Auteur : lifelesslyndsey

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Romance/Humour

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à lifelesslyndsey. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Bêta: Caropat07... Merci Caroline!

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 11: Vous avez déjà mangé un élan crû? -

Lorsqu'Emily eut fini de nous donner des ordres comme un sergent, elle alla faire ce qu'elle faisait toujours. Elle avait regardé Bella avec tendresse mais les mots 'Le bébé de Charlie' m'avaient fait grimacer. C'était seulement quoi, six ans de différence? Putain. Je penserais à ça le jour où il le faudrait. Si jamais il le fallait un jour. Pas d'espoir, Uley. Tu vas te faire du mal.

Emily était en train de fouiller dans le congélateur dans le cellier lorsque j'entendis Bella pousser un petit grognement alors qu'elle touchait la viande hachée comme si elle allait la mordre. Malgré son sourire, son visage était dégoûté.

"Ça va?" lui demandai-je en essayant de ne pas sourire à son inconfort, ou à son petit débardeur noir qui était pratiquement peint sur elle et qui révélait ses hanches. Je mourrais d'envie de me laisser tomber à genoux pour les lécher. Putain, mais qu'est-ce qui n'allait pas chez moi?

Son nez était froncé à nouveau, de petites mèches de cheveux tombaient sur son visage, une fine traînée de graisse recouvrait sa joue. Elle était juste trop mignonne.

Mignonne? Putain. Est-ce que l'imprégnation faisait disparaitre la virilité des loups? Je ne croyais pas avoir jamais utilisé l'adjectif mignon. Déchirez une autre de mes Cartes de Virilité et castrez-moi, je suis en train de devenir une fille.

Mais elle est mignonne...

Elle grogna à nouveau, formant une boule de viande du bout des doigts. "Je suis végétarienne," marmonna-t-elle avant de la poser sur la plaque.

Je fronçai les sourcils, "Oh, Bella, tu aurais dû le dire plus tôt. Emily ne t'aurait pas demandé de faire ça si elle avait su!"

Elle forma une autre boule de viande dans sa main, sa peau pâle pâlissant encore plus, une sueur froide recouvrant ses sourcils. "Je ne veux pas compliquer les choses," m'expliqua-t-elle et je vis ses mains trembler un peu. On aurait dit qu'elle était sur le point de tomber dans les pommes. Je n'allais pas revivre cette merde.

"Est-ce que ça va?" lui redemandai-je en essayant de dissimuler mon inquiétude. Putain, j'étais complètement paniqué.

Elle déglutit et se recula du comptoir. "C'est juste...ben, c'est dégoûtant. Je n'aime pas vraiment le sang et c'est tout gluant dans ma main et...oh mon Dieu." Elle secoua la tête en grimaçant.

Je lui attrapai l'avant-bras et la tirai jusqu'à l'évier de la cuisine avant de faire couler l'eau pour qu'elle puisse se laver les mains. "Tu veux boire quelque chose? De l'eau?"

Elle ferma les yeux et se mordit la lèvre, "S'il te plaît."

"Et si je finissais ça pour toi?" lui offris-je alors qu'elle sirotait son eau, "Et tu peux t'occuper des pâtes."

Elle rigola, "Je n'arriverai jamais à soulever cette casserole," dit-elle en la montrant du doigt. C'était vrai. Elle était si menue qu'elle pourrait presque se baigner dedans. Elle devait sembler encore plus petite à côté de moi. Comme tout le monde. J'étais immense.

"Bon, et si je faisais les deux et qu'on n'en parlait à personne? Ce sera notre petit secret," lui dis-je en en finissant rapidement avec les pâtes, les vidant de leur eau avant de les verser dans les bols en céramique qu'Emily avait sortis à cet effet.

"Ça ne me semble pas juste," bouda-t-elle, sa lèvre m'incendiant. "Qu'est-ce que je peux faire pour toi en échange?"

