Disclaimer : Cet univers ainsi que ces personnages appartiennent à la talentueuse et très niaise- Oups- Stephenie Meyer.

Désolée mais moi 4 tomes sans lemon, ça me donne envie de me rattraper !

Bon, bon, bon… Par où commencer ? Tout d'abord, sachez que je suis nouvelle sur fanfiction, du moins en tant que posteuse officiel de fiction. C'est donc avec un trac immense que je poste ce premier chapitre en espérant qu'il puisse vous plaire.

Ce n'est certes pas la première fiction que j'écris mais bon c'est toujours aussi excitant et effrayant d'écrire sur nouvelle plateforme avec de nouveaux lecteurs ! Bref, je ne m'attarde pas, je ferais une petite biographie, à l'occasion. Bonne lecture !

Enjoy !


CHAPITRE 1

Fort Potentiel.


C'est incroyable de voir à quel point la vie peux changer de manière si radicale, en si peu de temps. Par exemple qui aurait cru que moi qui, il y a quelques heures à peine, flânais dans les rues de Forks, petite bourgade ignorée de tous, serais ici à arpenter les rues, d'une des plus célèbres villes du monde. Personne.

A vrai dire, j'aurais été la personne la moins encline à croire une chose aussi absurde.

_ « Ca fera 40 dollars. » Réclama une voix grasse devant moi. Mais bien trop perdue dans mes pensées et abasourdie par cette nouvelle et inattendue tournure que prenait ma vie, je n'y prêtais aucune attention.

_ « Hé ho ! » Répéta la lourde voix, trainante. Il agita un bras devant mon visage, me faisant reprendre contenance. Je levai les yeux vers l'homme devant moi qui me regardait étrangement.

_ « Excusez-moi. » Commençais-je, gênée. « Je… »

_ « 40 dollars. » Interrompit-il, brusquement, visiblement impatient. Il se retourna et augmenta le son de la radio qui diffusait ce soir un match de baseball apparemment important, gardant seulement une main tendue dans ma direction attendant que je dépose l'argent. Je fronçai les sourcils devant tant de manque de tact. Je lui tendis son du et sortis promptement du taxi.

_ « Et n'oubliez pas votre guitare. » Se crut-il obliger de rajouter, en tapant de ses doigts boursouflés sur le volant.

_ « C'est un violoncelle ! » M'exclamais-je, agacée par l'idiot au crâne dégarni avec qui j'avais du partager un voyage d'une heure.

_ « C'est ça… » Chuchota t'il, en levant les yeux au ciel. « Et bonne chance dans la musique ma petite dame hein ! » Ironisa-t-il en souriant de manière sournoise et mesquine. Je me retins de lui montrer de manière très explicite mon majeur et claquai rageusement la porte en marmonnant des paroles intelligibles. A peine l'avais-je refermée, que déjà le taxi s'engageait dans les rues bondées, me laissant seule sur le trottoir.

Plaçant mon instrument sur mon dos, je me retournai, et fut instantanément éblouie par toutes les lumières de la ville. Je devais avouer que la réputation de New-York n'était pas basée sur des mensonges. De nuit, cette ville scintillait de plein feu.

Je sentais mon rythme cardiaque s'accélérer et mes narines se dilater.

Bella tu l'as voulu, maintenant tu l'as.

Je commençai à marcher en me rappelant vaguement du plan que j'avais feuilleter ce matin même. Trois minutes de marche, deux snacks et un sifflement d'un chauffeur plus tard je trouvais enfin ce pourquoi j'étais venue. Si j'avais pensé être éblouie par New-York, ce n'était rien comparé à ce que je ressentais à présent.

Je levai les yeux devant l'immense bâtiment qui se dressait devant moi et retins mon souffle. Les lumières de l'imposante construction semblaient illuminer toute la ville. C'était dur de croire que c'était réel. Je me tenais pourtant devant l'une des plus fameuses académies des arts du spectacle au monde. Qui aurait cru il y a quelques semaines que j'étais sur le point de franchir les portes de cette école, si inaccessible.

