Titre : L'inaction est mauvaise pour la santé...ou pas

Rating : M

Pairing : Johnlock

Résumé : [...] Vous avez peut-être déjà remarqué que c'est quand on s'ennuie que les idées les plus stupides nous viennent à l'esprit ? [...]

Spoilers : Saison 1.

Disclaimer : Sherlock et son univers appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle, Steven Moffat, Mark Gatiss et la BBC.


Chapitre 3 : On ne se débarrasse pas d'un Holmes déterminé.

Troublé par ces fraîches révélations, sur le chemin du retour au 221B Baker Street, le docteur John Watson oublia momentanément qu'il quittait un Holmes, pour en rejoindre un autre. Ce qu'il paya très cher, à son entrée dans leur pièce commune.

- La promenade fut agréable, John ? Comment va Mycroft ?

- Mais comment… ?

- Tu es sorti sans m'en informer, ce qui n'est pas dans tes habitudes. Donc tu ne voulais pas que je sache ce que tu comptais faire. Ensuite, hormis pour m'aider sur l'affaire de l'autre soir, tu ne sors plus de ta chambre depuis l'incident de la salle de bain. Donc tu es perturbé. Donc tu cherchais une oreille attentive. De là, j'ai cherché qui pouvait bien être cette personne. Vu que tu n'as pas vraiment d'amis ici, que tu es en froid avec ta sœur et que tu n'allais surement pas parler de ça avec Sarah, il ne restait plus que Mycroft. Où me suis-je trompé ?

- Nulle part !

John était hors de lui. En colère contre lui-même pour avoir été aussi négligent, en colère contre Sherlock pour être aussi intelligent.

- Pourquoi es-tu aussi remonté, John ?

En disant cela, le détective se leva du canapé pour se dresser de toute sa hauteur face à son colocataire.

- Parce que je ne contrôle rien, Sherlock, et que je ne supporte pas ça ! Hurla-t-il, presque malgré lui.

- Qu'est-ce que tu ne contrôles pas, John ? Demanda-t-il, en se rapprochant dangereusement de son partenaire, le touchant presque, à présent.

Le souffle manqua à Watson pendant quelques secondes, il avala bruyamment sa salive, la gorge sèche, incapable de se détacher de ce regard trop bleu, presque gris par moments, inquisiteur et pénétrant. S'il ne s'éloignait pas maintenant, les choses allaient encore déraper. Mais il resta pétrifié sur place et la situation, à ce moment, échappa réellement à son contrôle.

- Est-ce que tu as envie que je t'embrasse ? Que je te touche ? C'est cela que tu ne contrôles pas ?

« Comment pouvait-il lui demander ça sans la moindre gêne ? » se demanda le docteur, sentant ses joues devenir brûlantes. Son souffle devint erratique tandis qu'il ne parlait toujours pas.

- Aurais-tu perdu ta langue, cher John ? Peut-être puis-je faire quelque chose pour la retrouver.

Il s'était encore avancé en disant cela. John pouvait maintenant sentir son souffle chaud contre ses lèvres…si proche…trop proche…alors il ne résista plus. Le baiser fut brutal, presque animal, comme trop longtemps réfréné. Les mains furent très vite partout à la fois, caressants, empoignants, se glissant sous les vêtements. Sherlock retrouva finalement la langue de John, assez facilement, en bon détective qu'il était et ne la lâcha plus, la cajolant de la sienne dans une étreinte brûlante. Rapidement, vestes, chemises et autres pulls jonchèrent le sol du salon, puis de la cuisine, traçant leur périlleux chemin jusqu'à la chambre du plus jeune des Holmes. Arrivé à destination, Watson fût poussé sans ménagement sur le lit, aux draps déjà défaits, pouvant de nouveau admirer ce corps, qui l'avait tant hanté depuis la veille. Allongé sur le dos, appuyé sur ses coudes, il observa avec envie son partenaire, se déchausser et se débarrasser de son pantalon de costume hors de prix. Il en fit de même avant de se retrouver, plaqué au matelas, par un corps chaud et définitivement masculin. Il se sentit tout à coup stressé, la pression quelque peu retombée, il se rendit compte qu'il n'avait pas la moindre foutue idée de ce qu'il devait faire. Comme s'il avait lu dans ses pensées, Sherlock stoppa tout mouvement et se redressa pour le regarder dans les yeux.

- Tu as confiance en moi, John ?

- Tu sais bien que oui.

- Et tu sais que je ne te ferais jamais de mal, au contraire.

Pour illustrer ses dires, il appuya son érection naissante contre celle de son amant, provoquant un violent sursaut chez ce dernier.

- Je sais, oui. Mais je ne sais pas vraiment ce que je dois faire.

- Alors, laisses-toi guider.

