Note d'auteur : salut à tous ! Voici ma nouvelle fanfiction ! Pour ceux qui lisent Rebbeca, désolée mais j'ai décidé de m'éloigner un peu de avec cette fic donc elle a pas mal de retard par rapport à hpf où je la publie aussi. (on est déjà au chapitre 34)

Voici le résumé complet de cette histoire :

« Bonjour.

Si vous lisez ceci c'est probablement parce que nous sommes mortes. Ou qu'on vous a laissé lire cet album. Mais j'en doute car on n'a pas très envie qu'on nous prenne pour des folles.

En tout cas, cet album photo contient tous les souvenirs de notre « voyage » chez les parents de Har... Du Survivant. Ou plutôt, à leur époque.

On espère que nos actes dans ce passé n'auront pas de (trop) graves conséquences dans le monde magique !

Lavande & Parvati

P.S. : Surtout, ne dites rien au Ministère !»

Let the story begins !

Les Visiteuses

Prologue

Comme chaque année, l'été débarquait, accompagné de ses ciels bleus, son soleil agressif et sa chaleur insoutenable et, comme chaque année, Lavande devait redescendre les vêtements légers du grenier.

Seulement, cette année-là il y eut un problème : quelqu'un -et Lavande soupçonnait une personne en particulier - n'avait pas mis le carton à sa place.

Elle soupira en observant les formes dissimulées dans la pénombre : des commodes abandonnées, des chaises cassées, même un ethonan à bascule qui dégageait une odeur particulièrement désagréable. Et surtout : beaucoup de poussière.

Elle n'avait vraiment pas envie de chercher toute seule dans cet océan de bactéries, surtout qu'elle avait invité sa meilleure amie à prendre le thé et que celle-ci allait arriver d'ici peu.

Et puis ce n'était pas à elle de réparer l'erreur d'un autre ! Nom d'un chaudron carré !

Lavande soupira à nouveau, amusée malgré elle par le désordre ambiant qu'avait su créer l'homme qu'elle aimait dans leur vie.

Même si elle se trouvait au grenier, elle entendit Parvati arriver – probablement grâce à la lucarne qu'elle avait ouverte pour aérer. Elle passa ses mains sur sa robe, dans l'espoir de la dépoussiérer, puis descendit l'étroit escalier installé pour mener aux combles.

A la dernière marche, elle sursauta en voyant son amie, qui, certes, avait toujours été plus sportive qu'elle, mais pas au point de monter aussi rapidement les escaliers !

-Tu as transplané, n'est-ce pas ? demanda Lavande, la mine perplexe.

-Bien sûr ! Je n'allais tout de même pas me faire deux étages en entier. Je n'ai pas étudié tout ce temps à Poudlard uniquement pour éloigner toutes mes rivales à coup de maléfice de crâne chauve.

Les deux vieilles femmes rigolèrent puis se firent finalement la bise en se saluant.

-Que faisais-tu dans le grenier, d'ailleurs ?

-Oh, je devais chercher les affaires d'été mais... Elles ne sont plus à leur place. Et bien évidemment, le responsable doit encore être en train de se cacher quelque part, ronchonna Lavande.

-Ne fais pas la tête, je vais t'aider : j'imagine qu'il doit faire plus frais là-haut, souffla Parvati en s'éventant de la main.

Lavande sourit devant cette initiative et invita son amie à la suivre d'un geste de la main.

Peut-être faisait-il plus frais dans cette pièce sombre et presque à l'abandon, mais il y avait un prix à payer pour cela.

Plusieurs fois elles durent faire face à des nuages de poussière asphyxiants, à des doxys enragés et à un gros rat qui ne semblait pas s'être levé du bon pied ce matin. Parvati se retrouva même prise au piège -sans trop savoir comment- par deux cartons contenant de vieilles nappes usées, une table de chevet et le mur - incliné par la faute du toit- .

Alors qu'elle soulevait une nouvelle pile de ces disques noirs et fragiles dont les Moldus raffolaient à une époque avant de les remplacer par d'autres, elle entendit sa meilleure amie pousser un petit cri.

Elle attrapa son balai et le brandit comme s'il s'agissait d'une lance, prête à se battre contre des araignées audacieuses ou des avalanches de livres : au fond, elle avait déjà participé à la guerre contre Voldemort, alors elle pouvait bien affronter des ennemis « domestiques ». Seulement, si Lavande venait de crier, ce n'était pas pour demander de l'aide mais pour exprimer sa surprise.

Elle tenait dans les mains ce qui semblait être un grimoire dont les pages jaunies et cornées augmentaient le volume initial. Parvati s'approcha, curieuse puis porta sa main devant ses lèvres afin d'éviter de pousser elle aussi une exclamation de stupeur.

Malheureusement, l'indienne avait oublié entre-temps de reposer le balai : elle se reçut donc les poils de celui-ci dans l'œil.

Après avoir poussé un glapissement en se tenant l'œil et maudit le bout de bois, elle concentra de nouveau son attention sur la couverture que Lavande caressait, presque religieusement.

« Vagabondages ».

Un seul mot, tracé par une baguette magique et auparavant coloré en rouge. Désormais, la teinte s'était écaillée et on ne distinguait le mot que par l'ombre de la gravure dans le cuir.

Lavande lança un coup d'œil malicieux à son amie et toutes les deux acquiescèrent à cette proposition silencieuse.

Ensemble, elles soulevèrent la couverture qui leur avait paru si lourde tant elle représentait à leurs yeux mais qui était, en réalité, incroyablement légère.

Sur la première page, presque complètement jaunie, avec de nombreuses traces de doigts -probablement très sales !- et de multiples tâches d'encre, on pouvait lire ces quelques lignes, tracées avec une écriture d'adolescente.

« Bonjour.

Si vous lisez ceci c'est probablement parce que nous sommes mortes. Ou qu'on vous a laissé lire cet album. Mais j'en doute car on n'a pas très envie qu'on nous prenne pour des folles.

En tout cas, cet album photo contient tous les souvenirs de notre « voyage » chez les parents de Har... Du Survivant. Ou plutôt, à leur époque.

On espère que nos actes dans ce passé n'auront pas de (trop) graves conséquences dans le monde magique !

Lavande & Parvati

P.S. : Surtout, ne dites rien au Ministère ! »

Les deux « auteures » éclatèrent de rire face à ce texte qu'elles avaient écrit avec beaucoup de sérieux et de peur il y a des années, puis elles tournèrent la première page.