, Krine69, Lili Pattsy, magaxa68, Sunshiine, phika17 (*coucou* :)), Elphina, sophie, kinoum, aude77, Triskelle sparrow, Elayna Black, manonvro, Isabeller, Titie, julie, Elodie52, liloustitch, manon, Letmesign23, cchope, PatiewSnow, Bellaandedwardamour, gistrel, LyraParleOr, vinou, Wanda76, sweetmeli, Puky, katymina, Scarpy, edgounette, Dd et alice (Salut :) ! Je suis désolée mais je n'ai pas de date précise pour la publication de cette histoire, tout ce que je peux te dire, c'est de revenir de temps en temps ;)) !

Je suis vraiment heureuse que vous ayez aimé mon travail :) Merci aussi pour les mises en alertes/favoris !

Un très merci à Phika17 qui a gentiment accepté de corriger mes vilaines fautes... (PS: tu avais raison la Poste c'est mieux ^^) Super béta la voilà ! ;)

J'espère que vous aimerez ce chapitre !


Bella POV

Sur le chemin du retour de la Poste jusqu'à chez Mr. Cullen, je fis un arrêt au petit café que je m'étais mise à fréquenter pendant le déjeuner. Je manoeuvrai ma voiture dans la rue bondée de monde à la recherche d'une place de parking près du bâtiment. J'étais devenue nerveuse à l'idée d'être seule dehors depuis l'incident avec Victoria et je faisais très attention à rester en sécurité. Normalement, je préférais marcher jusqu'au quartier des affaires puisque c'était assez près de la maison de Mr. Cullen mais je n'étais plus à l'aise maintenant.

Les choses allaient mieux au travail mais ce n'était pas parfait. Mr. Cullen avait respecté sa parole et gardait une bonne attitude. Sa façon de me traiter s'améliorait lentement. J'étais noyée de ''s'il vous plait'' et de ''merci'', il me faisait tout le temps des compliments sur mon travail et ne me donnait rien de trop effarant à faire.

Le problème ne venait pas de ses efforts dans sa façon d'agir avec moi ni avec le respect qu'il me donnait, le problème c'était juste lui.

Il me déconcertait. Il était physiquement si beau et gracieux. Hier, je m'étais même surprise à être envoûtée par ses mains élégantes quand il avait sorti le disque vinyl de sa pochette, tirant gentiment sur le bord noir en faisant bien attention de ne pas toucher les rainures sur le dessus. Je l'avais observé alors qu'il l'amenait à son visage pour sentir l'odeur du vinyl et qu'un petit sourire de satisfaction s'était étalé sur son visage.

Pourtant, quand je lui avais demandé quelle était la chanson qui passait ou encore qui était le musicien, son corps s'était raidi pendant un instant et son sourire naturel était devenu superficiel. Il me répondit alors d'un ton poli mais on aurait dit un son robotique et forcé puis, il quitta la pièce avec précipitation.

Après avoir trouvé une place pour me garer dans la rue, je marchai vers le café. Je m'arrêtai un instant devant la porte quand je remarquai une affiche collée sur la fenêtre. C'était une fille, elle devait avoir quinze/seize ans. Elle avait des cheveux sombres, des yeux bleus et un immense sourire. Elle avait un pendentif en argent en forme de coeur autour du cou qui tombait sur sa poitrine. Sur la photo, les mots DISPARUE-M'avez-vous vue ? étaient écrits. Je sentis mon ventre se tordre et des flash sur Victoria apparurent devant mes yeux. J'étais bouleversée de peur pour cette petite fille, priant qu'elle ne soit pas la pauvre victime de quelqu'un comme ça. Je vis tout en bas que son nom était Bree et qu'elle avait disparu depuis avril.

Je secouai la tête, ouvris la porte et allai jusqu'au comptoir où la serveuse attendait.

« Bonjour. » souris-je. « Je voudrais du thé... plutôt quelque chose d'apaisant ? » Une vague de nausée me traversa et je poussai l'image de la fille hors de ma tête.

