Bonjour à toutes !

Je sais, ça couvait... Celles qui me suivent sur Twitter ont appris que je lançais une nouvelle histoire, dont je vous propose aujourd'hui le premier chapitre. J'espère qu'elle vous plaira, bien entendu. L'idée est venue très vite, et les deux premiers chapitres aussi (J'suis un peu extralucide, j'ai des visions!).

Je remercie ma relectrice melacullen qui s'est spontanément présentée pour corriger quelques déchets d'écriture. Je remercie également Brand0fHeroine pour les réflexions sur l'histoire, son enthousiasme et son aide pour trouver le titre (Et vive les textos illimités!).

Je vais tenter d'anticiper sur vos éventuelles questions.

- Je ne connais pas encore le nombre final de chapitres (sans blague ?) mais j'ai une idée relativement précise de ce qui s'y produira (Bah alors ça, ça me coupe les jambes dis donc) !

- Il y aura des points de vue d'Edward. Je ne pense pas proposer des PDV d'autres personnages pour l'instant.

- Le rythme de publication sera relativement proche de celui que je tiens d'habitude : un chapitre par dizaine. J'ai deux autres histoires à côté, quand les One-shots du Hasard est chez moi (la fin est relativement proche maintenant) seront terminés, je publierai plus souvent La voix de Lola.

Ce chapitre est court par rapport à ceux que j'envoie d'habitude, mais considérez-le comme une "présentation" du cadre de l'histoire. Je sais qu'on ne peut se baser sur ça pour juger une histoire, mais j'aimerais connaitre vos premières impressions sur la situation.

J'ai beaucoup de projets pour cette histoire, donc j'espère vraiment qu'elle trouvera bonne réception auprès de vous !

Lors de la prochaine publication, vous découvrirez un chapitre concernant Edward.

Comme d'habitude, si vous avez les moindres questions ou commentaires, n'hésitez pas !

Je vous embrasse, prenez soin de vous.
Tiffany.

.o.0.o.

Chapitre 1 : la petite Lola

- Point de vue de Bella -

Je terminais de vider le lave-vaisselle pour ranger dans les placards. Je mettais sur le plan de travail le biberon pour Lola, qu'elle boira avant d'aller se coucher.

Etre mère célibataire, ce n'est pas toujours facile, mais malgré tous les obstacles, ça reste mon grand bonheur... Jacob et moi sommes devenus de jeunes parents, à 21 ans. Nous avions derrière nous une longue relation sentimentale, de pratiquement sept ans, depuis le collège en fait... Nous nous étions mis en ménage après l'obtention du bac, et à peine trois ans plus tard, j'apprenais ma grossesse.

Lola était arrivée mais c'est à partir de ce jour que ma relation à Jacob changea. J'avais des tords. J'étais devenue mère, au point d'oublier mon rôle de compagne. Jacob s'était retrouvé délaissé et bien sûr, un homme trop seul fait rapidement des bêtises. Il avait fini par me tromper. Je l'avais surpris avec Emily, une amie de longue date. Chez nous. Classique. Je n'avais pas cherché à comprendre, persuadée d'être trahie, et j'avais pris ma fille sans demander mon reste.

Je m'étais retrouvée à frapper à la porte de chez mon père, pour lui demander asile. Il avait vu rouge, très rouge. J'avais tout perdu, mais il me restait Lola. Jacob n'avait même pas eu à se justifier : ce que j'avais vu parlait bien plus que des mots. Tout s'était rapidement terminé entre nous : partage des meubles, revente de notre appartement, merci de rien, au-revoir à bientôt... Il avait voulu que je garde Lola, tout en ayant droit de la voir régulièrement. Dans le fond, je ne lui en voulais même pas. Jake est un bon père. Il avait eu du mal à accepter la séparation d'avec sa fille et s'était engagé dans l'armée de terre. Nous ne le voyions pratiquement plus à partir de ce jour, mais il n'en restait pas moins qu'à chacune de ses permissions, il les passait toutes auprès de Lola.

