Auteur : mistyhaze420

Traductrice : Moi

Rating : M

Genre(s) : Hurt/Comfort/Romance

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à mistyhaze420. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.


- Chapitre 1 -

-PoV Edward-

Je me regardai dans le miroir de la salle de bain et étudiai mon reflet. Des yeux verts sans vie, soulignés par des cernes...des cheveux ébouriffés d'un bronze bizarre...une peau pâle et fragile qui n'avait pas beaucoup vu le soleil au cours de ses 13 années sur terre. Un garçon de 13 ans, banal, terne, bizarre et maigrichon me regardait avec dégoût dans le miroir.

Pour être honnête, la situation actuelle m'allait bien...c'était tous les autres qui semblaient s'inquiéter pour moi. Reclus...introvertis...mal à l'aise en société...loser...chelou...tous ces adjectifs avaient été utilisés pour me décrire au moins une fois. Les docteurs appelaient ça un Syndrome de Stress Post Traumatique...mes pairs avaient de nombreux noms différents pour la même chose.

Mes pauvres parents...ils essayaient tellement de m'aider. Je savais que quand ils m'avaient adopté, 5 ans plus tôt, ils s'étaient dit qu'ils pourraient me guérir. Ils pensaient que je pourrais être le fils parfait pour eux... Je détestais être une telle déception. Ils ne m'avaient jamais dit ça, bien sûr. Carlisle et Esme Cullen étaient, eux-même, parfaits. Papa était le chirurgien en chef de l'hopîtal local. Ma mère était une décoratrice d'intérieur avant qu'ils n'emménagent dans la morne petite ville de Forks, Washington. Elle avait abandonné ses rêves et sa carrière pour s'installer dans une agréable petite ville 'normale' pour son fils adoptif anormal. Ils pensaient que cette petite ville me ferait du bien mais les deux dernières années avaient été un véritable enfer pour moi.

Je me fondais plus facilement dans la masse quand on habitait à Chicago. Ici, je sortais vraiment du lot. Ça avait commencé par des simples remarques et insultes mais ça c'était rapidement transformé en attaques physiques et harcèlement. Maintenant, les gamins prétendaient que je n'existais pas et je préférais ça.


C'était le premier jour de vacance avant que le collège ne commence. J'avais décidé d'aller me chercher une pomme dans la cuisine lorsque j'avais entendu les sanglots de ma mère. Je passai devant le bureau de mon père et remarquai que la porte était entrouverte? Je savais que je n'aurais pas dû écouter mais j'avais entendu ma mère pleurer, "Qu'est-ce qu'on va faire, Carlisle? On vit ici depuis deux ans et il n'a aucun ami. Son anniversaire est dans deux semaines et je ne connais aucune personne à inviter. L'école s'inquiète à son sujet. Ils veulent l'envoyer dans une école spécialisée..."

J'entendis mon père soupirer, "Je ne sais pas, ma chérie. Si les choses ne s'améliorent pas cet été, on cherchera une école spécialisée ou un établissement psychiatrique."

Mon souffle se coupa...Je ne veux pas partir...J'aime Carlisle et Esme, ils ont toujours été bons pour moi...

Je m'éloignai lentement de la porte et me retrouvai rapidement dans la salle de bain, à me fixer dans le miroir.

Qu'est ce qui ne va pas chez moi? Pourquoi je n'arrive pas à trouver ma place?

J'ouvris les portes du cabinet sous l'évier et tâtonnai pour trouver la lame de rasoir que j'y avais scotcher.

Juste une petite coupure m'aidera à me sentir mieux...

Je me laissai tomber contre la porte et remontai la manche de mon pull. Je regardai mes fines cicatrices et égratignures et frissonai.

Je suis vraiment un monstre...pas étonnant que tout le monde pense que je suis bizarre...

Je pressai très légèrement la pointe du rasoir contre mon bras et je ressentis la douleur familière qui me provoqua un soulagement immédiat. Je restai là pendant quelques minutes alors qu'un mince filet de sang coulait le long de mon bras. Après quelques minutes, je nettoyai la lame de rasoir et la remis là où je l'avais trouvé. Je nettoyai mon bras et rabaissai ma manche.

Je sortis de la salle de bain bien déterminé à apaiser mes parents. Je me rendis au bureau de mon père et toquai à la porte. "Entre, fiston."

Je passai ma tête dans l'entrebaîllement de la porte et souris du mieux que je pus, "Euh...je pensais aller faire un tour au parc pour voir si y'a des gens."

Le sourire qui apparut sur le visage de ma mère suffit à me faire repousser toute ma misère et à me forcer à aller vraiment dehors. Pas que ça me posait un problème d'aller dehors... J'en voyais tout simplement pas l'intérêt.

"Okay, chéri. Rentre pour dîner... euh, et n'hésite pas à amener un ami si tu veux."

Je souris. "Bien sûr, maman."

Je fis demi-tour et traînai les pieds vers les escaliers. Génial...J'aurais l'air encore plus bizarre parce que je portais un t-shirt à longues manches blanc avec un short de basketball alors qu'il faisait 40°. Mais je devais porter des manches longues et ce n'était pas comme si quelqu'un allait vraiment me parler de toutes façons.