J'étais terrifiée. Des mois de préparation, et c'était comme si tout avait été inutile. Je me sentais bien stupide à l'instant même. La théorie était une chose, la mise en application une autre, foncièrement différente. Et chaque pas que je faisais me le rappelait un peu plus. Des dizaines d'étudiants stagnaient devant le bâtiment, quelques uns parlaient énergiquement, d'autres semblaient se demandaient s'ils devaient rentrer ou non. D'autres encore, musiciens, s'étaient installés à même le sol, et commençai à jouer de leurs instruments, provoquant ainsi, l'attention de pratiquement tous les étudiants restants.

Je me mêlai à la foule anxieuse, pour atteindre le porche, en souhaitant intérieurement de passer inaperçue. Je ressaierai ma prise autour de la bandoulière de mon sac de voyage et soufflai un bon coup.

Je pressai le pas, et me rapprochait dangereusement des lourdes portes en or. Ma main se crispa sur la poignée et je m'autorisai un coup d'œil à la grosse plaque qui résidait sur la gauche de l'entrée. En énorme lettres majuscule s'inscrivaient les mots qu'il suffisait de prononcer pour me faire trembler: " JULLIARD SCHOOL".

Un sourire se dessina sur mes lèvres. Ma vie était la, derrière ces hautes parois de verres, la où des générations d'artistes s'étaient révélées. J'arrangeai les larges brettelles noires sur mes épaules qui soutenaient mon violoncelle et poussaient les portes massifs. D'un pas décidé, je franchis le seuil de La Julliard School.

A peine avais-je posé le pied dans l'établissement que l'air chaud de l'intérieur m'entoura toute entière, réchauffant mes doigts gelés. Je les remuais, frénétiquement. Un flot de lumières inondait le Hall monumental et les étudiants tous aussi pressés les uns que les autres. Des professeurs, attendaient impatients, au pied des deux grands escaliers. Ce n'était ni trop bruyant, ni surpeuplé. C'était juste ...impressionnant.

Je ne savais où donner de la tête, mes yeux balayaient la salle du regard, voulant tout mémoriser, avide de connaissance. Il y aura définitivement des endroits ou tout semblent briller. Des endroits qui aspirent à la perfection absolue.

Tout le monde connait ça. L'herbe est toujours plus verte ailleurs. La Julliard avait toujours été pour moi signe de réussite, de travaille, et de perfection. Ca avait été mon rêve depuis le jour ou j'avais fait glissé pour la première fois mon archet sur le violoncelle qui à l'époque avait du mal à tenir entre mes genoux frêles. Ca avait été un but, une fierté. Je ne comptais plus les nombreuses fois ou je m'étais imaginé passer les portes de la Julliard et découvrir le majestueux Hall, " Le Hall de la Julliard School, chéri!"

J'y étais. Et Dieu! L'herbe était définitivement plus verte ici!

Mes yeux survolaient la salle, incontrôlables. Ils passaient du marbre brut qui faisait office de sol au deux escaliers massifs qui encadraient la salle des deux côtés. C'était majestueux et splendide, comme prévu. Je déglutis, difficilement.

Debout au milieu, j'observai mes voisins avec curiosité. Curieusement le look des chanteurs étaient très différents de celui des musiciens. On y voyait des Amy Winehouse au collant déchiré, et au surplus de maquillage. Des Lee Charter, cloutés d'aciers, et des Norah Jones, à l'aspect Jazz envoutant. Les musiciens, avaient une allure plus romantique. Et pourtant tous étudiaient dans la même école. Je me sentais insignifiante au milieu de tout ça.

Je levai finalement les yeux sur une femme revêche qui devait avoir la cinquantaine. Elle était vêtue de noir et avait des lèvres minces. Un cheveu rare, style vieille fille : La parfaite petite secrétaire. Et comme pour rajouter au cliché, elle avait cet air froid et strict collée au visage. Je me plantai devant elle.

_ « Bonjour. » Commençais-je légèrement, intimidée. Mais elle continua à taper sur son clavier, m'ignorant délibérément. Au bout de quelques secondes, elle daigna lever son regard vers moi et sans gêne me détailla de haut en bas. Elle fronça les sourcils.

