Rien ne m'appartient, tout est a Sarah1281, dont je traduis la magnifique histoire « Oh God Not Again », en espérant qu'elle vous plaira autant qu'elle m'a plu.

Bonne lecture.


Chapitre 1

Il en avait rêvé depuis la défaite de Voldemort. Du Voile. Celui derrière lequel Sirius était tombé. La dernière fois qu'il avait rêvé du Département des Mystères, Sirius était mort. Le monde s'était aussi rendu compte qu'il disait la vérité à propos de Voldemort, mais le prix pour cela en avait été beaucoup trop important pour qu'il en soit reconnaissant. Et une fois que la vérité s'était faite, les attaques s'étaient accélérées.

Il se demanda, brièvement, pourquoi il était là. Ginny était à la maison, elle était enceinte, et elle avait besoin de lui. Cependant, il n'avait pas l'intention de partir. Voldemort était de l'histoire ancienne, certes. Mais cela était aussi le cas de nombre de gens, des gens bien, qui n'auraient pas dû mourir.

Il compta les marches jusqu'à ce qu'il se tienne exactement à l'endroit où Sirius avait traversé le Voile. Cédric. Sirius. Dumbledore. Hedwige. Maugrey. Dobby. Tonks père. Remus. Colin Creevy. Tonks. Snape. Fred. Bon sang, même Crabbe ne méritait pas de mourir comme ça. Il y en avait d'autre, beaucoup d'autre, mais pas aussi proche de lui. Ils avaient été proches de quelqu'un quand même. Peut-être que c'était pour cela qu'il ne pouvait s'écarter du Voile. Pourquoi il ne pouvait en détacher ses yeux. Pourquoi, à cet instant là, il ne put s'en éloigner.


Harry se réveilla en sursaut. Il était étendu sur le sol, recouvert de ce qui était une pâle excuse de couverture, et quelqu'un avait l'air de vouloir dégommer la porte d'entrée.

« C'était un coup de canon? » demanda Dudley. Dudley? Où donc le Voile l'avait-il envoyé? Se pourrait-il qu'il soit revenu au moment où Hagrid lui avait parlé pour la première fois de Poudlard? Probablement, car il ne pouvait se remémorer d'autres fois où Dudley et lui avait dormi dans ce qui avait tout l'air d'être une cabane miteuse.

Il y eut un grand bruit derrière eux et l'oncle Vernon entra dans la pièce en glissant par terre, tenant un fusil à la main. Harry renifla. Comme si cela allait bien pouvoir faire quelque chose contre Hagrid. Son oncle n'avait pas l'air de savoir cela, cependant, et hurla « Qui est là? Je vous préviens-Je suis armé! »

Le fait que, généralement, quand quelqu'un a l'intention de s'introduire dans une maison habitée, on peut supposer qu'il soit armé aussi, traversa l'esprit de Harry une seconde. Et ce n'est pas comme s'ils ignoraient qu'un sorcier allait venir chercher Harry. Qui d'autre POURRAIT venir jusqu'à eux par ce temps, sans compter le fait de qui s'embêterait à le faire?

CRAC! La porte fut arrachée de ses gonds et s'écrasa sur le sol avec un bruit du tonnerre. Hagrid se tenait dans l'encadrement, l'air très impressionnant.

Bon, Harry n'avait pas réellement prévu cela, mais il se dit qu'il pourrait tourner cela à son avantage. Les choses n'avaient pas fini tellement mal quand il avait vaincu Voldemort, mais tout n'avait pas non plus était pour le mieux. Peut-être qu'il avait eu une seconde chance. Et si c'était le cas, il était hors de question qu'il ne la saisisse pas.

« Si vous aviez une tasse de thé cela ne serait pas de refus. Le voyage n'a pas été facile... » commença Hagrid. Et ruina complétement sa première effrayante impression. Il s'avança vers le canapé où Dudley était resté assis, pétrifié de terreur. « Bouge-toi un peu, gros tas », lui dit-il, avisant Dudley qui couru se cacher derrière sa mère, qui elle-même s'était cachée derrière son mari. « Et voilà Harry! La dernière fois que je t'ai vu, tu n'étais encore qu'un bébé. Tu ressembles beaucoup à ton père, mais tu as les yeux de ta maman. »

« Monsieur, j'exige que vous sortiez d'ici immédiatement! » ordonna l'oncle Vernon, en émettant un drôle de grognement. « vous avez commis une violation de domicile avec effraction. »

« Ah, ça suffit, Dursley, espèce de vieux pruneau. » Harry sourit de toutes ses dents. Il avait été beaucoup trop confus pour apprécier les insultes colorées de Hagrid contre son oncle la première fois. Quand Hagrid attrapa le fusil et le transforma en bretzel, son sourit ne s'en élargit que davantage.

