Auteur : Queenbeth2

Traductrice : Moi

Warning : DARK FIC, VIOLENCE, NON-CON

Rating : M

Genre(s) : Drama/Romance

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à Queenbeth2. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Bêta : Popolove...Merci Pauline!

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Notes 2 : Les règles en matière de vampires sont quelques peu différentes dans cette histoire. Les vampires viennent au monde, ils ne sont pas créés. Et ils dorment de la naissance jusqu'à l'âge de vingt ans. Mais leurs heures de sommeil diminuent lorsqu'ils grandissent. Bébés, ils dorment pratiquement toute la journée. Enfants, ils dorment environ huit heures par nuit. Et adultes, ils dorment une à deux heures tous les deux mois environ. Lorsqu'ils vieillissent, ils recommencent à dormir. Plus un vampire adulte dort, plus sa fin est proche.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 11 -

Bella eut envie de crier lorsqu'elle se réveilla le matin suivant. Son corps lui faisait mal à des endroits qu'elle ne soupçonnait même pas. Elle était consciente d'être couverte et d'unbras placé autour d'elle. Elle toucha la main et les évènements de la nuit précédente lui revinrent en mémoire.

"Maman," dit-elle en se mettant rapidement assise avant de retomber en arrière lorsque son corps protesta.

"Oui, Bella?"

"Oh, maman, ce n'était pas un rêve," sanglota Bella en enroulant ses bras autour du coup de Renee, "tu es vraiment là."

"J'aurais aimé que ce soit un rêve," dit tristement Renee, "bien que tu m'aies manquée et que je sois folle de joie de te revoir, j'aurais aimé que tu sois à des milliers de kilomètres de là."

"Non, maman, on est à nouveau ensemble, c'est plus important que tout le reste."

Renee sourit tristement et caressa la joue de sa fille. "Tu es chanceuse," dit-elle gentiment, "tu devrais voir à quel point tu es belle."

"Je n'ai rien de spécial," marmonna Bella. "Tu devrais voir Esme."

"Est-ce que c'est ton amie?" demanda Renee en glissant une mèche de cheveux derrière l'oreille de Bella.

"C'est plus la mère du groupe," dit Bella, "elle prends soin de nous et elle nous console quand on pleure. Elle me fait penser à toi parce qu'elle est si douce et gentille."

"Je suis contente que quelqu'un ait prit soin de toi. Et Alice? Elle était avec toi?"

Bella hocha la tête et son visage se défit. Elle n'avait pas pensé à sa sœur depuis son arrivée ici. Comment allait-elle?

"On est encore ensemble," dit Bella, "enfin, on l'était. Elle est heureuse là où elle est. Nos vampires sont gentils avec nous. Surtout Maître Carlisle."

"Racontes-moi ta vie avec eux," demanda Renee, en jouant avec les cheveux de Bella, une habitude de leur vie de famille qui manquait à Bella.

"Carlisle est un docteur et il prend soin de nous. Quand son père m'a fouettée jusqu'au sang, c'est lui qui a soigné l'infection que j'ai attrapée. Maître Jasper est un peu froid mais il est gentil. Il est très silencieux. Maîtresse Rosalie est effrayante et elle ressemble beaucoup trop à son père à mon avis, mais heureusement, son mari et elle vivent dans une nouvelle maison. Alice a eu de la chance quand on a été achetées. Jasper est le fils favori de Lord Cullen. Mon Maître par contre..."

Penser à Edward lui faisait autant mal que de penser à Alice. Bella soupira et baissa les yeux sur ses mains.

"Il est difficile à comprendre. Il m'a fouettée une fois sur les ordres de son père mais ça n'a pas vraiment laissé de cicatrices. Il était presque doux. Il me provoquait quotidiennement, mais ce n'était que ça. Il m'a promis que ses frères et lui ne nous...violeraient pas."

"Tu l'as cru?"