N'était-ce pas la question à un million de dollars? Putain, Uley, je te jure que si tu réponds à cette suggestion avec ta bite...

Je souris, tout en grognant intérieurement à toutes les choses qu'elle pouvait faire pour moi, avec moi. "Rien. Tu m'as fait des cookies, je pense qu'on est quitte."

Elle rigola et repoussa une mèche de cheveux derrière son oreille, "Tu ne peux pas utiliser des cookies passés comme payement pour un futur service. Je veux dire, je suis pour prendre les devants, mais je ne pense pas que ce soit juste pour toi."

"Fais-moi d'autres cookies. J'adore tes cookies." Ça ne sonnait pas pervers. Non, pas du tout.

"Tu n'as pas encore mangé ceux que je t'ai déjà fait!" gloussa-t-elle en s'appuyant contre le comptoir à côté de moi, ses yeux se posant partout sauf sur la viande.

"Je vais les manger. Juste pas en présence des gars. A moi," grognai-je, d'une voix joueuse en claquant des dents. Je ne parlais pas de ses cookies. Jacob tourna la tête vers moi et me lança un regard noir. Il pouvait tout entendre. C'était innocent donc je m'en foutais. Enfin...pas si innocent que ça. Elle pensait que c'était innocent. J'aimais juste entendre le son de sa foutue voix. Je n'avais pas réalisé à quel point elle m'avait manqué.


La Meute et la famille étaient rassemblées sur la plage, autour du feu, le ventre plein de nourriture que les mères et Emily avaient préparé. Emily savait vraiment cuisiner. Elle avait les pieds posés sur les genoux d'Embry, un sourire aimant aux lèvres. Le premier couple imprégné. Ça me faisait mal avant, de les voir comme ça...maintenant, j'avais hâte d'être dans la même position qu'eux.

Je voulais ça. Pourquoi ça ne pouvait pas être si facile? Pourquoi m'étais-je imprégné de l'amoureuse des sangsues au cœur brisé? Pourquoi rien n'était jamais facile pour moi? J'avais été le premier à me transformer et si ce n'était pas la putain de courte-paille alors je ne savais pas ce que c'était. Essayez d'être prisonnier d'un corps de loup pendant un putain de mois avant que quelqu'un vous explique enfin ce qui se passe. Vous avez déjà mangé un élan crû? Je ne pense pas.

Vous voyez, vous voyez! Je mérite ma Carte de Virilité.

Bella était tout sourire, mais si distante. Elle me faisait penser à moi. Je détestai la voir comme ça. Ça pourrait être sa famille si elle le voulait. Bordel, on aimait déjà Charlie et Billy la considérait comme sa nièce, même si les sentiments de son fils pour elle compliquaient les choses. Elle était l'une des nôtres. Elle avait sa place ici.

Bien sûr qu'elle avait sa place ici. Elle avait sa place à mes côtés.

Donc je fus surpris lorsque la douleur familière dans mes entrailles réapparut. Où était-elle allée? Je me tournai vers le feu pour trouver la paire d'yeux chocolat que j'adorai mais sans succès. Je commençai à paniquer, ma tête tournait. Putain, mais où était-elle passée? Est-ce que quelqu'un le savait? Je regardai Jake, qui était en train de flirter avec Leah et ensuite Charlie, qui était en train de vider un foutu poisson en dévorant Sue des yeux.

Où était ma Bella?

Le vent souffla, m'envoyant une odeur de cannelle familière. Cannelle et cookies aux pépites de chocolat et une pointe d'huile de moteur. Bella. Je pouvais respirer à nouveau.

Me levant discrètement, je me glissai entre les arbres pour suivre son odeur. Le soleil était à moitié couché sur la mer, les ténèbres se glissant entre les nuages roses et oranges. Je la trouvai assise sur un tronc d'arbre que la mer avait rejeté, les jambes croisées, les yeux perdus dans le vide. Ses mèches de cheveux flottant dans le vent et je fus une fois de plus frappé par sa beauté. J'étais un fils de pute chanceux.

