Auteur : lifelesslyndsey

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Humour/Hurt/Comfort

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à lifelesslyndsey. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Bêta : GingerRin...Merci Marine!

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 9: Garcepire -

-PoV Peter-

"J'ai cru sentir ton cœur battre," me dit Bella, rompant le silence. Sa joue était pressée contre ma colonne vertébrale et sa main était sur ma queue qui était en train de ramollir. Cette saleté essayait de résister. "Comme un battement d'ailes."

Mes ailes, pensai-je, mais je ne lui dirais pas ça; je ne lui confesserais pas ça, parce que n'étais-je pas déjà un monstre? Je ne voulais pas prouver que Dieu existait à quelqu'un de si amère, si perdue, si blessée? Et je ne pouvais pas lui dire ce qu'IL avait prévu, je ne pouvais pas lui promettre que tout irait bien. Je connaissais mon Père; IL ne lui aurait jamais intentionnellement fait traverser tout ça; c'était les Vampires qui avaient interféré avec ce qu'IL avait prévu pour elle. Et c'était pour ça qu'elle était si brisée, et maintenant je lui faisais la même chose.

Elle laissa ses ongles griffer ma cuisse, me faisait grogner doucement avant de glisser sous mon bras, toujours tendu contre le mur, pour se plaquer contre mon corps et poser sa tête sur ma clavicule. "Alors...les orgasmes. Plutôt géniaux, hein?"

Je reniflai; la tête me tournai et j'avais oublié comment faire pour parler. Tout mon corps ressemblait à Hiroshima après l'explosion de la bombe A, rien d'autre qu'un fracas de pièces brisées qui ne se remboîteraient plus jamais, j'en étais sûre. Et il me fallut moins d'une demi-seconde pour réaliser que c'était agréable. Ma peau brûlait, mes os picotaient, et j'avais l'impression que c'était ce qui ressemblerait le plus au sommeil pour moi.

"Génial," répondis-je, soudainement nerveux. Les performances de tout genre n'avait jamais vraiment été mon fort, et je ne connaissais absolument pas les pas de la danse que Bella avait commencé. Je ne saurais pas quoi faire d'une chatte si elle s'asseyait sur mon visage.

Enfin, j'en avais une bonne idée mais...

Bella, égale à elle-même, sembla remarquer ma tension et se pressa plus fermement contre moi, comme pour essayer d'absorber la gêne de ce moment dans sa peau. "Ne t'en fais pas pour ça, okay? C'était juste pour toi."

"Ce genre de chose devrait être réciproque," répliquai-je diplomatiquement; pas certain d'apprécier qu'elle me donnait une issue de secours sur un plateau d'argent. C'était émasculant et je n'aimais pas être une garcepire. "Tu ne veux pas..."

"C'est les médicaments..." marmonna-t-elle contre mon torse, et je sentis le sang lui monter aux joues. Elle était gênée et n'était-ce pas un véritable soulagement pour moi? "Je sais que je suis complètement excitée là, parce que bordel, Peter, t'es sexy. Genre, viril, baraqué sexy. Et tu grognes. Et je viens juste de te branler dans la douche. Donc je sais que je suis excitée, mais je ne le sens pas. C'est un des effets secondaires. Un pieu en bois proverbiale dans le cœur de ma libido."

Si mes épaules s'affaissèrent, ben ce fut pas de ma faute. Logiquement, je savais que ça n'avait rien à voir avec moi, et qu'elle me disait la vérité au sujet de ses médicaments. Mais bordel, mon égo était un concept relativement nouveau pour moi, et elle venait juste de le descendre d'un seul coup.

"Ça le fait pas pour toi, eh?" demandai-je, d'une voix que j'espérai taquine. Mais ce ne fut pas le cas, et si je dois dire la vérité, ce fut un petit peu embarrassant. Apparemment, elle n'avait pas besoin de m'émasculer pour que des ovaires remplacent mon look 'sexy, viril et baraqué'.

"Oh non. Tu le fais pour moi. Tu fais toute sorte de choses à mon corps. Crois-moi, une bonne partie de mon esprit veut t'arracher tes vêtements pour que je puisse me baiser sur ta queue. Mon corps, cependant, n'est pas d'accord. Donc, ouais, ne le prend pas personnellement parce que j'ai vraiment envie de te sauter jusqu'à ne plus marcher droit, mais peut-être pas dans la douche. Une partie de jambes en l'air dans la douche craindrait vraiment pour une première fois et ce genre de chose devrait être spécial. J'ai déjà ruiné ton premier baiser. Tu sais, le vol de vertu ne devrait pas être pris à la légè-mmph."