Je sortis de ma maison et descendis ma longue allée. Le soleil chauffait mes jambes et mon visage et je détestai devoir plisser les yeux. Je descendis la rue jursqu'à ce que j'arrive au quartier. Je pris une profonde inspiration et entrai dans le parc.

Je vis certains des garçons avec qui j'allais à l'école jouer au basketball.

J'ai promis à ma mère que j'essayerais...

J'enfonçai mes mains dans mes poches et m'avançai lentement, n'osant pas relever les yeux du sol devant moi.

Je fis trois fois le tour du terrain avant de trouver le courage de leur parler.

Grosse erreur...à l'instant où je relevai la tête, je vis une balle de basket me foncer dessus. Elle m'atteignit violemment dans le nez et me fit trébucher et tomber devant tout le monde. Les rires qui s'en suivirent furent encore pire que le coup que j'avais pris.

"Quel lopette! Tu ne peux pas venir dans notre parc, Cullen! Rentre chez toi pour pleurer, tapette!" Les rire de Tyler, Eric et Mike me hantaient. Puis j'entendis Bella, "Laissez-le tranquille...c'est pas de sa faute s'il est si bizarre." Encore plus de rire.

Je me relevai, une main couvrant mon nez qui saignait légèrement, et je m'enfuis.

J'avais arrêté de pleurer devant eux l'année dernière. A ce moment-là je m'étais habitué à ça, et je n'osai plus les laisser me voir pleurer. Je courus dans les bois pour pleurer. J'errai et pleurai jusqu'à ce que mes larmes arrêtent finalement de couler.

Lorsque je remarquai que le ciel était à son zénith, je décidai que je ferais mieux d'essayer de retrouver le chemin de la maison. Je n'avais aucune idée de l'endroit où j'étais. Je continuai de marcher jusqu'à ce que, finalement, je vis des maisons se dresser de l'autre côté des arbres.

Je sortis des bois et trouvai rapidement une rue. Je n'avais aucune idée de l'endroit où j'étais mais Forks était une ville assez petite pour que je n'ai aucun problème à retrouver mon chemin.

Je marchai pendant un moment et lorsque je tournai dans une rue, je le vis. Il était la quintessence de tout ce que je n'étais pas. Il avait l'air d'avoir mon âge mais sa peau était bronzée et il avait des boucles dorés qui lui tombaient sur le visage. Ses cheveux étaient légèrement plaqués par la sueur et je le regardai tenter un lançer. La balle passa à travers le panier avec un bruit impressionnant...génial, il est doué en sport en plus.

Il était tout seul dans l'allée d'une vieille maison. Il utilisait un vieux panier de basket défoncé. Il portait un simple t-shirt blanc et un short de basketball bleu ciel. Il était pieds nus. Je continuai à avancer de l'autre côté de la rue. J'essayai de ne pas être bizarre et de ne pas trop le regarder mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Il était tout ce que je ne serais jamais. Parfait et normal.

Mais alors que je lui jetai encore un coup d'oeil, je croisai les yeux bleus les plus parfaits que j'ai jamais vu. Même depuis l'autre côté de la rue, je pouvais voir ses yeux bleus briller. Il sourit, "Tu veux faire quelques paniers?" Je remarquai qu'il avait un accent du sud et je regardai rapidement derrière moi parce qu'il n'y avait pas moyen que ce gamin soit entrain de me parler à moi.

Il rigola, "Ouais, je te parle à toi, gamin. Celui avec les cheveux cool."

Ça attira mon attention et mes yeux se posèrent à nouveau sur lui. "Euh...moi?"

Il rigola à nouveau, "Ouais, toi. Tu veux faire quelques paniers?"

Je traversai lentement la rue en me sentant extrêmement anxieux. C'était évident que ce gamin était nouveau en ville et qu'il ne me connaissait pas encore. J'étais sûr que dès qu'il m'aurait parlé une minute, il trouverait une excuse pour rentrer chez lui et s'éloigner de moi.

Je fis courir ma main dans mes cheveux ébouriffés et étudiai le sol, "Euh...je sais pas vraiment jouer," dis-je doucement.

"J'peux t'apprendre si t'veux?" il baissa la tête et sourit, "Qu'est-ce qui est si intéressant par terre?"

Je relevai la tête et ne pus pas m'empêcher de sourire. Son large sourire, qui dévoilait des fossettes, était contagieux, "Okay, je suppose...tu pourrais m'apprendre mais je suis sûr que je serais pas aussi doué que toi."

Il haussa les épaules, "Bordel, mec, j'étais nul au basket avant. Il faut juste un peu d'entraînement. Tout le monde est nul au départ."

Il tendit son poing pour que je le cogne du mien...comme j'avais vu tellement d'autres enfants le faire.

"J'm'appele Jasper."

Je cognai mon poing contre le sien et dit, "Edward."

Il commença à rire, "Merde, mec, on a tous les deux des vieux noms pourris. Je vais t'appeler Eddie ou E. Tu peux m'appeler Jay."

Il m'était assez facile de sourire avec lui. Je commençai à me sentir à l'aise avec lui.

Il m'apprit comment dribbler et faire un lancer franc. Il ne se moqua pas de moi lorsque je loupai mon coup ou que je tombai. Au bout de quelques heures, on était tous les deux couverts de sueur et morts de rire. "Tu vois mec, t'es pas si nul. Quelques mois de plus et tu seras aussi bon que moi."