Elle réfléchit un instant avant de me répondre. « Nous avons une très bonne camomille, est-ce que vous en voudriez ? »

Je hochai la tête et attendis qu'elle prépare ma commande en tapotant de mes doigts sur le comptoir. Je n'arrivais pas à me sortir le visage de Bree de l'esprit. Je l'interpellai. « Qu'est-ce que vous savez sur cette affiche sur la vitre ? La fille disparue ? »

Elle se retourna et je vis de l'inquiétude dans ses yeux. « Sa mère est venue et a mis ça sur la fenêtre. Apparemment, elle a disparu un soir après être sortie au cinéma avec des amis. Elle a quitté sa place pour aller s'acheter quelque chose à manger et elle n'est jamais revenue. La police pense que c'est une fugue mais la mère est persuadée qu'il lui est arrivé quelque chose. »

« Oh. » dis-je sans conviction. « C'est vraiment triste. J'espère qu'ils vont la retrouver. »

La fille hocha la tête et poussa la tasse de thé vers moi. « Est-ce que vous venez juste d'emménager ou un truc dans le genre ? J'ai remarqué que vous veniez assez souvent. »

« Non, je ne vis pas dans le coin, mais je travaille dans le voisinage depuis quelques semaines. » lui répondis-je.

« Oh vraiment ? Où ça ? » me questionna-t-elle en rangeant ma monnaie dans sa caisse.

« Je travaille pour Mr Cullen, je suis son assistante personnelle. Je ne sais pas si vous le connaissez. Il ne sort pas très souvent. » expliquai-je en buvant une gorgée de ma boisson.

« Edward Cullen ? Des cheveux sexy ? Une mâchoire qui pourrait briser du verre ? Carrément distant ? L'homme qui réveille mon utérus juste à sa vue ? » Elle rigola puis me dit. « Cet Edward Cullen ? »

Je me joignis à son rire parce qu'elle avait raison sur beaucoup de points, bien que je n'étais pas très sûre pour la partie sur l'utérus. « Donc vous le connaissez en fait. »

« Il vient deux-trois fois par semaine, il commande la même chose, me sourit et se dirige vers sa table préférée dehors. J'ai déjà laissé glisser des détails comme quoi j'étais libre mais. » Elle soupira rêveusement. « Il n'a pas l'air intéressé. »

J'étais choquée. J'observai cette fille en face de moi. Elle était jolie, avec des longs cheveux noirs, une peau brune douce et des jambes sans fin. Si on était à LA ou New York, j'aurais pu penser qu'elle était actrice ou mannequin. « Vraiment ? Il est un peu gêné en public, peut-être qu'il n'a pas remarqué que vous flirtiez avec lui. » la résonnai-je.

« Non, j'ai été directe. Je ne veux pas avoir l'air égocentrique mais je pense avoir une théorie. » me dit-elle en faisant glisser ses cheveux par dessus son épaule.

J'étais fascinée par ses pensées alors j'ajoutai. « Une théorie- dites m'en plus. »

Elle éclata une nouvelle fois de rire et se pencha vers moi comme si elle me disait un secret. « C'est simple. Tout homme beau, riche et célibataire ne peut pas résister à ça. » Et elle pointa sa poitrine du doigt. Elle était serrée dans un t-shirt noir sur lequel était inscrit le nom du café. « Il joue pour l'autre équipe. »

« Vous pensez qu'il est gay ? » demandai-je incrédule.

Elle hocha la tête avec assurance. Son petit sourire suffisant était revenu sur son visage.

Je repensai pendant un instant à Mr Cullen qui tenait une poubelle remplie de meubles cassés avec le magnifique grand blond à sa suite alors qu'ils descendaient les escaliers qui menaient à ses appartements privés. Je pouvais presque l'imaginer, eux deux, se tenant tout près l'un de l'autre derrière les portes fermées et révélant l'un à l'autre leur grande beauté musclée. Je déglutis à cette pensée.

C'était parfaitement logique.

Toutes ses attitudes bizarres et excentriques pouvaient être expliquées par cette simple évidence. Il gardait un grand secret et cela aurait pu rendre n'importe qui tendu et stressé. Ajouter à ça une vie en tant que personnalité très en vue et cela rend les choses bien plus compliquées.

Je lui rendis son sourire satisfait et nous rigolâmes pendant un moment du manque d'hommes à la fois libres et attirants et au sage proverbe qui disait que tous les bons étaient soit déjà pris, soit gay. Je payai mon thé et lui fis un dernier signe avant de partir.

Edward POV

« Oui, Alice. Elle va bien. »

Alice. Elle m'avait appelé deux fois par jour pendant cette dernière semaine, me harcelant à propos d'Isabella mais pas avec des détails solides.

« Non, je ne peux pas la voir en ce moment-même mais il fait beau dehors, alors j'ai pensé que c'était sûr de l'envoyer à la poste sans craindre une nouvelle attaque. » Je tapai mon visage de ma main dans une tentative de rester calme. C'était pour ça que je ne vivais plus à la maison. J'avais besoin de mon espace et que les gens sortent de ma tête et de mon futur.