Pour être tout à fait honnête, j'avais probablement arrêté d'écouter après qu'elle m'ait annoncé qu'elle voulait se baiser sur ma queue. Après ça, ma tête avait été pleine de bruit blanc avant que je ne réalise qu'elle était toujours en train de parler et que si jamais elle me posait une question, je ne saurais pas quoi lui dire. Donc je fis de mon mieux pour improviser et la fit taire avec un baiser.

Je la poussai doucement, la plaquant contre le mur de la douche. L'eau, étonnamment, était toujours chaude, et des volutes de buée s'enroulaient autour de mon corps froid avant d'avaler Bella, comme ces ridicules descriptions d'Anges dans les nuages. Ou de vampires dans la brume. Je me plaquai contre elle, soudainement curieux de voir à quel point nos corps s'emboîtaient bien.

Elle avala chaque grognement qui m'échappa, caressant prudemment ma langue de la sienne, mais ne s'approchant jamais de mes dents. Je serais toujours en charge des baisers réalisai-je, et j'eus soudainement envie de devenir un Maître dans l'art d'embrasser. Je pressai ma bouche plus fermement contre la sienne, imitant ses gestes avec plus de force, baisant sa bouche avec ma langue jusqu'à ce que des petits gémissements et soupirs commencent à lui échapper. Je me reculai pour la laisser reprendre son souffle et fut ravi de constater que ses pupilles étaient dilatées, un noir profond engloutissant presque tout le chocolat de ses yeux, ses joues étaient complètement rouge et sa bouche était toute mouillée. C'était un bon look pour elle et c'était moi qui lui avait fait ça.

Et juste comme ça, mon ego fut fermement remis en place.

"Tu n'as pas joui," me dit-elle soudainement, me prenant par surprise. Parce que si, si j'avais joui, il y a cinq minutes environ. J'étais plutôt sûr que je n'étais pas censé rejouir pour au moins quinze minutes. Peut-être dix si on essayait vraiment de toutes nos forces.

"Si j'ai joui."

"Non, t'as pas joui. T'as carrément tiré à blanc. Je m'attendais à...je sais pas. Je n'ai jamais vraiment pensé aux fluides corporels des vampires."

"Tout ce qu'on a c'est notre venin. Et le sang qu'on boit. Estimes-toi heureuse que ce n'était ni l'un ni l'autre," répondis-je, sans vraiment prendre la peine d'y réfléchir parce que, d'une manière ou d'une autre, j'avais enfoui mon visage dans le creux entre son cou et son épaule, et avec la chaleur de la douche, et un peu moins de médicaments dans le sang, Bella sentait vraiment, vraiment bon.

Vraiment bon.

"Pe...Peter...qu'est-ce que tu fais?" souffla Bella, ses doigts agrippant fermement mes cheveux. J'entendis sa question, et lorsque je me posai la même, Peter, qu'est-ce que tu fais?, je découvris que j'étais en train de lui lécher le cou.

J'étais en train de lui lécher le cou.

Et elle aimait ça.

Oh, je pouvais le sentir. Juste à peine, sous la buée et la transpiration et l'odeur de Jacob sur Bella. L'odeur était plus forte que celle de son sang, mais si subtile que j'aurais pu la manquer si je n'avais pas réalisé ce que c'était. L'odeur du sexe et d'une femme, et oh mon Dieu.

"Oh."

Elle éloigna doucement mon visage de son cou, et glissa sa tête sous mon menton. "Ce n'est probablement pas une bonne idée..."

"Non," répondis-je. "Mais je veux..." Te mordre? Te baiser? Te lécher encore un peu?

"Je sais. Et un jour, peut-être que tu pourras. Mais pas maintenant. Pas comme ça." Sa réponse lui vint facilement, comme si elle répondait à mes trois options, et cette idée ne me fit que plus peur.


Le reste du voyage fut calme, mais je sentis un changement négatif se faire même si je ne réussis pas à mettre le doigt sur la cause exacte de ce changement. Quelques heures plus tard, Bella revint de La Push sentant le chien mouillé et les larmes. Elle entra dans la maison, ses bras serrés autour d'elle et se força à me faire un sourire.

"Qu'est-ce qui s'est passé?" demandai-je immédiatement, en posant mon ordinateur portable sur la table basse. J'avais essayé de travailler un peu et heureusement que j'étais riche parce que je serais complètement ruiné à passer tout mon temps avec Bella.

"Rien," marmonna-t-elle en se glissant immédiatement entre mes bras tendus malgré tout. Elle pressa son visage couvert de morve contre mon torse, et je ne trouvais même pas la volonté d'être dégoûté. "Je me suis disputée avec Jacob. Il n'est pas heureux de mes choix de vie."

