Auteur : lifelesslyndsey

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Romance/Humour

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à lifelesslyndsey. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.


- Chapitre 1: Le loup-garou monotone -

Début Juin

"Monotone."

Sans putain de raison, je dis ces mots à voix haute, dans une pièce vide, de mon appartement vide où j'étais seul.

Je parle aux murs maintenant, Seigneur, je suis pathétique.

Mais, je l'ai dit et je le pensai. Ma vie est monotone. Un cercle sans fin de même choses. On pourrait croire qu'être l'Alpha d'une meute de loups-garous serait cool et excitant. Ça l'est pas. Les vampires sont partis, et aucun autre ne s'est pointé. C'est une putain de bonne chose, sept jeunes Quileutes forcés de se soumettre à une vie d'affreuses transformations, une puberté horriblement rapides, et une conscience collective. Bordel, les dieux ont même inclus une nana pour faire bonne mesure, parce que partager le Syndrome Pré-Menstruel est hilarant. Sept loup-garous adolescents, et moi. N'est-ce pas formidable ? La plus grande meute de l'histoire de la tribu, et on a rien à faire. Huit putains de loup-garous et pas un putain de vampire.

Ironique, non ?

Non.

L'idée de mener sept loup-garous géants à la bataille contre des putains de sangsues était un peu stressante. L'idée de garder sept adolescents susceptibles sous contrôle était terrifiante. Quels intérêts à être le chef ? Bien sûr, j'avais la Voix de l'Alpha, mais honnêtement, j'aurais préféré que ce soit pas le cas. Cette responsabilité était une putain de bombe à retardement.

Le seul défaut de mon appartement, ou peut-être que c'est une qualité, c'était le fait qu'il y flottait un parfum de gâteau d'anniversaire tout le temps. Il ne faisait aucun doute pour moi que ma mère était en-bas entrain de préparer un gâteau ou un autre. Je ne suis pas chauvin ni rien, mais je pense vraiment qu'une bonne femme doit savoir cuisiner. C'est comme ça que j'ai été élevé. C'est maman qui le dit.

Je m'arrachai à mon canapé lorsque j'entendis des rires tonitruants. Les garçons avaient décidé de me rendre visite, et avaient sans aucun doute été distraits dans la pâtisserie où ma pauvre mère avait été abandonnée sans défense. Je ne pris même pas la peine de m'habiller et descendis les escaliers en pyjama.

"Hey maman," dis-je d'une voix encore rauque de sommeil. Je venais juste de me réveiller de ma sieste de milieu d'après-midi, qui était généralement suivie par ma sieste de fin d'après-midi. Je me baissai pour embrasser sa joue couverte de farine en ignorant les petits ricanements de mes frères de meute.

"Jared," Je hochai la tête, avant de tourner mon regard noir d'Alpha vers Quil, qui montrait un penchant particulièrement dégoûtant pour ma mère, "Quil."

Personne ne veut voir les sales petits rêves érotiques d'un jeune de seize ans avec leur mère pour star. Parfois je me demandais si ce n'était pas pour éviter les patrouilles matinales abrutissantes. Mais la façon dont il la fixait en enfournant un chou à la crème gratuit après l'autre dans sa bouche et son usage fréquent du mot 'milf' (1) me faisait penser différement. Putain de dégoûtant.

"Quoi de neuf?" demandai-je, en attrapant le chou à la crème le plus proche. Il était couvert de pépites de chocolat et rose, et il aurait pu être rempli d'une fontaine de merde brillante, et ça aurait toujours été une des meilleures choses au monde. Chou à la crème, cookies...maman faisait les meilleurs.

"Les gars vont chez Jake pour bidouiller un peu la Rabbit, rien d'autre à faire." m'expliqua Jared, en enfouissant ses mains dans ses poches pour s'empêcher de manger un autre chou à la crème. Cinq ou six de ces petits trucs et on commence à ressentir les signes avant-coureurs d'un coma diabétique. Pas même nos corps brûlant pouvaient consommer une telle quantité de sucre rapidement.

Je haussai les épaules, "Ouais, je voulais lui parler de toute façon, j'ai un boulot pour lui." J'attrapai un autre chou à la crème et lançai un regard perçant à ma mère, "Maman?"

"Déjà fait, chéri," me dit-elle en me tendant un grande boîte blanche. C'était sympa d'avoir un stock sans fin de sucreries quand on devait nourrir une meute de ventre sur pattes.

"Quil," aboyai-je, détournant ainsi son regard de ma mère. "Prend ça. Je serais là dans vingt minutes."

Quil fit un large sourire à ma mère avant que Jared ne le traîne hors de la boutique.

"Maman! Putain, l'encourage pas." Je fronçai les sourcils en regardant la petite femme qui se tenait devant moi. Je suis pas le genre de types dingue mais il y a quelques petites choses que je n'aime pas. Je n'aime pas les sangsues, je n'aime pas les conneries, et je n'aime pas ceux qui manquent de respect à leurs mères. Peut-être même pas dans cet ordre.