Lorsque je m'approchai, je vis ses épaules rigides se détendre et un petit soupir lui échappa. Je comprenais ça. Ça ne faisait plus aussi mal lorsqu'elle était près de moi. J'étais là. Elle était là. Elle ne pouvait pas le comprendre, mais elle le sentait. Bella s'étira, un éclat de métal tombant de ses mains dans le sable. Elle rigola et ramassa le métal. Une lueur de rouge et d'orange me surprit.

Eh bien, eh bien, Mademoiselle Bella était pleine de surprise.

"Hmm. Je ne suis pas sûr que le Chef approuverait," lui dis-je lorsque je fus enfin derrière elle. Je m'attendais à ce qu'elle sursaute. Elle n'en fit rien, mais ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle me vit. Puis elle me fit son putain de sourire, un coin de sa bouche pris entre ses dents. Elle aurait ma mort.

Non attends...reviens Carte de Virilité...Putain.

"Ben le Chef n'est pas là. Mais toi oui." Elle s'interrompit et fronça les sourcils. "Est-ce que tu vas le lui dire?"

Je fouillai dans mes poches et lui lançai mon propre petit sachet en plastique avant de m'asseoir à côté d'elle. "Un autre secret."

Elle rigola, "Alors." Elle inspira avant de me passer la pipe, retenant la fumée dans ses poumons comme une nageuse olympique. Apnée. C'était un de ses talents que je voulais désespérément explorer.

Je tirai une taffe et fronçai les sourcils. "C'est de la daube," lui dis-je en vidant sa pipe.

"Hey!" râla-t-elle en me lançant un regard noir. Je rigolai en voyant son expression irritée et elle bouda encore plus. "Maintenant tu m'en dois une."

J'attrapai mon sachet en souriant lorsqu'elle haleta quand mes doigts effleurèrent sa cuisse. Ouais, j'étais en train de la pelotter. Putain, j'étais vraiment un pervers. "Nan, cette merde ne vaut rien, Bella. Jacob fait pousser la meilleur beuh de la Rez."

Elle me regarda avec incrédulité, "Jacob a une plantation?"

"Pour son père. En grande partie," ajoutai-je en souriant. Jacob me fournissait souvent pour échapper aux patrouilles matinales.

"Putain. Est-ce que mon père le sait?" me demanda-t-elle en me regardant charger sa pipe.

"Il ferme les yeux pour un vieil ami, je pense. Il n'y touche jamais cependant," ajoutai-je hâtivement. Charlie était bien trop réglo pour ça. "Les dames d'abord."

Elle aspira profondément et s'étrangla lorsque sa fumée atteignit ses poumons. "Putain, c'est de la bonne," sourit-elle en me la passant.

On continua comme ça alors que le soleil se couchait et j'étais si heureux de l'avoir à mes côtés. Elle rigolait librement avec moi, la tension qu'elle avait ressentie à cause de la foule disparaissant après la troisième pipe. Ses yeux étaient brillants et on était tous les deux bien défoncés. On s'était allongés sur le sable pour regarder les étoiles apparaître.

J'étais allongé à côté d'elle, me demanda vaguement à quoi pourrait ressembler le futur. J'étais devenue une foutue fille. Tout ce que je pouvais voir c'était Bella dans un tablier, couverte de farine et de pâte à cookie, avec un petit garçon agrippé à sa jambe en train de lécher une cuillère en bois dans la cuisine de la pâtisserie de ma mère. C'était une belle image. Complètement tordue ouais.

"Alors Sammy," dit-elle en glissant ses mains sous sa tête. "Parle-moi de toi." Je souris à mon nouveau surnom. Si qui que ce soit d'autre m'avait appelé comme ça, je leur aurais collé une droite. Dans sa bouche à elle...putain...ça me donnait la trique. Et ça n'aidait pas que je puisse voir dans son décolleté.