Bella hocha la tête. "Maman, ils me manquent tous tellement. Je n'aurais jamais cru appeler des vampires mes amis un jour...mais je vois Esme qui est avec Carlisle depuis toute petite et ce sont les meilleurs amis au monde. En fait, ils sont même amoureux."

"Amoureuse? D'un vampire?" Renee fronça le nez à cette idée.

Bella ne dit rien. Elle était amoureuse d'un vampire. Ça devait être ça ce qu'elle éprouvait. La raison pour laquelle Edward lui manquait tellement, même son arrogance. Elle était amoureuse de lui. Des larmes commencèrent à rouler sur ses joues. Il lui avait promis que ça n'arriverait jamais. Prendrait-il même la peine de la sauver?

"Je dois aller travailler maintenant," dit Renee en lui caressant la joue avant de l'embrasser sur le front, "Je te verrai ce soir."

"Qu'est-ce que je dois faire?" demanda Bella.

"Je ne sais pas, je suis sûre qu'il viendra te chercher."

"Maman, je ne peux pas rester là. On ne peut pas rester là."

Renee regarda sa fille avec désespoir. Elle ne dit rien. Elle serra sa fille dans ses bras avant de partir. Bella était seule. D'habitude, à cette heure-ci, elle se réveillerait pour commencer sa journée et Edward se préparerait à la taquiner. Elle regarderait Alice après s'être étirée et elles se promettraient de survivre à la journée avec toute leur tête avant de se séparer après un câlin.

"Fatiguée, tigresse?"

Bella sursauta et une main glacée se posa sur son épaule. "Viens, je veux jouer."


Edward était allongé sur son lit. Il n'avait plus aucune idée. Il avait une odeur et c'était tout. Mais il y avait des millions et des millions de vampires dans le monde! Comment était-il supposé affiner ses recherches?! Par quoi était-il même supposé commencer?! Le temps qu'il explore le marché, la seule piste le menant à Bella s'était pratiquement évanouie, et la seule raison pour laquelle il avait pu retrouver leurs odeurs était parce qu'ils avaient dû passer un bon moment là. Il n'y avait aucune piste le menant à la personne qui avait enlevé Bella.

Ça lui paraissait bizarre de se dire que quelques mois plus tôt, il s'en serait pratiquement moqué. Il aurait été en colère parce qu'il n'aimait pas que les gens prennent ses affaires, mais il s'en serait remis. Maintenant, il était fou de rage. C'était physiquement difficile pour lui d'être sans elle et ça l'effrayait. Il parcourait les esprits autour de lui, non pas à la recherche de souvenirs de sa mère, contrairement à son habitude, mais à la recherche de pensées au sujet de Bella. Alice était généralement un bon endroit pour ça. Son esprit était constamment concentré sur sa sœur. Des souvenirs coulaient en elle comme une rivière, montrant à Edward tout ce qu'elles avaient traversé. Il y avait des bons moments, comme Bella et Alice jouant avec leurs parents et se serrant l'une contre l'autre pour écouter une histoire avant de dormir et des mauvais moments, comme lorsque Charlie était tombé malade et qu'elles avaient eu peur qu'il meurt la nuit où il était parti pour ne pas les contaminer. Elle se rappelait de l'expression de Charlie quand il avait été tué.

Elle secoua rapidement la tête pour faire disparaître cette pensée et continua à avancer mais Edward vit ses souvenirs continuer. Cette fois au Centre. Il vit le souvenir de la confusion dans la douche. La femme, qu'il supposait être Renee, serrait Bella et Alice contre elle. Alice se rappelait avoir été séparée de sa mère puis enfermée dans une cage. Elle s'était jetée dans les bras de Bella et les deux filles avaient éclaté en sanglot.

Edward ne pouvait plus regarder. Il se sentait horriblement mal. Il se leva et était sur le point de partir pour une autre balade lorsque quelqu'un toqua doucement à sa porte.

"Entrez," dit-il.