Je ris mais ne dis rien. Puis il me regarda et dit, "Eddie, je vais me faire un sandwich ou un truc comme ça. T'en veux un?"

Je regardai ma montre et réalisai qu'il était l'heure de rentrer à la maison.

"Euh...en fait, je dois rentrer manger."

Il soupira, "Oh...okay. Tu veux v'nir demain?"

Il veut vraiment traîner encore une fois avec moi...

Je fis de mon mieux pour le regarder lui et non pas le sol lorsque je repris la parole, mais j'étais très nerveux, "Tu veux venir dîner chez moi? Ma mère a dit que je pouvais inviter un copain."

S'il te plaît, dis oui...ne me fait pas passer pour un idiot...

Il lança la balle dans sa cours et enfila ses chaussures, "Bordel ouais, mec. Un dîner fait maison vaut mille fois mieux qu'un stupide sandwich."

Il se plaça à côté de moi alors qu'on commençait à marcher. Puis je lui demandai, "Euh...Jay, tu devrais pas prévenir tes parents?"

Il commença à rire, "Pfft...non. Ils en ont rien à foutre de ce que je fais tant que je ne les dérange pas."

Puis je réalisai que je ne savais toujours pas où j'étais. "Hey, euh...on est dans quelle rue?"

Il me regarda bizarrement, "Tu ne sais pas dans quelle rue on est?"

Je secouai la tête, "Non...je suis sortis des bois. Je me baladais dans le coin."

Il sourit, "Oh, ben, on est au coin de 1st et Adams."

Je hochai la tête avec soulagement, "Okay, bien. Allons par là, alors."

On continua à marcher et à parler...enfin, il parla beaucoup et j'écoutai. Je pris le chemin le plus long pour éviter de croiser des jeunes qui me connaissaient. Il m'arrivait quelque chose de bien et je n'était pas encore tout à fait prêt à renoncer à mon nouvel ami.

Je découvris qu'il venait d'arriver du Texas avec sa mère et son petit ami. Son père était un Marine et il ne le voyait qu'une ou deux fois par ans. Il était fils unique, comme moi.

Quand on commença à remonter mon allée, il s'arrêta et haleta, "Merde, mec! T'habite ici?"

Je me contentai d'hocher la tête et il regarda autour de lui avec admiration. On monta les escaliers et j'ouvris la porte et l'invitai à entrer. Il regarda autour de lui et chuchota, "Seigneur, Eddie, cet endroit est un foutu manoir."

Je me contentai de sourire et dit doucement, "Euh...je suppose que je devrais te présenter mes parents?" Mon ton était interrogateur parce que mes nerfs étaient vraiment dans un sale état.

C'est une mauvaise idée...c'est ta maison...ton domaine et il va en apprendre trop sur toi et s'enfuir...

Il rigola, "Tu es affreusement nerveux, Edward. Calme toi, vieux. C'est juste un dîner."

Il mit sa main sur mon épaule et la serra doucement. Ça me détendit immédiatement et je secouai la tête et souris, "Viens, je vais te présenter mes parents."

Il me suivit dans la cuisine. Ma mère était entrain de couper des légumes. Elle ne releva pas la tête lorsqu'elle me dit, "Hey mon coeur, comment ça s'est passé aujourd'hui?"

Je m'éclairçis la gorge et elle releva la tête, "Oh!"

Bon, le sourire excité qui vient d'apparaître sur son visage ne pourrait pas être plus clair quant au loser que je suis...regardez à quel point elle est excitée que j'ai ramené quelqu'un à la maison...

"Euh...maman, voici Jasper. Tu as dit que je pouvais inviter quelqu'un à dîner, n'est-ce pas?"

Elle sourit et se lava rapidement les mains, "Bien sûr, bébé."

Bébé...génial, merci maman.

Jasper me fit un sourire en coin moqueur. Et ma mère sourit, "C'est un véritable plaisir de te rencontrer, Jasper. Comment as-tu fait la connaissance d'Edward?"

Ouaip...c'était une mauvaise idée...

Je pus sentir mon visage rougir et une fois de plus, il plaça sa main sur mon épaule et je commençai à me calmer. Il fit un sourire à ma mère, "On s'est rencontré aujourd'hui. Il passait devant chez moi et je lui ai demandé de jouer au basket avec moi."

Elle eut l'air choquée, "Edward, tu as joué au basket?"

Grognement...

Jasper rigola, "Ouais, il est plutôt doué, Madame..." il s'interrompit et ma mère dit, "Cullen, mon chéri. Mais tu peux m'appeller Esme."

Jasper sourit, "Je ne me rappellerais jamais de ça...est-ce que je peux vous appeller Mme C?"

Elle rigola, apparemment séduite. "Ce sera très bien, mon chéri. Maintenant, allez vous laver les garçons. Edward, ton père sera là dans une vingtaine de minutes et on pourra dîner."

Je hochai la tête et quittai rapidement la cuisine, suivi par Jasper. Une fois qu'on fut dans le couloir, je me tournai vers lui et murmurai, "Désolé, ma mère est un peu..."

Il sourit, "Mec, ta mère est géniale! Elle a l'air de vraiment t'aimer et elle cuisine...ta mère est classe, mec."