Je posai mon menton sur le somment de sa tête et lui caressai les cheveux. "Est-ce que c'est à cause de moi? Je peux comprendre son déplaisir."

Elle renifla, un souffle d'air chaud me brûlant le torse. "Ça n'a pas commencé avec toi, je ne t'ai pas impliqué là-dedans, mais lui a fait de son mieux pour t'impliquer."

"Est-ce que tu veux m'en parler?" lui demandai-je gentiment, en attrapant sa joue pour lui faire lever les yeux vers moi. Ses cils étaient mouillés et brillants de larmes. "Ou dois-je attendre que Jacob me le dise? Il arrive."

Elle grogna et fit volte-face dans mes bras pour se précipiter vers la porte. Jacob se tenait de l'autre côté, gigotant avec culpabilité, la main levée pour toquer lorsque Bella ouvrit.

La colère de Bella fondit comme la neige au soleil et de ma position en retrait, je fus forcé d'assister à un jeu que je ne compris pas. Elle pleurait à nouveau, et il l'écrasa dans ses bras, s'excusant encore et encore dans un souffle.

"Je suis si désolé Bella, si désolé. Je ne le pensais pas. Je t'aime, tu sais que je t'aime. Je t'aime depuis que j'ai quatorze ans. Tu es un membre de ma famille, et je n'arrêterais jamais, jamais de t'aimer, mais s'il te plaît, s'il te plaît, écoute-moi, ça n'a pas à se finir comme ça, il n'a pas à-"

"S'il te plaît," souffla-t-elle en tournant la tête. "S'il te plaît, je ne veux pas en parler. Pas ici, s'il te plaît Jacob, pas maintenant, si tu m'aimes..."

Oh, pensai-je, sentant une démangeaison familière dans mon crâne. Même si je ne connaissais pas les détails, je savais de quoi ils parlaient. Le Secret. Cette chose que Bella ignorait toujours prudemment, cette chose qu'elle évitait de mentionner à tout prix. C'était ça qui me démangeait parce que je savais que c'était quelque chose d'important, mais je ne savais juste pas quoi. Apparemment, ça pourrait avoir un rapport avec moi, mais je me sentis être poussé dans les ténèbres, comme si je n'existais pas dans la pièce, et que je n'étais pas en train de regarder un accident de train métaphorique.

Les épaules de Jacob s'affaissèrent. "Mais...tu n'as pas à faire ça."

"Non." Elle secoua la tête.

"Tu peux revenir," dit fermement Jacob, comme si c'était débatable. "Tu pourras toujours revenir à La Push pour vivre avec nous. La Meute t'aime, Bella. Tu as des options. On prendra soin de toi. Je t'aimerais toujours. Pitié, pitié, pitié, ne m'abandonne pas comme ça."

"Quelles options, Jacob? Quelles sont mes foutues options?" rigola-t-elle d'une voix froide et amère. "Non! Je t'interdis de le dire! Espèce de connard! Si tu lui dis quoi que ce soit, Jacob Black, je ne t'adresserais plus jamais la parole. Ne lui fais pas ça, pas à lui! Je ne te laisserais pas lui faire du mal." Elle frappa faiblement ses poings contre le torse musclé de Jacob, et je me sortis de mon exil silencieux pour l'arracher aux bras de Jacob.

"Non. Tu vas lui faire du mal toi-même," répliqua Jacob d'une voix rauque. "Continue à lui mentir, Bella, et un matin, il trouvera ta maison vide, comme ça m'est arrivé. Super idée."

Et c'était quoi ça? Etait-elle en train de me protéger? De quoi? Etait-ce même de moi qu'ils étaient en train de parler? Je détestai le voile que Bella avait étendu sur mon esprit, dissimulant tous les secrets et tous les détails de sa vie. Jamais, jamais de toute mon existence m'étais-je sentis si...ignorant. Et Jacob, il sembla prendre sa menace sérieusement parce qu'il la poussa dans le creux de mes bras avant de lui caresser les cheveux de ses longs doigts bronzés et de me lancer un regard implorant.

"Elle va nous abandonner tous les deux," souffla-t-il, des larmes étranglant sa grosse voix, et il secoua ensuite la tête, comme pour se remettre les idées en place, avant de s'élancer hors de la maison.

La maison sembla plus sombre après ça, alors que je portai Bella, qui reniflait et pleurait doucement à l'étage. Je l'allongeai sur le lit, jetai ses chaussures dans un coin de la pièce et lui enlevai ensuite son jean. Elle m'attira dans le lit et se roula en boule contre moi, son dos brûlant pressé contre mon torse.