Elle rigola et se mit sur la pointe des pieds pour m'ébouriffer les cheveux, "Aw, chéri, j'aime bien Quil, il me donne l'impression d'être à nouveau une jeune fille."

"Beurk, femme," grognai-je en l'embrassant sur le crâne. "Je vais m'habiller."


Vingt minutes, et un jean déchiré, plus tard, je traversai le petit terrain qu'était La Push pour me rendre à la Résidence Black et dans le petit abri en aluminium qu'on appelait un garage. C'était étrangement silencieux, aucun signe de rire tonitruant. Les gars ne doivent pas encore être là, songeai-je.

"Jake!" criai-je, ma voix résonnant contre les murs en aluminium et plastique. Ce truc était si bancale que même ma putain de voix mélodieuse déserrait les écrous. Ça allait nous tomber dessus un de ces quatre, j'en étais sûr.

"Ici, Sam!" appela-t-il d'en dessous de sa Rabbit, mais je fus plaisamment distrait par une paire de fesses et une paire de jambes qui dépassaient de sous le capot. Les fesses étaient rondes et fermes et vêtues d'un minuscule short en jean, et leurs courbes en dépassaient légèrement. Le short était accompagné par un t-shirt blanc couvert de graisse qui se relevait légèrement, révélant deux centimètre d'une fine taille crémeuse. Les jambes, longues et très pâles se terminaient par une pair abîmée de Converse violettes. C'était un joli paquet, mais maintenant, à quoi ressemblait le reste?

"Attrape la clé à molette, chérie," grogna Jacob, me sortant ainsi de ma rêverie. Il ne me parlait certainement pas à moi, ça c'était sûr. Je lui aurais mis une droite s'il m'appelait 'chéri', et on le savait tous les deux. Les doigts fins de 'jambes et fesses' sortirent de sous le capot et s'enroulèrent autour de la clé à molette. Y'avait un truc avec les filles et les outils. Chienne de vie. Si sexy.

Je grognai intérieurement en baisant la partie inférieure de la fille, qui avait décidé de grâcié de sa présence le garage de Jacob, des yeux. Ce n'était pas une Quileute donc je savais qu'il n'y avait aucune chance qu'elle soit une de mes cousines. Pas avec cette peau parfaitement pâle et crémeuse qui ne demandait qu'à être léc...Putain, est-ce que c'est tout ce qu'il faut pour me faire bander? Une paire de fesses et des longues jambes?

Apparemment.

Je profitai du fait que personne ne me regardait, un véritable don du ciel, pour réajuster ma queue dans une position un peu moins flagrante. Je n'avais pas eu besoin de remettre une érection en place depuis mes putains de quinze ans. Ça créait un dilemme cependant, bien que désormais invisible aux yeux des autres, chaque fois que je respirais, je créais une friction dont je n'avais vraiment pas besoin. Merde. Je n'avais même pas encore vu le reste de son corps. Ça serait craignos qu'elle ait une sale tête.

"Okay, chérie, tape maintenant," ordonna Jacob.

"Juste taper?" demanda une douce voix soprano, et je fus instantanément captivé. Putain, qu'est-ce qui n'allait pas chez moi?

Jacob rigola, "Ouais, juste taper, chérie."

"Avec la clé à molette?"

"Qu'est ce que je t'ai donné d'autre?"

"La ferme, Jacob!"

"Tape."

Le claquement du métal sur du métal signifia qu'en effet, elle avait tapé, sur quelque chose.

Jacob bidouilla quelque chose sous la voiture, "Okay, maintenant ferme le capot et met le contact."

Je regardai le capot se refermer avec un putain de bang. Les fesses parfaitement rondes, les longues jambes et la minuscule taille était maintenant accompagnée par de longs cheveux acajous et une paire de seins délicieusement fermes Elle regardait ses pieds mais je savais qui c'était. Comment ne pourrais-je pas le savoir? Je l'avais vu sous cinquante putain d'angles différents dans l'esprit de Jacob, et pas d'une manière très respectueuse. Je l'avais vu catatonique dans les bois. Je l'avais vu évanouie sur la plage après son petit plongeon. Je connaissais plutôt bien Bella Swan pour quelqu'un qui était un putain d'inconnu pour elle.

"Quil a dit que t'avais un job pour moi, tu veux que je passe à la boutique?" Jacob interrompit mon matage.

"Je euh...ouais, où sont les autres?" demandai-je en regardant Bella qui faisait passer son poids d'un pied à l'autre tout en fixant le sol comme s'il lui devait des thunes.

"Ils étaient là pour moins de cinq minutes avant que leurs plans drague et leurs sous-entendus commencent." Bella rougit à ces mots, "Donc je, euh...leur ai ordonné de partir."

"Alors, à quelle heure tu veux que je passe à la boutique?" me redemanda Jacob en lançant un torchon à Bella pour qu'elle se nettoie les mains. Si je ne l'avais pas vu se pencher sur le moteur, je n'y aurais pas cru. Elle était une toute petite chose, mais d'après les standards humains. Je soupçonnai que Jacob l'avait, d'une manière ou d'une autre, forcé à l'aider, parce qu'elle avait eu l'air plutôt confuse là en-dessous. Pas que je m'y connaissais en voiture, j'étais naze en la matière.

