Auteure : Temi-Chou

Titre : La Ligue Souterraine.

Résumé : Alors qu'il retrouve Ondine dans une boîte de nuit, Sacha avoue à Flora faire partie de quelque chose qui s'appelle la ligue souterraine, un groupe de dresseurs de Pokémons plus dangereux les uns que les autres…

Note : Non sérieux, faut que j'arrête les nuits où je me couche à 5 heures, moi. Normalement, ça devait pas partir en live comme ça, ça devait s'appeler Dancefloor et ça devait être amusant. Ben maintenant, ça s'appelle la ligue souterraine, ça promet d'être hyper intéressant à écrire et ça va aussi être drôle, enfin, un peu. Vous vouliez de l'extrême Pokémon ? En voici. Enfin, j'espère.

Note bis : En italique, quelques flash-back.

Notes ter : Ffnet ayant eu un bug m'empêchant de poster, je poste le chapitre quatre aujourd'hui et le cinq vendredi à minuit (comme d'hab') Deux pour le prix d'un en guise d'excuses pour le retard. Enjoy !


Le pot aux roses.

La puissance dégagée lors de l'éboulement de la maison attenante à l'arène d'Azuria déséquilibra la Team Rocket qui faillit tomber de l'arbre sur lequel elle était perchée. Elle avait repéré Sacha et Pikachu à l'arène d'Azuria et n'avait pas eu envie de capturer Pikachu. Cela faisait presque trois ans qu'ils avaient perdu la trace du morveux, plus si morveux que ça, remarqua Jessie, ce à quoi James répliqua qu'il ne faisait même pas un mètre soixante dix.

Ils venaient d'assister, depuis le haut de leur arbre, à l'affrontement impressionnant entre Tortank, Nidoking, Tyranocif et Pikachu. Toute envie de capture de ces Pokémons avait été cassée. Cela faisait dix minutes que le bâtiment s'était effondré et Miaouss prit la parole :

-On devrait peut-être faire quelque chose…

-Faire une bonne action en aidant le morveux ?

-Techniquement, aider le membre d'une organisation criminelle n'est pas une bonne action, mais une consolidation de notre action maléfique, corrigea Miaouss de son habituel ton convainquant. Imaginez que le boss apprenne qu'on s'est lié d'amitié avec un des membres de la Ligue Souterraine… Il serait fier de nous !

-C'est vrai, confirmèrent les deux autres, ça nous changerait un peu…

-C'est sûr… Alors il faut qu'on y aille.

La Team Rocket descendit de son arbre et se dirigea vers les ruines de la maison.

-Racaillou en avant !

-Depuis quand tu as un Racaillou, Jessie ?

-Ça fait quelques jours, je l'ai capturé par hasard… Enfin bon, Racaillou, dégage le morveux de sous les gravats !

-Racaillou, racaillou !

Le Pokémon roche commença sa dure besogne tandis que James prenait une pose imbue. Se frottant le menton entre son pouce et son index, il souriait d'un air arrogant.

-Tu vois, Jessie, tu n'es pas la seule à capturer des nouveaux Pokémons…

Il lança une Pokéball.

-Allez go, toi aussi ! Aide Racaillou !

Un Colossinge apparut et se lança au travail. Rapidement, ils arrivèrent à dégager Sacha de sous les décombres. Jessie et James le traînèrent loin des décombres, tandis que leurs Pokémons continuaient leur travail.

Donnant des claques à Sacha, ils arrivèrent à le ranimer. Il se redressa, mais Jessie le maintint à terre.

-Ne bouge pas, Sacha, tu t'es pris une maison dessus.

-La Team Rocket ?

-Nous-mêmes, confirmèrent d'une même voix Jessie et James.

Sacha fronça les sourcils.

-Vous êtes trop gentils avec moi… Que se passe-t-il ?

-Voyons qu'est-ce que tu vas chercher ?

-Nous sommes du même côté, la Ligue Souterraine et nous, du côté des criminels… Nous n'allons pas nous en prendre à un collègue.

-Soit, capitula Sacha.

Il tenta une nouvelle fois de se lever mais ne put que s'asseoir.

-Vous avez retrouvé Attila, Tortank et Pikachu ?

Se tournant vers le tas de gravats, un air paniqué sur le visage, il regarda Colossinge et Racaillou s'activer.

-Pas encore, miaula Miaouss, mais ça va venir.

Sacha se leva et chancela avant de reprendre le contrôle de lui. Il porta une main à sa ceinture et lança une Pokéball.

-Taupiqueur, je te choisis !

Le Pokémon taupe apparut.

-Va voir ce qu'il se passe là-dessous, si Pikachu, Tortank et Attila sont toujours en vie !

-Taupiqueur, taupiqueur, taupiqueur, dit le Pokémon en s'enfonçant sous terre.