"Je ne te poserais pas de questions," lui promis-je, et ce fut apparemment la bonne chose à dire parce que son corps se détendit, fondit contre le mien et elle entrelaça nos doigts avant de presser nos mains contre son coeur. "Tu me le diras un jour, non?"

Le silence aurait pu durer un an au lieu d'une seconde, et je suis sûr que ça m'aurait fait toujours aussi mal. Je ne compris pas cette douleur; ce ne fut pas physique mais juste quelque chose, à l'intérieur de moi qui sembla vide et emplis de flammes à la fois.

"Oui," souffla-t-elle, et la douleur sembla se calmer, mais mon torse était toujours douloureux.

"Je ne veux pas que tu m'abandonnes." Nous murmurions maintenant, et mes mots ressemblaient à une dernière confession pressés contre ses cheveux. Je pouvais presque voir mes tripes apparaître sur la table alors que je lui avouais mes secrets. "Je ne t'abandonnerais jamais."

Comment le pourrais-je? Quelque chose chose avait changé en moi, je ne pourrais plus jamais redevenir la personne que j'étais avant. Je n'étais plus une créature solitaire; je ne pouvais plus rester seule. Toute ma personne avait été remodelée autour de Bella au cours du dernier mois; c'était comme de respirer de l'air pur pour la toute première fois. J'étais quelqu'un maintenant. J'étais Peter pour Bella. Ce n'était pas un nom, un titre donné à un Ange ou à un soldat. J'étais Peter, une personne. J'étais quelqu'un pour Bella, et je ne pourrais jamais, jamais renoncer à ça.

De nouvelles larmes recouvrirent l'intérieur de mon coude, là où elle pressa son visage pour étouffer ses sanglots, et la douleur dans ma poitrine enfla, et je ne compris rien à ce qui se passait. Mais ce n'était pas comme si savoir ce qui se passait améliorait magiquement la situation. Parfois l'ignorance était une véritable bénédiction.

"Peter..."

Je la fis taire et la tournai dans mes bras pour la forcer à me regarder. Elle avait les yeux injectés de sang et était aussi horrible que n'importe quel autre humain en train de pleurer. "Chut. Je t'ai dis que je ne poserais pas de questions, et je n'en ferais rien. Je veux juste que tu saches que...je voulais juste que tu le saches," finis-je, une partie de ma déclaration flottant silencieusement entre nous.

"La ferme, Peter," grommela-t-elle contre mon torse et je reniflai de rire dans ses cheveux. "Merci."

"De quoi?"

"De ne pas poser de questions."


Notre virée à Forks fut interrompue lorsque la manager de Bella l'appela pour l'informer qu'il y avait des risques d'inondation dans le quartier de Bella. Elle avait déjà engagé des déménageurs pour monter toutes les affaires de Bella à l'étage; Bella passa un bon quart d'heure à exiger qu'ils portent des patins et à prévenir que s'ils mettaient la moindre trace de boue dans sa maison, elle les tuerait.

"Alors," me dit finalement Bella, "je pense que je vais juste me prendre une chambre à l'hôtel Hilton le plus proche, peut-être une chambre avec un jacuzzi. Histoire de me faire un petit film-Monstrathon."

"Tu veux dire un filmarathon d'horreur?" demandai-je en sentant l'étrange douleur renaître en moi alors que les mots de Jacob Black résonnaient dans mon esprit, Continue à lui mentir, Bella, et un matin, il trouvera ta maison vide, comme ça m'est arrivé. Je fus submergé par l'étrange envie de ne plus jamais la quitter des yeux.

"J'aurais pas peur si t'es là," me dit-elle avec un large sourire. "Mon propre scintillepire personnel."

"Reste avec moi," soufflai-je soudainement, avant de réaliser que même si ma bouche parlait de l'instant présent, mon cerveau voyait plus loin. "Chez moi, je veux dire. Ce soir. Passe la nuit chez moi. Avec moi."

Elle me lança un regard amusé, ses lèvres étirées en un demi-petit sourire me disant clairement n'es-tu-pas-mignon-quand-t'as-l'air-stupide. "Peter, est-ce que ta maison est habitable au moins?"

"J'habite dans ma maison?" répondis-je, mes mots se tournant en question et son petit sourire t'es-mignon sembla s'élargir à cause de ma confusion.

"Ouais, mais est-ce que tu as genre...un lit, et je sais pas...du papier toilette. Les trucs dont les humains ont besoin."

Une grimace involontaire tordit mon visage parce que, putain, je voulais pas l'imaginer en train de chier. Vraiment pas. Je veux dire, je savais que c'était un truc d'humain, mais même lorsque j'étais presque-humain, je ne m'étais jamais intéressé aux besoins corporels.