J'avais mal réagi quand il m'avait annoncé partir avec l'armée, je m'étais soudainement sentie abandonnée par le père de ma fille. Je l'avais trouvé trop égoïste, il ne pensait pas au mal que son absence ferait à Lola ! Charlie m'avait conseillé de prendre du recul, et de repartir sur des bases saines. Il m'avait hébergée quelques temps chez lui, à Forks. La vie était très ennuyeuse là-bas... J'adore mon père, mais Forks offre peu d'opportunités ! Alors, j'avais pris la direction de Phoenix, chez ma mère, Renée. J'avais été accueilli à grands coups de : « Je t'avais prévenu, Bella. Vous mettre en couple si jeunes, c'était une folie!»... Son discours m'avait vite lassée. Même si elle s'occupait bien de sa petite-fille, s'entendre tous les jours dire qu'on a raté sa famille, c'est névrosant. Je lui avais balancé que je n'avais fait que reproduire les erreurs de ma propre mère, et j'étais encore une fois partie.

Je m'étais trouvée un petit hôtel sur place, car j'avais trouvé un poste de vendeuse dans une boulangerie. Rien d'extraordinaire, mais je devais avoir un salaire pour subvenir aux besoins de Lola. Renée avait fini par venir s'excuser, mais je n'avais pas voulu retourner chez elle. Son compagnon, Phil, m'avait alors proposé de me mettre à disposition un petit appartement qui appartenait à ses parents, moyennant un loyer abordable. Je m'y étais installée et j'avais continué ma route, élevant Lola du mieux que je le pouvais entre mon job et mes études par correspondance. Je voulais tenter d'avoir un diplôme, et j'avais décidé de me lancer dans la branche des enfants. Ca me plaisait... bien sûr avant d'avoir Lola, les enfants m'étaient pratiquement indifférents... depuis Lola, ma vie est transformée !

Je regardais donc ma fille grandir, jusqu'à ce que j'effectue un premier stage dans une crèche. Il y avait presque exclusivement des enfants de l'âge de la mienne, et je remarquais que tous riaient et souriaient, babillaient, participaient à des petites activités diverses, écoutaient attentivement la musique...

Ce que ne faisait pas Lola.

Vers un an et demi, les enfants parlent un peu, disent quelques mots. A 18 mois, Lola n'avait toujours rien dit.

Les enfants sont gais, spontanés et rient aux idioties. Lola ne souriait pas.

Les enfants pleuraient, criaient, s'enflammaient pour des jeux. Lola ne jouait pas.

« - Il ne faut pas t'inquiéter Bella, m'avait dit une collègue. Tous les enfants sont différents, il n'y a pas vraiment de norme en terme d'évolution. Lola apprend à maîtriser la marche, elle ne peut pas apprendre à parler en même temps !»

Alors, j'avais attendu.

Lola jouait toujours avec un de mes vieux nounours que j'avais gardé. Les poupées que je lui offrais, les peluches, les jeux éducatifs, rien ne retenait son attention. A part les lumières. Dans sa chambre, que j'avais décoré, une lampe changeait de couleurs à intervalle régulier. Lola passait des heures, sans exagérer, à la regarder. Elle était capable de rester assise deux ou trois heures à fixer les lumières.

Elle faisait des câlins à son biberon. Quand elle tombait, se blessait, elle ne cherchait pas mon réconfort. Mais elle prenait son biberon et le serrait tout contre elle, sans pleurer, sans broncher. A la crèche, elle ne jouait pas, ni ne s'approchait des autres enfants. Ayant obtenu mon diplôme, j'avais été engagé dans la même structure où j'avais inscrit ma fille. Elle passait ses journées collée à moi. Littéralement. Ses bras autour de ma jambe. Je pouvais marcher, elle ne me lâchait pas.