Il réapparut quelques minutes en souriant et dit quelque chose à Sacha qui approuva puis Taupiqueur redisparut.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demandèrent Jessie et James à Miaouss.

-Taupiqueur a dit au morveux qu'il allait creuser un tunnel pour récupérer Pikachu et les deux autres. Cependant Colossinge et Racaillou avaient repéré trois autres présences.

-Tu veux dire que Sacha va laisser quelqu'un sous les gravats ? Il est devenu vraiment méchant ce petit, s'exclama Jessie avec un immense sourire. Il me plaît comme ça ! Mignon et méchant, tout ce que j'aime.

-Tu veux rire ? s'étonna James, il n'est pas à ta hauteur, il fait un mètre soixante !

-Soixante cinq, corrigea Sacha. Et je vous entends.

-Et alors ? répondit Miaouss en ignorant Sacha, ce qui est petit est mignon, la preuve : moi.

-Depuis quand tu soutiens Jessie dans son béguin pour le morveux, toi ?

-Je ne la soutiens pas, ça reste un manque de goût total de s'enticher de lui, qu'il soit gentil ou méchant. Il est moche.

-Je vous entends encore…

-Qu'est-ce que ça peut vous faire ? De toute façon, c'est moi qui décide de mes béguins ! Même s'il est un peu bête, il reste très mignon.

-Je vous entends toujours… J'abandonne. HEY ! Je suis petit, moche et bête, mais je vous rappelle que je fais partie de la Ligue Souterraine alors évitez de trop dire de mal de moi !

-Oh… Oui, oui, bien sûr, pas la peine de s'énerver, s'exlamèrent James et Miaouss.

Jessie s'approcha de lui et se colla tout près.

-Moi, je n'ai jamais dit du mal de toi…

-Tu parles… Évite de me coller, s'il te plaît, j'aime pas beaucoup les femmes dans ton genre.

-Tu es… gay ?

-Hein ? NON ! C'est pas ce que je voulais dire !

Jessie, s'éloignant, déprima.

-Pour une fois que je trouve un homme à ma hauteur, il faut qu'il soit homosexuel… Quelle tristesse…

-Mais je ne suis pas… Peu importe, abandonna Sacha, crois ce que tu veux. Revoilà Taupiqueur, vous pouvez m'aider à sortir Attila et les deux Pokémons du tunnel ?

-Bien sûr collègue, lança James avec un grand sourire en lui donnant une grande tape dans le dos. En tant que criminel gay, je comprends ce que tu dois ressentir.

-Mais je ne suis pas GAY, bon sang ! Vous écoutez ce que je raconte ?

Visiblement, non. La Team Rocket s'emparait déjà des bras du Tyranocif qui apparaissait, toujours inconscient, Pikachu coincé dans sa bouche. Sacha se précipita et appuya sur les joues du Tyranocif afin de le faire lâcher prise. Quand ce fut fait, Sacha attrapa Pikachu et l'appela doucement. La souris électrique ouvrit les yeux doucement.

-Tu vas bien Pikachu ?

-Chuuu…

-Repose-toi, va. Je vais tirer Attila de là-dessous et je te récupère. Jessie ?

-Oui ?

-Je peux te confier Pikachu quelques minutes ?

James lança un regard choqué à Sacha.

-Attends… Tu veux lui confier Pikachu… comme ça ?

-Oui.

-Alors que ça fait des années qu'on essaie de le voler ?

-Bah oui. Vous êtes acharnés mais pas au point de vous en prendre à un dresseur de la ligue souterraine.

-Il a des arguments de poids, le morveux, confirma Miaouss.

-Bon d'accord, accepta Jessie.

Sacha lui tendit Pikachu qu'elle recueillit dans ses bras avec délicatesse. James et Miaouss ne la reconnaissaient pas. Autrefois, elle aurait proposé qu'ils s'évaporent avec Pikachu tant que le morveux était occupé à autre chose. Elle devait réellement s'être entichée du jeune dresseur.

Sacha se désintéressa rapidement de la Team Rocket pour aider Taupiqueur, Colossinge et Racaillou à sortir Attila de sous les gravats. Lui mettant une claque, Sacha l'appela.

-Hey Attila, debout.

Secouant la tête, Attila se réveilla enfin. Il se redressa et se leva, sortit sa Pokéball et remit Tortank dedans.

-Je te soignerai plus tard, on doit retrouver les deux autres.

-Attends. J'ai gagné mon défi, je vais le faire savoir à Combo.

-C'était quoi comme défi ?

-Un simple combat. Un contre un. Il m'a attaqué plus tôt, mais j'ai quand même gagné. Je suis debout, pas lui.

Sacha sortit son tampon d'une de ses poches et imprima son P à queue de Pikachu sur le visage de Tyranocif puis il se tourna vers la Team Rocket.

-Bon allez, je reprends Pikachu.