Il dit souvent 'mec'...c'est plutôt mignon...

Puis il m'attrapa par le coude lorsque je me détournai. Je me tournai à nouveau vers lui et ses yeux bleu clair pénétrèrent les miens, "Hey, Eddie? Tu dois changer de t-shirt...y'a du sang dessus."

Merde! Mon nez et mon stupide bras...il pense probablement que je suis bizarre!

"Euh...je..." balbutiai-je alors que mon coeur commençait à battre la chamade.

Il sourit. "Viens, on va dans ta chambre."

Je fis volte-face et le guidai dans les escaliers vers ma chambre. J'avalai nerveusement ma salive avant d'ouvrir la porte. J'entrai et il me suivit.

"Bordel, Eddie! Ta chambre fait la taille de toute ma maison!" Il regarda autour de lui et se dirigea directement vers ma collection de CDs, "Vieux, t'as beaucoup de musique. J'adore la musique...c'est ma plus grande passion. Je joue un peu de guitare..."

Puis il se tourna et sourit en voyant mon piano. "Piano, hein? C'est cool, tu pourras jouer pour moi un de ces quatres et je jouerais pour toi."

J'attrapai un autre t-shirt à manches longues et me rendis dans ma salle de bain. Je regardai le garçon dans le miroir et vit qu'il avait prit quelques couleurs aujourd'hui. Je changeai rapidement de t-shirt et retournai dans ma chambre. Jasper était allongé sur mon lit. Il était sur le dos et avait croisé ses mains sous sa tête. Ses yeux étaient fermés mais il devait m'avoir entendu parce qu'il dit, "C'est le lit le plus confortable sur lequel je me suis jamais allongé. Tu as vraiment de la chance, Edward."

Je restai là, figé, à le regarder. Il avait si naturellement confiance en lui et il était si sûr de lui...bien sûr, si j'étais comme lui, je le serais aussi.

Il s'appuya sur son coude et me demanda, "Est-ce que je peux utiliser ta salle de bain pour me laver les mains?"

Je hochai la tête mais semblai toujours incapable de parler. Lorsqu'il passa à côté de moi, il mit sa main sur mon épaule et parla doucement, "Edward? Quand tu seras prêt à parler...je t'écouterais. Mais ne va pas croire que tu dois me parler." Puis il enleva sa main et me fit un large sourire, "Je peux parler pour nous deux."

Je ris doucement alors qu'il entrait dans la salle de bain et fermai la porte.

Quelques minutes plus tard, ma mère nous appela pour dîner. On s'installa à table et Jasper s'assit en face de moi.

Mon père arriva et tendit la main à Jasper, "Ravi de faire ta connaissance, Jasper. Je suis le père d'Edward, Carlisle...mais tu peux m'appeller Mr. C si tu veux," dit-il avec un rire. Jasper lui fit un large sourire avant de lui serrer la main. "Ravi de vous connaître, Mr. C. Merci de m'avoir inviter à dîner."

Maman avait préparé de la salade, des lasagnes, et du pain à l'ail et au fromage. On mangea et Jasper fascina mes parents avec des histoires de son enfance au Texas. Il avait vécu dans une ferme avec sa grand-mère jusqu'à ce qu'il ait 6 ans...et c'est à ce moment là que sa mère et son nouveau petit ami s'étaient pointés. Il dit qu'ils avaient beaucoup déménagé au cours des dernières années mais qu'il espérait qu'ils resteraient ici. Il raconta comment il avait l'habitude d'aider sa grand-mère avec les animaux juste pour pouvoir jouer avec eux. Il adorait monter à cheval. On était pendus à ses lèvres et il était si charismatique et drôle qu'on ne pouvait pas s'empêcher d'être charmés. Ses yeux bleus pétillaient lorsqu'il parlait.


Le bruit du tonnerre détourna l'attention de ma mère. Elle se rendit à la fenêtre et ouvrit le volet, "Oh mon chéri, il y a un horrible orage dehors. Je pense qu'on devrait te reconduire chez toi."

Il fit un faible sourire et parla doucement, "Oui, ma'ame."

Des éclairs s'abattirent dehors et la maison trembla alors que les lumière vacillaient une fois...deux fois...puis les ténèbres. Tout le monde resta étrangement silencieux, puis mon père parla dans les ténèbres, "Hmmm...peut-être qu'on devrait juste appeler sa mère pour savoir s'il peut passer la nuit ici. Cela étant, si tu veux rester, fiston."

Je pus voir le large sourire de Jasper, même dans les ténèbres, "Ouais, j'adorerais ça, Mr C. Si ça dérange pas Eddie?"

Je lui fis un sourire...même si ça me rendait terriblement nerveux qu'il passe la nuit ici. Je ne voulais pas gâcher sa joie. Quand il était heureux, ça m'aidait à être heureux. "Ouais, Jay. C'est cool."

Ma mère attrapa son portable alors que mon père partait chercher quelques bougies. "C'est quoi ton numéro, mon chéri?"

Jasper baissa les yeux au sol et marmonna, "Vous n'avez vraiment pas besoin d'appeler...elle se moque que je reste."

Ma mère rigola, "N'importe quoi, Jasper. Je dois appeler ta mère."

Il soupira et lui donna le numéro. Je le regardai garder la tête baissée.

