Auteur : AlyNiki

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Angst/Romance

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à AlyNiki. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.


- Chapitre 1: Milo et Otis (1) -

Dire qu'Edward n'était pas content de moi était une véritable litote. Il n'avait jamais vraiment comprit mon désir de le rejoindre dans l'immortalité, même si ça voulait dire que je devrais surmonter mon dégoût du sang.

Pour être honnête, je n'avais jamais compris son désir de me garder humaine. J'étais faible, maladroite, et le plus important, mortelle. On était des âmes soeurs, même s'il pensait qu'il n'avait plus d'âme. On était fait pour être ensemble. Il devrait se réjouir que je veuille embrasser sa vie au lieu de m'en vouloir pour ça. Je ne comprendrais jamais comment il pouvait être plus heureux à l'idée d'exister avec moi pendant un bref instant avant de me laisser mourir et de passer le reste de l'éternité à me pleurer.

C'était la principale raison pour laquelle j'avais organisé cette réunion avec sa famille. Je voulais mettre ma mortalité au vote parce qu'ils étaient sa famille et qu'ils deviendraient la mienne aussi. Je ne le comprenait pas, mais la décision d'Edward lui appartenait et il devrait se contenter de m'accepter quelle que soit la forme que je prendrais. Sa famille, cependant, n'avait pas à m'accepter. Ils n'étaient pas liés à moi comme j'étais liée à Edward par amour.

Alice, bien sûr, était folle de joie que je veuille devenir un vampire. Même Jasper était d'accord avec moi. Bien que je le soupçonnai d'avoir pris cette décison plus pour éliminer le fait que j'étais une telle tentation pour lui que pour apaiser sa femme. Esme et Carlisle me soutenaient tous les deux aussi. Edward, évidemment, y était fortement opposé, tout comme Rosalie. Rosalie pensait que j'agissais imprudemment et elle était jalouse de ma mortalité. Je ne comprendrais jamais comment une fille aussi belle qu'elle pouvait être aussi jalouse de moi. Emmett était presque aussi excité qu'Alice à l'idée de ma transformation.

La réaction d'Emmett fut ce qui déclencha la chaîne d'évenements qui me menèrent là où je suis aujourd'hui. Rosalie était en colère après moi mais encore plus en colère après Emmett qui était de mon côté. Génial, comme si j'avais besoin de lui donner une raison de plus de me détester. Peu après le vote, elle s'était précipitée hors de la maison en s'exclamant qu'elle ne pouvait pas vivre avec la famille si ils étaient prêts à créer de nouveaux membres à volonté alors qu'elle n'avait jamais demandée à vivre cette vie. Edward était d'accord avec elle.

"Tu ne sais pas ce que tu demandes, Bella," me dit-il. Sa voix était condescendante.

"Je demande une éternité avec toi, rien de plus, rien de moins," répondis-je.

"Ça va toujours arriver, Edward," intervint Alice.

"Jamais!" cria-t-il. "Je m'en vais. Tu ne peux pas vouloir ça, Bella, tu ne peux pas. Je m'en vais pour que tu n'ais pas le choix. Je t'aime. Je t'aimerais toujours. Mais je ne peux pas te laisser gâcher ta vie pour moi."

Et sur ces mots, il disparut dans la nuit. Rosalie était déjà partie. Elle avait dit à Emmett que tant qu'il soutiendrait une humaine à la place de sa femme, il pouvait rester là, peu importe à quel point il l'avait supplié de ne pas partir.

Jasper avait décidé qu'il avait besoin de chasser pour éviter un remake de mon anniversaire. Alice avait accepté d'aller avec lui. Esme était visiblement affolée par le départ de ses deux aînés donc elle et Carlisle étaient partis à leur recherche. Ce qui me laissait toute seule à la maison avec Emmett.

Je regardai Emmett. Il était toujours si facile à vivre et souriant. Maintenant, il était avachi et avait l'air perdu. Tout était de ma faute. Je devais arranger ça, si ce n'était pas pour moi, alors pour Emmett.

"Je suis désolée," lui chuchotai-je.

Il me regarda avec des yeux tristes. "Ne t'en fais pas pour ça, Bella. Ça devait bien finir par arriver."

"Ta femme t'a quitté à cause de moi," répliquai-je.