-Pas question, affirma James en retenant Jessie qui s'approchait de Sacha pour lui rendre Pikachu. On l'a et on le garde.

Sacha roula des yeux sous ses paupières.

-Pikachu, tu es conscient ?

-Pika…

-Es-tu en mesure d'effectuer une de ces attaques Fatal Foudre dont tu as le secret ?

-Pika !

-Dans ce cas, vas-y.

-Pikaaaaaaaa… CHUUUUUUUUU !

Lâchant Pikachu, Jessie, James et Miaouss essuyaient la violente attaque de Pikachu avec plus de difficulté que d'habitude.

-Il a… Pris en puissance, non ?

-Et maintenant, attaque électacle.

Pikachu prit de l'élan, se chargeant en électricité, avant de foncer sur la Team Rocket et de l'envoyer valser vers d'autres cieux.

-C'EST BON, JE NE SUIS PLUS AMOUREUSE, IL EST TROP MÉCHANT POUR MOI ! Hurla Jessie, couvrant le discours habituel de ses deux amis.

Échangeant un regard atterré, Attila et Psyko se dépêchèrent de courir, dans la direction par laquelle était parti Jungko avec les deux filles. Il devait les avoir conduit dans une petite grotte que Sacha et Pikachu avaient aménagée en un repaire secret. Ils coururent à travers la ville, croisant deux voitures de police dont ils se cachèrent. La ligue allait encore avoir une mauvaise image, à cause de cet imbécile de Combo. Sacha espérait juste qu'il était toujours coincé sous les gravats. Ils reprirent la route rapidement quand soudain, Sacha s'arrêta.

-Oh merde.

-Quoi ? Qu'est-ce qu'il t'arrive petit bout d'homme ?

-On se rend dans un de mes repères, en fait. Et il se trouve que… Merde… Il y a des photos de mes amis partout, ainsi que mon tampon de rechange, là-bas.

-Je vois… Et si tu lui disais tout ? Ce n'est peut-être pas trop tard…

-Tu ne vas pas t'y mettre, toi aussi ? Allons-y, on verra bien.


Jungko les avait déposées devant une grotte, au fond d'une forêt. Après s'être assuré qu'il n'avait pas été suivi, il avait lâché les filles, qui s'étaient écroulées à terre, tremblantes.

-Il faut qu'on y retourne ! s'exclama Flora, on peut pas les laisser seuls !

-Nous n'avons pas le choix, soupira Ondine, n'est-ce pas Jungko ?

Le Pokémon approuva d'un signe de tête, mâchouillant toujours son éternelle branche. Flora tapa du pied sur le sol.

-Alors quoi ? On va rester là en attendant qu'ils reviennent alors qu'on ne sait pas où on est… Hey ! Jungko, tu m'écoutes ?

Le Pokémon de Sacha était passé dans la grotte, devançant les filles, pour s'assurer une fois de plus que rien ne pourrait les surprendre là-bas. Arrivant au fond de la grotte, Jungko soupira, rassuré de voir que rien de méchant ne les attendait. Le repaire était donc resté secret. Parfait. Sur la table, il avisa les photos que Sacha conservait dans sa cachette et les subtilisa. Il serait dommage que son dresseur se fasse assassiner par Ondine à cause d'une négligence. Jungko laissa le tampon. Il faisait confiance à Sacha pour s'accommoder de ce détail.

Ressortant de la grotte, il fit signe aux deux filles de le suivre. Quand elles arrivèrent, elles furent surprises de trouver un endroit si cossu.

La grotte était aménagée en un petit studio, certes pas très élaboré mais au moins un minimum confortable.

-À ton avis ? Où est-ce qu'on est ? demanda Flora à Ondine qui s'était approchée du bureau.

-Dans un des repaires de Psyko. Regarde ça.

Tendant un tampon en forme de P à queue de Pikachu, son visage se déforma de rage. Encore ce type, encore lui qui mettait en danger des gens en qui elle tient. Elle le considérait comme son ennemi, encore plus qu'Aura. S'il n'existait pas, jamais Sacha et Norman ne seraient restés en arrière pour les protéger.

Ne voyant pas la rage qui déformait les traits de sa nouvelle amie, Flora fit le tour de la pièce, pour vérifier que rien ne pourrait faire deviner à Ondine que Sacha et Psyko ne faisaient qu'un. Pour s'en assurer, elle posa la question à Jungko, qui lui confirma d'un hochement de tête qu'il s'était déjà occupé de tout ça.

Rassurée, Flora rejoignit Ondine dans le fond de la grotte, où la jeune femme avait allumé la radio. La fréquence était branchée sur la radio de la police.

-Appel à toutes les unités, rendez-vous à l'arène d'Azuria. La ligue souterraine y a commis un attentat. Un blessé grave, sans doute le kamikaze ayant détruit la maison attenante à l'arène. Deux Pokémons blessés et une signature du méfait : Un P avec une queue de Pikachu. Il ne peut s'agir que de la ligue souterraine. À toutes les unités, soyez prudents et extrêmement vigilants.