_ « Oui c'est pour quoi ? » Demanda-t-elle d'une voix nasillarde particulièrement désagréable.

_ « Bonjour. » Dis-je. « Mon nom est Isabella Swan, je suis inscrite ici, serait il possible de retirer mon emploi du temps et mon numéro de chambre, s'il vous plaît. »

_ « Je vois...C'est à quel nom déjà. » Me questionna -telle en feuilletant des dossiers.

_ « Isabella Swan. » Répétais-je, impatiente d'en finir.

Elle trifouilla dans des tas de feuilles pendant ce qui me sembla être une éternité.

_ « Le voici. » S'agita-t-elle. Ses yeux balayèrent la feuille. « Isabella Swan. » Prononça telle. « Violoncelle, n'est ce pas? »

J'acquiesçai.

_ « Chambre 306. »Repris-telle. « Voici votre clé. Et votre emploi du temps. »

Je me saisis de la petite clé en or, et de la feuille, qu'elle me tendait.

_ « Ou en étais-je, se questionna -telle, ah oui! Votre ticket! »

_ « Mon ticket. » Répétais-je, l'air confus. Elle me fusilla du regard et un air suffisant prit place sur son visage abimé par les nombreuses rides faites par le temps.

_ « Oui votre ticket, pour retirer vos livres! » S'impatienta-t-elle en me gratifiant d'un regard dédaigneux.

_ « Euh... Très bien...Merci. » Dis-je. Elle reporta de nouveau son attention vers son ordinateur.

_ « Ils prennent vraiment n'importe qui aujourd'hui. » Marmonna-telle.

Pour qui se prenait-elle ? Elle avait sérieusement besoin d'une leçon !

_ « Je suis tout à fait d'accord avec vous. » Résonna une voix à mon côté. Je me tournai. Perchée sur des talons d'une dizaine de centimètre, se tenait une fille à la chevelure dorée.

Elle tourna son visage vers moi et je pus dire qu'elle était vraiment belle. Une beauté qui fait presque mal aux yeux. Je ne saurais dire ce qui était le plus susceptible de rendre n'importe qu'elle fille soumise à la comparaison, jalouse : Son petit nez retroussé, ses lèvres pleines ou ses pommettes hautes et ses grands yeux bleus ? Les autres filles pouvaient ranger leur numéro de charme dès maintenant, il serait inutile face à elle. Elle me fit un clin d'œil puis redirigea son attention vers la secrétaire.

_ « Je suis d'accord avec vous, les employés ne sont plus ce qu'ils étaient. Ils engagent vraiment n'importe qui maintenant. » Dit la blonde d'un air détaché.

La femme se raidit et vrilla son regard dans celui de ma voisine.

_ « Et à qui dois-je cette charmante analyse ? » Ironisa telle. La tension se sentait dans sa voix.

_ « Rosalie Hale, Madame. » Sourit-elle.

_ « Je présume que vous souhaitez votre dossier. »

Ladite Rosalie soupira.

_ « Oui, s'il vous plait. »Dit-elle avec un faux sourire.

Mes yeux allaient de l'une à l'autre à l'instar des matches de boxe que je regardais avec mon père. Mais cette fois les deux adversaires étaient loin d'être du même niveau. Cette Rosalie Hale m'impressionnait par son assurance. La femme se hâta de trouver son dossier.

_ « Rosalie Hale...Art dramatique... chambre 309, 3eme étage, voici votre emploi du temps, votre clé et votre ticket. Savez-vous à quoi il sert ou est-ce trop dur de compréhension pour vous? » Demanda telle, en regardant alternativement Rosalie, et moi.

_ « Je crois que ce sera bon... Merci infiniment, pour votre rapidité et votre professionnalisme. Pour arriver à un tel niveau, je suppose qu'il faut des années de pratique non?... cinquante ans? Soixante?...Non...soixante-cinq ? » S'indigna Rosalie, suggérant explicitement que la secrétaire était âgée.