Je me laissai tomber à côté de lui sur le sofa et enroulai mes petits bras autour de son large torse pour le réconforter. Il me regarda du coin de l'oeil. Un petit sourire réapparut sur son visage lorsqu'il plaça son propre bras sur mes épaules.

"Tu as toujours été une humaine étrange," me taquina-t-il. "Pourquoi une humaine essayerait-elle de réconforter un vampire?"

"S'il te plaît! J'essaye de réconforter un homme au coeur brisé qui se trouve être un vampire."

"Je n'ai pas de coeur," contra-t-il.

"Tu as un coeur, il ne bat tout simplement plus," répondis-je en levant les yeux au ciel.

Il rigola enfin. "Tu sais, si Eddie croyait ça, alors on ne serait pas dans ce bordel."

Je soupirai. "Ouais, je sais."

On retomba dans un silence confortable pendant quelques minutes. Aucun de nous ne savait exactement quoi dire à l'autre. Comment dire 'Je suis désolée que ton âme soeur t'ai quitté parce que tu es ami avec une humaine,' ou 'Je suis désolé que l'amour de ta vie ne t'aime pas assez pour vouloir passer l'éternité avec toi,' à quelqu'un? Il n'y avait pas de mots pour ce genre de situations. Dommage, les papeteries feraient un carton avec ça.

"Tu veux toujours devenir une vampire?" me demanda finalement Emmett.

"Bien sûr," répondis-je sans hésitation. "J'aime Edward. Je veux passer toute mon existence avec lui. Et j'aime la famille aussi. Je veux être avec vous tous."

Ma réponse sembla déclencher quelque chose chez lui. Ses yeux commencèrent à pétiller à nouveau, de cette manière malicieuse qui me rendait toujours nerveuse.

"Je pourrais toujours te mordre tout de suite," offrit-il avec un sourire moqueur. Je savais qu'il plaisantait mais mon coeur commença à battre la chamade.

"Oh, bien sûr," ricanai-je en levant les yeux au ciel. "Je sais ce qui est arrivé au dernier être humain que t'as mordu."

Son rire résonna dans toute la maison. "Je n'essayai pas de transformer la dernière personne que j'ai mordu. Elle était juste un snack pour passer le temps."

J'agrippai mon cou, faussement horrifiée. "Comment je peux savoir que tu n'as pas soif maintenant?"

"T'as raison," dit-il, soudainement très sérieux.

Ses yeux commencèrent à s'assombrir alors qu'il regardait mon cou. Mon rythme cardiaque s'emballa, révélant ma peur. Mon souffle se fit lourd et irrégulier. Je m'enfonçai dans le sofa comme si ça pouvait m'aider à lui échapper. Finalement, je fermai les yeux et me préparai au pire. Après tout, si je devais passer le reste de ma vie sans Edward, je ferais tout aussi bien de mourir maintenant.

Le rire bas d'Emmett, provenant de l'autre bout de la pièce me fit finalement ouvrir les yeux. Il était plié en deux et se tapait le genou de rire. Ses yeux étaient à nouveau d'un ambre brillant.

Je plissai les yeux. "Ça n'était pas drôle!" le disputai-je. Son rire fut ma seule réponse. "Je ne suis pas amusée," chuchotai-je, presque à moi-même. Je soufflai et croisai mes bras sur ma poitrine.

En un instant, Emmett se tenait devant et me décroisait les bras. "Je suis désolé, Bella," s'excusa-t-il. Ses yeux étaient toujours amusés. "Je ne voulais pas te faire peur..."

"Si tu voulais!"

"D'accord, peut-être que je voulais," admit-il. Ses yeux pétillaient toujours de bonne humeur. "Je n'ai pas pu résister. Pendant tout ce temps, tu n'as jamais trouvé une bonne raison d'avoir peur d'Edward. Je t'ai finalement fait craindre les vampires!" Il avait l'air très fier de lui.

"Tu ne m'as pas fait craindre les vampires," répondis-je avec indignation. "J'avais juste peur de te dire que tu as mauvaise haleine."

Il rigola à nouveau. "Toujours aussi bizarre," remarqua-t-il.