Se précipitant sur le bureau pour examiner le tampon et reconnaissant la marque dont venait de parler la radio, Ondine en tomba sur le sol.

-Psyko… a détruit ma maison…

-Au moins, il y a une chance pour que Sacha et Norman s'en soient sortis, si Psyko est intervenu. C'est déjà ça.

-Mais c'était ma maison… J'espère que Sacha et Norman vont bien. Je commence à avoir peur…

-Ils n'ont parlé que d'un corps dans les décombres, je suis sûre qu'ils sont indemnes. Ils ne vont pas tarder, j'en suis certaine.

Elles firent les cents pas encore quelques minutes et sursautèrent lorsqu'elles entendirent des bruits de pas dans le couloir. Elles attendirent patiemment et virent Attila jaillir de l'entrée, portant Sacha dans ses bras.

-Oh mon dieu ! Il va bien ?

-Oui, il est juste épuisé, il a dépensé beaucoup d'énergie. Il va se reposer toute la journée et ensuite, il ira mieux.

Appuyant sur un bouton dissimulé dans la paroi, Attila permit à une porte de s'ouvrir, donnant sur une chambre. Il allongea Sacha sur le lit et sortit, hochant la tête. Pikachu passa alors et alla se poster sur le lit, alors que Jungko se contentait de jeter un coup d'œil d'un air inquiet.

Flora se précipita auprès de Sacha également, évaluant les dégâts que le combat avait faits. Visiblement, il n'était pas trop blessé, si ce n'est quelques égratignures par-ci, par-là.

-Compte tenu de ce qui lui est tombé dessus, c'est un miracle qu'il soit en vie, dit Norman.

-C'est-à-dire ?

-Oh, non, intervint Ondine, ne me dites pas que vous étiez dans la maison quand elle s'est effondrée ?

-Si… Tortank m'a évité la plupart des dégâts, mais personne n'a protégé Sacha… Il a dû lutter un moment pour se dégager de là, ça l'a sans doute épuisé.

Ondine baissa la tête, réfléchissant. Soudain, elle releva les yeux, souriant.

-Je sais ! Je vais concocter la tisane spéciale que Rudy me prépare quand je suis vraiment mal. Connaissant Sacha, avec ça, il sera sur pied en quelques heures.

-Bonne idée, Ondine, je vais t'aider ! s'exclama Flora.

-Est-ce que tu peux aller faire chauffer de l'eau ? Je vais aller cueillir les plantes nécessaires, je les ai vues aux abords de la forêt.

Flora hocha la tête et sortit de la chambre pour se diriger vers la cuisine, suivie par Ondine qui, elle, se dirigea vers la sortie.

Attila resta en arrière, souriant devant le spectacle de ces deux filles qui se démenaient pour leur ami.

-J'espère que tu ne les perdras pas, Psyko, quand elles connaîtront tous tes secrets.

Dans son sommeil, Sacha grogna.


Un an et demi auparavant.

Quand Sacha se réveilla, il tenta de bouger les bras, pour se mettre dans une position qu'il jugerait un peu plus confortable. Ses bras le lançaient terriblement, comme ils ne l'avaient jamais fait auparavant, même après ses entrainements les plus durs. Son mouvement fut arrêté par un bruit de métal qui ne lui disait rien de bon.

Il ouvrit les yeux mais ne vit qu'un voile rose.

Ne comprenant pas ce qu'il se passait, il se débattit tant qu'il pouvait.

-C'est inutile, mon ange.

-Aura… J'aurais dû m'en douter. Qu'est-ce que tu me veux ?

-Ben voyons… Que tu m'appartiennes, bien sûr.

Soupirant et se débattant de plus belle, Sacha s'écria :

-Je t'ai déjà dit que je ne voulais pas de toi ! Comment faut-il que je te le dise pour que…

Un claquement et une douleur cuisante l'interrompirent. Il cria de surprise.

-Ne dis pas ça, Psyko, tu ne le penses pas.

-Oh si, je le pense. Tu ne lui arrives pas à la cheville.

Un nouveau claquement de fouet retentit. Il cria de douleur cette fois. Le coup était plus puissant.

-J'ai dit que tu ne le pensais pas. Et crois-moi, tu obéiras. Quoi que je doive faire pour que tu l'admettes.

-Tu rêves.

-C'est parce que tu viens juste d'arriver, ça.

La voix d'Aura changea de lieu, passant derrière lui. Il sentit ses chaines se détendre. C'était une information qu'il fallait qu'il garde précieusement, pensa-t-il, tandis qu'Aura le jetait à terre, avant de s'asseoir sur lui.

Elle déchira violemment son tee-shirt, avant de le griffer de ses ongles acérés. Il cria encore. Elle faisait mal, cette pute.

