Bonjour à toutes !

Disclaimer: Twilight est la propriété de la seule et unique S. Meyer et cette histoire est à l'incroyable TKegl. En revanche, cette traduction est à moi !

J'ai eu très envie de traduire la suite (ça doit être l'effet "Vacances de Noël" ^^) alors voilà le nouveau chapitre :)

La situation n'est pas très rose pour Edward mais vous allez mieux comprendre ce qui se passe avec ce qui suit... enfin... j'espère XD

J'ai répondu aux personnes qui ont laissé un commentaire quand je le pouvais mais je voudrais aussi remercier Lily - Rose (J'en suis ravie, merci ! Ta théorie est pas mal ;)), Ilonka et alexstf (Merci beaucoup :) Pour te répondre, en fait, cette histoire est inspirée par un vieux film "It's a Wonderful Life" (La vie est belle). Il date de 1946 et raconte l'histoire d'un homme qui se voit offrir une chance de changer le passé le soir de Noël. C'est un grand classique du cinéma américain en période de Noël :) Après quelques recherches, je peux te dire qu'apparemment, "The Family Man" est inspiré de ce vieux film d'où les similitudes d'histoire :) J'espère t'avoir bien répondu ^^) !

Merci aussi à toutes les personnes qui ont mis cette histoire en alertes/favoris !

J'espère que vous aimerez le chapitre !


Chapitre 6 – À la Maison pour les Vacances

Ils se garèrent devant la maison de Jasper et Alice et Edward aida Bella à faire descendre les gamins de la voiture. Il tint la main de Makenna alors qu'ils se dirigeaient vers l'entrée. Il remarqua plusieurs voitures dans l'allée et se demanda qui allait être présent pour le dîner.

« Joyeux Noël ! » s'exclama Alice en ouvrant la porte. Elle tomba à genoux et enveloppa Makenna et Masen dans une étreinte étouffante. « Comment vont mon neveu et ma nièce préférés du monde entier ? » demanda-t-elle. Elle recula pour les embrasser sur la joue.

Masen rigola doucement. « Tatie Alice, on est tes seuls neveu et nièce. » lui fit-il remarquer.

« Eh bien, vous êtes quand même mes préférés. » rétorqua-t-elle en les serrant à nouveau contre elle. Elle se pencha et s'adressa à Makenna dans un murmure. « Va à la cuisine. Il est possible que des gâteaux au beurre de cacahuète t'y attendent. »

Les enfants crièrent et partirent en courant vers la cuisine. Bella les prévint. « Vous n'en mangez qu'un avant le dîner ! » Elle se tourna vers Alice. « Tu les gâtes trop, tu sais. » Elle s'approcha et enlaça sa belle-sœur.

« C'est le devoir d'une tatie. » répondit Alice en se tournant vers Edward. « Tu as meilleure mine. »

Edward fit un petit sourire. « Je me sens mieux. »

Alice se décala d'un pas du passage de la porte. « Eh bien, entrez. Papa et Maman sont là... et Charlie a déjà récupéré la télécommande. » ajouta-t-elle en riant.

Bella roula des yeux. « C'est typique. »

« Oh, laisse-le un peu tranquille, Bella. » lança Alice en glissant son bras sous celui de Bella. « C'est les vacances. Laisse-le s'amuser. »

Edward les suivit en traînant des pieds. Il referma doucement la porte derrière lui et retira son manteau d'un coup d'épaule. Il imita Bella et le pendit d'un placard sur le côté du salon puis ils se dirigèrent vers la cuisine. Jasper était en train de remuer quelque chose qui cuisait à feu doux, un tablier à froufrou autour de la taille. Edward remarqua enfin que son ami portait une alliance tout comme Alice. Il se demanda depuis combien de temps ils étaient mariés.

« Ça sent merveilleusement bon par ici. » dit Bella. Elle traversa la pièce et embrassa Jasper sur la joue. « Est-ce que je peux faire quelque chose ? »

Jasper lui fit signe que non. « C'est pas la peine. Je gère. Allez dire bonjour aux parents. Rosalie est là elle aussi. » répondit-il en jetant un regard d'avertissement à Edward. « Il vaudrait mieux que tu manœuvres délicatement avec elle. »

Edward fit la grimace. « Ouais, elle n'est pas très contente de moi. » Il observa Alice et Bella qui se dirigeaient vers le salon. « Elle m'a presque empêché de rentrer chez moi ce matin. »

« Bein, tu peux pas lui reprocher. » lui fit remarquer Jasper. « Ce n'est pas la première fois, Edward. »

Ce dernier soupira profondément en se souvenant qu'il avait abandonné Bella. « C'était la dernière. » dit-il doucement.

