Nouvelle fic, plus courte que la précédente. Donc les informations importantes :
-Septième année à Poudlard
- Ne prends pas en compte tout ce qui a avoir avec les Horcruxes
- Ne prends pas en compte le "cache/cache" placard de Drago dans le tome six

Fic HP/DM, à moins d'être maso, les homophobes n'ont rien à faire ici.

Note de l'auteur:

Disclaimer :' JK Rowling, tout t'appartient, exepté quelques ingrédients à ma sauce.

Résumé :Il est de tradition que les Gryffondors et les Serpentards se haïssent. Il est de tradition qu'Harry et Drago ne puissent se supporter à moins que l'un d'eux ne soit à l'état de légume. Il n'est cependant pas de tradition de voir arriver un nouvel étudiant. Alors il n'y a plus qu'à espérer que l'un d'eux ne s'aperçoive de ce qui se trame avant qu'il ne soit trop tard.

Petits bavardages : ... ... *Secoue la papatte* Dites, ça faisait longtemps, hein ?
Quoiqu'il en soit, me voilà avec une nouvelle fic et comme vous pouvez le constater, ce n'est pas "Et Malefoy deviendra grand" pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas de fin. C'est assez problématique.

Sinon, je sens une grande pression sur mes épaules. Après "Effet Papillon", j'ai peur de décevoir mon public T.T
Cette fic a un ton plus léger et est bien plus courte, je vous ferai grâce de 400 pages et ne vous en donnerai que 200 cette fois-ci XD

Sur ce, bonne lecture, et lisez juste la note de fin au cas où l'envie de fuir vous prendrait


Harry fixa sa valise en souriant. Chose absolument ridicule vu la scène qui se passait à côté de lui.

- Ron, tu oublies Coquecigrue ! lança Mme Weasley en lui tendant vainement la cage.

- Mais je te dis que j'allais le prendre !

- Dis plutôt que tu comptais l'abandonner sur le quai, rectifia Ginny en passant devant lui.

Elle reçut un regard noir de son frère avant d'hausser les épaules et de pousser son chariot jusqu'à l'entrée d'un wagon. Dans un hululement, Hedwige se mit à frapper sa cage de son bec, attirant le regard d'Harry sur elle.

- Mais non, je ne vais pas t'abandonner, la rassura-t-il en passant ses doigts entre les barreaux pour lui caresser la tête.

- Harry !

Qui l'appelait ? A peine eut-il eu le temps de tourner la tête, qu'une tornade brune se jeta à son cou. Tombant à la renverse, il rattrapa de justesse son chariot qui commençait dangereusement à rouler vers les railles, une Hedwige affolée en sachant qu'au lieu d'être abandonné elle allait être transformée en paillasson.

- Hermione, tu m'étrangles ! lâcha-t-il le bras tendu, deux doigts maintenant ses affaires.

- Oh, je suis désolée, lança-t-elle précipitamment en se redressant lui permettant de faire de même. Mais tu vas bien ? Je suis désolée de ne pas avoir pu écrire pendant les vacances, mon père nous a emmenés en Mongolie et il n'y avait pas de chouettes ou de hiboux là où nous étions. Tu as bien mangé ? Je te trouve un peu pâle ? Tu es sûr que tout va bien ?

Harry la dévisagea. Bon, là, il se sentait un peu ridicule, Hermione sur lui tout en lui prenant le visage entre les mains comme un enfant de cinq ans.

- Je-vais-bien, articula-t-il. Je peux me relever ou bien tu continues à m'écraser en attendant que le train parte ?

- Ah oui…

Sauvé, c'est du moins ce qu'il pensa en voyant que Ron venait la prendre en charge. Les amours excessifs d'Hermione, cela faisait six ans qu'il les supportait, maintenant, c'était plus une habitude qu'autre chose.

- Tu feras bien attention à toi ? dit Mme Weasley en s'approchant de lui alors qu'il se rhabillait correctement.

- Oui, certifia-t-il.

Hermione ou Mme Weasley… allez savoir qui était la plus maternelle des deux ! Récupérant sa valise, il coinça la cage d'Hedwige sous son bras et se mit à grimper les marches pour monter dans le wagon. Le seul avantage d'être arrivé une demi heure à l'avance grâce aux bons soins des Aurors (à défaut de les appeler des sangsues), c'était qu'ils avaient pu trouver un compartiment rien que pour eux, entassant tranquillement leurs valises depuis tout ce temps.

- Excuse-moi, dit-il en bousculant une fille brune dans le couloir.

Seconde porte… troisième porte… la quatrième ! D'un geste étudié, il rouvrit la porte de ses fesses et se glissa dans le compartiment. Posant Hedwige sur la banquette, il attrapa sa valise qu'il hissa à bout de bras dans le filet, manquant de se la prendre sur la tête. Pour une fois qu'il lui fallait de l'aide, voilà que Ron ne cessait de parler vivement à Hermione. S'appuyant près de la fenêtre, il observa son ami.