Alice apparut alors dans la maison. Elle me prit dans ses bras et me porta dans sa chambre avant même que je n'ai le temps de réagir. J'entendis vaguement Emmett me dire aurevoir avant qu'elle ne ferme la porte et me regarde avec panique

"Alice!" protestai-je. "Je vais parfaitement bien. Emmett et moi ne faisions que plaisanter."

Elle plissa les yeux et recula d'un pas. Ses yeux devinrent vitreux alors qu'elle se perdait brièvement dans une vision. Quand elle se reconcentra sur moi, un petit sourire amusé apparut sur son visage.

"Tu vas mieux que bien," gloussa-t-elle.

J'aimais profondément Alice. Elle était ma meilleure amie et la soeur que je n'avais jamais eu, mais son comportement mystérieux et ses mots sybilins m'embrouillaient et me frustraient à chaque fois. Et ce fut pareil aujourd'hui.

"Pourrais-tu ne pas être aussi mystérieuse?" lui demandai-je avec irritation.

Son rire musical emplit la pièce. Elle sautilla vers son lit et atterrit gracieusement au milieu du matelas avec ses jambes pliées sous elle. Elle tapota songeusement son menton du bout des doigts et me fit signe de la rejoindre. Je la rejoignis donc avec hésitation, soupçonnant déjà une embuscade.

"Bella, Bella, Bella," chantonna-t-elle. "Au moins, tu ne tombes pas en dépression cette fois."

"C'est tout?" demandai-je avec incrédulité.

"Bien sûr," répondit-elle. Elle me regarda de haut en bas. "Pourquoi est-ce que tu ne tombes pas en dépression cette fois?"

"Parce que le reste de la famille est toujours là. Il finira bien par revenir," répondis-je honnêtement.

Pour être honnête, j'aurais dû être plus blessée que ça. Edward et moi étions réunis depuis moins de quarante-huit heures et il était déjà repartit et m'avait à nouveau abandonné. Honnêtement, je n'avais toujours l'impression qu'on s'était remis ensemble. Et encore moins l'impression que tous les Cullen étaient de retour. Et pourtant, le fait que tous les Cullen soient là signifiaient qu'ils étaient rentrés à la maison. Edward ne pouvait pas rester loin d'eux pour toujours, ils étaient sa famille. Ils étaient aussi importants dans sa vie que ce que j'avais l'intention de devenir. Il finirait bien par leurs revenir, et ce faisant, par me revenir. C'était le dernier espoir que j'avais et je m'y accrocherais de tout mon être pour fuir le désespoir que j'avais ressentis la première fois qu'il était partit.

"Et si il ne revient pas?" me demanda Alice.

"Est-ce que c'est ce que tu as vu?" lui demandai-je.

"Non," répondit-elle simplement sans prendre la peine de développer.

"Il reviendra," chuchotai-je. "Il doit revenir."

"Et s'il ne revient pas assez tôt, Bella?"

Je relevai la tête pour la regarder. Son expression était douce et inquiète. Presque comme si elle essayait de me dire, sans mots, que tout espoir était, effectivement, perdu.

"Qu'est-ce que tu as vu, Alice?" demandai-je. Ma voix trembla lorsque je parlai.

"Je t'ai vu," répondit-elle. Je haussai les sourcils pour l'encourager à continuer. "Tu étais heureuse," ajouta-t-elle. Je levai les yeux au ciel. "Tu étais heureuse avec...quelqu'un d'autre," admit-elle finalement.

Mon coeur arrêta de battre. "Heureuse?" répétai-je. Elle acquièsca. "Avec quelqu'un d'autre?" Elle acquièsca à nouveau. "Quelqu'un qui n'est pas Edward?" Une fois de plus, elle hocha lentement la tête. "Qui?"

Avant qu'elle n'ait le temps de me répondre, une forte vague de calme me submergea et Jasper se précipita dans la pièce. Il regarda sa femme puis moi. Alice lui sourit amoureusement. Son expression s'adouçit et il me lança un regard d'excuse.

"Désolé mesdames. Les émotions étaient entrain de s'emballer et je voulais juste m'assurer que tout le monde allait bien." Et là-dessus, il fit volte-face et quitta la pièce alors qu'une nouvelle petite vague de calme me submergeait.

"Désolée, Jasper!" m'exclamai-je. Je n'avais pas réalisé que j'avais perdu le contrôle de mes émotions jusqu'à ce qu'il intervienne.

