Voilà mon idée de fanfiction Twilight. J'en ai lu quelques unes, mais je suis souvent restée sur ma faim et fin car beaucoup n'étaient pas finies.

Je ne compte pas écrire un pavé, mais j'essaierai de vous entrainer dans une histoire passionnante, sans trop traîner à publier et même je vous solliciterai afin d'éviter toutes incohérences dans l'histoire. Je ne suis pas parfaite alors si vous voyez des fautes d'orthographe, merci de me le dire afin de je fasse les changements rapidement.

Juste pour info, c'est Bella qui sera la narratrice de toute la fiction. Les personnages, lieux et situations sont l'œuvre de Stephenie Meyer.


UN AUTRE CHEMIN

Ma version de Twilight

RATED M

PDV BELLA


Prologue

Ce soir, je l'aimais pour la première fois, nous avions enfin partagé cette intimité tant désirée. Cette nuit inoubliable provoqua un séisme dans ma vie, elle me vola mon amour et changea ma vie à jamais.


Ce soir, c'était mon dernier jour enfin, le dernier de mes dix-sept ans. J'enrageais de devoir vieillir encore, d'être plus âgée que mon amour, Edward. Lui s'était figé dans ses dix-sept ans depuis près d'un siècle ! Le cap des dix-huit ans me faisait peur uniquement parce que Edward refusait de considérer ma requête. Je voulais être son égale, un vampire, secrètement persuadée que j'arriverais à le retenir le jour où il perdrait tout intérêt pour moi, quand je n'aurais plus cette odeur qui l'électrisait. Il me proposait de rester à ses côtés, toute ma vie, moi vieillissante et lui éternellement jeune. Il vivait sa condition de vampire comme une malédiction, un fardeau, une damnation et refusait de me l'imposer.

Ce débat nous occupa tout l'été, chaque jour, je ne pouvais que regretter de ne pas être comme lui. L'idée de le perdre me hantait même si je m'y attendais. Il y avait autre chose que je n'évoquais pas avec elle, je souffrais aussi de son éternelle retenue envers moi. De cette distance qu'il nous imposait dès que mon cœur avait des ratés. Ses baisers légers ne me suffisaient plus. Il me faisait vibrer, chaque parcelle de ma peau me brûlait, mes lèvres étaient en feu sous les siennes pourtant si froides. Mes mains avides l'auraient sans doute blessé si il n'était pas dur comme de la roche.

Mon désir pour lui était chaque jour de plus en plus incontrôlable, je profitais de chaque instant avec lui. Je l'aimais chaque jour davantage, ne parvenant toutefois pas le croire quand il jurait m'aimer encore plus.

Mon père ne comprenait pas que notre histoire ait survécue après « l'incident » de Phoenix. Il était persuadé que j'avais été effrayée par la perspective de rester bloquée à Forks, pressée par Edward qui aurait voulu me forcer... Il était pourtant le plus gentleman des hommes. J'étais revenue de cette escapade blessée, plâtrée, mais surtout avec lui. Charlie depuis ne le tolérait plus chez nous, Edward passait pourtant toutes les nuits dans ma chambre. J'étais maintenant incapable de m'endormir sans lui à mes côtés.

J'espérais devenir immortelle et cela supposait ne plus jamais revoir mon père, ni ma mère, ni mes amis, bref renoncer à tout qui avait été ma vie avant Edward. Je souhaitais plus que tout arrondir les angles avec Charlie même si pour cela je devais lui mentir.

La journée, quand je ne travaillais pas au magasin des Newton, nous étions à la clairière, notre clairière, théâtre des nos baisers fougueux, là où nous avions quelques mois plus tôt échangé notre premier baiser. Edward m'éblouissait alors, je ne pouvais me rassasier de le contempler au soleil. Son regard aussi me transperçait et je me croyais souvent découverte. Hélas pour lui et heureusement pour moi, son don ne marchait pas sur moi, mes pensées lui étaient toujours inaccessibles. Quand notre feu se calmait, nous finissions nos journées auprès des siens. Puis je rentrais, dînais avec Charlie, et m'isolais « seule » dans ma chambre.

Quand au début de l'été, je lui avais explicitement démontré mon désir, Edward m'avait repoussée. Voyant mon visage se décomposer, il m'avait pris dans ses bras, un peu plus fortement que d'habitude.

« Bella, je ne peux pas perdre contrôle, tu le sais. C'est trop dangereux pour toi, et… »

« Non, j'ai confiance en toi, je suis certaine que tu le pourrais. Edward, c'est une torture, de ne pas pouvoir être plus proche de toi. Je t'aime, je n'ai jamais ressenti un tel désir, je n'imaginais même pas que cela soit possible. » plaidai-je.

« Mon amour, je partage ta frustration, je te désire tellement, mais je ne peux pas prendre de risque. »

« Edward, je t'en prie. »

« Je ne peux pas. Par ma faute, je te refuse tout ce que tu devrais vivre… Bella, tu ne devrais pas rester avec moi. »

J'avais deviné sa tristesse, sa colère. Ses yeux un instant s'étaient égarés et j'avais imaginé imaginer qu'à cet instant, il avait vu le gouffre dans lequel sa vie serait plongée sans moi. L'abîme serait bien plus profond dans mon cas.