Elle rigola, se tapant la cuisse alors que je prenais notre sortie, "Tu vois, tu ne peux même pas supporter l'idée que je risque de chier dans tes toilettes vierge."

"La ferme," grommelai-je. "Et de toutes façons, mes toilettes du rez-de-chaussée ont été utilisé par les gars qui ont installé ma cuisine. Donc j'ai du papier toilette. Et tu peux utiliser les toilettes de la cave pour tes besoins, parce sérieusement, je veux rien savoir."

"Et un lit?" me demanda-t-elle innocemment, mais ce n'était vraiment pas une question innocente surtout lorsqu'elle prenait bien de regarder partout sauf moi.

"J'ai un lit," répliquai-je. "Un putain de grand lit. Et un jacuzzi, si ça t'intéresse toujours. En plus j'ai tous les films d'horreurs de ces vingts dernières année en blue-ray."

"Okay," me dit-elle avec un sourire. "Je resterais avec toi ce soir."

Et pourquoi pas pour l'éternité, si tu veux bien.


"Sympa la crèche," dit-elle en jetant son sac à main sur le sol de mon salon. "Alors c'est ça la Casa De Legion, alors."

"C'est ça." Je fis un geste circulaire de la main. "Est-ce que tu as faim? Je pensais que je pourrais te commander quelque chose chez le traiteur Thai que tu aimes bien. Celui où toutes les serveuses s'habillent en cuir?"

"A-Thai-che Moi?" demanda-t-elle avec un sourire amusé. Attaches-moi, je veux dire, sérieusement? C'est un foutu restaurant. Bien que c'est toujours mieux que le restaurant Chez toi ou Chinois ou le Fuk Bar. Les humains. Des infidèles, tous. Et actuellement je ne valais pas mieux qu'eux.

"Je veux le Plateau Familial de Moo Shoo au Poulet avec de la sauce soja en rab' et au moins deux litres de coca à la cerise. Et des nems. Et des surimis avec la sauce rouge," me dit Bella en attrapant son téléphone pour me le tendre. "Ça sonne. Je vais prendre une douche. Où est la salle de bain?"

"Première étage, troisième porte à droite," dis-je avec hésitation, tout en regardant Bella se mettre à l'aise chez moi.


J'étais en train de poser sa commande sur la table lorsque Bella hurla à la mort. J'entendis l'eau déborder de la baignoire alors que je me précipitai à l'étage, enfonça pratiquement la porte de la salle bain pour y trouver Bella, enroulée dans une serviette blanche, assise sur le toilette. "Bella? Bordel, qu'est-ce qui se passe?"

"Cette chose est tombée dans la baignoire!" cria Bella, en pointant du doigt un truc trempé et ridé qui nous regardait de dessous sa petite culotte. "C'est quoi cette merde?"

Je me baissai, enlevai la minuscule culotte trempée de la tête de Chat et attrapai ce petit con par la peau du cou. Il se ratatina et ronronna avec plaisir alors que je l'inspectai. "C'est mon chat."

Je reniflai en voyant le visage de Bella se tordre de dégoût, "Ce n'est pas un chat. C'est une foutue pine toute ridée! Et ce salaud m'a volé ma culotte."

"Pine?" Je regardai Chat et clignai des yeux, "Est-ce que tu viens de traiter Chat de pénis?"

"Est-ce que tu viens d'appeler le chat 'Chat'?" répliqua Bella. "Et tu me dis que je ne suis pas créative. Ma culotte est trempée et même pas de la bonne façon. Donnes-moi quelque chose à me mettre."

"Est-ce que tu veux que j'aille te chercher ton sac?" lui demandai-je en regardant des gouttelettes d'eau tomber de ses cheveux pour rouler sur son corps avant d'être absorbées par la serviette qu'elle portait.

"Je l'ai laissé dans la voiture. Je ne veux pas que toute ta maison pue le chien mouillé. Ils sont tous sales de toutes façons, et je me torcherais avec du sumac vénéneux avant de porter une culotte deux fois d'affilée. Je suis juste bizarre comme ça. Est-ce que je peux t'emprunter un t-shirt et un boxer."

"Je ne porte pas de boxer," répondis-je doucement, en me dirigeant discrètement vers la porte avant qu'elle ne me force à le dire.

"Un slip alors? Mec, je porterai un de tes string si c'est tout ce que tu as. Prêtes-moi juste quelque chose."

"Euh..."

Elle se redressa et leva les yeux au ciel, ce qui était, je devais bien l'admettre, une réponse raisonnable à ma propre non-réponse. "Peter, prêtes-moi juste un de tes sous-vêtements."

"Je n'en porte pas," crachai-je en résistant à l'envie de me taper la tête contre le mur.