-Arrête de crier comme ça, tu m'excites…

-Va crever.

Il la sentit se pencher et une langue lécha son cou, le glaça d'horreur.

-Psyko, mon chou… Ce serait tellement plus simple d'accepter, simplement… Tu m'appartiens… Fais-toi à cette idée.

-Jamais.

Elle le gifla. Il retint son gémissement de douleur, ne voulant pas lui faire cette joie. Il ne voyait pas Aura mais sentait qu'elle était déçue.

-Ce n'est pas grave. Ce n'est pas parce que tu n'es pas d'accord que ça signifie que je ne peux pas te soumettre à moi de force.

Il la sentit se lever et attraper ses chaines, le forçant à se relever lui aussi. Elle refixa les chaines de l'endroit où elle les avait retiré.

-Je reviendrai demain. Et chaque jour, je recommencerai. Jusqu'à ce que tu te soumettes. Prends donc le reste de cette journée pour réfléchir à ce que tu veux vraiment.

-Ne plus jamais avoir affaire à toi me paraît un bon désir.

-Ton répondant ne te sauvera pas, Psyko. Tu te soumettras.

Elle quitta la pièce en claquant une lourde porte. Sacha n'était pas sûr que ces informations lui seraient utiles, mais il s'en foutait. Tout ce qui pouvait le maintenir dans un état de pensées sans panique était essentiel. La pièce résonnait. Soit elle était immense, soit elle était vide, voire même les deux. Le bruit de fermeture de la porte était venu de devant lui, ce qu'il signifiait qu'il était face à elle. Les lourdes chaines qui le retenaient n'étaient pas fixées au mur, sinon, Aura n'aurait pas eu autant de facilité à le détacher pour le traîner par terre.

Retenant sa respiration quelques secondes, il guettait les autres bruits de la pièce et n'en n'entendit aucun. Il était donc seul. Parfait. S'il arrivait à se détacher, il pourrait s'enfuir d'ici et oublier tout ça. Mais pour l'instant, il avait juste besoin de dormir. Il sombra dans le sommeil et ne se réveilla que beaucoup plus tard, quand un coup de fouet claqua, le faisant grincer de douleur. La garce y mettait de plus en plus de force.

-Tu t'es décidé ? Tu vas te soumettre ?

-Jamais.

-Soit.

Le fouet claqua, il retint son cri. Il fut surpris par le deuxième coup, meurtri par le troisième, serra les dents pour le quatrième et tenta de se concentrer sur autre chose pour le cinquième. Rien n'y faisait. Les cinq suivants s'abattirent sur son dos, il cria, elle ricana puis repartit satisfaite.

Inlassablement, chaque jour, il avait le droit à la même chose. Il perdit le compte du temps passé en ces lieux, mais se souvenait très précisément du nombre de coups. Sans se contrôler, il s'était mis à les compter, d'abord en pensées, puis ensuite à voix haute, sous le ricanement satisfait d'Aura.

Au trois cent soixantième coup de fouet – et donc déjà trop de temps après son enfermement –, Aura reposa sa question. Sa réponse fut la même.

-Soit. Soporifik, lance ton attaque hypnose et fais-moi prendre le visage de sa bien-aimée, pendant que je lui apprends qui respecter.

-Ne fais pas ça.

-Je vais me gêner.

Dans l'esprit de Sacha, déjà, l'image d'Ondine apparaissait. Arrachant le bandeau qu'il avait sur les yeux, Aura attrapa son menton, pour le forcer à la regarder.

-À genoux.

-Tu n'es pas elle.

Pourtant la voix qui avait prononcé ces mots était celle d'Ondine. Il en était sûr.

-Compte les coups.

Le fouet claqua. Ce n'est pas elle.

-Un.

Deuxième claquement. Ondine ne sourit pas comme ça.

-Deux.

Troisième claquement. Elle a un regard bien plus doux.

-Trois.

Quatrième claquement. Elle est légèrement plus petite.

-Quatre.

Sa voix se faisait gémissement, les coups eux, étaient plus forts. Il fallait qu'il se concentre. Il perdait petit à petit l'image d'Ondine qui finissait par se superposer à l'image de l'autre. Il comprit ce qu'elle voulait faire. De toutes ses forces, il rassembla le peu de conscience qui lui restait, énumérant toujours inconsciemment le nombre de coups de fouet qu'il recevait.

Il fallait qu'il sorte d'ici. Et vite. Il sombra dans l'inconscience.


Se redressant d'un bond, il haleta, en nage. Il venait de faire un terrible cauchemar. Quelqu'un était à son chevet.

-T'inquiète pas, petit bout d'homme, on est parvenu à la grotte sans encombre. Tes femmes te préparent un remède. Rendors-toi en toute tranquillité, tout le monde va bien.

Sacha sourit et se rallongea, s'endormant de nouveau.