« En tout cas, » dit Hagrid en tournant son attention vers Harry, en faisant comme si transformer une arme fatale en nourriture était quelque chose qu'on voyait tous les jours. « Harry-je te souhaite un joyeux anniversaire. Je t'ai apporté quelque chose. J'ai dû m'asseoir un peu dessus pendant le voyage, mais ça doit être très bon quand même. » il sortit de son manteau un gâteau au chocolat où il était inscrit « Joyeux anniversaire Harry » en glaçage vert.

« Et bien, merci, » répondit Harry avec reconnaissance, acceptant le gâteau. Il aurait préféré, cependant, que Harry n'utilise pas une couleur de Serpentard, même si c'était assorti avec ses yeux. « Vous avez l'air de me connaître, mais si, comme vous l'avez dit, on se s'est pas revus depuis que je suis bébé, peut-être que vous pourriez vous présenter? » demanda Harry poliment.

Hagrid eut un petit rire. « Bien sûr, bien sûr. Rubeus Hagrid, gardien des Clés et des Lieux à Poudlard. » il lui tendit une énorme main et secoua celle d'Harry en même temps que le reste du bras. « Et ce thé, alors? Remarquez, si vous avez quelque chose de plus fort je ne dirais pas non. »

« Je suis désolé, on est parti à la hâte, donc on a rien a manger. » répondit Harry en s'excusant.

« C'est pas grave, je dois avoir quelque chose ici, » marmonna Hagrid en se tournant vers l'âtre de la cheminée, qui, une fois qu'il se retira contenait un feu ronflant. Il sortir ensuite une bonne douzaine de bidules des poches de son manteau.

Oncle Vernon dit brusquement « Ne touche à rien qu'il te donnera, Dudley. »

Hagrid ricana. « Votre gros lard de fils n'a pas besoin d'engraisser plus, je vous rassure, Dursley. »

Hagrid passa à Harry des saucisses, et celui-ci le remercia chaleureusement pour sa prévenance, avant de se dire que cela semblerait suspicieux d'accepter comme ça à manger, et demanda à Hagrid plus de détails.

« Appelle moi Hagrid, comme tout le monde. Et comme je te l'ai dit, je suis le gardien des Clés à Poudlard – bien sûr, tu sais déjà tout sur Poudlard. »

« Bien sûr » acquiesça Harry.

Les yeux de Vernon sortirent de leurs orbites « QUOI? »

« Et oui » répondit Harry calmement.

« Mais comment? Nous avons toujours fait attention à ne pas te laisser avoir ce genre d'idées dangereuses! Où as-tu entendu parler de toutes ces sottises sur la magie? »

« Attendez un instant! » Hagrid clama, en se mettant debout. On aurait dit que sa colère remplissait toute la hutte. Les Dursley se blottirent contre le mur. « Est-ce que vous voulez dire... » leur grogna-t-il dessus, « ...que vous n'avez raconté à ce garçon -ce garçon – rien DE RIEN? »

« Non, » répondit Harry, en secouant la tête d'un air piteux. « Ils n'ont rien dit. »

Hagrid eut l'air d'être sur le point d'exploser.

« DURSLEY! » mugit-il.

L'oncle Vernon, qui était devenu très pâle, murmura quelque chose qui ressemblait à 'maisquoimaisnonmaispasdutout'

« Mais-mais si Papa n'a rien dit à Harry, comment est-ce qu'il sait? » s'enquit Dudley, en parlant pour la première fois derrière sa mère.

Hagrid regarda Harry en attendant la réponse.

« Un point pour toi. » admit Harry. « Eh bien, quand tu passes dix ans à te faire suivre par des gens qui ne perdent pas une occasion pour te serrer la main et s'incliner devant toi, généralement étant très honorés de te rencontrer, tu comprends certaines choses à la fin. »

« Ce n'est pas suffisant de 'comprendre certaines choses' Harry, il faut savoir. »

« Mais je sais. » contra Harry. « A propos de Poudlard, de mes parents, de Voldemort... »

Hagrid frissonna « Ne dit pas ce nom! »

Harry haussa les épaules. « Les vieilles habitudes ont la vie dure. Quoique, si jamais je retourne camper un jour, je ferais en sorte de suivre votre conseil. Alors, on va au Chemin de Traverse demain? »

« Bien sûr, » approuva Hagrid.