Cette dernière réflexion m'arracha un sourire. Si les regards pouvaient tuer Rosalie serait déjà six pieds sous terre. La vielle secrétaire donnait l'impression de devoir faire preuve d'un grand contrôle de soi pour s'empêcher d'arracher les cheveux de cette Rosalie. Elle bouillonnait de rage.

_ « Vous n'avez donc rien d'autre à faire. » Cracha-t-elle en vrillant son regard dans le mien.

_ « Si bien sûr. » Répondis-je, en rassemblant mes affaires.

_ « A bientôt. » Salua Rosalie, fière d'elle. Elle se retourna vers moi et me fit de nouveau un clin d'œil. Et dans un geste synchronisé nous nous sommes dirigés vers les grands escaliers. Elle me tendit une main.

_ « Bonjour, Rosalie Hale, art dramatique. » Je compris que c'était la façon de se présenter ici.

_ « Oui, j'avais compris. » Ris-je. « Bella Swan, violoncelle. »

_ « Enchantée. » Sourit-elle. « Musicienne, donc. Si je n'aimais pas autant le théâtre, j'aurais voulu être musicienne. » Je souris. Nous commençâmes à monter tranquillement.

_ « A propos, merci pour tout à l'heure. » Dis-je.

_ « C'était avec plaisir...Ces fonctionnaires ont définitivement besoin d'être remis à leur place. Il suffit de leur donner un minimum de pouvoir pour qu'ils se croient supérieur et écrasent les autres. » Souffla-telle.

_ « Expérience vécue? » M'amusai-je. Elle rit.

_ « Quel est ton numéro de chambre », elle demande.

_ « Hum... Je jetais un coup d'œil à la clé... chambre 306.»

_ « Je suis à la 309. »Expliqua-t-elle.

Nous débouchâmes sur un long, et chic couloir. Elle et moi regardâmes de chaque côté pour trouver notre numéro. Le côté droit rassemblait apparemment les nombres pairs et le gauche, les nombres impairs. Je trouvai finalement ma chambre et Rosalie la sienne. Comme prévu, elle était du côté opposé, trois chambres plus loin. Nous échangeâmes un regard et je pénétrai à l'intérieur.

La chambre était simple mais jolie. Le sol était du parquet en bois, d'une couleur sombre. Ce même bois recouvrait à certain endroit le mur. Les parures de lits, elles, étaient dans les tons taupe. La chambre était symétrique: De chaque côté résidait un lit, une armoire et un bureau. Il y avait entre les deux lits, une porte que je devinais être la salle de bain. Je marchai jusqu'au lit, retirai mon violoncelle, et m'affalai littéralement sur le lit de droite. La chambre était vraiment spacieuse.

J'imagine qu'au prix ou elle est, elle peut. Songeai-je, en me demandant soudain avec qui j'allais partager ma chambre. Je posais ma tête sur l'oreiller et fermais les yeux. J'avais besoin de ça pour bien enregistrer tout ce qui était en train de m'arriver. Un sourire niais naquit sur mon visage.

Un bruit de serrure retentit alors que je me relevai. La porte s'ouvrit sur une fille qui ne devait pas avoir plus de mon âge. Elle jura quand sa clé resta coincée dans la porte, et la refermai finalement violemment. Sa bouche forma un O, quand elle se retourna, apparemment très surprise de me voir.

En la regardant de plus, près, je m'aperçus qu'elle ne devait pas m'arriver bien plus que haut que la poitrine. Elle passa une main énergique dans ses cheveux bruns, coupés court, coiffés en pics. Je notai que sa peau était aussi blafarde que la mienne, ce qui faisait ressortir la couleur miel de ses yeux. Elle avait un petit nez, et de jolies lèvres pleines. Cette école n'acceptait donc que des mannequins? Comment avais-je réussi à entrer?

D'aspect générale, cette fille faisait pensait à une fée. Un petit sourire malicieux se dessina sur ses lèvres.

_ « Bonjour. » S'exclama-telle, en s'avançant vers moi, gracieusement. « Je suis Alice Brandon. »

_ « Bella Swan. » Répondis-je, simplement.