Ondine revint de la forêt, les bras chargés des plantes qu'elle cherchait, elle souriait. Elle avait presque oublié pourquoi elle était là et ce qu'elle devait faire. Elle pénétra dans la grotte et s'arrêta à mi-chemin, se baissant pour ramasser un objet : il s'agissait du tampon de P à queue de Pikachu qu'elle vu tout à l'heure sur le bureau.

-Bizarre, j'étais pourtant sûre de l'avoir rangé…

Elle le ramassa et le reposa sur le bureau en passant, puis elle rejoignit Flora dans la cuisine.

-L'eau est chaude ?

-Oui ! Elle n'attend plus que toi…

-Bien ! Alors… Dedans nous allons rajouter de la camomille, une touche de lait, un peu de miel, trois gouttes de citron, des fleurs de tilleul et de la lavande… Une fois que ça aura infusé, Sacha devra en boire cinq gorgées et prendre cinq respirations au-dessus du gobelet. Il ira mieux après.

-Tu es sûre ?

-Certaine.

Flora et Ondine finirent de préparer l'infusion, avant que la plus jeune des deux n'aille l'apporter à son coéquipier. Quelques heures plus tard, il se levait, l'air plus frais.

-J'me sens mieux ! Cette infusion était vraiment efficace, merci Flora.

-C'est Ondine qu'il faut que tu remercies, c'est elle qui l'a préparée.

-Ah bon ? Eh bien, merci, Ondine, alors.

Haussant les épaules, Ondine détourna la tête en rougissant.

-Est-ce que tu peux aller t'habiller, s'il te plaît, Sacha ?

-De quoi ?

Baissant les yeux sur sa tenue, il s'aperçut en effet qu'il était à moitié nu. Se souvenant des quelques heures de sommeil qu'il avait prises – très mauvaises d'ailleurs, pleines de cauchemars et de souvenirs qu'il préfèrerait pourtant oublier – il avait été pris de bouffées de chaleur et s'était déshabillé dans son sommeil.

-Excusez-moi, je reviens.

Il retourna dans sa chambre à reculons et ferma la porte tandis qu'Ondine soupirait.

-Il me fera perdre le contrôle de mes nerfs, un jour.

Ressortant, Sacha, plus décent, puisqu'il avait enfin revêtu son traditionnel tee-shirt noir, prit place parmi la petite bande qui était installée.

-Donc, je disais, merci Ondine.

-Je t'en prie. Maintenant, tu peux m'expliquer pourquoi est-ce que Jungko nous a amenés dans un des repaires de Psyko ?

-Parce que je connaissais son emplacement. C'est un lieu sûr, dont peu de gens connaissent l'existence. En fait, toutes les personnes connaissant sont emplacement sont réunies ici…

-Sauf Psyko, compléta Attila en jetant un regard à Sacha.

-Sauf Psyko, consentit-il. Nous allons nous reposer quelques temps, histoire que nous récupérions de nos émotions. Cette attaque surprise m'a vraiment lessivé, j'ai perdu l'habitude… Il faudra que je reprenne l'entrainement, un de ces quatre, je me suis un peu reposé sur mes lauriers, je ne m'y consacre quasiment plus, juste quatre heures par jour.

-Je t'aiderai ! s'exclama Flora. On pourra même en profiter pour préparer notre prochain concours !

-Oui, Flora. Promis.

Heureuse, la jeune femme entama une conversation avec Ondine à propose du dernier film de Brad Pott, tandis qu'Attila s'endormait sur le canapé. Sacha, lui, rappela Jungko et s'installa dans le canapé, Pikachu s'installant sur ses genoux. Juste savourer le bourdonnement que faisaient les deux filles avant que ne reprenne la folie.


-Cette plaine est magnifique ! On devrait peut-être s'arrêter pour déjeuner !

-Je n'aime pas ça, commença Sacha, cet endroit est découvert. Une attaque est très facile.

Les filles étaient déjà en train de s'installer, commençant à préparer le déjeuner. Sacha soupira, se retenant de s'énerver.

-Et voilà ce que ça donne de travailler avec des débutantes…

-Ne t'inquiète pas, Psyko, il y a peu de chances qu'Aura monte une attaque maintenant. Ça fait à peine deux jours que Combo nous a attaqués. Il ne lancera pas une nouvelle offensive et Aura n'a pas de Pokémon vol à chevaucher. Elle ne pourra pas faire le voyage jusqu'ici aussi rapidement.

Se détendant, Sacha rejoignit les filles, pour les aider à préparer le déjeuner. Attila n'avait pas tort. Après tout, il y avait peu de chance qu'Aura attaque maintenant.

Ils commencèrent à manger tranquillement, Pikachu savourant le bain de soleil qui s'offrait à lui. Soudain, il se redressa et scruta les alentours, alertant Sacha. Il entendit quelque chose fuser et sentit plus qu'il ne vit un poignard se ficher dans son épaule.