Jasper l'étudia pendant un moment. « Tu as l'air différent. » observa-t-il. « Je ne peux pas mettre le doigt dessus mais... » Il secoua la tête et ajusta le feu de la gazinière.

« Enfin bref, Rose a amené son nouveau mec alors elle va bien se tenir. » lança Jasper en sortant un presse-purée du tiroir. Il commença à écraser des pommes de terre.

« Son mec ? » répéta Edward. « C'est qui le chanceux ? »

« Emmett McCarty. »

Edward s'étouffa légèrement. « Tu plaisantes. »

Jasper fit un sourire amusé. « Nop'. »

« Mais... elle va le manger tout cru ! »

Jasper éclata de rire. « C'est ce que je me suis dit, mais il arrive à bien la gérer. Et Rose l'aime vraiment bien. C'est à vomir... elle est toute molle avec lui. »

« Molle ? Rosalie ? » se moqua Edward.

Jasper ajouta du beurre dans les pommes de terre. « Tu verras bien par toi-même. » Il mit la purée dans un bol avant de le placer dans le four pour conserver la chaleur. Edward l'observa attentivement.

« Jasper, je peux te demander un truc ? »

« Bien sûr. » répondit-il d'un air distrait.

« Ça va te paraître bizarre. » le prévint Edward.

Les yeux de Jasper se plissèrent alors qu'il souriait. Il s'essuya les mains et se tourna pour faire face à son ami. « Balance. »

Edward inspira profondément. « Pourquoi est-ce que Bella n'a pas fini la fac ? »

Jasper l'observa d'un air perdu. « Quoi ? »

Edward parla alors avec précipitation. « C'est juste que... rappelle-le moi, s'il te plaît ? Pourquoi est-ce qu'elle a arrêté ? »

Jasper répondit lentement. « Eh bien, après que tu te sois fait viré du Times... »

« Je me suis fait viré ? »

« Qu'est-ce qui t'arrive, Edward ? » le questionna Jasper avec hésitation.

« S'il te plaît Jasper, dit le moi. »

Jasper fixa Edward d'un air étrange pendant un moment. « Tu étais reporter pour le Seattle Times. Il restait environ un an de Master à Bella mais tu t'es fait lourdé... licenciement économique. »

« Je ne suis jamais allé à New York. » murmura Edward, en partie pour lui même.

« Non. » répondit lentement Jasper. Il était toujours perdu de voir cette étrange conversation. « Tu as refusé le stage et Bella et toi vous êtes mariés après. »

Il s'arrêta de parler mais Edward lui fit signe de continuer.

« Tu as décidé de revenir ici pour commencer ton propre journal hebdomadaire. Bella avait déjà ses diplômes pour être prof parce qu'elle travaillait là dedans pour joindre les deux bouts. Elle a trouvé un poste à l'école primaire de Forks et tu as lancé Weekly. »

« Alors elle a arrêté d'écrire ? » demanda Edward.

« Edward, tu sais ça. »

« S'il te plaît, Jasper... s'il te plaît. » plaida-t-il.

Jasper soupira. Il semblait vraiment inquiet que son ami ait perdu la raison. « Elle a publié quelques nouvelles et des articles dans des magazines mais elle est tombé enceinte de Masen alors elle a arrêté. Makenna est ensuite arrivée et tu devais passer tellement de temps au journal... Elle n'avait simplement pas le temps de s'y remettre. »

Les yeux d'Edward se posèrent sur la porte lorsqu'il entendit le rire de Bella. « Est-ce qu'elle me déteste à cause de ça ? »

Jasper rigola. « Bella ne te déteste pas, Edward. »

« Je pourrais presque te croire. »

« Bella t'aime. » insista Jasper, ramenant l'attention d'Edward sur lui. « Mais, toute femme ne peut supporter qu'un nombre limité de choses. »

« Qu'est-ce que j'ai fait ? » demanda-t-il. Au début, Jasper pensait qu'Edward se parlait à lui même mais ce dernier le regarda d'un air suppliant. « Dis-le moi Jasper. Qu'est-ce que je lui ai fait ? Est-ce que... Est-ce que je l'ai trompé ? » Il ne pouvait pas s'imaginer faire une chose pareille mais vu le ressenti de Bella, il devait poser la question.