"Allô, Mme Whitlock? Ici Esme, la mère d'Edward..."

"Edward est un ami de votre fils...Jasper..."

"Non...Je n'ai pas besoin de lui parler, il est chez moi, entrain de dîner...non, je suis plutôt sûre qu'il est assit à la table de ma cuisine..."

"Et bien, avec l'orage dehors, on se demandait si il pourrait passer la nuit ici...d'accord, formidable...voudriez-vous lui parler...Allô?"

Elle referma son portable et attrapa la main de Jasper pour la serrer doucement, "Ta mère était un peu occupée mon chéri, mais elle a dit que tu pouvais rester."

Jasper réussit à lui faire un faible sourire, "Merci."

Papa ramena quelques bougies et maman nous servit de la glace. Jasper était un peu moins bavard mais il maintint une conversation polie avec mes parents. Il se trouvait qu'il avait eu 13 ans le mois dernier donc on commencerait l'école ensemble. Cette pensée me rendit fou de joie et de terreur à la fois. J'aimais que Jasper soit là...par moment, je me sentais presque normal. Je rigolais ou souriais et ça ne m'inquiétait pas. Donc l'idée d'aller à l'école avec lui et qu'il découvre le nul que j'étais, était une notion terrifiante.

Après avoir mangé, on mis nos couverts dans l'évier et ma mère nous dit, "Pourquoi n'iriez-vous pas vous mettre en pyjama, les garçons et ton père et moi, on va voir si on peut s'occuper des lumières. Prenez quelques bougies avec vous et soyez prudents s'il vous plaît."

Puis elle sourit à Jasper et dit, "Tu peux emprunter des vêtements à Edward pour ce soir, mon chéri, et il te donnera une nouvelle brosse à dent. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à demander. Mets-toi à l'aise, Jasper."

Il eut à nouveau un large sourire, et j'aurais pu jurer qu'il rougissait, "Okay, merci Mme C."

On monta à l'étage. Une fois dans ma chambre, on posa les bougies sur ma table de chevet et ma commode. Je sortis des pantalons de pyjama et des t-shirts pour nous deux...le mien à manches longues. Je lui donnai ensuite une brosse à dent et une serviette. Il prit une bougie avec lui dans la salle de bain. Il se doucha rapidement et se brossa les dents.

Quand il sortit de la salle de bain, je pris sa place et me douchai rapidement avant de me brosser les dents. Lorsque je sortis de la salle de bain, il était dans mon lit, roulé en boule sur le côté. Ses yeux étaient grand ouverts et je le regardai observer l'orage dehors. Je marchai jusqu'au lit et attrapai un oreiller, "Je...euh...Je vais dormir sur mon canapé..." Je lui montrai le canapé placé près de la fenêtre et il rigola en soulevant les couvertures, "Mec, c'est un lit deux place...viens."

Donc je me glissai lentement sous mes couvertures, en lui tournant le dos. Je fermai les yeux et priai silencieusement.

Seigneur, pitié, ne me laissez pas gâcher tout ça...faîtes que je n'ai pas de cauchemars ce soir...

"Hey Edward," chuchota Jasper.

"Euh...ouais?" répondis-je sur le même ton.

Il rigola doucement, "Mec, tourne toi pour que je n'ai pas à parler à ton dos."

Je me tournai lentement et le vis me fixer avec ses yeux bleus clair.

"Parle-moi de toi, Eddie. Tu connais toute ma vie et tout ce que je sais de toi, c'est que t'as les parents les plus cool au monde, que tu vis dans un foutu manoir, et que tu aimes la musique."

Oh Seigneur...Je ne sais pas quoi dire...il va penser que je suis débile...dis quelque chose...

"Euh...ben, euh...je..." balbutiai-je et je sentis mon coeur commencer à s'emballer et mes mains devenir moites. J'avais l'impression que j'allais avoir une crise de panique.

Il s'appuya sur son coude et mis son autre main sur mon épaule, "Mec, calme toi," me dit-il doucement. Une fois de plus, ce simple geste sembla m'aider à me calmer alors que je commençai à prendre de profondes inspirations.

Il soupira avec une expression inquiète sur le visage, "Okay, j'ai une idée, je vais te poser de simples questions et tu me donneras tes réponses. Si tu ne veux pas répondre, dis juste 'suivante'...Cool?"

Je hochai la tête et me rallongeai. Il sourit, "Est-ce que tu as toujours vécu dans cette ville?"

Je secouai la tête.

"Okay, où est-ce que t'as vécu d'autre?"

Je regardai le plafond, "Euh...Chicago, jusqu'à mes 10 ans."

Il hocha la tête, "Couleur préférée?"

Je le regardai et souris, "Bleu. Et la tienne?"

Il répondit à mon sourire, "Vert. Sucrerie préférée?"

"Euh...Skittles. Toi?"

Il répondit rapidement, "M&M's."

La nuit continua comme ça. Il me posait des questions et parfois je lui en posais aussi. On découvrit le films préférés de chacun, les groupes et les jeux vidéos aussi. Alors que je me sentais de plus en plus à l'aise, ses questions devinrent de plus en plus personnelles.

"Est-ce que tu te rappelles de tes parents biologiques?"

Je secouai la tête et regardai à nouveau le plafond, "Euh...pas vraiment. Je me rappelle des voix, et des odeurs et des bruits mais je n'arrive pas à me représenter leurs visages."