"Hey, beau gosse."

"Tanya? Qu'est-ce que tu fais là? Je croyais que tu étais à l'école."

"Je sais mais tu me manquais, Eddie. Je me suis dit que j'allais venir te rendre visite."

"Je suis plutôt occupé," répondit-il.

"Tes devoirs peuvent attendre," ronronna-t-elle en l'embrassant sur la joue et en enroulant ses bras autour de lui. "Hein, bébé?"

"Quelqu'un a volé Bella et je dois la récupérer."

"Oh, lance une alerte et oublie-la," grogna Tanya. "Eddie, ce n'est qu'une humaine."

Elle avait raison. Bella était juste humaine. Mais elle était son humaine. Elle était drôle et intelligente et chaque jour...chaque heure...il s'en voulait un peu plus de l'avoir laissée aller au marché sans lui.

"C'est mon humaine," grogna Edward, "elle est devenue mon amie et je ne l'abandonnerai pas."

"Donc tu m'envoies bouler pour une humaine?" lui demanda Tanya en se reculant.

"Ouais," répondit-il simplement. "Une humaine qui ne m'a jamais demandé de faire des trucs sexuels tordus qui me mettaient mal à l'aise."

"Et comment j'étais censée le savoir?!"

"Parce que je n'arrêtais pas de te dire que je n'aimais pas ça!"

"Oh, Edward, tu es vraiment prude."

"Je ne t'aime plus, Tanya," lui dit Edward, "et pour être tout à fait honnête, je ne sais pas si je t'ai jamais aimée. Je pense que je me suis juste convaincu que je t'aimais."

Tanya était enragée. Elle le gifla et il soupira. "Tu ne peux pas rompre avec moi!"

"Je viens de le faire."

"Tu vas le regretter, Edward Cullen, attends de voir."

Tanya partit en claquant la porte et Edward soupira à nouveau. Il aurait aimé qu'Emmett soit là pour le faire rire, mais Rosalie et lui s'étaient installés dans leur nouvelle maison pour vivre avec leur nouveau bébé. Il pourrait toujours aller voir Carlisle mais qu'est-ce que ça changerait? Il n'avait pas besoin de conseils, et puis, son frère avait clairement la tête ailleurs. Même s'il tenait beaucoup à Bella, il était bien trop distrait par ses fiançailles et son amour pour Esme.

Mais il y avait Esme. Edward parcourut le couloir et la trouva en train de dépoussiérer les tables en bois. Elle avait l'air triste, comme n'importe quelle femme ayant perdu l'un de ses enfants.

"Esme," appela doucement Edward.

"Oh, Edward, Tanya était là, tu l'as vue?"

"Ouais, on a rompu," lui dit Edward. "Je pense que je suis amoureux de Bella."

Esme reposa son chiffon et son spray nettoyant. Elle s'approcha et serra Edward dans ses bras. "Oh, mon chéri," soupira-t-elle. Elle l'embrassa sur la joue et lui caressa les cheveux. "Je suis désolé, ça doit être si douloureux pour toi."

"Je ne sais pas quoi faire. Je n'ai pas de point de départ. Tout ce que je sais c'est qu'elle a eu des cauchemars et que j'ai une odeur."

"Est-ce que tu as reconnu l'odeur?" lui demanda Esme.

"Je sais juste que c'est un vampire et qu'il était excité. Seigneur, Esme, je ne peux même pas commencer à imaginer ce qu'il est en train de lui faire...je ne veux pas l'imaginer. Mais une fille si belle ne sera pas épargnée longtemps. Et si..."

"C'est définitivement une possibilité," admit tristement Esme, avant de le relâcher et de se tordre les mains comme elle le faisait toujours lorsqu'elle était anxieuse. "Si c'est le cas, elle ne sera plus la même lorsque tu la retrouveras."

"C'est sa plus grande peur," lui dit Edward, "elle me l'a dit lorsqu'on était enfermés. Elle a vu sa mère être violée et ça la terrifie."