Jasper le fixa la bouche ouverte pendant un moment. « Non ! Enfin, pas avec une femme. »

« Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? »

« Il y a plein de façons de tromper quelqu'un, Edward. » lança-t-il. « À chaque fois que tu as fait passer ton boulot avant ta famille... à chaque fois que tu laisses sortir ta rancœur à cause de New York... à chaque fois que tu t'en prends à elle parce que ta vie n'a pas tourné comme tu l'aurais souhaité... »

Edward leva la main. « J'ai saisi l'idée. »

Jasper coupa le gaz et ils restèrent là en silence pendant un moment. « Tu vas m'expliquer ce que tout ça signifie ? » le questionna-t-il.

Edward se frotta le visage. « Je n'en suis pas sûr exactement. » admit-il. « Je sais juste que je dois réparer tout ça. J'ai... J'ai besoin d'elle, Jasper. »

« T'as tout compris. » rigola-t-il doucement.

« Alors qu'est-ce que je dois faire ? Comment je répare les choses ? »

Jasper fit un sourire triste à son ami. « Je n'ai pas la science infuse, mec. » dit-il. « J'ai bien peur que tu doives trouver par toi-même. »

Edward hocha la tête. Il commençait à croire la même chose.

« Tiens, prends ça. » dit Jasper en tendant une corbeille de petits pains à Edward. « On passe à table. »

Edward aida Jasper a apporter les plats dans la salle à manger mais il était distrait par les voix familières dans la pièce d'à côté. Il posa la corbeille et se dirigea vers le salon.

« Edward ! » Sa mère, Esmée, traversa la pièce et l'enveloppa dans son étreinte. « Joyeux Noël ! »

À sa grande surprise, Edward déglutit difficilement. Depuis combien de temps n'avait-il pas enlacé sa mère ? Un an ? C'était avant qu'il doive aller en Afghanistan. Bon sang, ça faisait presque deux ans.

« Joyeux Noël, Maman. » réussit-il à dire avant de se tourner pour prendre son père dans ses bras. Il sourit en percevant l'odeur familière de tabac à pipe et d'après-rasage de son père. « C'est bon de te voir, Papa. »

« Moi aussi mon garçon. » Carlisle Cullen recula et lui tapota l'épaule. « Comment va le journal ? »

« Hummm... bien... bien, je crois. » bégaya Edward.

« J'ai lu l'article sur la maison de retraite du coin. » dit-il avec un sourire fier. « C'était du bon travail. »

Edward sourit. Ses parents étaient toujours fiers de lui, peu importe ce qu'il faisait. « Merci. Euh... Jasper a dit qu'il est temps de passer à table. » annonça-t-il pour que l'attention ne repose plus sur lui. Il était très conscient que Bella l'observait depuis sa place de l'autre côté de la pièce à côté de Rosalie et d'Emmett McCarty, un énorme mec qui ressemblait à Hulk. Edward se souvenait qu'il était la star de l'équipe de football américain du lycée de Forks. Il lui semblait avoir entendu dire qu'il avait reçu une bourse pour aller à UCLA (NdT : Université de Californie).

« Salut Emmett. » dit-il en lui tendant la main. « Ravi de te revoir. »

Emmett lui serra la main en rigolant bruyamment, puis il lui donna une grande claque chaleureuse dans le dos. « Tu parles comme si on se voyait pas tous les jours, mec ! »

« Oh. » Edward rigola nerveusement pour masquer sa bourde. « Eh bien, je suis quand même ravi de te voir... entant que... tu sais... un genre de membre de la famille. » Il désigna Rosalie du regard et Emmett éclata à nouveau de rire. À sa grande surprise, Rosalie ne le regarda pas méchamment. En fait, on aurait dit qu'elle ne l'avait pas du tout remarqué. Son regard rêveur ne quittait pas Emmett.

« Eh bien, merci mec. » répondit Emmett en souriant. « Bon, et si on allait bouffé, je meurs de faim ! » Il entraîna Rosalie en la tirant par le bras et déposa un baiser absent sur le dessus de sa tête alors que tout le monde se dirigeait vers la salle à manger. Rosalie était resplendissante grâce aux attentions d'Emmett et Edward dut se retenir pour ne pas rire.