La boutique était un petit batîment où on faisait de la menuiserie. Tous les loups-garous y travaillaient. Ca les gardait occupés, durant ce que j'appellai le hors-saison, et ça les aidait à gagner un peu d'argent.

"Tu peux venir maintenant, c'est un job facile. Juste quelques étagères pour cette librairie, rue Ceder. Elle peut venir."

"Non, Bella doit rentrer pour faire à manger pour Charlie," répondit Jacob en soupirant. Génial, il se transformerait plus tard et je devrais l'écouter pleurnicher.

Bella haussa ses petites épaules et leva la tête vers Jacob, "T'as probablement raison. Cet homme ne sait même pas se servir d'un grille-pain."

"Uh-hu," fut tout ce que je réussis à dire parce que je fus soudainement conscient de la façon dont son t-shirt sale lui collait au corps. Elle avait l'air d'un putain de fantasme, avec de la graisse sur le visage, tenant une foutue clé à molette, et emballée dans ce minuscule short.

"Même heure demain, Jacob?" demanda-t-elle en se tournant pour attraper son sac à l'arrière de la voiture.

"Plutôt vers midi, je euh...Je vais me coucher tard ce soir...pour bosser sur la Rabbit." Ce qu'il voulait vraiment dire c'était je dois patrouiller jusqu'à quatre heure du matin.

"Mmkay, Jacob. Mais demain, t'auras pas besoin de dire à tes amis de partir. J'ai monopilisé tout ton temps cette semaine, je pense que je peux te partager un peu."

Mais la vraie question était: est-ce que Jacob peut te partager, Mademoiselle Jambes et Fesses?

Jacob grommela, "Très bien, si tu veux, mais je te préviens, ils sont chiants." Il se pencha et l'embrassa sur la joue, et je manquai, manquai de grogner. Qu'est-ce qu'il se passait?

J'entendis Jacob grogner avant de réaliser ce qu'il se passait, "Bella!"

Elle trébucha sur son lacet et s'écrasa contre moi alors que je la rattrapai par la taille. Elle était ridiculement minuscule, et ne semblait que plus petite, pressée contre moi. Je me demandai distraitement si je pouvais refermer mes mains autour de sa taille fine. Je pense que je pourrais...Je voulais essayer...

"Oh!" souffla-t-elle en se redressant. "Désolée, Sam, je t'en ai mis partout," dit-elle en faisant glisser ses mains sur mes abdos, maintenant couverts de graisse. Je frissonnai à son contact. A cause de l'effleurement de ses doigts. Imagine ce que ces petites mains pourraient faire d'autre...

Sa main resta pressée contre mon estomac, des petits doigts frais contre ma peau brûlante. Mon cerveau me dit de le relâcher mais j'étais figé. Je ne pouvais pas faire le moindre putain de mouvements.

Parce qu'elle me regardait avec des yeux chocolat que je n'avais jamais vu auparavant. Comment avais-je fait pour ne pas les voir?

Je l'avais vu catatonique dans les bois neuf mois plus tôt. Je l'avais vu évanouie à First Beach. Mais l'avais-je jamais vraiment vu? L'avais-je jamais regardé? Je ne me rappelai pas de ces grands yeux bruns, ça j'en étais sûr. Le monde sembla trembler sous mes pieds mais elle ne bougea pas.

Pourquoi ne remarquait-elle pas cette soudaine force cosmique qui menaçait de me faire tomber à genou? Mes oreilles sifflaient, et je crus entendre Jacob parler, mais ça ne se pouvait être le cas, parce que le seul sens qui me restait était la vue, et elle était tout ce que je voyais. Quelque chose bougea en moi, me pressant d'aller vers elle, et mes jambes voulaient bouger mais j'étais collé au sol, incapable de faire la moindre phrase, ou d'avoir la moindre pensée. Oh merde. Oh putain. Oh merde.

"Je...Je dois y aller!" paniquai-je en la relâchant si rapidement qu'elle trébucha à nouveau.

"Sam?" m'appela Jacob, confus. "Ça va?"

"Je suis si désolé," m'étranglai-je parce que vraiment...j'étais désolé.

"Attend...quoi? Pourquoi t'es désolé? Sam?" me demanda-t-il.

"Est-ce que ça va?" intervint doucement Bella, en me regardant avec tellement d'inquiétude que ça me fit mal. Si altruiste. Elle avait l'air si inquiète, et je voulais juste la prendre dans mes bras et la serrer contre moi. Merde. Ce besoin était bizarre, même pour moi.

Je venais juste de m'imprégner.

De l'amoureuse des sangsues.

De l'amoureuse des sangsues de Jacob Black.

"Je...Je dois y aller," répétai-je en me précipitant vers la porte.


Pour ceux qui le savent pas, MILF = Mother I'd Like to Fuck


Prochain chapitre : Putain, j'fais quoi maitenant?

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