_ « Donc...C'est toi ma colocataire ? » Me demanda-telle, visiblement excitée.

_ « Navrée. » Rigolais-je. « Mais ça m'en a tout l'air. »

Elle rit. Timidement, elle posa sa valise sur le côté et partit s'asseoir en face de moi. Elle balaya la pièce du regard d'un œil appréciateur, alors qu'elle était penchée sur son lit, les mains accrochées aux bords de celui-ci.

_ « C'est plutôt chouette. » Conclut-elle, en se levant. J'acquiesçai, légèrement intimidée.

_ « Alors, tu es ici pour quelle activité ? » Demanda-t-elle, avec curiosité, en revenant de la salle de bain.

_ « Je fais du violoncelle. » Répondis-je en désignant l'instrument en question du doigt.

_ « Une musicienne, génial! » Elle semblait néanmoins déçue.

_ « Qu'y a t-il? » Demandai-je, confuse.

_ « Non, rien, rassures toi c'est juste que j'aurais aimé avoir quelqu'un que je connais dans la même section que moi. » Répondit-elle, en jouant nerveusement avec ses doigts. « Je suis en Danse. » Expliqua-t-elle, en jouant nerveusement avec ses clés du bout des doigts. « C'est super. » Continua-t-elle. « A vrai dire j'avais peur de tomber sur une petite écervelée mais ça n'a pas l'air d'être le cas. » Dit-elle, soulagée.

_ «Tu ne me connais pas… peut être que j'en suis une » Contrai-je.

_ « Non, je le sens » Sourit-elle en tapotant du doigt son nez en dévoilant une rangées de dents impeccables.

_ « De toute façon, je doute qu'il y en ait... Pas à la Julliard. » Rétorquai-je. Elle partit dans un rire ironique.

_ « Oh! Je te garantie qu'il y en a, à souhait. Les garçes c'est comme les champignons. Ca pousse de partout et ça se répand très vite. Il y aura toujours des pestes. Ici plus qu'autre part crois-moi, étant donné qu'il y a de la concurrence… » Elle fit un geste de la main pour accompagné ses paroles.

_ « Et ben. Soufflai-je. La Julliard devrait peut être pensé à le mentionner sur sa brochure. En prévention. » Ris-je. « Moi qui pensais que les gens ici étaient solidaires. »

La encore, elle éclata de rire.

_ « Fait moi penser un jour à te parler de Lauren Mallory ». Dit-elle, en secouant la tête comme pour faire disparaitre un mauvais souvenir.

_ « Ah. Et qui est-ce? »

_ « Tu le sauras bien assez tôt. » Soupira telle. « C'est comme les profs, en réalité, c'est eux qui mettent le plus de pression. Si tu es douée, ils t'adoreront mais le mot faiblesse ne semble définitivement pas faire parti de leur vocabulaire. » Dit-elle. Voyant mon air choquée, elle rajouta. « Ils ne sont pas tous comme ça, rassures toi, les profs de danse sont généralement les pires. »

_ « Tu… » Mais je fus coupée. Un coup à la porte, nous fit relever la tête. Nous échangeâmes un regard surpris avec Alice puis elle indiqua à la personne de rentrer. La porte s'ouvrit.

_ « Je dérange, peut être. » Demanda Rosalie, confuse à l'encadrement de la porte.

_ « Non, non tout va bien. » Dis-je. « Rosalie je te présente Alice, ma colocataire. Alice, voici Rosalie. » Soufflai-je.

_ « Salut. » Firent-elles à l'unisson.

_ « Vous vous connaissez depuis longtemps. » Interrogea Alice.

_ « Non, nous nous sommes croisés à l'accueil et elle m'a aidé pour une affaire...de fonctionnaire. » Répondis-je. Rosalie et moi eûmes un sourire.

_ « Oh! Vous parlez sûrement de cette vieille peau en bas? J'ai cru que j'allais lui faire ravaler son tailleur miteux tout droit sorti d'un magasin de prêt-à-porter. Et ses cheveux ! Vous avez vu ses cheveux? Quelle laque achète telle donc pour avoir un résultat aussi horrible. » Cracha Alice

Rosalie rit devant l'exaspération d'Alice.