Apparemment, la pire des tigresses avait été domptée.

Le dîner fut bruyant. Edward resta la plupart du temps, simple observateur. Il écouta avec attention et en apprit beaucoup. Par exemple, Emmett était mécanicien et il possédait son propre garage qui se trouvait seulement à quelques rues de là où Edward travaillait. Carlisle était toujours chef d'équipe à l'hôpital et il enseignait aussi un peu. Sa mère était bénévole dans le centre pour personnes âgées et elle travaillait aussi en relation avec les familles d'accueil du coin. Charlie Swan fut plus stoïque que jamais. Il ne parla qu'à de brèves occasions pour demander qu'on lui passe les pommes de terre. Néanmoins, ses yeux étaient plus doux lorsqu'ils se posaient sur ses petits-enfants et Edward vit que lui aussi était fou d'eux. Edward n'était toujours pas très sûr du métier de Jasper et Alice – un genre de business en relation avec l'art – mais ils semblaient très bien s'en sortir.

Edward absorba l'énergie qui circulait à table, mangeant en silence et ne participant à la conversation que lorsqu'on lui posait directement une question. Néanmoins, il se surprit à rire avec les autres, profitant des interactions qui existaient entre ceux qui formaient maintenant sa famille.

C'était presque parfait.

À part qu'il pouvait sentir la tension qui émanait de Bella depuis sa place à côté de lui... à chaque fois que son bras frôlait le sien par inadvertance. Sa douleur et sa peine étaient presque palpables et il se demandait comment les autres faisaient pour ne pas le remarquer.

Ou peut-être qu'ils l'avaient vu. Peut-être que comme lui, ils minimisaient la chose, essayant de profiter au mieux de cette situation inconfortable... essayant de faire que les fêtes de fin d'année soient heureuses pour les enfants.

Alors qu'Alice découpait la tarte à la citrouille, Edward laissa ses yeux dériver. Il sourit en voyant Alice et Jasper se disputer gentiment pour savoir quelle quantité de crème fouettée mettre sur chaque parts... en voyant Rosalie et Emmett, penchés l'un vers l'autre, parlant tout bas alors qu'elle lui pressait la main... en voyant Charlie avoir une conversation passionnée avec Masen pour savoir qui de Batman ou de Superman était le plus grand des supers-héros. De l'autre côté de la table, ses parents souriaient à Makenna alors qu'Esmée essuyait la purée du menton de sa fille. Et puis bien sûr, il y avait Bella.

Toujours Bella.

Alors que ses pensées se tournaient vers la relation tendue qu'il avait avec celle qui était maintenant sa femme, son sourire tomba.

Qu'est-ce qu'il allait faire ?

Il leva la tête quand Alice lui offrit une part de tarte et il la passa à Bella d'une main légèrement tremblante. Elle la prit mais n'en mangea pas un morceau.

Comment pouvait-il réparer tout ça ?

Jasper lui avait dit qu'il devrait faire autres choses – tout faire, de ce qu'il pouvait en voir – pour avoir Bella. Il supposait qu'il devait se dépêtrer de ce méli-mélo qu'il avait créé, petit bout par petit bout. Il lui lança un regard du coin de l'œil alors qu'elle repoussait sa tarte avec sa cuillère.

Il devait lui monter à quel point elle était importante pour lui... la chose la plus importante pour lui.

Il devait gagner son cœur... lui faire la cour... la séduire. À cette idée, il sentit son pantalon se serrer un peu et il fit la grimace en constatant sa réaction inappropriée.

Visiblement, çaallait devoir attendre. Il ne pouvait pas nier le fait qu'il avait envie de Bella. Il avait terriblement envie d'elle. Même être si près d'elle était une torture absolue... l'odeur de ses cheveux... la chaleur de son corps.

Mais il n'allait pas tout foutre en l'air, si vous lui passez l'expression.

Il l'avait perdue et il allait devoir guérir les blessures de son cœur avant de pouvoir envisager d'avoir accès à son corps.

Il priait juste pour qu'il ne soit pas trop tard.


Edward prend des bonnes résolutions... Je ne sais pas si ça sera suffisant mais on verra bien ;)

Comme toujours, si ça vous dit, laissez un commentaire !

Prenez soin de vous ! On se retrouve très vite pour la suite !

XOXO

Eresy