Sur ces mots, Sherlock débarrassa un John, quelque peu tremblant, de son dernier vêtement puis commença une exploration méticuleuse de son corps, déjà couvert de sueur. D'abord avec ses mains, puis sa bouche, lentement. Il voulait que son amant, inexpérimenté, puisse savourer chaque attouchement, chaque frôlement, chaque frisson. Il embrassa sa jugulaire, descendit furtivement sur ses pectoraux contractés, pour mordiller un de ses tétons, se délectant de chacun de ses soupirs. Les mains du détective glissaient sur la peau, encore hâlée par le soleil d'Afghanistan, du médecin militaire, caressant son ventre, agrippant une hanche, frôlant une fesse, se faufilant derrière un genou. Le docteur Watson ne savait plus où donner de la tête. Il se mit à trembler légèrement, quand il sentit la langue de Sherlock, s'insinuer dans son nombril puis continuer lentement sa descente, contournant volontairement sa verge tendue, pour virer vers son aine, son souffle brûlant frôlant ses bourses, glissant encore plus bas. Écartant ses jambes dans un réflexe presque naturel, il sursauta violemment quand il sentit un doigt humide de salive frôler son anus encore vierge, puis le pénétrer avec précaution. Il n'eut pas le temps de ressentir la moindre gêne, un long gémissement lui échappa quand Sherlock le prit dans sa bouche, sans le moindre préavis, calant les vas et viens contre sa gorge, aux mouvements de ses doigts à l'intérieur de lui. Graduellement, John commençait à perdre pied sous les assauts répétés de son compagnon, quand, au bord de l'orgasme, ce dernier arrêta là sa douce torture, ignorant superbement les gémissements de frustration de ce pauvre Watson. À la place il remonta l'embrasser langoureusement, profondément comme pour l'apaiser. John referma alors ses bras autour de lui et l'enserra instinctivement de ses jambes, quand il sentit l'érection dure et chaude contre son entrée. Sherlock s'appuya alors sur ses bras pour de nouveau accrocher son regard, demandant tacitement la permission. John n'avait jamais vu une telle expression sur le visage de son compagnon, les joues rougies par le plaisir, les yeux noircis par le désir, des mèches de cheveux collées à son front par la sueur et sa respiration irrégulière. Dans le silence de la pièce, il lui semblait même entendre les battements désordonnés de ce cœur, dont le détective prétendait être dépourvu. John se contenta de simplement hocher légèrement la tête et captura de nouveau les lèvres charnues, qui lui faisaient face. C'est alors qu'il ressentit, simultanément, la pire des douleurs et un plaisir grisant, qu'il n'avait encore jamais expérimenté. Il avait l'impression de perdre pied, de ne plus rien contrôler. Il avait à peine conscience des gémissements de plus en plus forts, qui lui échappés, il s'agrippait machinalement à tout ce qu'il trouvait, les draps, la tête de lit ou les épaules de son amant qui le pénétrait à un rythme saccadé. De plus en plus fort, de plus en plus vite. Sherlock, perdu dans son plaisir, prit le pénis tendu de son partenaire, qui hurla littéralement de plaisir cette fois, pour le masturber à la même cadence que les coups butoirs de ses hanches, contre ses cuisses. Proche de la délivrance le détective, tout essoufflé qu'il était, se pencha à l'oreille de son amant.

- Jouis pour moi, John. Regarde-moi dans les yeux pendant que tu jouis pour moi.

John entre ouvrit ses yeux pour les ancrer dans le regard trop bleu du détective et fît un effort surhumain pour les garder ouverts, quand il se répandit entre leurs deux corps dans un cri rauque. Sherlock sembla alors lâcher prise et agrippa fermement les hanches de son partenaire, donna quelques coups de reins plus violents que les autres, pour finalement rejoindre son amant dans les limbes d'un orgasme dévastateur.

Après quelques minutes, le souffle court, humide de sueur et de sperme, épuisés mes repus, les deux hommes tombèrent d'accord pour prendre un bain. Enfilant leurs pantalons, ils sortirent du cocon qu'était devenue la chambre, direction la salle de bain. C'est en passant par le salon qu'ils tombèrent nez à nez avec un Lestrade rouge de confusion, tentant, sans grand succès, de disparaitre dans son fauteuil.

- Heu…Vous êtes là depuis longtemps ?

- John, vu sa tête, la question ne se pose même pas. Va faire couler le bain, je m'occupe de lui.

Trop content de quitter la pièce, le médecin ne se fit pas prier. Sherlock se retrouva alors seul, face à un Lestrade traumatisé.

- Vous vouliez quelque chose, Lestrade ?

L'intéressé sembla sortir d'une longue transe.

- Heu…oui, bien sûr. On a repêché un cadavre dans le port. Identité inconnue, personne ne l'a encore réclamé.

- OK. Laissez-nous juste le temps de nous préparer et on vous rejoint. Pourquoi me regardez-vous comme ça ?

- C'est-à-dire que vous avez du…enfin…sur le ventre et…au seigneur je crois que je vais y aller moi. À tout à l'heure, Sherlock.

Sur ces mots, il se leva précipitamment et sortit de l'appartement comme s'il avait le diable aux trousses. Le détective éclata de rire et rejoignit son amant dans la baignoire.

FIN