"Tu dois la retrouver, Edward."

"Oui, je le sais! Mais comment?! Comment puis-je même commencer à la chercher?! Elle pourrait être n'importe où!"

"Est-ce que tu as lancé une alerte?" lui demanda Esme.

Edward hocha la tête. "Carlisle l'a lancée en allant au travail."

"Est-ce que tu as le moindre indice? Est-ce qu'elle a mentionné un vampire qui la suivait?"

"Non, mais elle avait des rêves. Des cauchemars. Un vampire qui s'appelait Vincent."

"Et bien, commence par là," lui dit Esme, "c'est toujours mieux que rien."

Edward hocha la tête. Il serra à nouveau Esme dans ses bras avant de s'élancer en courant.


Bella ne pouvait qu'espérer qu'il en ait fini pour la journée. Elle était immobile, couchée sur le sol froid. Elle était si fatiguée et si faible.

"Tu as l'air fatigué," soupira Vincent en s'asseyant à côté d'elle. "Je ne crois pas que tu as mangé aujourd'hui. Hm. Très bien, je te donnerai quelque chose à manger si tu fais quelque chose pour moi."

Bella ne lui répondit pas et tourna la tête de l'autre côté. Elle n'était pas intéressée par son offre, quelle qu'elle soit.

"Appelle-moi Maître," lui dit-il.

Elle ne lui donnerait pas cette satisfaction et quelle que soit sa réponse, il allait lui faire du mal. Il lui avait déjà donnée une liste de choses à redouter. Il allait la violer à nouveau, ou peut-être la faire s'étouffer sur son pénis, ou juste la gifler en riant jusqu'à ce qu'elle saigne. Elle reste silencieuse. Ça le mit en colère et il l'attrapa brutalement.

Bella savait ce que ça voulait dire, mais elle ne se laissa pas faire, bien qu'elle était convaincue qu'il finirait par lui casser les dents un jour. Il lui ouvrit la bouche sans effort et soupira.

"J'adore ta petite bouche brûlante," soupira-t-il joyeusement.

Son gland lui donna un haut-le-cœur, mais elle le ravala. Elle détestait ça. C'était humiliant et le goût était horrible. Il n'était pas très créatif cependant donc ça ne la surprit. Elle détestait devoir avaler son sperme mais il ne la laissait pas se reculer jusqu'à ce qu'elle le fasse. Elle était sûre qu'elle allait être malade. Elle se demanda combien de temps il faudrait à Vincent pour être fatigué. Combien de temps avant qu'elle ne puisse se traîner jusque dans les bras de sa mère. Renee la nettoierait probablement à nouveau et ensuite, elle la serrerait dans ses bras et Bella pourrait prétendre que tout va bien. Cette pensée lui offrit un peu de réconfort mais si elle savait que ça ne durerait pas longtemps.


"Alice," dit Edward en entrant dans le bureau de Jasper. Son frère releva la tête et Alice se remit précipitamment debout.

"Oui?"

"J'ai besoin que tu te rappelles tout ce que tu peux de la nuit où vous avez été arrêtées."

Alice pâlit légèrement. Elle n'aimait clairement pas penser à ça.

"Edward, sois raisonnable," grogna Jasper. "Ne lui fais pas ça!"

"Je-je..."

"S'il te plaît, Alice, rappelle-toi juste des visages des vampires."

Alice acquiesça et se plongea dans ses souvenirs. Edward vit un tourbillon de visages avant de voir ceux qu'il cherchait.

"C'est lequel Vincent?" lui demanda-t-il.

Alice pensa immédiatement à son visage. Le visage moqueur du chasseur vampire qui les traîna au Centre. Cheveux sombres et yeux rouges. Edward mémorisa son visage et lorsque ce fut fait, il serra Alice dans ses bras avant de partir.