Je décidai d'être proactif. « Est-ce que tu as eu une autre vision ? C'est ça que tu ne me dis pas ? »

« Non ? Alors laisse tomber. Appelle-moi quand tu auras quelque chose d'important à partager avec moi. » C'était bas mais nécessaire.

Je soupirai une nouvelle fois et dis. « Tu me manques aussi. Oui, s'il te plait, dis-leur qu'ils me manquent aussi. »

Je fermai mon portable brutalement et continuai à parcourir les dossiers que je conservais au grenier. La seule entrée pour accéder au grenier était dans mon bureau privé. J'y stockais des énormes placards dans lesquels je gardais des vieux journaux et d'autres informations sur des ''dossiers'' sur lesquels je travaillais. Je gardais aussi mon piano à cet endroit. Il était pour l'instant poussé contre le mur et recouvert d'un grand drap. Ce n'était qu'un rappel de la vie que j'avais abandonné.

Je remontai six mois en arrière et me mis à chercher des accidents étranges, j'avais peut-être mal cherché la première fois. Tout ce qui ressemblait à l'altercation entre Isabella et Victoria. À l'époque, je n'avais cherché que des informations sur les meurtres avec rituels et rien d'autre. J'étalai les papiers sur le sol et commençai à suivre le difficile processus qui permettait de trouver quoique ce soit qui avait de l'intérêt.

Je marquai chaque événement que je trouvais étrange de post-its de différentes couleurs mais je ne me limitai pas au vandalisme, agressions, ou enlèvements. Arrivé à la moitié des papiers du mois de mars, je réalisai que j'étais à cours de post-its, alors je descendis pour aller en chercher dans le placard à réserve de la cuisine.

Alors que j'approchais du second étage, je me préparai à l'attaque du parfum et de la présence d'Isabella. J'entendis la porte du garage s'ouvrir et je sus qu'elle était à la maison. Je composai mon visage en ce que je considérais être un air approprié et j'entrai dans la cuisine.

« Bonjour Isabella. » dis-je en l'observant se hisser sur la pointe des pieds dans une tentative d'attraper un mug tout en haut du placard.

« Salut. » grogna-t-elle en s'étirant pour l'atteindre.

J'enregistrai ce qui se passait alors qu'elle se battait littéralement avec la hauteur et dans une soudaine montée d'irritation, je dis, « Laissez-moi attraper ça pour vous. » avant de prendre avec facilité la tasse et de la poser sur le comptoir.

C'était les petits gestes qui me déconcertaient à chaque fois. Des choses simples comme tenir la porte, permettre à la personne de marcher devant moi ou de lui proposer de porter ses cartons et ses sacs hors de sa voiture. Des choses que je n'avais même pas envisagé pendant des années. Cela me fit me demander comment les humains vivaient mes attitudes.

J'allai vers le placard à réserve et farfouillai dedans. Je trouvai rapidement les papiers dont j'avais besoin grâce à l'excellent talent d'organisation d'Isabella. J'étais prêt à tourner les talons quand je réalisai du coin de l'oeil qu'elle me fixait avec intensité.

Ses yeux contractés se posaient des questions et je les sentais s'attarder. Son intérêt m'excita parce que personne ne me portait jamais autant d'attention. Et bien sûr, quand ils le faisaient, je savais à quoi ils pensaient. Les femmes étaient impressionnées par mon physique et les hommes étaient émerveillés par ma nature intimidante. Tout chez moi attirait les gens pendant un moment, mais tout aussi rapidement, ils se détournaient car ces qualités les rendaient mal à l'aise.

Isabella se tenait derrière moi, son coeur battait à un rythme régulier et sa respiration était normale. Elle me sondait.

Encore une fois, je ne savais pas ce qu'elle pensait et cette idée était palpitante.

Je me retournai finalement et lui fis face, remarquant une légère teinte rosée qui remontait le long de son cou.

« Merci d'avoir si bien organisé le placard. J'ai trouvé ce dont j'avais besoin. » Je lui montrai le bloc de post-its rose fluo.

« De rien. » me répondit-elle avec toujours ce même regard interrogateur.

« Je vais remonter et je préférerais ne pas être dérangé. Si vous avez besoin de moi, appelez moi sur mon portable, d'accord ? » dis-je à son regard inquisiteur. Je me balançai sur mes pieds, me sentant à la fois légèrement mal à l'aise et incapable de partir.