"C'était ma faute," annonça Alice. "Je suis passée d'amour à excitation, d'excitation à peur, de peur à anxiété..."

"Et n'oublie pas la colère," répliqua Jasper depuis en bas.

Alice gloussa à nouveau. "Désolée," me murmura-t-elle.

"Très bien," soupirai-je. "Alors qu'est-ce qui t'a mis dans cet état-là, Alice?"

Elle me regarda avec nervosité et secoua la tête. "On devrait te ramener chez toi. Tu as besoin de sommeil."

Je me levai pour protester mais les grandes mains d'Emmett m'attiraient déjà contre lui pour me porter hors de la pièce. Alors qu'il se précipitait dehors, il attrapa une veste et me la jeta dessus avant de courir dans la nuit. Je fermai les yeux et pressai mon visage contre son torse. Il rigola doucement, faisant vibrer tout son corps.

Le vent qui virevoltait autour de moi s'arrêta soudainement et le froid mordant de la nuit fut remplacé par de la chaleur. J'ouvris les yeux pour découvrir que j'étais déjà au lit et bordée. Emmett me faisait un large sourire depuis mon rocking-chair.

"Dors, Bella," m'ordonna-t-il gentiment.

Je hochai la tête et me rallongeai, découvrant avec surprise que les évènements de la soirée m'avaient épuisé.

Cette nuit-là, je rêvai d'Edward. Il se tenait dans notre clairière, et souriait en offrant son visage au soleil. Sa peau scintillait comme des milliers de diamants minuscules. Il ouvrit ses yeux, me vit et tendit la main pour m'inviter à le rejoindre. Alors que je sortais des ombres, ma peau se mit à scintiller brillamment comme la sienne. Il fut immédiatement dégoûté et s'enfuit rapidement dans la forêt. Peu importe à quel point j'essayai de le suivre, mes pieds étaient collés au sol. J'essayai de l'appeler mais étais incapable de faire le moindre son. J'étais seule, j'étais paralysée, et j'étais exposée.

Je me réveillai en hurlant de toutes mes forces. Une main fraîche me caressait le front d'une manière apaisante. Je me pressai contre et inspirai profondément. Le parfum que je sentis ne fut pas celui, familier, auquel je m'attendais. J'ouvris les yeux pour voir Emmett me regarder avec inquiétude.

"Est-ce que ça va?" me demanda-t-il. La panique dans sa voix ne m'échappa pas.

"Ce n'était qu'un rêve," lui assurai-je en hochant la tête.

"Ce n'était pas qu'un rêve," insista-t-il.

Sa main continuait de me caresser le front. Mon rythme cardiaque avait finalement reprit un rythme normal et mon souffle erratique s'était calmé. La fraîcheur de sa main m'offrait aussi un grand réconfort. Sa caresse était aussi douce que possible pour Emmett mais toujours moins contrôlée que celles d'Edward. Je me pressai contre sa main.

"Bella," me prévint-il.

"Désolée," m'excusai-je rapidement avant de me reculer.

Mes joues rougirent alors que je me cachai sous mes couvertures. Il rigola doucement et les souleva pour me regarder. Ses yeux étaient tendres, même si ils étaient trop sombres. J'étais bien consciente qu'il avait besoin de chasser et que mon rougissement n'arrangeait pas les choses.

"Tu devrais chasser," chuchotai-je.

Il secoua la tête. "Un jour de plus ne me fera pas de mal."

"Mais ça pourrait me faire du mal à moi," le taquinai-je.

Il rigola à nouveau. "J't'avais bien dit que t'avais peur de moi."

"Je n'ai pas peur de toi," lui assurai-je. Emmett se redressa et retourna s'asseoir dans le rocking-chair. "Je n'ai pas peur de toi," répétai-je.

"Edward avait raison," marmonna-t-il. "Tu n'as vraiment aucun instinct de survie."

Mon coeur me fit mal à la mention de son nom. Alice avait laissé entendre qu'Edward ne me reviendrait pas. Elle m'avait dit que je serais heureuse; que je serais heureuse avec quelqu'un d'autre. Je n'arrivais pas à la croire. Il devait revenir, il devait revenir pour moi, pour moi.