Il était appuyé sur son coude et me regardai, "Donc Mr et Mme C t'ont adopté quand t'avais 8 ans... alors t'étais où après tes parents biologiques et avant tes parents adoptifs?"

Je secouai la tête, "Suivante."

Il poussa un petit soupir et parla à nouveau, "Pourquoi tu pleurais quand je t'ai rencontré aujourd'hui?"

Je le regardai avec surprise. Il ne l'avait jamais mentionné donc j'avais cru qu'il n'avait rien remarqué. "Suivante."

Il poussa un soupir exaspéré et fit courir sa main dans ses cheveux blonds, "Allez, mec. Tu te sentiras peut-être mieux si t'en parles. Peut-être que je peux t'aider..."

Je fermai les yeux et secouai à nouveau la tête. "Suivante."

Il se redressa et s'assit en indien sur le lit. Il tendit la main, m'attrapa le bras et avant que je ne puisse réagir, il remonta ma manche. J'essayai de me débattre et de me libérer mais sa poigne se resserra et il chuchota encore et encore, "Ça va, Edward...calme-toi, tout va bien..."

Après une minute de lutte, je perdis toute volonté et commençai à sangloter comme un foutu bébé. Il me relâcha le bras et je baissai rapidement ma manche avant de serrer mes bras autour de moi. Je sentis le lit bouger alors qu'il se levait et se rendait dans la salle de bain.

Une minute plus tard, il revint avec un verre d'eau et un gant de toilette humide. Il se rassit sur le lit et posa le verre d'eau sur la table de chevet. Puis il me tendit le gant de toilette pour que je puisse m'essuyer le visage.

Au bout de quelques minutes, je commençai à me calmer. Je relevai les yeux vers lui, m'attendant au pire. J'étais pratiquement sûr qu'après ce soir, il ne voudrait plus jamais me parler...enfin sauf pour se moquer de moi.

Au lieu de ça, je vis des yeux bleus torturés qui brillaient de larmes qui menaçaient de couler. Il prit une inspiration et dit, "Pourquoi est-ce que tu te fais ça?"

Je secouai juste la tête, incapable de dire quoi que ce soit. Il passa sa main dans ses cheveux avant d'enlever son t-shirt et de le jeter par terre.

Je haletai en voyant que son torse était couvert de cicatrices. Il commença à me pointer chacune de ses cicatrices du doigts et à me dire comment il les avait eu. Mes larmes coulaient toujours mais les siennes ne coulèrent pas. Il en avait reçues quelques-unes lorsqu'un des petits copains de sa mère s'était mis en colère et l'avait projeté contre une bibliothèque, la faisant tomber sur lui et le recouvrant de verre. Une autre cicatrice venait de quand il avait demandé quelque chose à boire à sa mère et qu'elle lui avait lancé une tasse de café tellement fort que la tasse s'était brisée. Il avait aussi été brûlé par le café mais ça avait guérit depuis. Il avait 7 ans à l'époque.

La plupart de ces cicatrices provenaient des différents petits amis de sa mère. Il me dit que c'était pour ça qu'ils déménageaient souvent...soit parce que sa mère trouvait un nouvel homme avec qui s'enfuir ou parce que l'école commençait à poser des questions et qu'elle prenait peur et quittait la ville. Sa mère l'avait kidnappé à sa grand-mère lorsqu'il avait six ans. Elle était entrée dans sa chambre au beau milieu de la nuit et l'avait emmené dans la voiture d'un homme qui attendait dehors. Il n'avait jamais revu sa grand-mère mais sa mère lui avait dit qu'elle était morte quelques années plus tôt.

Une fois qu'il eut fini de me raconter son histoire, il me prit doucement le bras et releva à nouveau ma manche, "Alors, est-ce que tu vas me dire pourquoi tu te fais ça, maintenant?"

Il venait de me faire confiance avec les détails les plus privés de sa vie...j'avais l'impression de devoir partager les miens avec lui.

Je soupirai, "Ça m'aide à ...relâcher la pression, je suppose. Je suis toujours tellement nerveux et...je passe mon temps à paniquer à propos de trucs. Quand je fais ça...ça m'aide à détourner ma concentration de ce qui me passe par le crâne."

"Qu'est-ce qu'il s'est passé avec tes parents? Pourquoi t'as été adopté?"

Je fis courir ma main dans mes cheveux et me laissai retomber sur mon oreiller. Je fermai les yeux et pris une profonde inspiration, "Euh...Je me rappelle pas vraiment d'eux. Je me rappelle que j'avais peur et que je n'avais jamais le droit de parler. Ils étaient horribles, d'après ce qu'on m'a dit, mais je me rappelle seulement de notre dernière nuit ensemble. Mon père n'était pas très net dans sa tête et ma mère avait trop peur de lui pour le quitter. Il...euh...une nuit, il a eu une sorte d'épisode schizo et pensait que ma mère allait le quitter...donc il a attrapé un couteau de cuisine et...il l'a massacré devant moi. Il m'a regardé et il m'a dit qu'il était le diable et qu'il nous emmènerait tous les deux en enfer avec lui. Il m'a jeté dans le coffre de sa voiture et m'a conduit dans les bois. Quand on est arrivé, il m'a tabassé. Puis son humeur a changé et il m'a prit dans ses bras et a commencé à me caresser les cheveux, et à me dire à quel point il m'aimait. Il voulait me montrer à quel point il m'aimait."