"Tu es amoureuse de lui, n'est-ce pas?" lui demanda Vincent en s'enfonçant en elle.

Bella gémit et essaya de ne pas pleurer.

"Elle m'a dit où te trouver, sa petite amie. Est-ce que ça te dérange qu'il ait une petite amie? Elle m'a dit qu'il pleurait comme un petit bébé parce que tu as disparu."

Bella essaya de l'ignorer après ça. Edward était inquiet parce qu'elle avait disparu. Il voulait la retrouver. Ça remplit son cœur de joie pour la première fois depuis qu'elle était là. Il l'aimait. Son vampire l'aimait. Ça lui brisa à nouveau le cœur. Il l'aimait et c'était sa petite-amie et un chasseur qui lui faisaient ça. Il la trouverait mais dans combien de temps? Vincent la garderait-il en vie assez longtemps pour qu'il la retrouve? Combien de temps lui restait-il avant qu'il ne la trouve plus à son goût?

"Comment te sens-tu, chienne?" lui demanda Vincent. "Je t'ai dit que je te baiserais jusqu'à ce que tu ne puisse plus rien sentir."

Edward allait la trouver. Il allait la sauver. Elle devait le croire.

"Edward te trouvera et te tuera," lui promit Bella.

Elle fut récompensée pour sa remarque par un coup de rein si puissant qu'elle perdit connaissance.


Edward se précipita dans le Centre et dans l'arrière salle, là où il savait qu'il trouverait quelqu'un qui connaîtrait celui qu'il cherchait.

"Puis-je vous aider?"

Edward reconnut le vampire; celui qui lui avait vendu Bella. Rick, c'est ça? Ce n'était pas important. "Je cherche un vampire qui s'appelle Vincent."

"Je ne le connais pas," lui dit Rick.

"Oh, je sais que tu le connais," grogna Edward, "et je sais aussi que tu sais qui je suis et qui est mon père."

Rick hésita un petit peu mais se reprit. "Combien êtes-vous prêt à payer pour cette information?"

"Tu veux que je te paye?"

"Oui," répondit simplement Rick, "Les affaires sont les affaires et vous me demandez de vous donner mon meilleur chasseur."

"Qu'est-ce tu dis de ça? Je te laisse intact."

Rick éclata de rire avant de se jeter par-dessus la table. Bien sûr, Edward le vit venir et l'esquiva. Il attrapa le bras de Rick, le lui tordit dans le dos et le poussa contre le mur.

"Je suis de la Caste Guerrière," lui rappela Edward. "J'étudies les arts martiaux depuis que je sais marcher. La force de ma Caste dépasse la tienne et de loin, et j'ai passé une sale semaine, donc donnes-moi les informations que je veux ou je les trouverai tout seul."

"Dans le meuble," dit Rick, "il a un dossier."

"Merci beaucoup," cracha Edward en le relâchant avant de ravaler le venin qui avait commencé à remplir sa bouche. Il s'approcha du meuble et l'ouvrit. Il trouva le dossier de Vincent. Et dans le dossier, une adresse et c'était tout ce dont Edward avait besoin. Il prit le dossier avec lui, juste au cas où, et partit.


Bella ne se rappelait pas comment elle s'était retrouvée seule dans cette pièce glaciale. Elle fut tirée contre un corps à peine chaud. Sa mère allait faire de son mieux pour la protéger avec ses maigres moyens. Bella sentit son cœur se réchauffer à cette pensée mais ça lui fit mal aussi. Renee était prête à mourir ici juste pour qu'elle ait une chance de vivre. Vivre pour souffrir encore plus.

"Maman...je ne peux pas..."

"Peux pas quoi, bébé?" lui demanda Renee.

"N'essaie pas de me garder en vie."