-Aah…

Sortant de l'ombre, Aura arrivait, entourée de son Ectoplasma et de Hypnomade, forme évoluée de ce Soporifik avec lequel elle l'avait torturé.

D'instinct, Attila se mit devant Ondine tandis que Sacha se força à ne pas bouger. La distance entre Aura et Sacha se diminuait. Elle s'arrêta à quelques centimètres de lui, regarda le poignard fiché dans son épaule.

-Zut, aurais-je mal visé ? Excuse-moi mon ange, c'était elle que je voulais toucher, pas toi. Je dois encore m'améliorer en lancer…

-Ne m'appelle pas ainsi et éloigne-toi de moi.

Elle rit et s'approcha encore, à le frôler. Ondine retenait son souffle, ne ratant pas une miette de la scène qui se passait deux mètres devant elle. La garce qui l'avait menacée, Aura, passa sa langue dans le cou de Sacha.

-Voyons Psyko… Ne sois pas si méchant avec moi, ça fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas vu.

Comment avait-elle appelé Sacha ? Il se tendit sous la main d'Aura qui caressait maintenant ses cheveux. Tournant la tête, il la mordit jusqu'au sang et la repoussa, comme il l'avait fait lors de leur dernière rencontre dans la maison de Rudy.

-Pas assez longtemps, tu veux dire, dit-il.

Il avait totalement occulté la présence d'Ondine.

-Tu as oublié tout ce que je t'ai appris, ces deux mois que tu as passé à mon domicile ?

-Oh non, je n'ai jamais oublié la joie que j'ai pris à tuer ma tortionnaire. Mille fois en rêve je t'ai égorgée et un jour, je le ferai véritablement.

Aura désigna Ondine d'un signe de tête.

-C'est elle que je devrais égorger comme la petite truie qu'elle est. J'imagine déjà ses cris et AÏE ! Psyko, tu me fais mal !

Sacha avait fait chuter Aura, avant de retirer le poignard de son épaule et de saisir sa rivale par la gorge, glissant la lame sur son cou.

-Touche-la juste une fois et je te ferai connaître l'enfer.

Ondine observait la scène, horrifiée. La lumière se faisait petit à petit dans son esprit et les larmes coulèrent toutes seules sur ses joues. C'était impossible.

-Pourquoi… Pourquoi est-ce qu'elle l'appelle comme ça ? intervint-elle, voulant entendre une dénégation.

Son sosie ricana sous Sacha.

-Ta championne ne savait rien, Psyko ? Elle ne savait donc pas que son chevalier servant, la protégeant sans raison n'était autre que la source de ses ennuis ?

-Tais-toi.

-Elle ignorait donc que c'était un homme à moitié fou qui était toujours là pour elle ?

-Ta gueule.

-Et tu oses dire qu'elle est la femme de ta vie ?

-LA FERME !

Sacha leva le poing et l'abattit sur le visage d'Aura qui éclata de rire et inversa les positions.

-Vas-y, frappe-moi, mon ange, j'adore ça… Et tu le sais.

Ondine frissonnait de dégoût. Envers elle. Envers Sacha. Psyko. Elle aurait préféré ne jamais savoir. Elle ferma les yeux. C'était un cauchemar. Quand elle les rouvrit, Aura était toujours là, sur Sacha, scellant leurs lèvres. Sacha se débattait, repoussa finalement Aura qui se releva.

-Je te hais, cracha Sacha.

-Tu n'as pas toujours murmuré ça… N'oublie pas à qui tu appartiens, Psyko. Je t'ai marqué.

-Tu as peut-être apposé ton immonde marque sur mon corps mais tu n'auras jamais ni mon âme ni mon cœur. On a déjà eu cette discussion.

-Oui, je me souviens. Quelques semaines après, tu léchais mes pieds en m'appelant Maîtresse. Je m'en vais à présent. Mais je reviendrai, mon ange. Et je tuerai enfin celle qui te retient loin de moi.

Elle se détourna et Attila réagit enfin en lançant une de ses Pokéballs, où apparaissait Dracolosse. Il jeta les deux filles dessus.

-Va à l'Observatoire. Psyko ! Appelle Dracaufeu, il faut qu'on parte d'ici et immédiatement.

Sacha hocha la tête et appela Dracaufeu. Son pire cauchemar s'était produit.


Un an et demi plus tôt.

Trop longtemps déjà qu'il était enfermé ici. Il perdait toute notion de temps, de couleur, il perdait son identité. Plus rien d'autre ne comptait pour lui que de satisfaire celle qui avait la main sur le fouet. C'était sa Maîtresse, la seule personne qui ait réellement de l'importance.

Il se mettait à genoux quand elle arrivait et ne se relevait que quand elle partait, après avoir satisfait tous ses désirs, quels qu'ils soient. Il était son chien, son tapis, encore moins qu'un Pokémon.