« JE REFUSE DE PAYER UN SOU POUR QU'UN VIEUX CINGLE LUI APPRENNE DES TOURS DE MAGIE! » s'écria l'oncle Vernon.

Harry savait que l'oncle Vernon insisterait pour provoquer Hagrid. Aussi rapide que la lumière, il sortit son parapluie, contenant les morceaux de sa baguette, et le fit siffler dans les airs pour le pointer sur Dudley.

Un éclair de lumière violette, un gros bruit, et un couinement de cochon plus tard, et Dudley dansait sur lui-même en tenant son volumineux postérieur, hurlant de douleur. Lorsqu'il se retourna, Harry put voir la queue de cochon en tire-bouchon qui faisait un trou à l'arrière de son pantalon.

L'oncle Vernon rugit. Poussant la tante Pétunia et Dudley dans l'autre chambre, il jeta un dernier regard terrifié à Hagrid et claqua la porte derrière eux.

Hagrid baissa les yeux sur son parapluie et caressa sa barbe.

« J'aurais pas dû perdre mon calme, » dit-il avec regret. « mais de toute façon ça n'a pas marché. Je voulais le transformer en cochon, mais il ressemble déjà tellement à un cochon qu'il n'y avait pas grand chose de plus à faire. »

Il lança un regard oblique à Harry sous ses sourcils broussailleux.

« Si tu pouvais éviter de raconter ça à qui que ce soit à Poudlard, je t'en serais reconnaissant. » dit-il. « normalement je ne suis pas censé faire de la magie. On m'a simplement donné l'autorisation de m'en servir un peu pour te retrouver et t'apporter tes lettres. C'est pour ça que j'étais tellement content qu'on me confie cette mission... »

« Bien sûr que non, » le rassura Harry. « Il se fait tard, nous devrions probablement nous coucher. »

« Tu as raison, Harry, » approuva Hagrid. « On aura beaucoup de choses à faire demain. Il faut qu'on aille en ville acheter tes livres et tout le reste. » Il ôta son grand manteau noir et le jeta à Harry. « Tu n'as qu'à dormir là-dedans, » dit-il « ne t'inquiète pas s'il remue un peu, il doit y avoir un ou deux loirs dans une des poches. »


Harry se réveilla de bonne heure le lendemain matin. Il savait qu'il faisait jour, mais il garda les yeux fermés.

Ce n'était qu'un rêve, il se dit fermement. J'ai rêvé du jour où Hagrid est venu me dire que je devais aller à Poudlard. Quand j'ouvrirais les yeux je serais à la maison avec Ginny.

Il y eut soudain un bruit de coup à la fenêtre.

Et voilà Hedwige Jr. qui frappe à la fenêtre, pensa Harry, soulagé, mais ne se levant toujours pas.

Tap. Tap. Tap.

« D'accord, d'accord, » marmonna-t-il. « J'y vais. »

Il s'assit et la lourde cape de Hagrid tomba.

La cabane était illuminée de soleil, la tempête était terminée, Hagrid était endormi sur le canapé explosé et un hibou était entrain de donner des coups de serres sur la vitre, un journal tenu dans son bec.

Le cœur d'Harry chavira. Ça n'avait pas été un rêve après tout. Il paya rapidement l'oiseau et tendit la Gazette du Sorcier à Hagrid. Il écouta patiemment le demi-géant lui expliquer ce qu'il fallait savoir de Gringotts. Puis ils montèrent dans le bateau des Dursley et se rendirent directement à Londres et au Chemin de Traverse.

En laissant les Dursley se débrouiller tous seuls. Réalisa Harry en jubilant. Il savait qu'ils seraient à la maison avant lui, et de toute façon ils l'avaient bien mérité.

Bien trop tôt ils se trouvèrent au Chaudron Baveur. Et comme l'autre fois, tout le monde était très heureux de lui serrer la main.

Finalement, un jeune homme pâle traça son chemin vers Harry, un furieux tic à l'œil gauche.