Après cette journée, la tension physique entre nous s'était intensifiée. Mes soupirs de frustration ponctuaient nos baisers, nos étreintes. Il s'évertuait à me distraire un maximum, allant même à me faire réviser ! À sa décharge, même en étant bonne élève, l'arrivée des Cullen avait un peu perturbé mon assiduité scolaire.

Je n'avais croisé Jacob que chez mon père lors de des visites de Billy. Je m'en voulais car Jacob me faisait beaucoup rire, tout était simple en sa présence.

L'été de mes dix-sept ans prenait fin, je n'avais pas osé reparler de mon désir à Edward. Pourtant, étant un aimant à problèmes, je craignais que le temps avec lui me soit compté, que je meure sans avoir connu les plaisirs de la chair. Il s'était, lors de notre premier baiser, félicité d'avoir pu se contrôler, la raison contre la chair. Mais moi je n'y arrivais pas.

La rentrée arriva et mon dix-huitième anniversaire approchait à grands pas. Edward m'avait fait comprendre qu'Alice me préparait une fête et des cadeaux. Je désespérais, rappelant à Edward que je ne désirais rien, en espérant qu'Alice comprenne le message.

Un jour avant la date fatidique, me voyant déprimée, Edward me prit dans ses bras. Nous étions sur le parking du lycée et déjà la grisaille de la baie d'Olympic avait chassé le merveilleux soleil de l'été.

« Le soleil me manque, je déteste cette journée et celle de demain… Enfin, c'est supportable car tu es là », lui dis-je en le serrant le plus fort possible.

Sa délicieuse odeur suffisait à me faire voir la vie en rose, un contact et mes peines s'envolaient !

« Ma Bella, ce soir, acceptes-tu de dîner avec moi ? Une sorte de fête d'anniversaire en avance. Ne m'en veux pas, je voudrais te faire une surprise. »

« Promets-moi que tu n'auras rien dépensé ! » le pressais-je.

« Promis, je t'ai préparée une soirée un peu spéciale, enfin Alice et moi. Elle espère qu'ainsi tu accepteras la fête de demain. »

« Oh non ! gémis-je un peu plus que nécessaire. Edward, elle me fait peur. »

Nous rîmes et échangeâmes un regard complice quand un instant plus tard Alice nous rejoignit.

« J'espère que tu ne lui en as pas trop dit, la sermonna-t-elle. Non c'est bon, elle sera surprise ! » pépia-t-elle juste après.

Elle m'avait vue surprise et émue, me confirma Edward. Son beau visage, qui reflétait une grande nervosité, me renvoyait maintenant le plus éblouissant des sourires. Oui, je serais émue, je devinais les efforts qu'il avait dû fournir pour d'une, coopérer avec sa sœur et négocier pour qu'elle n'en fasse pas qu'à sa tête, et de deux, pour préparer une soirée qui me plairait, où je ne me plaindrais pas de toutes ces attentions qu'il avait envers moi.

J'étais toujours mal à l'aise face à l'aisance des Cullen. Rien n'était trop ostentatoire dans leur comportement, mais leur demeure, leurs voitures, leurs vêtements griffés, leur niveau de vie, me renvoyaient à ma petite condition. Je n'en souffrais pas mais c'était un gouffre supplémentaire entre Edward et moi. Alice avait réussi trois fois durant l'été à me traîner dans les plus belles boutiques de Seattle. Mon armoire avait mystérieusement rendue l'âme, sans doute trop petite pour contenir « un minimum de vêtements pour ne pas détonner aux côtés de mon frère », m'avait dit affectueusement Alice.

Le soir même, Edward vint me chercher, j'avais obtenu la permission de sortie de mon père pour la soirée. Charlie ne se leva pas à l'arrivée de mon vampire de petit ami, il grommela en entendant le mot « surprise » et me demanda de ne pas rentrer trop tard. En vérité, l'après-midi même, il avait voulu savoir absolument où nous allions et j'avais dû appeler Edward, lui passer mon père, pour qu'il puisse le rassurer. Qu'elle que soit cette surprise, elle ne plaisait pas à mon père.

Nous prîmes ma vieille Chevrolet et Edward ne me laissa pas le volant. Il se gara à l'entrée de la rue principale, près de la forêt. J'avais eu un espoir qu'il m'amènerait à notre clairière, en voyant la seule grande artère de Forks face à nous, je me dis que j'allais avoir droit à un repas simple dans le seul restaurant de la ville. Et dire que j'avais été obligée de porter une robe en soie et des sous vêtements en dentelle! Quel gâchis.

Edward, lui était superbe en costume noir et cravate verte émeraude, de la même couleur de ma robe, et comme je l'imaginais, comme la couleur de ses yeux d'humain. Il me demanda de l'attendre avant de descendre de la voiture. Il ne pouvait pas se précipiter pour m'ouvrir la portière, quelqu'un pourrait nous voir. Puis il m'enlaça tendrement, me déposa un baiser sur les cheveux. L'instant d'après, j'avais un bandeau sur les yeux et je me déplaçais à une vitesse effrayante. J'entendis Edward rire à cause du cri que j'avais forcément poussé. Le trajet dura cinq minutes à peine, le bandeau était là sans doute aussi pour m'éviter de me sentir mal à cause de la vitesse !

Ma surprise, je la redoutais à présent !


Ça commence bien, non? La suite contiendra un lemon, vous êtes prévenues!