Elle cligna des yeux une fois, deux fois, lentement, dramatiquement, sa bouche s'étirant en un demi-sourire que je trouvais habituellement adorable. A cet instant...pas vraiment. Une émotion inconnue me submergea et je réalisai rapidement que c'était une combinaison de honte et d'embarras qui venait de s'allumer en moi.

"Tu ne portes pas de sous-vêtements," me demanda-t-elle, ou plutôt, s'exclama-t-elle dans le silence gêné qui s'en suivit. "Tu...ne...tu te balades juste la queue au vent dont tes petits pantalons? T'as traîné avec moi complètement commando? Vraiment? Vraiment?"

"Oui!" grognai-je, "Je n'aime pas qu'ils...frottent ma queue. Mes pantalons sont assez larges pour que ce ne soit pas vraiment un problème. Pourrait-on arrêter de parler de ça?"

Son demi-sourire devint un large sourire, "Oh non. Non, il faut qu'on en parle. Je suis intriguée. Je dois savoir. Il faut que je te demande. Comment...quand est-ce que ça a commencé? Pourquoi? Comment ça se fait que je n'en entend parler que maintenant?"

Bon, honnêtement, c'était probablement parce qu'à l'époque, je ne portai jamais de pantalon, et encore moins de boxer. Les Anges sont nus. On a pas de sexe. Les vêtements étaient inutiles. Il n'y avait rien de sexuel à notre sujet, rien à cacher. On se baladait juste dans un vaisseau, façon de parler, qui n'était pas vraiment fait de peau, de sang et d'os, mais plutôt de lumière et de foi. Ouais, les vêtements étaient pas vraiment utiles.

Et dans le passé, les hommes ne portaient pas de pantalons. Tout le monde portait des sortes de robes. Les pantalons n'étaient pas vraiment logique il y a un millier d'années. Donc peut-être, si j'étais forcé de l'admettre, je n'aimais pas porter de vêtements en général. Mais allais-je lui dire ça? Ouais, probablement pas.

"Je les aimes pas, c'est tout. Je te l'ai dit, ça...euh...gratte. Bordel, tu t'en es pas rendu compte quand t'as collé ta main dans mon pantalon à Forks? Tu sais quoi, ne me réponds pas. On n'est pas en train de parler de ça," dis-je platement, avant de sortir de la salle de bain. "Je vais te laisser une chemise à côté de la porte. Elle devrait être assez longue."

"Donc aucun de nous ne portera de-"

"J'ai dit qu'on ne parlerait pas de ça!" aboyai-je en enfonçant Chat dans la poche de ma veste avant de me rendre dans ma chambre.

"Je trouve ça sexy!" cria-t-elle après moi, en gloussant comme une folle alors que je grinçai des dents.


"S'il te plaît. Je t'en prie, explique-moi comment tu as pu oublier que tu n'avais pas de télévision?" me demanda Bella en se renfonçant sur le canapé, les pieds sur la table basse. Ma chemise bleue ciel était remontée sur ses cuisses, me distrayant lentement jusqu'à me rendre fou, et je forçai mes yeux à rester fixés sur sa bouche.

"Je...je euh...normalement, je regarde mes films sur mon ordinateur," répondis-je après une pause embarrassante. D'une manière ou d'une autre, un autre des boutons de la chemise qu'elle portait s'était défait, et je commençai à me demander si elle ne le faisait pas exprès. Ça lui ressemblait certainement.

Apparemment, après avoir découvert que je ne portais pas de sous-vêtements, Bella avait décidé d'abandonner son soutien-gorge. Elle devait savoir. Je veux dire, elle le devait. Elle n'était absolument pas stupide, et semblait comprendre la nature des vampires. Leurs sens sur-développés par exemple: l'odorat, le touché, et plus important à cet instant, la vue. Je pouvais voir à travers la chemise. Je pouvais voir à travers la chemise. Et ouais, peut-être que ça avait été une des raisons pour lesquelles j'avais choisi cette chemise pour elle, mais je pensais vraiment qu'elle garderait son soutien-gorge.

Je pouvais tout voir. Chaque grain de beauté, chaque cicatrice. Ses tétons. Une pensée me traversa l'esprit: ils étaient beaucoup plus roses que je ne l'aurais cru, et n'était-ce pas étrange? J'étais corrompu et ça ne me dérangeait absolument pas.

Elle attrapa un morceau de poulet, utilisant ses baguettes avec une expertise née de nombreuses visites au restaurant. "Peter?"

"Quoi?" demandai-je, ma tête tournant brusquement. "Je suis désolé, qu'est-ce que tu disais?"