« Professeur Quirrell! » s'exclama Hagrid. « Harry, le professeur Quirrell sera l'un de tes enseignants à Poudlard. »

« P-P-Potter, » bégaya Quirrell, en attrapant la main de Harry. « v-vous ne p-p-pouvez pas i-imaginer à qu-quel point je suis heureux d-de vous r-rencontrer... »

Harry se demanda brièvement comment il pouvait le toucher, mais réalisa qu'il n'était peut-être pas encore possédé. Et ne le serait probablement pas avant d'échouer à la protection de la pierre. Il se demanda aussi pourquoi (bon sang!) il se sentait l'obligation de bégayer toute l'année. Il pouvait apparaître tout à fait innocent (surtout comparé à un personnage tel que Severus Snape) sans ça, et franchement c'était assez ennuyeux. D'ailleurs, selon les souvenirs de Snape, Dumbledore avait surveillé Quirrell de près dès le début.

Il supposa que Hagrid avait oublié de mentionner que c'était la première année d'enseignement de Quirrell pour ne pas trop le traumatiser avec la malédiction du poste de Défense. Il décida d'évoquer le sujet.

« Alors cela fait combien de temps que vous enseignez? » s'enquit-il.

« En f-f-ait, c'est m-ma p-p-première année, mais je suis t-très ex-excité, » répondit Quirrell en ayant l'air quelque peu gêné.

« Et quelle matière enseignez-vous? » demanda Harry, connaissant parfaitement le réponse, mais bon, c'est le genre de truc qu'on demande à son futur professeur.

« Dé-déf-fense contre les f-forces du Ma-mal, » murmura le Professeur Quirrell, comme s'il ne préférait pas s'en souvenir.

Oui, Quirrell, et son maitre, Voldemort, seraient probablement beaucoup PLUS heureux sans l'enseignement prodigué par cette agaçante matière qu'était la Défense contre les forces du Mal.

« C-ce n'est p-pas co-comme si vous en av-aviez b-besoin, hein, P-Potter? » rigola-t-il nerveusement. 'Vous allez ache-ter vos af-affaires scolaires, je su-suppose? Je dois moi aussi, al-aller cher-chercher un li-livre sur les vam-vampires, » Il avait l'air terrifié, rien que d'y penser. Harry s'émerveilla du fait que devant lui se tenait la première personne dont il se souvenait vouloir essayer de le tuer.

Ils furent rapidement interrompu par les autres clients du bar et il fallut presque dix minutes à Hagrid pour l'extirper de sa foule d'admirateurs.

À partir de ce moment les choses se déroulèrent à peu près de la même manière, jusqu'à ce qu'ils arrivent chez Madame Malkin pour acheter son uniforme.

Harry se gela sur place à l'instant où il entra dans le magasin. Il avait presque oublié sa première rencontre avec Draco Malfoy, au même endroit, avant que les deux apprennent le chemin qui avait été choisi pour l'autre. Parce qu'ils étaient des Némésis. Avant qu'il ne se rende compte que Draco, quoique sans conteste désagréable, n'était pas maléfique et avait plus ou moins réussit à racheter sa conduite.

Hm, pensa Harry. Ça pourrait être marrant.

« Salut, » dit Draco. « Tu vas à Poudlard aussi? »

« Oui, » acquiesça Harry.

« Mon père est à côté en train d'acheter mes livres, et ma mère à l'autre bout de la rue pour voir les baguettes. » raconta Malfoy. Il avait la même voix ennuyée et trainante à onze ans qu'à vingt-trois.

« De toute façon, ça ne va pas vraiment te servir avant qu'on arrive là-bas, n'est-ce pas? » interrogea Harry.

« Certes, mais elle a besoin de faire autre chose pendant que je suis ici. Après ça je vais les emmener au magasin de balais de course. Je ne comprend pas pourquoi les premières années ne peuvent pas avoir le leur. Je pense que je vais embêter mon père jusqu'à ce qu'il m'en achète un et je me débrouillerai pour le faire entrer d'une quelconque manière. »

« Ils ne vont probablement pas vérifier les bagages, alors si tu le réduis, tu pourras l'apporter dedans et lui redonner sa taille normale une fois dans l'école. Évidemment, tu devras dire qu'il appartient à un étudiant plus âgé si quelqu'un demande, mais ça ne sera pas trop difficile. » suggéra Harry.

Draco le regarda avec approbation. « Ça pourrait marcher. Il faudra que j'apprenne à le sortilège d'agrandissement, mais jusque là je pourrais aussi demander à quelqu'un d'autre. Et toi alors, tu as ton propre balai? »

« Pas encore. » répondit Harry d'un air évasif.