Nous nous tenions dans la cuisine, Isabella et moi, dans une sorte de tension, jusqu'à ce qu'elle me tourne le dos et penche ses épaules pour remuer le contenu de sa tasse. Je reculai d'un pas, prêt à quitter la pièce, quand elle prit soudainement la parole. Elle lança d'une voix un peu tremblante. « Je sais ce que vous êtes. »

Mon coeur toujours présent tomba littéralement dans ce qui me servait avant de ventre avec terreur et horreur. Elle savait ? Ces mots étaient mes pires craintes. Ma bouche devint sèche et je dus me forcer pour respirer et avoir l'air normal.

Je contrôlai ma voix et lui demandai. « Qu'est-ce que je suis ? »

Le bruit de la cuillère en métal qui traçait les bords de la tasse était le seul bruit de la pièce avant qu'elle ne dise. « Vous êtes incroyablement soigné et ordonné. »

D'accord. C'était vrai mais ça pouvait à peine être identifié comme des caractéristiques de vampire. Je me préparai à en entendre plus.

Son coeur battait comme les ailes d'un colibri et je pouvais presque sentir la chaleur qui émanait de son corps, montrant sa gêne. Seulement une femme idiote serait embarrassée à l'idée de détruire ma vie. Je l'écoutai inspirer par à-coup puis elle dit. « Vous faites clairement du sport. Beaucoup de sport. Votre corps est incroyable. »

Elle trouvait que j'avais l'air incroyable. Un sourire suffisant s'étala sur mon visage, avant que je ne le repousse en me demandant pour la millionième fois ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Je savais que les femmes me trouvaient attirants et entendre Isabella dire ces mots faisaient monter des sentiments auxquels je n'étais pas habitué mais était-ce vraiment important de le dire maintenant ?

« Votre peau est sans défaut, impeccable. Est-ce que vous avez fait du laser ? » me demanda-t-elle, interrompant mes pensée. Je la fixai à mon tour, ses yeux bruns étaient en train d'analyser mon visage.

Je secouai la tête en silence par peur de parler. Je n'avais aucune idée de ce qu'était ce truc du laser mais je savais que je ne l'avais pas fait.

« Huh. » examina-t-elle avant de se retourner vers le comptoir. Ses longs cheveux se balancèrent quand elle but une nouvelle gorgée de son thé. « Vos cheveux sont parfaits et vous avez plus de vêtements que Paris Hilton. »

Le noeud d'inquiétude dans mon ventre se transforma en confusion. Paris Hilton ? Est-ce qu'Isabella pensait qu'elle était un vampire elle aussi ?

Elle continua, divaguant maintenant. « Parfois, vous parlez comme si vous n'avez jamais été avec une femme. Vous n'avez jamais de compagnie et la seule fois c'était avec un homme. Qui était comme par hasard lui aussi incroyablement beau. »

Quoi ? J'étais littéralement incapable de suivre le fil de ses pensées. De quel homme est-ce qu'elle parlait ? Je parcourus mes souvenirs et trouvai le seul visiteur que j'avais eu.

Jasper.

Elle se tenait immobile, les paumes à plat sur le comptoir. Quand elle reprit la parole, ce fut bas et avec conviction. « Comme je vous l'ai dit, je sais ce que vous êtes. »

Nous y voilà. Des images de ce qui allait se passer me traversaient l'esprit. Est-ce qu'elle partirait en courant ? Est-ce que je devrais la tuer ? En quatre-vingt ans, je n'en étais jamais arrivé là.

Je devais me forcer à respirer normalement, comme un humain l'aurait fait et je me préparai à jouer carte sur table. Je devais savoir si elle était au courant. « Dites-le. » ordonnai-je. La panique suintait des mots qui quittaient ma bouche.

Elle hésita.

« Dites-le. » demandai-je. « À haute voix. »

Isabella se tourna rapidement et me regarda dans les yeux. Ce n'était pas la bonne émotion sur son visage. Elle n'avait pas peur, elle semblait... me soutenir ? « Vous êtes gay. » me dit-elle d'une voix claire et forte.

Je fus coincé dans le moment, mes poings étaient serrés, prêts à vivre l'explosion mais ses mots résonnaient dans mes oreilles.

Gay ?

« Je, hum..., quoi ? » Je bégayai carrément sur mes mots. Je ne bégayai jamais. Tout chez cette femme me déconcertait. Elle faisait de moi un idiot empoté.

Apparemment, un idiot empoté gay.

Elle fit un pas en avant, amenant son parfum en vague vers moi et l'arôme exécrable de fleurs attaqua mes sens. Ses joues normalement pâles étaient rouges d'embarras. Ses yeux brillaient et ses lèvres était gonflées de satisfaction de m'avoir ''découvert''.

Je ne l'avais jamais trouvée aussi attirante.