Quand elle s'était mise à enfin prononcer «maman», elle avait 23 mois, presque deux ans. Mes parents s'en inquiétaient. Elle avait mis deux mois de plus à dire «papa».

Mais ce qui m'avait alarmé était le fait qu'un soir, alors que je recevais ma mère à dîner, Lola s'était mise à pleurer en la voyant. Elle avait filé dans sa chambre, et je n'avais pu l'en faire sortir, malgré tous les efforts de ma mère et de mon beau-père, qu'elle connaissait pourtant parfaitement. Si ça avait été un inconnu, j'aurais pu comprendre...

J'avais fini par en parler à mon pédiatre, qui avait pris la chose au sérieux. A pratiquement trois ans, on m'avoua enfin ce dont souffrait Lola : l'autisme. Le diagnostic était tombé : autiste. Lola est autiste.

« - Votre fille est atteinte d'une forme d'autisme, Miss Swan ! Je vais vous indiquer un certain nombre de spécialistes, qui vous encadreront vous et Lola...»

La culpabilité m'avait rongé, et j'étais partie rejoindre ma mère.

« - Tu avais raison maman... J'ai tout raté... Ma famille, ma fille... c'est de ma faute...»

« - Non Bella, tu n'as rien raté. Tu es une maman merveilleuse, et Lola t'aime. Tu dois te battre pour qu'elle s'épanouisse. Tu es son seul repère...»

J'avais relevé la tête, pour elle. Pour Lola. Le combat était dur, beaucoup de portes se refermaient sur nous avant même de tenter de donner une chance à ma fille. Plus d'école, aucune structure disponible pour elle... J'avais réaménagé ma vie en conséquence. Je n'allais plus travailler en crèche, mais j'organisais des petites activités pour les enfants chez moi : des travaux manuels... peinture, ateliers sur divers thèmes quelques heures par semaine. Les enfants venaient chez moi par petits groupes, cinq au maximum, et nous avions diverses activités. Ca marchait pas mal...

J'avais espéré que Lola désacralise ses peurs des autres enfants en voyant régulièrement des petits. Pour l'instant, c'était un échec. Dès que la sonnette retentissait, elle interrompait toute action quelle qu'elle soit et filait dans sa chambre. Même si elle était aux toilettes, elle s'empressait de descendre de la cuvette et de traverser la maison, pantalon au niveau des chevilles, pour rejoindre son petit monde... J'avais tenté de l'intégrer, mais rien n'y faisait.

Il y a peu de temps, environ deux mois, j'avais accueilli des enfants pour une séance de relaxation. Cette réunion était destinée à calmer les plus agités. J'avais récemment écouté sur internet des chansons de l'interprète Edward Cullen, un homme relativement bien fait de sa personne, et avec une voix délicieuse. Ses morceaux de piano et sa voix douce et posée faisaient de lui un candidat sérieux pour se détendre. J'avais acquis son dernier album et avais fait allonger les enfants sur des tas de coussins, et nous avions fermé les yeux pour l'écouter chanter. Quand je les avais rouvert, j'avais eu la surprise de voir Lola dans l'encadrement de sa porte, son index dans sa bouche, qui semblait écouter. Elle nous observait, sans vraiment être là. Je lui avais tendu la main, mais elle avait fuit.

Depuis ce jour-là, Lola apparaissait toujours lorsque je mettais le CD d'Edward Cullen. Quand j'étais avec mes groupes, elle restait devant sa porte, mais lorsque nous étions seules, elle s'installait sur le canapé, regardait la pochette du disque et écoutait sans bouger. Edward Cullen soit loué ! Il me semblait que ma fille réagissait.

Lola a maintenant quatre ans. Nous avons eu la surprise il y a quelques temps de découvrir qu'Edward Cullen était également auteur de livres pour enfants. J'avais bien évidemment acheté son petit ouvrage. Chaque soir, je lisais son histoire à ma fille, et elle s'endormait en l'écoutant chanter. Quand elle était trop fatiguée, elle désirait écouter le livre en audio. Il faut reconnaître que sa voix douce et posée est hypnotisante.