« Mais tu joues au Quidditch au moins? »

«Bien sûr, je suis Attrapeur. Et toi? »

« Pareil. Père dit que c'est un crime si je ne suis pas pris pour jouer dans l'équipe de ma maison, et je dois dire que je suis d'accord. Tu sais dans quelle maison tu seras déjà? »

« Je crois que Gryffondor me plait bien. J'ai entendu dire qu'ils ont les meilleures fêtes. »

« Oui, ça peut aller, si tu aimes ce genre de choses. Moi, je serais à Serpentard, toute notre famille y a été- »

« Oui, ça peut aller, si tu aimes ce genre de chose. » interrompit Harry, et il put jurer qu'il avait vu les commissures de la bouche de Draco se relever légèrement.

« T'imagines être à Pouffsouffle, je pense que je partirais, pas toi? »

« Et bien peut-être pas PARTIR... mais je ferais sans aucun doute défection. Je veux dire, Pouffsouffle ressemble à une marque de marshmallows ou d'oreillers, ou un truc du genre. »

Cette fois il était sûr de ne pas avoir rêvé. Draco Malfoy, entrain de réprimer un sourire pour quelque chose que lui, Harry Potter, avait dit. Il n'aurait jamais pensé que ça arriverait un jour! C'était plutôt marrant en fin de compte. Pourquoi n'étaient-ils pas amis déjà?

« Whaow, regarde ce gars! » Harry se retourna pour voir ce que Draco lui montrait, et vit Hagrid de l'autre côté de la vitre, souriant de toutes ses dents et soulevant deux énormes glaces pour lui montrer qu'il ne pouvait pas entrer.

« C'est Hagrid. Il travaille à Poudlard. »

« Ah oui, j'ai entendu parler de lui. C'est un peu un serviteur, non? » Ah, oui. Voilà pourquoi.

« Il est garde-chasse. »

« Oui, exactement. » approuva Draco avec impatience.

« Non, pas exactement, il y a une légère différence entre un garde-chasse et un serviteur. Pas une très grande, mais c'est définitivement quelque chose que tout Lord devrait savoir. » répondit Harry, sachant pertinemment que Draco hériterait du Manoir Malfoy et du titre un jour. Il remarqua avec plaisir que les oreilles de Draco rosissaient.

« J'ai entendu dire qu'il était une sorte de sauvage, qu'il vivait dans une cabane sur les terres de l'école et qu'assez souvent il se soûle, essaie de faire de la magie et termine par mettre le feu à son lit. »

« Et bien, » répondit Harry, en se souvenant que c'était Hagrid qu'il l'avait ramené à Poudlard quand Voldemort l'avait tué, et lutta pour garder son calme. « Je parie que c'est un peu difficile de faire de la magie quand on est soûl de toute façon. Et pas tout le monde peut se permettre de vivre dans un manoir. Si c'était le cas, ça ne serait plus un privilège, n'est-ce pas, et les gens devraient trouver d'autres manières pour afficher leur richesse. »

Draco acquiesça en considérant la réponse. « Tu as raison, je n'aurais jamais pensé que je dirais ça un jour, mais tous les Hagrid du monde sont nécessaires pour faire contraste avec les bonnes gens. » Là, Harry savait parfaitement ce qu'il voulait dire par 'bonnes gens' mais fit comme si ce n'était pas le cas pour éviter une scène. « Hey, il est avec toi? »

« Oui, » répondit Harry simplement.

« Pourquoi? Où sont tes parents? »

« Godric's Hollow »

« Alors pourquoi ne sont-ils pas venus avec toi? » pressa Draco.

« Eh bien, ils auraient voulu je pense, mais Voldemort les a tué, vois-tu, » expliqua Harry.

Les yeux du blond s'écarquillèrent. « Tu oses prononcer le nom du Seigneur des Ténèbres! »

Harry acquiesça. « Oui, effectivement »

Draco n'eut pas l'air de pouvoir ajouter quelque chose à cela, donc à la place il demanda, « Mais ils étaient sorciers, n'est-ce pas? »

Harry lutta pour ne pas lever les yeux au ciel. « Si ce n'était pas le cas, pourquoi est-ce Voldemort se serait occupé d'eux personnellement? Il était plutôt occupé et essentiel vers la fin de la guerre, d'après ce que j'en ai entendu, et avait des personnes qui s'occupaient des moldus pour lui. »

« Moi je pense qu'ils ne devraient pas laisser d'enfants de moldus entrer à Poudlard de toute façon, pas toi? Ils sont tellement différents; ils n'ont pas été élevés dans nos traditions, et certains n'ont même jamais entendu parler de Poudlard avant de recevoir leur lettre, tu imagines ça? »

« Eh bien, je ne pense pas que le fait de ne pas avoir entendu parler de Poudlard doive te concerner, pour ainsi dire, pas autant que de ne jamais avoir entendu parler de magie ou de notre culture en tout cas, » dit Harry, sans vraiment répondre à la question.