"Qu'est-ce que tu veux savoir?" Elle veut en apprendre plus sur toi! Mon cœur battait la chamade. Une si petite chose...mais ça signifiait tellement pour moi.

"Tout. Ta mère, ton père? Des frères et sœurs? Ton boulot? Qu'est-ce que tu fous avec une bande de gamins?" finit-elle en rigolant. Ça faisait remuer ses seins. Je décidai que ce serait ma mission dans la vie de la faire rire.

"Ma mère vit à La Push. Mon père est un idiot. Pas de frères et sœurs, en tout cas, pas que je sache, mais mon père a toujours été un homme très occupé," dis-je avec amertume, des pensées d'Embry m'emplissant l'esprit. "Et je traîne avec ces petits ingrats pour les faire filer au pas. Quelqu'un doit bien le faire. Pour ce qui est de mon boulot, je possède une petite boutique de construction et de réparation. La plupart des gars travaillent pour moi de temps en temps, pour apprendre un métier, tu comprends? Ça les empêche de s'attirer des problèmes." Et c'est le seul métier qu'ils peuvent faire avec leurs horaires de loups-garou.

"Mmhmm," fut tout ce qu'elle me dit. Putain, qu'est-ce que ça voulait dire ça? "D'autres activités?" insista-t-elle.

Oui, Bella. Je suis un loup-garou.

"Pas vraiment. Et toi? Comment est ta mère? Est-ce que ta maison te manque? Toi et Jacob semblez plutôt proches," ajoutai-je en la regardant du coin de l'œil.

"Ma mère est si tête en l'air. On ne se ressemble pas du tout. J'aime planifier les choses et garder le contrôle…"

Voilà qui pourrait poser problème, mon âme-sœur. Ton destin a été décidé pour toi. Je me sentais un peu coupable. Elle ne méritait pas ça et je ne la méritais pas. J'étais un homme froid, vide et triste.

"Et ta maison?" insistai-je, me dirigeant discrètement vers la question à laquelle je voulais vraiment une réponse. Qu'est-ce que tu ressens pour ce trou du cul de Jacob Black?

Elle rigola, "Je suis à la maison maintenant. Phoenix me manque parfois, mais Forks...est ma maison," souffla-t-elle. "Je détestais à quel point tout est vert ici avant. C'est comme un pays alien, tu sais?"

"Okay," dis-je avant de continuer. "Et Jacob?"

Elle poussa un petit sourire en dessinant dans le sable, "Il est un petit peu amoureux de moi."

Le grognement était là, dans ma gorge, et je dus tousser pour le faire disparaître. "Et qu'est-ce que tu ressens pour lui?" lui demandai-je d'une voix plus désespérée que nonchalante comme je l'aurais voulu.

"Je ne l'aime pas comme ça. Il est comme mon frère. Mon sauveur, ma sécurité. Il m'a remis sur pieds après...ben...tu sais."

Je pouvais voir sur son visage qu'elle ne voulait pas parler de lui donc je changeai de sujet; et développai le premier qui me vint à l'esprit.

"Okay, c'est un garçon de seize ans, je suis sûr qu'il s'en remettra." Je m'interrompis pour réfléchir à ma prochaine question. "Alors qu'est-ce qui s'est vraiment passé à Phoenix l'année dernière? Tu as menti à Jacob quand il t'a posé la question."

Elle grimaça et se tourna vers moi. "Comment tu le sais?"

Parce que tu ne peux pas me mentir, Bella. "Parce que je le sais, c'est tout."

Elle hocha la tête comme si c'était une réponse acceptable. "Ben, comme je te l'ai dit, je suis un aimant à danger. Tu ne me croirais même pas si je te disais la vérité," gloussa-t-elle.


Prochain chapitre : Le problème de l'autruche

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