Lola développait une grande fascination pour Edward Cullen, autant pour le musicien que l'écrivain.

::..

Ma fille était dans sa chambre, assise en tailleur sur son lit, avec la jaquette du disque dans ses mains. Je m'installais près d'elle avec son biberon de lait chocolaté et la prenais contre moi.

- Edward... la musique...

Je lui souriais.

- Tu veux encore l'écouter ?

- Oui !

Je réenclenchais le CD et m'allongeais dans le lit avec elle.

- Tu aimes sa voix à Edward ?

J'avais l'impression de ne parler que de lui, alors qu'il m'était un parfait inconnu. Lola opinait.

- Et tu aimes sa musique ?

Là encore, elle acquiesçait.

- Demain, un nouveau livre va sortir, j'irai te l'acheter, tu viendras avec moi ?

Lola se redressait.

- De Edward ?

- Oui... Je vais aller te l'acheter, mais j'aimerais que tu viennes avec moi...

Elle se recroquevillait contre moi en position fœtale et lentement, de petites larmes roulèrent sur ses joues.

- Lola... Je sais que tu n'aimes pas aller faire les courses... Mais j'aimerais que tu viennes... Ca me ferait plaisir...

La voir ainsi, pleurant à la simple idée de sortir, me rendait malade.

- Lola ?

Elle se frottait les yeux, sanglotant en silence. Je lui caressais le dos.

- Nous irons très tôt demain matin, il n'y aura pas trop de monde...

Elle fit «non» de la tête.

- Ma puce, je voudrais vraiment que tu viennes acheter le livre d'Edward avec moi...

Elle avait entre ses mains la pochette du disque sur lequel il y avait une très simple photo du chanteur assis derrière son piano, les yeux rivés sur les touches. Son nom était imprimé sur le bas de la photo, sobrement.

- Tu me montres la photo d'Edward Cullen ?

Elle reniflait et me tendait la jaquette. J'attrapais le petit livret.

- Oh regarde ma Lola... Il y a des photos d'Edward, tu les as vu ?

Je découvrais un homme simplement fabriqué par des dieux, il n'en était pas possible autrement : des yeux vert profonds et intenses, une chevelure roux foncé, un visage fin et un nez parfait. Et ben ! On en fait plus des comme ça ! Lola se redressait et s'appuyait contre ma poitrine. Son petit index me désignait la photo devant elle.

- Edward !

- Oui, c'est Edward...

Tout au long du livret, à côté des paroles des chansons, il y avait une photo d'Edward.

- Il est beau, tu ne trouves pas ?

Elle caressa alors avec une grande tendresse la photo devant elle.

- C'est beau...

- Oui, il est beau... Dis, j'ai une idée... est-ce que tu veux qu'on accroche sa photo sur le mur de ta chambre ? Comme ta photo de Minnie ? Tu veux ?

Son visage s'illuminait et elle opinait dans son pyjama rose. Je rejoignais la cuisine pour chercher un ciseau et découpais soigneusement toutes les photos pour les punaiser au-dessus de sa table de nuit.

Lola me regardait faire et je posais le dernier cliché. J'allumais sa petite veilleuse à côté et l'embrassais.

- Il faut dormir maintenant, c'est l'heure...

Je recouvrais ma fille avec sa couette épaisse et caressais ses cheveux. Elle suçait son pouce, se touchant le nez de l'index sans lâcher du regard les photos.

- Bonne nuit ma chérie...

Elle me fit un long câlin.

- Je t'aime Lola...

- Je t'aime...

Je souriais et l'embrassais encore avant de me lever et de quitter la pièce. Le CD d'Edward Cullen tournait toujours très doucement et lorsque je revins dans sa chambre, elle dormait à poings fermés. Je coupais la chaîne, et remontais sa couverture avant d'allumer le baby-phone et de rejoindre ma chambre.