_ « Je pense que l'on va s'entendre. »Dit-elle à l'attention d'Alice.

_ « Vous connaissez des gens dans l'école », je demande.

_ « Absolument personne. » Souffla Alice, l'air désespéré.

_ « J'ai mon frère, Jasper, en section danse. » Dit -Rosalie en s'appuyant sur l'encadrement de la porte.

_ « C'est vrai? S'exclama Alice. Je le suis également. Et ...comment il est ton frère. »

Rosalie s'esclaffa, devant la non gêne d'Alice. Et rentra dans son jeu.

_ « Oh! » Rosalie plaça sa main sur son cœur. « C'est un passionné. Il est mystérieux et ténébreux. Son talent n'a d'égale que sa beauté. » Récita Rosalie.

_ « Wow, je suis bluffée... Quel est son numéro de chambre ? » Demanda Alice, sournoisement.

_ « Pour ça tu te débrouille, ma vieille. Tu n'auras qu'à le lui demander demain! »

_ « Quel heure est-il. » Me demandai-je. Je jetais un coup d'œil à ma montre. 18h30, dis-je tout haut. « A quelle heure est le discours. »

_ « 19h00, il me semble », dit Alice. « On commence à descendre. » Proposa-t-elle.

[...]

Nous étions assises dans un des grands théâtres de l'école. La pièce baignait dans la lumière grâce aux très nombreux projecteurs. La salle était remplie d'élèves. Logique, en même temps. Nous étions assises, au centre de la salle, sous la demande d'Alice, qui nous avait assuré que les places du fond ne nous permettraient pas d'entendre et que de devant se trouvait l'infâme Lauren Mallory et sa bande. Je ris. On se serait cru au lycée, tellement la situation me rappeler les histoires de filles séparées en plusieurs groupes, qui vous classaient soit parmi les populaires, les passe-partout, ou pire que tout, les geek. Les discutions et les rires de la foule impatiente, se faisaient entendre.

_ « Arg! » Me plaignais-je. « Ne peuvent-ils pas juste commencer! » Je m'installais plus confortablement dans le siège rouge carmin, et fermaient les yeux.

_ « C'est toujours la même chose. » Soupira Rose.

_ « Au fait, tu ne nous as pas dit, mais avec qui partages-tu ta chambre Rosalie. » Demanda Alice, en se tournant brusquement vers elle. J'ouvrai les yeux.

_ « Euh une certaine Kate...Plutôt sympathique, elle est en théâtre aussi. » Répondit Rosalie, le regard dans le vide. « Ah. » Poursuis-telle. « Il y a du mouvement en bas. »

En effet, plus bas vers l'estrade, des dizaines de professeurs étaient alignés à la droite du Co-directeur. Puis la directrice, Liliana Stoner, fit son entrée sous des applaudissements. Elle remercia tout le monde puis débuta la présentation, insistant sur le rythme harassant du travail imposé aux élèves. Elle nous déconseilla donc fortement d'exercer une quelconque activité artistique en dehors de l'école.

Le Co-directeur prit ensuite le micro, en la remerciant longuement mais déjà je ne suivais plus, tellement que j'étais fatiguée par le voyage.

Au bout de quelques minutes d'inattention, Je ressentis une gêne. Je me sentais épiée, je la ressentais déjà depuis de longues minutes. Je me tournai, cherchant le propriétaire. Puis, comme attirés, mes yeux dérivèrent vers ma gauche. Je scrutais par dessus mon épaule le plus discrètement possible et rencontrai deux émeraudes vertes, qui me scrutaient sans gène.

Je quittai ses yeux pour me concentrer un peu plus sur ses traits. Il était vraiment magnifique, non en fait il était beaucoup plus que ça. Ce que l'on remarquait le plus après ces yeux était sans doute ses cheveux, cette tignasse bronze, faussement décoiffée, qui me donnait terriblement envie d'y plonger les mains.