« Oui, c'est exactement pour ça que je pense qu'ils devraient se contenter des anciennes familles de Sang-Pur. C'est quoi ton nom de famille, d'ailleurs? »

Avant qu'Harry ne puisse répondre, Madame Malkin lui dit, « J'en ai finit avec toi mon petit ». Harry se demanda brièvement pourquoi il avait terminé en premier alors qu'il était entré après Draco, mais décida de ne pas s'attarder dessus.

« Je te reverrais à Poudlard, je suppose, » lui dit Draco.

« Oui, à plus tard. On verra si tu auras réussit à deviner mon nom de famille, tu me le diras dans le train. »

« Je le ferai. » répondit Draco, soudain déterminé.


Peu de temps après, ayant acheté toutes ses affaires, Harry était de retour chez les Dursley. Le dernier mois avant les cours ne se passa pas aussi mal que ça. Sa tante et son oncle l'ignoraient la plupart du temps et Dudley s'enfuyait en hurlant à chaque fois qu'ils se trouvaient dans la même pièce. Ce n'était pas atroce, vraiment, il avait déjà eu beaucoup d'expérience dans le domaine de la peur/haine qu'il inspirait aux gens en première, deuxième, quatrième et cinquième année après qu'il se soit débarrassé de Norbert, qu'on ait découvert qu'il était fourchelangue, qu'il était le quatrième champion et qu'il était aussi un menteur schizophrène, respectivement.

L'une des choses qu'il s'assura de faire fut de mémoriser son livre de potion par contre. Il était hors de question qu'il prenne des risques à ce niveau là. Snape avait beau avoir aimé sa mère, il l'avait aussi haï jusqu'à sa mort.

Le dernier jour d'aout, Harry descendit dans le salon et s'éclaircit la voix, observant avec ravissement Dudley hurler et partir de la pièce en courant. Harry supposa que c'était ce qui devait arriver quand vos parents vous encourageaient à faire de la vie de votre cousin un enfer sur Terre tout en gardant le silence sur les pouvoirs magiques dudit cousin. « Hum, Oncle Vernon? »

Vernon grogna pour montrer qu'il était tout ouïe.

« Je dois être à King's Cross demain pour aller à Poudlard ». Autre grognement. « Est-ce que tu pourrais m'y conduire s'il te plait? » Grognement. « Merci ».

« C'est un drôle de moyen d'aller à une école de magie, le train. Ils étaient en rupture de stock de tapis volant, ou bien? »

« Eh bien en fait, ils sont illégaux au Royaume-Uni, et je doute qu'ils aient assez confiance en nous pour nous laisser venir comme ça à Poudlard, on se ferait probablement voir. Sans mentionner le cout de la chose... »

« Elle est où cette école, en plus? »

« Écosse, » répondit Harry.

« Tu peux être un peu plus précis? » demanda Vernon.

« Vous comptez venir aux rencontres parents-professeurs? »

Tante Pétunia eut l'air horrifié. « Ils ont des rencontres parents-professeurs maintenant? »

« Très bien, on t'emmènera à King's Cross demain. On doit aller à Londres de toute manière, sinon je ne me dérangerais pas. »

« Cool, » répondit Harry en tournant les talons. En y pensant, plus qu'un jour et il serait de retour à Poudlard. Et...il pourrait voir Ginny, même si ce ne sera que brièvement.

Oui, les choses avaient une chance de bien se passer tout compte fait, s'il réussissait à garder son calme et à ne pas s'aliéner la presse et le Ministère cette fois.

Oh Merlin. Ça allait être TRES long.


Et voilà, le premier chapitre de ma nouvelle traduction est arrivée, j'espère que vous avez aimé, et que ça a pu vous mettre sur la piste du ton qu'aura la fic (croyez-moi, j'ai hurlé de rire tout le long, et je ne regrette pas de vous la faire partager).

Les 49 prochains chapitres devraient arriver dans un certain délai, mais ne vous attendez pas à un chapitre par semaine, ni même toutes les 2 semaines, j'ai pas beaucoup de temps malheureusement.

En espérant que vous continuerez à ma lire quand même! Et REVIEWS!