Tout d'abord, un grand merci à toutes les personnes qui ont lu cette histoire et qui ont laissé une review, je suis de bonne humeur pour au moins une semaine !

Merci à leelou09, Gavroche31, filament-de-lune, Pasca, Sweetylove30, et s-damon-s ! Vos reviews m'ont fait super plaisir ! Vous êtes les premiers à avoir commenté donc vous serez toujours un peu spéciaux pour moi... Nan nan, je ne fais pas dans le sentimentalisme ! X)

Pasca : Super contente que tu ais aimé. J'ai adoré ton petit salut à la fin ;)

Passons à l'histoire. Je préviens tout de suite que cela n'a aucun rapport avec la chanson de Joyce Jonathan, je m'en suis rendu compte pas plus tard que tout à l'heure... Bref, je vous laisse lire par vous même. Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser une review !


Je n'ai pas besoin de vous

Patrick Jane ouvrit les yeux et resta allongé encore un moment, observant Elvis au dessus de lui, l'esprit totalement vide. Enfin, pas totalement, mais assez pour qu'il soit totalement détendu. Il faisait bon, son canapé était aussi confortable que d'habitude et il n'y avait pas l'agitation qui régnait habituellement dans les locaux. Attendez. Il n'y avait aucun bruit ?

Balançant les jambes dans le vide pour s'asseoir, Jane s'aperçut avec surprise que la pièce était déserte. Aucune trace de Van Pelt, Rigsby et Cho. Logiquement, il tourna la tête vers le bureau de Lisbon et les vit tous. Prévisible. Soit ils étaient tous partis sans rien lui dire, soit ils étaient tous avec elle dans son bureau. Alors comme ça on faisait les réunions directement chez la patronne maintenant ?

Il se leva et prit le temps de s'étirer avant de se diriger vers le bureau de son agent préférée. Sans prendre la peine de frapper, il entra dans la pièce, s'attirant deux regards interrogateurs, un autre impassible et un dernier passablement agacé d'avoir été interrompu. Inutile de préciser qui appartenait chaque paire d'yeux, hein ? Le consultant marcha jusqu'au canapé blanc – beaucoup plus confortable que l'ancien – et s'allongea sur le dos, croisant les mains sur la poitrine et fermant les yeux.

- Et bien Jane, c'est gentil de vous joindre à nous, remarqua Lisbon « légèrement » sarcastique.

- Oh, je me suis dis que vous auriez sûrement besoin de moi, répondit le blond sans prendre la peine d'ouvrir les yeux.

Il entendit Lisbon grommeler quelque chose d'incompréhensible et un sourire s'étira sur ses lèvres.

- Je n'ai pas besoin d'aide, rétorqua la jeune femme. On se débrouille très bien sans vous.

- Mais je n'en doute pas, répliqua Jane en ajoutant à son ton un petit quelque chose qui sonnait presque bourgeois. Par curiosité, vous avez votre suspect principal ? se renseigna-t-il, amusé à présent.

- Jeremy Lohman, répondit Lisbon d'un ton exaspéré.

- Alors vous avez besoin de moi.

Encore plus nonchalamment que d'ordinaire, Jane s'assit pour faire face à ses collègues. Cho était… passons. Lisbon fulminait intérieurement et Van Pelt et Rigsby sentaient la dispute arriver en courant.

Attention, flash météo : le ciel se couvre sur Sacramento et un fort orage accompagné de foudre est prévu sur le bureau de Teresa Lisbon. Méfiez-vous également des risques de tornades dans un périmètre de 1 kilomètre autour de cette zone avec bien sûr des menaces de débris projetés violemment. N'oubliez pas les consignes de sécurité : sortez le plus vite possible et cachez vous derrière vos bureaux. Il est également demandé à Monsieur Patrick Jane de calmer au plus vite cette tempête, dans l'intérêt de tous. Fin du flash.

- Pouvez-vous nous laisser ? demanda Lisbon en s'efforçant de maîtriser sa voix. Je vais hurler sur Jane et je préférerais que personne ne voie ça – surtout vous Van Pelt, au cas où ça devienne trop violent.