Je frissonnai au souvenir d'un souffle alourdi par le whiskey dans mon cou et des promesses décousues d'amour suivit par une douleur aveuglante.

Les yeux de Jasper étaient fermés et je vis quelques larmes couler sur ses joues.

"J'ai perdu connaissance peu après mais on m'a dit que des chasseurs nous avaient trouvés et que quand ils avaient vu ce qu'il était entrain de me faire...ils lui ont tiré dessus. Je ne me rappelle pas des détails de tout ce qui s'est passé ensuite mais je suis partit en foyer et j'ai commencé un traitement psychologique intense...enfin, après que je sois sortit de l'hôpital. Enfin bref, ça a été vraiment dur parce que je savais à peine parler. Je suis resté là-bas presque trois ans avant que Carlisle et Esme m'adoptent. De nombreux couples s'étaient intéressés à moi avant de découvrir mon passé...puis ils ont tous réalisé que j'étais trop abîmé et ils ne voulaient pas de ce genre de problèmes."

Il releva la tête vers moi et renifla, "Est-ce que c'est pour ça que tu pleurais aujourd'hui?"

Tant qu'à faire, je ferais tout aussi bien de tout lui dire...

Je secouai la tête, "Non...euh...tu vois, cette histoire a fait le tour du pays. Et rapidement, les enfants à l'école ont découvert ce qui m'était arrivé et ils ont commencé à se moquer de moi. Carlisle et Esme sont venus ici pour que je puisse m'éloigner de tous ces problèmes mais les choses sont encore pire ici. Les autres se moquent de moi parce que j'ai été adopté...et ils ont découvert mon passé. Certains d'entre eux sont impitoyables. Je n'ai pas d'amis...tout le monde me déteste. Ils pensent que je suis un monstre. Aujourd'hui, j'essayais de faire plaisir à ma mère parce que j'ai entendu mes parents dire que mon école s'inquiétait de mon comportement anti-social. Je ne veux pas aller dans un autre hôpital ou un autre établissement psychiatrique. Donc je suis allé au parc et des garçons m'ont lancé une balle de basket dans le visage et ont commencé à m'insulter devant tout le monde. C'est là que je suis allé dans les bois et que je suis tombé sur toi."

Jasper remit son t-shirt avant de se pencher et de me prendre dans ses bras. J'étais tendu au début mais je me sentis rapidement complètement relaxé et en sécurité.

Il se recula ensuite et je vis le bleu de ses yeux s'assombrir. Il me dit, "Edward, tout le monde a des problèmes...c'est juste que certains d'entre nous arrivent plus facilement à les dissimuler que les autres. J'ai été dans dix écoles différentes au cours des six dernières années et les quatre premières étaient horribles. A a cinquième, j'avais trouvé le moyen de changer mon image...de faire croire aux gens que tout allait bien pour moi. Ma mère dit que je suis un maître menteur. Je pense plutôt que c'est un mécanisme de survie. A la 7eme école, je savais comment manipuler tout le monde autour de moi. Je vais t'aider, Edward. Je vais t'apprendre à tout cacher. Avant la fin de l'été, tu seras le gamin le plus cool de cette stupide petite ville."

Je haussai les sourcils, "Pourquoi tu ferais ça?"

Il fronça les sourcils, "Ben, comme je te l'ai dit, Eddie, je peux te montrer comment avoir l'air de te fondre dans la masse mais je ne peux pas te faire te fondre dans la masse...ce sera un acte. Et je ne sais pas toi...mais ce serait vraiment sympa d'avoir un ami avec qui je n'ai pas besoin de faire semblant. Quelqu'un qui connaît le vrai moi."

Je ne pus pas empêcher un large sourire d'apparaître sur mon visage, "Tu veux vraiment être ami avec moi?"

Il me fit un large sourire, "Ouais. Meilleurs amis, mec. Maintenant, on va commencer par le début. Demain, on va aller au parc et tu vas me montrer ces trous du cul qui s'en sont pris à toi aujourd'hui. Ensuite je vais te montrer comment on s'occupe des nuls de ce genre au Texas..."

Je m'inquiétai, "Jay, ils sont toujours trois et je ne sais pas me battre."

Il rigola, "Mec, crois-moi. Tu n'as pas besoin d'être le plus fort ou le plus rapide pour gagner une bagarre...tu dois juste être le plus intelligent. Mon papa Marine m'a bien élevé. Ne t'inquiète pas, Eddie, les choses vont commencer à s'améliorer pour toi. Je te le promets."

Et quelque chose dans son sourire me convainquit qu'il disait la vérité.

On discuta encore un peu avant de s'endormir. Je dormis comme un bébé cette nuit-là.


Le matin suivant, je me réveillai en premier mais lorsque je sortis du lit, il commença à bouger. On descendit prendre notre petit déjeûner et il n'arrêta pas de complimenter ma mère sur sa cuisine. Il savait vraiment comment manipuler les gens parce qu'elle lui mangeait dans la paume de la main.