Je m'allongeais et attrapais mon ordinateur portable.

J'ignore ce que représente cet Edward Cullen pour Lola, ni ce qu'il a qui fait qu'elle semble si réactive à ses chansons et ses textes. Elle ne semble exister que lorsqu'elle l'entend. Comme si elle était... captivée... ou fascinée...

J'activais internet et me rendais dans un moteur de recherches pour taper son nom. Edward Cullen. Je tombais sur une page de renseignements sur lui.

«Edward Anthony Cullen est né le 20 juin 1985 à Seattle. Son père Carlisle Cullen est un chirurgien renommé et sa mère, Elisabeth Masen, femme au foyer. Ses parents divorcent alors qu'il est âgé de cinq ans, et le petit reste vivre auprès de sa maman, alors que son père se remarie rapidement avec Esmé Platt, décoratrice d'intérieur et auteure de livres pour enfants.

Il a un demi-frère Jasper et une demi-sœur, Rosalie. Côté vie privée, il est aujourd'hui célibataire, après avoir vécu une idylle de trois ans avec une jeune femme.

Edward commence le piano très jeune, à l'âge de cinq ans sur les conseils de sa mère. Instrument qu'il n'a plus jamais quitté depuis. Adolescent, il participe à de nombreux piano-bars, dont celui du Roxy où il reviendra régulièrement. C'est dans ce troquet qu'il fait la connaissance de Samuel Riley, son futur producteur. Très vite, Mr Riley décèle le potentiel de son poulain, et lui fait faire son premier album «Par Hasard» qui rencontre un grand succès.

Le second opus «Sans moi» est à la hauteur du premier, et est acclamé par les critiques. Il a récemment sorti un troisième album, sobrement intitulé «Edward» qui est n°3 au top des ventes.

Parallèlement, Edward Cullen se lance dans l'écriture, poussé par sa belle-mère, Esmé. Elle lit ses textes et décide de les présenter sans lui en parler à sa maison d'édition, qui recontactera Edward Cullen pour lui demander de composer un premier récit. Edward Cullen dirige son histoire vers un public jeune, auquel il raconte les histoires de «Neil, lapin musicien». Plusieurs livres seront publiés, dont un en collaboration avec sa belle-mère. Il trouve grande réception auprès des parents et des enfants avec un style simple et sobre, dans des histoires amusantes.

Actuellement, Edward Cullen entame sa quatrième grande tournée nationale à travers tous les Etats-Unis. Beaucoup de salles affichent déjà complet.

Voir le site officiel d'Edward Cullen

Acheter ses livres

Acheter ses disques»

Le reste de la page présentait des liens publicitaires. Edward Cullen semble être un artiste dans l'âme, et apprécié de tous. Il n'y a pas que Lola qui l'aime apparemment...

Je me dirigeais sur son site officiel, et visitais quelques pages. Présentation de sa vie professionnelle, son parcours, sa discographie, ses livres... Je décidais de commander deux exemplaires de livres sur internet, en attendant d'aller acheter le nouveau qui sortait demain. Je ne sais pas davantage qui est cet homme, mais il fait du bien à Lola, c'est certain ! Je ne suis pas du genre groupie, ou «fan». Mais je me dirigeais sur le forum de son site et décidais d'y inscrire un petit message.

«Merci à vous. Ma fille est atteinte d'autisme, et en vous écoutant et en vous lisant j'ai l'impression qu'elle s'épanouit enfin. Elle sourit, et ça n'a pas de prix. Merci.»

Je quittais internet et ressentais un pincement au cœur en voyant en fond d'écran le visage de ma fille et le mien sur une photo que j'avais faite de nous deux. J'inspirais fortement pour chasser la boule dans ma gorge qui me menaçait d'exploser.

Je sais que demain, j'irai acheter seule le livre. Lola ne viendra pas...