- Avec plaisir, patron, répondit Jane comme s'il était concerné, s'attirant un regard noir.

Les trois agents quittèrent le bureau en vitesse pour rejoindre la sécurité de la grande salle de travail. Par habitude, Jane se leva, les mains dans les poches de sa veste et s'avança jusqu'au bureau de sa supérieure.

- Allez-y, soupira-t-elle. Dites moi votre théorie.

- Même si Jeremy détestait cette fille pour avoir résisté à ses avances et qu'il n'avait aucun alibi valable, il n'aurait jamais eu le cran de la tuer. Vous auriez vu comme il a paniqué avec cette carabine à la fête foraine…

- Il a peut-être fait exprès en vous voyant, le contredit Lisbon.

- Je ne pense pas, non. Je peux être très discret quand je veux.

- Oui, seulement quand vous préparez des coups foireux.

- Ce ne sont pas des coups foireux, rétorqua Jane, un peu vexé.

- Bien sûr que si. Vous avez toujours besoin que quelqu'un vienne sauver votre peau.

- C'est votre rôle dans le plan, Lisbon. Avouez que c'est la meilleure place, la taquina Jane en songeant à toute la paperasse qu'elle devait remplir à cause de lui.

Jane sourit pendant que Lisbon arborait une mine sombre. Il décida de s'asseoir sur le coin du bureau pour continuer cette conversation et la jeune femme enleva de justesse le dossier sur lequel il allait poser son royal postérieur et le frappa sur le bras avec. Le consultant rit et fit mine de souffrir atrocement. Il fut récompensé en voyant un peu de tension quitter les épaules de la brune.

- Bon, qui est votre suspect ? finit par demander Lisbon.

- Trudy Jones. Elle adore Les Experts, dit-il en aparté comme si c'était une preuve de sa culpabilité.

- Et alors ? répliqua l'autre, implacable. Beaucoup de personnes regardent cette série.

- Mais pas vous. Vous détestez ce genre de séries pleines de gadgets et de recherches scientifiques qu'ils font en cinq minutes alors qu'il nous faut cinq ans pour avoir les résultats de la police scientifique. Vous préférez les bonnes vieilles enquêtes avec un peu de course poursuite et–

- Ce n'est pas de moi dont on parle, coupa Lisbon d'un ton exaspéré. Et je ne comprends toujours pas le rapport avec le meurtre.

- Quelles preuves avons-nous trouvé sur la scène du crime ? questionna Jane comme s'il interrogeait une élève.

- Rien du tout, sauf sur le corps lui-même, soupira l'agent.

Jane quitta son appui de fortune d'un air triomphant. Il adorait avoir l'air plus malin qu'elle… Elle cru même un instant qu'il allait s'écrier de façon stéréotypée : « Ha ha ! », mais heureusement pour lui, il n'en fit rien.

- Il n'y a qu'en regardant ce type de série qu'on peut savoir autant de choses sur les preuves et les scènes du crime. Elle a effacé toute trace de son passage. C'est une experte, sans jeu de mot.

- C'est ridicule, s'obstina Lisbon en croisant résolument les bras.

- Oui, mais vous allez quand même passer un coup de fil pour la surveiller dès que je serai sortit de cette pièce, répliqua le blondinet avec un sourire moqueur.

- Je n'ai pas besoin que vous me disiez ce que je dois faire.

- Je ne dis rien, je devine. Et d'abord, qu'est-ce que c'est que cette manie avec ces « Je n'ai pas besoin de vous » ?

Lisbon leva les yeux au ciel et se désintéressa de lui, cliquetant déjà sur son ordinateur pour ouvrir des dossiers. Pas décidé à lâcher l'affaire, Jane se décala de deux pas sur la gauche, de sorte que même en fixant son écran, la jeune femme soit obligée de l'avoir dans son champ de vision. Il eut le plaisir de la voir lever les yeux au ciel encore une fois, et de tourner de grands yeux verts exaspérés vers lui.