Renee la serra plus fort contre son cœur, même si ça leur faisait mal à toutes les deux. Vincent l'avait mêlée à tout ça. Cette fois-ci, ça avait été au tour de Renee de regarder, impuissante, Bella essayait de se retenir de crier. Puis Vincent s'en était pris à elles deux. Bella souffrait encore plus parce qu'elle savait qu'elle était responsable de leur douleur. Si seulement elle était restée silencieuse, alors Renee n'aurait pas été blessée.

"Tu as si froid," chuchota Renee, "comme en hiver quand tu étais jeune."

"Toi et papa nous avez enroulées dans toutes les couvertures parce qu'elles n'étaient pas assez grandes pour nous tous. Puis papa t'a forcée à nous rejoindre."

"Ton père était un homme bon," souffla tendrement Renee, "Seigneur, il me manque terriblement mais je suis heureuse qu'il n'ait jamais eu à te voir comme ça. Il t'aimait tellement."

"Je ne peux plus rien sentir," marmonna Bella. "Je ne sens plus mon bassin."

"Accroche-toi, bébé, s'il te plaît, accroche-toi pour moi," chuchota Renee. "Je ne peux pas te reperdre. Je ne pourrais pas le supporter. Ma petite Bell."

"Je t'aime maman," sanglota Bella. "Tu m'as tellement manquée."

"Tu m'as manquée aussi."

Le silence les enveloppa. Renee lui caressa les cheveux et essaya de la réchauffer autant que possible.


Edward reconnut immédiatement l'odeur lorsqu'il arriva chez Vincent. C'était lui. Le vampire qui avait sa Bella. Il se précipita dans la maison, ignora les humains surpris et essaya de trouver Bella. Il pouvait la voir dans l'esprit des certains humains. La nouvelle que la Maître adorait.

Il se précipita dans la cave glaciale et découvrit que l'odeur de Bella était plus forte là. Il pouvait sentir sa peur et ses larmes et pire qui tout, l'odeur du sexe. Edward parcourut toutes les pièces de la cave et sentit l'odeur de Bella partout.

Il vérifia chaque pièce jusqu'à arriver à la dernière. Une vague de froid l'envahit lorsqu'il s'approcha de la dernière porte. Il l'ouvrit. Son souffle se coupa dans sa gorge et son corps se figea.

Elle était là, allongée par terre, endormie (ou en tout cas, Edward se dit qu'elle était endormie). Il courut jusqu'à elle et tomba à genoux. Renee passa en mode protectrice et se plaça devant sa fille. Edward lui montra les dents et prit Bella dans ses bras.

"Elle est à moi," grogna-t-il.

"Elle n'est à personne," répliqua Renee.

Edward l'ignora après ça. Il effleura la joue de Bella, "Je suis désolé, je suis désolé de ne pas t'avoir protégée," chuchota-t-il.

"Pas aussi désolé que tu ne le seras pour t'être introduit ici par effraction."

Renee prit sa fille dans ses bras. Edward fit volte-face et montra les dents à Vincent.

"Elle est à moi," cracha-t-il. Vincent rigola.

"Je m'en fous! C'était vraiment con de ne pas la baiser. Je l'ai fait pour toi."

Edward se releva. "Je vais te tuer."

"Tu penses que tu fais le poids face à moi, gamin?" rigola Vincent. "Ça fait des années que je suis dans ce business. J'ai toute une vie d'expérience."

"Je n'aime pas m'attaquer aux personnes âgées en général."

Vincent siffla et se jeta sur lui. Edward vit chacun de ses mouvements dans sa tête et l'esquiva. Il fit un salto en plein air et atterrit sur Vincent. Le vampire glapît et mit un violent coup de pied dans le ventre d'Edward. Par la naissance, Edward était dans la Caste Guerrière, sa peau était plus dure que la normale et il était plus fort. Il avait d'autres avantages aussi comme le venin qu'il pouvait produire.