Il espérait la venue de sa Maîtresse quand une goutte lui tomba sur le crâne. De l'eau.

Des Pokémons. De l'eau. Des Pokémons eau. Ondine.

La lumière se fit dans son esprit. Il ouvrit les yeux. Qui attendait-il ? Pourquoi attendait-il ? Il souffla un grand coup. Il se souvenait de l'endroit où il se trouvait. Le cachot d'Aura.

Ondine. Il ne fallait pas qu'il la perde. Il ne fallait pas qu'il perde de vue sa seule échappatoire. C'était cliché, mais c'était tellement vrai.

Se rappelant de tout ce qu'il avait fait, quand il avait perdu de vue Ondine, ne voyant plus qu'Aura, il eut une moue de dégoût qu'il dissimula rapidement. La porte venait de s'ouvrir.


-Où est-elle ?

-Sur le balcon… Elle ne veut pas te voir, Sacha, répondit Flora.

-Je m'en fiche.

-Pikapikapika Pikachu !

-Non, tu restes là aussi, Pikachu. Quoiqu'il arrive.

Il passa la porte de l'Observatoire, qui était une des planques d'Attila et rejoignit la terrasse à l'étage, qui donnait sur un grand Canyon. Ondine était appuyée à une barrière, elle regardait la lune, sans paraître remarquer sa présence.

Sacha n'osait pas y aller. Il laissa passer quelques minutes pendant lesquelles il observait le vent agiter la courte chevelure de cette femme, dont il allait devoir subir la colère, la déception et la haine.

Il prit enfin son courage à deux mains et l'appela.

-Ondine…

-Ne t'approche pas de moi… Psyko.

-S'il te plaît…

-Non. Ça ne me plaît pas. Justement.

Elle se tourna vers lui et lui lança un regard haineux, perdu au milieu de larmes.

-Tout s'explique. Le tampon que j'ai retrouvé par terre, le fait que tu connaisses cette cachette, pourquoi Psykokwak t'a attaqué quand je lui ai demandé « attaque Psyko », ça explique tes conflits avec Régis, qui faisait des sous-entendus, tes réactions boudeuses quand on critiquait Psyko, ton vol sur Dracaufeu… Tu es un salopard.

Sacha ferma les yeux, accusant le coup. Il les rouvrit et son regard se fit déterminé. Il s'approcha d'elle et effleura son épaule.

-Ne me touche pas ! Hurla-t-elle.

-Pitié, laisse-moi au moins… t'expliquer.

-M'expliquer quoi ? Pourquoi tu es devenu un criminel, un menteur ? Parce que tu m'as menti, tu as usé d'un naturel déconcertant pour m'énoncer cette histoire à dormir debout comme quoi tu connaissais un dresseur de l'extrême qui était amoureux de moi.

Elle poussa Sacha dans un geste d'une violence inouïe et leva le poing, ne l'abattant pas.

-Ça aussi, c'était un mensonge ? Où était la vérité dans ce que tu m'as raconté jusque-là ? Où était le mensonge ? Et Aura, qu'est-ce qu'elle me veut exactement ? Qu'est-ce vous avez bien pu faire ensemble ? Depuis quand est-ce que tu es violent et à moitié fou ? Depuis quand est-ce que tu t'associes avec des gens qui méprisent les Pokémons ? Depuis quand est-ce que tu aimes te faire du mal à ce point-là ? Depuis est-ce que le Sacha que je connaissais est mort ?

-Ondine…

-Non, ne prononce pas mon nom. Je te déteste. Dégage loin de moi. Va en Enfer.

Une lueur de colère et de douleur passa dans les yeux de Sacha. Il abattit son poing sur la clôture qui entourait la terrasse et jeta à Ondine :

-Tu ne sais rien de ce que j'ai vécu. L'Enfer, désolé de te décevoir, mais je connais et ça me tente pas plus que ça. Tu sais quoi ? Je crois bien que je vais laisser Aura te tuer. Débrouille-toi sans moi pour survivre, pendant ce temps, je vais respecter ta demande et partir.

Il sauta par-dessus la barrière et Ondine se força à ne pas regarder par-dessus.

Tout ce qu'elle vit passer est un Dracaufeu à pleine vitesse. Au moins, il n'avait pas sauté. Et non, elle ne se sentait pas coupable. Ni responsable de la douleur qu'elle avait vu traverser les yeux de Sacha.

Elle détestait Psyko et lui avait fait savoir, c'était tout ce qu'il comptait.

Elle s'écroula en larmes sur le sol de la terrasse. C'était bien la première fois que détester quelqu'un lui faisait aussi mal.


Titre du chapitre suivant : Introspection.

Et voilà, Ondine sait tout ! J'espère que vous vous êtes amusés en lisant ça... !