- Vous savez, on a toujours besoin de quelqu'un. Quelqu'un pour vous dépanner en thé, quand vous n'en avez plus, quelqu'un pour vous aider lorsque vous avez crevé–

- Je ne bois pas de thé et je sais changer une roue, l'arrêta Lisbon, qui semblait très amusée malgré elle.

- Excusez-moi, j'avais oublié à qui je m'adressais, fit Jane en souriant jusqu'aux oreilles. Donc, je disais qu'on a toujours besoin de quelqu'un. Par exemple, vous avez besoin d'un homme…

- Ja–

- … qui vous cuisine des dîners italiens, poursuivit Jane sans se laisser interrompre, qui vous tienne dans les bras et supporte pour vous les comédies romantiques que vous aimez regarder en secret le soir sur votre canapé beige – mais qui les aimera quand même, qui vous fasse rire et rende votre journée meilleure, qui puisse vous faire oublier votre travail mais avec qui vous pourriez en discuter quand même, qui vous prépare des petits déjeuners au lit tous les matins – pancakes et confiture de myrtille, c'est ça ? Avec un café noir, évidemment… Bref, vous voyez, ce genre de choses…

Lisbon avait légèrement rosit à l'allusion aux comédies romantique, mais elle l'avait quand même laissé terminer son speech, curieuse de savoir de quel genre d'homme il pensait qu'elle puisse apprécier. Après qu'il ait terminé, elle resta silencieuse un moment, réfléchissant sérieusement à tout ce qu'il venait de dire. Puis, un sourire amusé se dessina sur ses lèvres.

- Alors Patrick, vous vous portez candidat ? interrogea-t-elle d'une voix plus grave que d'habitude, utilisant bien évidemment par pur hasard son prénom.

- Qu… Qui ? Moi ? bafouilla le consultant, soudainement très embarrassé. Non, voyons !

C'était énorme ! Patrick Jane était mal à l'aise ! Et grâce à elle, en plus ! Cela ne faisait que renforcer son plaisir à le voir dans tous ces états. Maintenant qu'ils avaient inversé les rôles, il pouvait voir ce que c'était qu'être à la place du perdant ! La brunette laissa encore quelques minutes son consultant balançait son poids sur chaque jambe d'un air gêné avant de briser le silence.

- Tant mieux. Parce que… Elle marqua une courte pause et son sourire s'élargit. Je n'ai pas besoin de vous.

A ces mots, Jane reprit contenance et sourit de bon cœur lui aussi. Bon, il pouvait lui concéder cette victoire. Et puis quand elle souriait comme cela, il était incapable de réfléchir correctement…

- Par contre, je peux vous arranger un rendez-vous avec une très bonne amie à moi, proposa-t-elle en ouvrant le tiroir de son bureau.

Jane éclata de rire en voyant l'objet qu'elle venait d'en sortir et Lisbon, fière de son effet, haussa les sourcils, une moue moqueuse sur le visage.

- Mon amie l'agrafeuse serait ravie de vous rencontrer pour discuter un peu de toutes ses choses personnelles que vous avez dites dur moi…

- Je ne suis pas sûre qu'elle apprécie, répliqua le consultant d'un ton naturel, je n'embrasse jamais au premier rendez-vous.

Lisbon afficha un sourire lumineux qu'il lui rendit avant de quitter la pièce. Alors qu'il retournait vers son canapé, il se demanda si cela ne valait pas le coup de faire en sorte que Lisbon ait besoin de lui un jour où l'autre…

Dans son bureau, la jeune femme le regarda traverser la salle de travail en se demandant s'il agirait pour faire en sorte qu'elle ait besoin de lui. Avec un sourire, elle songea que cela ne la dérangerait pas du tout…


Voilà ! J'ai oublié de préciser également que je ne suis pas très vive niveau écriture donc même si j'ai quelques petits OS en réserve, je ne pourrai peut-être pas poster aussi régulièrement que d'autres personnes plus douées... Sérieusement, comment faites vous pour écrire aussi vite ?

Et je voulais également vous demander votre avis à propos de deux OS. Je les publierai tous de toute façon mais dites moi juste lequel vous préféreriez lire en premier : "Séance de thalassothérapie" ou "Le canapé magique". A vos votes ! lol