Il le produisait maintenant. Il n'aimait pas utiliser ce moyen de défense mais Bella était en danger. La pièce était glaciale et il ne savait pas depuis combien de temps elle était là. Une quantité suffisante de venin pouvait être fatale. Edward aurait aimé pouvoir le produire comme son père. Lord Cullen pouvait s'en remplir la bouche en quelques secondes. Carlisle aussi mais il ne l'avait fait qu'une fois, pour protéger sa fille d'une attaque.

Edward sentit le venin couler de ses dents. Il chargea Vincent et bondit sur lui. Il s'accrocha à ses épaules comme un petit singe. Vincent essaya de le faire tomber mais il n'arriva pas à l'attraper convenablement. Edward plongea ses dents dans la nuque de Vincent. Son venin se déversa dans l'autre vampire. Il savait que ce ne serait pas suffisant cependant. Pour quelqu'un de la taille de Vincent en tout cas. Son père ne l'avait jamais entraîné convenablement, comme il l'avait fait avec ses frères et sœurs donc Edward se basait sur ce qu'il avait lu dans les livres. C'était la toute première fois qu'il devait tuer. C'était une pensée effrayante. Il n'était pas un tueur et il le savait. Son flux de venin commença à ralentir et Vincent le repoussa. Mais il souffrait clairement.

Il a pris Bella. Il l'a violée et il l'a passée à tabac. Ta Bella. Ton adorable et magnifique Bella. Il a rigolé alors qu'elle criait. Tu peux le voir dans son esprit.

Ces pensées firent couler son venin plus vite. Vincent cria alors que le venin parcourait ses veines et le brûlait de l'intérieur. Edward n'arrêta pas. Il tacla Vincent et le mordit à nouveau. Le venin coula comme il était censé le faire cette fois. Il en injecta encore plus pour faire bonne mesure. Il ne prendrait aucun risque, ce vampire mourrait ici et maintenant. Il pouvait voir Bella dans son esprit. Son corps frêle et faible tremblant de froid.

Lorsqu'Edward se recula, Vincent était mort. Un liquide jaunâtre s'écoulait lentement de la plaie en forme de croissant de lune sur sa nuque. Edward cracha le venin restant par terre et sentit sa bouche se vider. Il se tourna vers Bella. Il s'approcha d'elle et s'agenouilla à ses côtés. Il découvrit qu'il était presque nerveux. Il tremblait. En partie à cause du combat et du choc qu'il ressentait après avoir tué quelqu'un mais c'était surtout parce qu'il redoutait le moment où Bella se réveillerait. Il se demandait à quel point elle lui en voudrait de l'avoir laissée être enlevée? Et si elle ne se réveillait pas?

"Depuis combien de temps est-elle là?" demanda-t-il en essayant de contrôler les tremblements de sa voix.

"Pratiquement une heure, je suppose," lui dit Renee. "Où l'emmenez-vous?"

"À la maison," répondit Edward en la soulevant prudemment, comme si elle était une bulle de savon. "Tu l'as aidée."

"C'est mon enfant."

"Tu as l'air différente de la dernière fois où je t'ai vue," remarqua Edward. "Viens, Esme et toi saurez prendre soin d'elle."

Renee le suivit. Edward retourna à sa voiture et allongea Bella sur la banquette et Renee s'assit avec elle. Il regarda cette femme la réconforter et sanglota discrètement. Bella était vivante, mais elle avait très froid et elle était très faible. Il pouvait voir que Renee se méfiait de lui, des années d'abus avaient fait naître en elle une forte méfiance qui ne disparaîtrait pas parce qu'un vampire avait sauvé sa fille. Edward essaya de lire ses pensées mais n'entendit presque rien. Elle n'était pas aussi silencieuse que sa fille, mais elle était définitivement discrète. Il ne pouvait entendre que des tons. Pour le moment, elle avait peur.

Edward mit le chauffage au maximum et essaya de diriger le souffle d'air chaud vers l'arrière. "Est-ce qu'elle se réchauffe?"

"Un petit peu, oui."

"On sera bientôt à la maison," promit Edward.


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