Son nez droit, sa mâchoire carrée, c'état à croire que tout en lui était sublime. J'étais éblouie. Je remontai vers ses yeux et vis qu'il n'avait soi-dit-en passant pas arrêter son examen de moi. Je baissai les yeux, gênée, et sentis la chaleur envahir mes joues. Je me tassais un peu plus dans mon siège. Rosalie releva un sourcil, interrogateur.

_ « Qu'y a-t-il ? » Chuchota-telle, en se penchant vers moi.

_ « Rien. » Mentis-je. « J'ai juste hâte d'aller rejoindre mon meilleur ami. »

_ « Qui ça ? » Continua –telle, de plus en plus intriguée.

_ « Mon lit. » Baillai-je, en m'étirant. Elle pouffa doucement. Des applaudissements retentirent dans toute la salle, annonçant la fin du discours. J'applaudis, pour la forme. Tout le monde se leva, et la pièce se vida peu à peu.

Je risquais un rapide coup d'œil vers ma gauche et fus soulagée de voir que le bel inconnu ne me prêtait plus aucune attention. Je vis juste sa chevelure cuivrée. Il discutait apparemment avec deux autres garçons.

_ « S'il vous plaît les filles, dépêchez ! » Je veux rentrer. Les pressai-je.

Elles accélèrent le pas, en riant. Nous nous dépêchâmes de monter sans tarder. Les couloirs étaient bondés d'étudiants aussi pressés que nous, apparemment.

_ « Bonne nuit les filles. » Dit Rose, en se frottant les yeux, une fois que nous étions arrivés devant la porte.

_ « Bonne nuit. » Répondîmes Alice et moi, en rentrant à l'intérieur.

Nous nous écroulâmes « gracieusement » sur le lit en grognant.

_ « Je pense qu'il devrait intégrer des hommes de chambre à l'école, deux dans chaque chambre. » Commença-telle. « Chargés, de nous mettre au lit. » Pouffa-telle, à demi consciente.

_ « Et j'imagine que les critères d'embauche seraient…Attends laisse moi une minute…Beau, sculpté comme un Dieu, qui ne parle pas, et…Qui sait se servir de ses mains ? » Proposai-je en rigolant.

_ « Oui ! » S'agita-telle. « Dès demain j'irai proposer le projet, à l'école ! »

_ « Oh ! Comme c'est désolant, tu va être renvoyée avant même d'avoir pu assister à un cours. » Lui dis-je

_ « Mouai…A propos de Dieu vivant… J'ai hâte de rencontrer le frère de Rosalie. Si les parents ont fait un aussi bon travail pour lui que pour elle, je n'ose même pas imaginé à quoi il doit ressembler. »

Mon rire fut étouffé par l'oreiller. Je soupirai et sortis la tête avant de tourner mon visage vers Alice.

_ « D'ailleurs. » Poursuit-elle, « J'ai déjà repéré quelques mecs beaux comme l'enfer. »

_ « Alice ! Tu es venue à la Julliard pour tes talents de danseuses, s'ils existent, ou bien pour profiter des étudiants de leur établissement. » M'amusai-je.

_ « Hé ! Premièrement ! Ne doute jamais de mes talents de danseuses. » Elle me lança un oreiller. « Et deuxièmement chère Bella, l'un n'empêche pas l'autre. Je suis sûre que le beau Jasper pourrait vraiment m'aider à progresser. Pour danser un tango par exemple. » Un sourire béat apparu sur son visage d'ange.

_ «Alice. »Dis-je, blasée. « Je ne veux plus rien entendre. »

Elle rit d'autant plus face à mon geste.

_ « Enfin. Tout va bien. Je suis à la Julliard avec une colocataire génial, un peu coincée, mais génial. » Cette fois c'est moi qui lui balançais l'oreiller. « Et nous sommes entourés de mâles à fort potentiel. » S'extasia-telle.

Oui. Des mâles à fort potentiel. Elle ne croyait pas si bien dire. Je crois que le garçon à la tignasse bronze faisait partie de ce qu'on pouvait appeler un fort potentiel.


Impressions ? J'attends et appréhende vos avis.