Après notre petit déjeûner, on remonta dans ma chambre pour nous changer. Je lui dis qu'il pouvait m'emprunter des vêtements et il commença à fouiller dans mon armoire. Il était beaucoup plus difficile que moi. Finalement, il sortit un polo bleu layette et me demanda, "Est-ce que tu aimes ce pull?"

Je haussai les épaule, "Je ne l'ai porté qu'une fois. Pourquoi?"

Il enleva son t-shirt et mit le polo, "Parce qu'il va probablement être ruiné aujourd'hui."

Je le regardai, "Alors pourquoi tu ne mets pas un t-shirt ou un truc comme ça?"

Il rigola, "Parce que tu dois toujours être impeccable, Edward. Je veux juste que tous les regards soient sur moi lorsque je botte le cul de ces garçons." Il sortit une chemise verte et me la lança, "Tiens, mets ça."

J'enfilai un t-shirt à manche longue blanc et laissai ma chemise ouverte. J'enfilai un jean et remerçiai le ciel qu'il fasse frais aujourd'hui.

Jasper avait enfilé un short en jean. On alla tous les deux dans la salle de bain pour se coiffer.

Puis on dit à ma mère qu'on allait faire un tour au parc et elle fut folle de joie.

Lorsque je fermai la porte d'entrée, il me demanda si j'avais une balle de basket. J'en trouvai une toute neuve dans le garage. On commença à se diriger vers le parc et il me fit m'entraîner au dribble.

Il commença à marcher à reculons devant moi, "Regarde moi, Eddie. Le sol ne va pas disparaître quand tu ne le regarde pas."

Je relevai les yeux et essayai de me concentrer sur lui alors que je continuai à dribbler. Il sourit, "Tu vois? Tout va bien, mec. Tu dois arrêter de passer ton temps à fixer le sol. Tu as des yeux incroyables, Edward... tu dois t'en servir à ton avantage."

Je me contentai de rire et on continua à marcher. Lorsqu'on arriva au parc, il se remit à côté de moi. J'entendis Mike crier, "Hey regardez! Cullen s'est trouvé un nouveau petit ami!" Puis des rires.

Jasper me regarda, "Les trois-là?"

Je hochai la tête et il me dit, "Très bien, passe moi la balle."

Je lui donnai la balle et il la coinça sous son bras alors qu'il commençait à avancer vers eux. Tyler, Mike et Eric se tenait au milieu du terrain de basket maintenant et toutes les têtes se tournèrent lorsque Jasper avança. Alors qu'il s'approchait d'eux, Tyler cria, "Aww...il vient défendre son..." Et Jasper lui lança la balle au visage.

Ça le frappa violemment et l'envoya au sol. Alors que Mike et Eric regardaient leur ami avec choc...tout le monde commença à chanter "Baston! Baston!"

Jasper bondit rapidement vers eux et envoya un droite dans la mâchoire d'Eric, l'envoyant lui aussi au sol. Mike essaya de lui mettre un coup, qu'il évita facilement avant de lui envoyer un crochet du gauche.

Les trois garçons étaient au sol, couvert de sang et tout le monde était abasourdi autour de nous. Jasper se pencha vers Mike et l'attrapa par le t-shirt. Il grogna, "Si toi ou n'importe lequel de tes putains de petits copains envisagent même de nous chercher, moi ou Edward...J'm'en prend à toi. Si toi ou tes amis demandez à vos grands frères de s'en prendre à moi ou si vous décidez de m'attaquer...J'm'en prend à toi. Donc tu ferais mieux de contrôler tes amis et c'est pour ta gueule. Si tu penses que t'as des couilles...alors, putain, teste-moi et tu découvriras que je pense chacun des mots que je dis. Est-ce que tu comprends?"

Mike hocha la tête alors que de nouvelles larmes coulaient sur ses joues. Jasper sourit et attrapa ma balle. Il se pencha et utilisa le t-shirt de Tyler pour essuyer le sang qu'il y avait dessus avant de se relever et de se diriger vers moi, "Viens, Eddie."

Les filles autour de nous étaient entrain de glousser et de chuchoter. Alors qu'on s'éloignait, Lauren cria, "Hey...C'est quoi ton nom?"

Jasper me tendit la balle et chuchota, "Regarde et apprends..."

Il se tourna avec un grand sourire et on se dirigea vers elle. Il tendit la main et fit courir son doigt le long de sa mâchoire et dit d'une voix traînante, "Et bien, ma jolie, tu veux connaître mon nom? Devine."

Elle se mordit la lèvre. "Devine? Mais..."

Il haussa les épaules et se tourna, "Si tu n'as pas assez envie de savoir qui je suis pour deviner..."

Elle cria, "Attend! Euh...euh...David?"

Il eut un sourire moqueur, "Désolé darlin'. Tu pourras réessayer demain si tu veux."

Puis il se détourna et s'éloigna. Une fois qu'il m'eut rejoint, on commença à marcher et je chuchotai, "Jay! Ces filles voulaient te parler...pourquoi t'as pas..."

Il passa son bras autour de mes épaules et me chuchota à l'oreille, "Il faut qu'elles en veuillent toujours plus, mec."

Lorsque j'entendis des chuchotements et des gloussements alors qu'on s'éloignait, je sus sans aucun doute que Jasper avait raison lorsqu'il m'avait dit que les choses allaient s'améliorer pour moi.


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