"Qu'est-ce qui ne va pas?" me demanda-t-elle avec un petit sourire confus. Elle posa un morceau de poulet sur une serviette qu'elle poussa ensuite vers mon côté de la table. Chat releva la tête et sortit de ma poche pour aller dévorer l'offrande de Bella. "Il faut vraiment que tu trouves un nom pour ce truc."

"C'est un chat. Je l'appelle Chat. Ça me suffit," lui dis-je en haussant les épaules, tout en me forçant à garder les yeux levés. Chat avait sauté sur les genoux de Bella et était en train de se frotter contre son ventre comme pour se moquer de moi.

Elle posa ses baguettes et fit courir ses mains sur la peau ridée de Chat. Il lui les lécha le bout des doigts avec une expression endormie. "Han, tu ronronnes comme ton papa. Oui, tu ronronnes! Oui, comme lui!" roucoula-t-elle en la grattant le cou.

Je fronçai les sourcils, pas amusé pour un sous. "Je ne fais pas ce genre de bruit."

"Si. Tu ronronnes aussi quand je te caresse," me dit-elle d'une voix si certaine que je ne trouvai pas le courage de la contredire. Donc ouais, peut-être que je ronronnais, putain qui ça intéressait? "Je vais t'appeler Peen. Oui, je vais t'appeler comme ça! Tu ressembles à une petite pine toute ridée, oui c'est vrai, oui c'est vrai!" continua-t-elle en faisant des grimaces à mon stupide animal de compagnie.

"Tu ne peux pas le nommer après des organes génitaux!" grommelai-je. "Sérieusement Bella, ne l'appelle pas comme ça. Ça risque de rester."

"Peen! Peen! Peen!" chantonna-t-elle en le caressant en rythme avec ses mots. Chat grommela de plaisir et poussa sa main de la tête comme s'il acceptait son nouveau nom. "Est-ce que ta pine scintille au soleil?" me demanda-t-elle soudainement, sa main s'immobilisant sur la tête de Chat.

"Quoi?" Je m'interrompis, "Ouais, probablement. Je veux dire, pourquoi pas?"

Bella renifla, "Je pense que Lady Gaga est un vampire. Je veux dire, de quoi d'autre pourrait-elle bien parler quand elle chante 'Disco Stick'? La pine scintillante des vampires. Ça doit être ça."

Levant les yeux au ciel, je me levai et la soulevai du canapé, "Putain, t'es vraiment bizarre," lui dis-je en me dirigeant vers les escaliers, Chat docilement sur les talons.


"Rosemary's Baby est très flippant, mais ça manque de gore à mon goût," me dit diplomatiquement Bella, en étudiant les rangées de films s'alignant contre les murs de ma chambre. Elle sentait le dentifrice à la cannelle et la nourriture thai. Et l'habituelle odeur chimique de son sang, mais cette odeur était devenu un véritable réconfort pour moi.

Elle était dans ma chambre. Et ouais, j'avais réalisé qu'elle finirait par être dans ma chambre, et putain, j'avais déjà passé la nuit avec elle. Mais ça...semblait différent. Elle était dans ma chambre, vêtue d'une chemise transparente, et sans culotte. J'étais pratiquement certain que j'aurais été couvert de sueur si j'avais pu transpirer.

"Amityville est plein de sang," répondis-je. "Et puis il y a une dimension humaine dans le film. Tu sais? Le fait qu'un humain tue toute sa famille. Je pense que ça offre quelque chose que les films de monstres ou de vampires ne peuvent pas apporter."

Elle renifla, "T'es en train de me dire que tu préfères les films où un humain tue tout le monde plutôt que les films où un monstre fait un carnage?" Je hochai la tête. "Ça semble...hilarant...venant d'un vampire."

Finalement, on se décida pour l'Exorciste' pour sa combinaison d'humanité et de gore, satisfaisant nos deux envies. Bella se roula en boule contre moi, sa tête sous mon menton. La domesticité de cette scène me fit paniquer après avoir passé autant de temps seul.

Mais quand Bella gémit de satisfaction, se pressant encore plus contre moi alors que la mère découvrait la planche de ouija dans l'armoire de ses enfants, je ne pus pas m'empêcher de sourire.

Elle enroula mes doigts autour des siens et les pressa contre son ventre pour m'encourager à la serrer contre moi. Je pouvais voir ses yeux chocolat se refléter dans l'écran, m'observant avec un sourire.

Elle me fit un clin d'oeil, cette allumeuse, et se concentra ensuite à nouveau sur le film, ignorant Chat, qui s'était couché sur le clavier, son corps nu et ridé cherchant désespérément de la chaleur, et je souris à nouveau contre la peau de son épaule.

Elle gloussa, "Tu es en train de me souffler dans le cou, pervers. Ça chatouille."