« Vous êtes gay. » répéta-t-elle en prononçant les mots lentement. « C'est rien. Je vous soutiens complètement, vous et vos décisions. Enfin, c'est pas vraiment votre décision puisque je sais qu'on naît tous avec l'un ou l'autre mais malgré tout, je trouve que c'est génial. »

Elle trouvait génial que je sois gay. Je suppose que c'était une bonne alternative au monstre suceur de sang.

Elle parlait toujours et je me remis à l'écouter en milieu de phrase. « ... et vous savez, sans vouloir jouer sur les clichés, vous avez vraiment beaucoup de vêtements pour un hétéro. Sans oublier la fille du café, celle qui est super mignonne ? Elle m'a dit qu'elle aussi ne vous avez jamais vu avec une femme. Et elle vous avait glissé son numéro plus d'une fois mais elle l'a toujours retrouvé sur la table. Je veux dire, elle est vraiment jolie. Allez quoi, vous êtes jeune, célibataire, incroyablement beau, riche, brillant. Vous. » Elle fit un pas vers moi et planta son doigt sur mon torse. « êtes carrément gay. »

À la seconde où son doigt chaud toucha mon torse, je me sentis submergé par les émotions, même à travers mes vêtements.

J'étais définitivement perplexe. Les gens pensaient que j'étais gay ? La fille du café racontait ses théories sur ma sexualité à Isabella ? Une fois sorti de ma torpeur, je réalisai que j'étais plus qu'amusé par ça, sans oublier l'endroit où son doigt touchait mon torse en un contact chaud. Toute cette situation était tellement grotesque et ses suppositions étaient tellement basées sur rien que je ne savais même pas quoi en penser.

Elle retira son doigt et il me manqua aussitôt. Je frottai l'endroit avec mon pouce d'un air absent, à la recherche de cette sensation.

Elle recula et prit son thé avant de me dire. « Mais ne vous inquiétez pas, je ne le dirais à personne. C'est à vous de décider quand le monde devra le savoir. » Elle sourit et me fit un clin d'oeil, puis elle se dirigea vers son bureau dans l'autre pièce.

Je restai là pendant un moment, la mâchoire entrouverte, me battant avec mon envie de lui dire le contraire. Aussi ridicule que ça pouvait sembler être, c'était la meilleure erreur qu'elle pouvait faire. Mon vrai secret, le fait que je sois un vampire coincé à dix-sept ans et en plus PDG d'une entreprise de plusieurs millions de dollars, était au delà de l'horreur. Ajoutez à ça que je combatte le crime et traque les méchants pendant mes longues nuits sans fin et tout ça devient absurde. La seule chose encore plus absurde était que j'étais en train de me battre avec mon désire de faim et d'envie pour la fille la plus fragile que j'avais jamais rencontré.

Je passai mes mains sur mon visage et les refermai dans mes cheveux. Je ne savais pas quand ma vie était devenue un mauvais film d'horreur mais c'était clairement le cas. Oh attendez. Je le savais. C'était le jour où Isabella Swan était entrée dans ma vie. C'était le destin cosmique qui ajoutait maintenant le terme ''gay'' devant Vampire PDG Combattant du Crime.

Bien que ça me peinait, je ne pouvais pas nier sa théorie si je ne voulais pas être emprisonné. Si le fait que j'étais gay pouvait expliquer mes attitudes bizarres et mon apparence physique alors je pouvais vivre sans qu'elle sache la vérité. Ça me donnait un peu de liberté et ça ajoutait aussi une barrière entre elle et moi. Ça me poussait à retenir les sentiments et les émotions que je ressentais depuis qu'elle était entrée dans ma maison. Ce n'était qu'un mensonge de plus dans ma mascarade mais il fallait que je maintienne l'image que j'avais construit. Si cela voulait dire qu'à partir de maintenant, chez moi, Edward Cullen était gay, et bien, ainsi soit-il.

Je jetai un dernier regard à Isabella qui se trouvait à son bureau, elle était en train d'enrouler une mèche de cheveux autour de son doigt alors qu'elle lisait ses mails, puis je montais les escaliers. La voir assise là, en sécurité et satisfaite, me fit réaliser que je devais me concentrer sur de plus grandes choses et je montai à l'étage pour commencer.


... XD ...

J'adore ce chapitre, je le trouve vraiment drôle... En fait, ça me rappelle le film "Mords moi sans hésitation" et sa fameuse scène "Je sais ce que tu es... tu es... tu es un Jonas Brothers..." ^^)

Dites moi donc ce que vous en avez pensé ;)

A très vite tout le monde, prenez bien soin de vous !

XOXO

Eresy