Emmett me lança un regard désolé. "Tu souffres encore," me dit-il.

"Toi aussi," répondis-je.

"C'est pour ça que je t'ai dit qu'un jour de plus sans chasser ne me fera pas de mal. Il y a des douleurs pires que ça."

Son expression sombre suffit à me faire oublier ma propre douleur. Emmett n'avait jamais été aussi déprimé. Je donnerais n'importe quoi pour le voir d'humeur joviale comme d'habitude. D'habitude, il donnait du bonheur à tous ceux qui l'entouraient. Sa personnalité amusante et ses incroyables fossettes faisaient en sorte qu'il soit impossible pour qui que ce soit d'être triste avec lui. Enfin, sauf Edward.

Emmett me faisait penser à Jake sur ce plan là. Ils étaient deux soleils dans ma vie sombre. Et maintenant, Emmett souffrait. Je devais trouver un moyen d'améliorer les choses pour lui. Jake avait été mon soleil, maintenant, je devais devenir celui d'Emmett. Peut-être, alors, pourrais-je trouver mon propre bonheur.

"Est-ce que ça te dérangerait que je passe la journée avec toi?" me demanda Emmett.

Je hochai la tête avec enthousiasme. Passer la journée avec Emmett était le meilleur moyen d'essayer de lui remonter le moral. "Qu'est-ce que tu veux faire?" demandai-je.

"Ben, il fera beau d'après mademoiselle je-sais-tout donc une activité d'intérieur," répondit-il. Il me fit ensuite un large sourire malicieux, me révélant ainsi ses dents parfaitement blanches. "On pourrait redécorer la chambre d'Edward."

Je ris avec lui. "Aussi marrant que ça puisse être, je ne pense pas pouvoir le faire."

"Ouais, je sais. Trop tôt pour y aller," répondit-il.

"Je pourrais t'apprendre à cuisiner," offris-je.

"Pourquoi devrais-je apprendre à cuisiner?" me demanda-t-il avec méfiance.

"Ben, on dirait que je vais rester humaine un peu plus longtemps que prévu donc quelqu'un doit savoir comment me préparer un repas décent si j'ai trop la flemme de me le faire moi-même."

Il me fit un sourire paresseux. "Ça m'a l'air d'une bonne idée. C'est quoi la première leçon?"

Deux heures plus tard, nous étions dans la cuisine des Cullen et Emmett essayait de faire des oeufs brouillés. Apparemment, c'était plus dur à faire que ce qu'on aurait pu croire. Il brûlait constamment les oeufs en oubliant de graisser la poëlle ou augmentant la température pour les faire cuire plus vite. A chaque fois, il marmonnait quelque chose concernant le fait que la nourriture humaine devrait être cuisinée à vitesse vampirique.

Une heure et deux douzaines d'oeufs plus tard, j'avais enfin des oeufs brouillés comestibles, même s'ils étaient un peu trop salés pour moi. Je félicitai Emmett de son succès. Il insista ensuite pour qu'on fasse un break afin qu'il ne gâche pas plus de nourriture dans la journée. Après avoir observé sa frustration monter à chaque oeuf loupé, j'étais plus que d'accord.

On se laissa tomber sur le canapé pour regarder un film. Emmett choisit 60 Secondes Chrono parce qu'il adorait les voitures du film.. Je m'empêchai de lever les yeux au ciel. Je ne comprenais toujours pas l'obsession des vampires pour les voitures rapides. Elles me rendaient nerveuses, mais c'était peut-être parce que j'étais toujours mortelle et pas eux.

Je finis par somnoler. Emmett plaça un oreiller sur ses jambes et y déposa ma tête avant de me couvrir. J'étais presque endormie lorsque je sentis ses mains me caresser les cheveux. Mon coeur s'emballa à ce contact et Emmett s'arrêta brièvement avant de continuer. Juste avant que je m'endorme, je sentis un doux baiser frais sur mon front.


(1) Milo et Otis (en français, Chatran et Pouquet) sont les personnages d'un live-action japonais. Ce sont un chien et un chat qui sont amis et qui vont vivre des aventures ensemble. L'auteur a choisit ce titre pour souligner que Bella et Emmett sont des amis qui n'appartiennent même pas à la même espèce et que tout oppose.


Prochain chapitre : Dorothy et Toto

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