"Faible," grognai-je en claquant des dents d'une manière joueuse avant de lécher sa nuque. "Faible, faible, faible."

Elle se tourna, forçant Chat à descendre du clavier. Il grogna et cracha et sortit de la chambre, pas content du tout.

J'enfonçai doucement mes doigts dans ses côtes et elle couina, et commença à gigoter contre moi, créant une réaction intéressante mais inattendue. Une réaction qu'elle remarquerait tout de suite, j'en étais sûre. Il n'y a jamais rien, et n'aura jamais rien d'innocent dans une séance de chatouilles entre adultes. "Peter! Peter! Nooooon. Putain! Je vais pisser sur ton lit. Je te jure que si t'arrêtes pas, je vais pi-ah!"

J'arrêtai ma main sur sa jambe, attrapant presque-mais-pas-complètement son genou. Ma jambe était placé entre les siennes, sa chemise était remontée jusqu'à la jonction entre ses cuisses et ses fesses. Elle leva les yeux vers moi et haussa lentement un sourcil provocateur et je sentis ma bouche s'assécher alors que je considérai mes options. Oh, je détestai avoir des options.

"Embrasse-moi", exigea-t-elle en réglant le débat pour moi, et je me penchai pour la rejoindre. Elle ouvrit la bouche, et j'obéis à son ordre silencieux comme le brave petit soldat que j'étais.

La bouche de Bella était chaude, mais pas aussi brûlante que son corps, qui se pressa avec insistance contre le mien jusqu'à ce que je finisse sur le dos. J'étais manipulé par une fille humaine qui pesait cinquante kilos tout mouillé et putain je pouvais rien y faire. Pas que je voulais y faire quoi que ce soit. Bella savait ce qu'elle faisait, elle savait où se presser et ou se frotter. Je ne faisais que suivre le mouvement.

Et si mes propos insinuaient que Bella était en train de me chevaucher, c'était pas très loin de la vérité.

Elle agrippa ma chemise de ses petites mains, et enroula ses jambes autour de ma taille tout en m'embrassant plus fort. Comme si elles avaient soudainement développé une volonté propre, mes mains glissèrent sur ses jambes pour agripper ses fesses afin de la presser encore plus fort contre moi, nous faisant grogner tous les deux.

La...friction...les frottements de ses hanches contre les miennes me firent tourner la tête et je découvris que j'avais du mal à me rappeler comment embrasser. "Bella! Je...Je..." Je n'ai aucune idée de ce que j'essayai de lui dire, mais ça me semblait important. Bella hocha la tête contre mon cou, comme si elle avait entendu quelque chose que je n'avais pas dit.

"Tout va bien," souffla-t-elle en roulant des hanches et oh mon Dieu. Elle était brûlante et trempée, même à travers le pantalon en coton que je portais, je pouvais la sentir contre moi. Soudainement, ce fut trop, mais j'avais besoin de plus, donc je déchirai sa chemise, éparpillant des petits boutons bleus sur tout mon torse. Elle était magnifique, le visage rougi, la peau luisante de sueur et haletante juste parce qu'elle se frottait contre moi.

Elle arracha sa bouche à la mienne et se redressa brusquement, les yeux fermés et ses cheveux recouvrant son visage. Elle était pressée contre moi, perdues dans ses propres sensations, nue, sa poitrine rebondissant à chacun de ses gestes. Je pouvais me sentir perdre pieds sous elle, me perdre complètement alors même que je m'accrochai à ses hanches, l'incitant à bouger plus fort, plus vite, plus, plus, plus.

"Bella, je peux pas...tu dois...je dois..." mais les mots se perdirent dans ma bouche, avalés par une grognement déchirant mon corps, et elle trembla contre moi alors que je jouissais, alors qu'elle jouissait sur moi, plus chaude et plus trempée et oh mon Dieu.

Elle s'allongea sur moi, sa poitrine lourde pressée contre la mienne, immobile, un sourire satisfait aux lèvres. J'ouvris la bouche pour dire quelque chose, quoi que ce soit, mais elle me fit taire en pressant sa main chaude et moite contre ma bouche.

"Première règle en matière de sexe. Pas de discussion après l'amour. On ne peut pas se faire confiance quand on est encore en train de planer. Rien que tu ne puisses dire sera retenu comme la vérité. Donc. Pas un mot," marmonna-t-elle en roulant sur le côté pour se pencher au bord du lit afin de fouiller dans son sac à main. Elle en émergea avec un paquet de cigarette, dont elle s'en alluma une avant de m'en tendre une autre. "En tout cas, pas tant que la première cigarette post-orgasmique n'ait été fumée."


Prochain chapitre : Angepire

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