Bon, il était certes heureux d'avoir passé ces dernières semaines au Terrier (les sangsues présentent également), cependant, il se demandait si Voldemort n'aurait pas été quelqu'un de plus reposant comparé au rouquin qui n'avait cessé de lui parler d'Hermione à toutes les sauces. Tout ce qu'Harry espérait, c'était que Ron n'allait pas faire sa déclaration maintenant car, vu comment il était et surtout la manière dont il s'adressait parfois aux gens, le brun pariait tout son coffre que le trajet jusqu'à Poudlard allait se passer de manière assez tendue.

- Tu vas avec tes amis ? demanda Harry en voyant Ginny passer devant le compartiment.

- Sans vouloir te peiner, dit-elle en souriant. Mais j'ai eu ma dose de Ron pendant les vacances, si tu veux, tu peux venir ?

- Non, je préfère rester seul, marmonna-t-il en sachant que ses deux amis allaient devoir aller dans le wagon des préfets pendant un long moment.

- Je le prends de façon positive, répondit Ginny.

Harry entrouvrit sa bouche en constatant sa gaffe.

- Ce que je voulais dire…

- J'ai compris, ne t'en fais pas, le rassura-t-elle. Etre avec des personnes que tu ne connais pas vraiment et qui risquent de faire des sous-entendus toutes les minutes, c'est assez facile de comprendre pourquoi tu préfères rester seul.

Vaguement il acquiesça. Ginny et lui… et bien disons que ça c'était terminé sans vraiment qu'ils ne s'en rendent compte. Avec le mois de juillet chez son oncle et sa tante, leur relation avait été mise en suspens et, quand enfin il avait pu aller au Terrier surveillé par une horde d'Aurors et de membres de l'Ordre, aucun des deux n'avait vraiment repris l'initiative de reprendre là où ils s'étaient arrêtés. Non pas par peur de manquer d'intimité, mais plutôt parce qu'ils n'y avaient pas pensé. C'était bête, non ? … Affreusement, mais le pire c'était que cela ne les perturbaient pas plus que cela.

Saluant d'une main absente Ginny qui partait, il s'allongea sur la banquette, fixant le filet à bagage au-dessus de lui. Cette septième année, il avait comme un mauvais pressentiment.

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- Donc, je disais que je trouve vraiment Ernie assez égocentrique, lâcha Hermione. Préfet en chef, certes, mais tout de même !

- Si tu le dis, marmonna Ron occupé à vider une boîte du Fondant du Chaudron.

- Harry, tu en penses quoi ?

- Hein ?

Très élégant de sa part, surtout qu'il pencha sa tête pour la regarder par-dessus la Gazette, une réglisse coincée entre les lèvres.

- Je parlais d'Ernie, répéta-t-elle.

- Tu as raison, dit Ron.

Mauvais calcul pensa Harry en se cachant immédiatement derrière la Gazette. Si Ron voulait faire croire qu'il écoutait, au moins qu'il parle au bon moment.

- Je suis enceinte.

- Tout à fait d'accord.

Cependant, son visage prit soudain une teinte violacée lorsqu'il avala de travers son Fondant, pivotant brusquement vers elle.

- Quoi ? Qui t'a fait ça ?

Harry se retint d'éclater de rire. A l'entendre, c'était comme si quelqu'un avait fait du mal à Hermione. Cependant, il se colla bien vite le nez à la Gazette en sentant le regard d'Hermione le fusiller à travers les pages.

- Je plaisantais, dit-elle sèchement en se tournant vers Ron qui faisait en sorte de reprendre sa respiration.

- Mais tu as dit que…

- Ronald, si tu veux m'écouter, fais-le ! Sinon, ne joue pas les hypocrites, lâcha-t-elle.

- Mais tu sors avec quelqu'un pour avoir…

Exaspérée elle leva les yeux au ciel. Harry préféra ne pas intervenir, déjà parce qu'il tenait à rester en vie, et en plus parce c'était leur problème. Ils ne savaient pas communiquer, autant dire que leur futur hypothétique couple risquait d'être assez distrayant.

- Je ne sors avec personne, Ron, certifia-t-elle. Et je ne fais rien non plus pour tomber enceinte ! Tu devrais vraiment m'écou…

- Et heureusement parce que si les Sang-de-Bourbe se mettaient à copuler, ce serait une véritable invasion.

Dans un même mouvement, ils fixèrent la silhouette dans l'encadrement de la porte. Malefoy… s'il y avait bien une personne qu'Harry avait totalement oubliée pendant les vacances, c'était certainement ce type. Refermant sa Gazette, il se redressa pour se lever et lui faire face.

- Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-il.

- De vous ? s'étonna Malefoy. Pas grand-chose, heureusement, je passais juste dans les parages et mes oreilles se sont senties froissées en entendant de tels propos.

- Dans ce cas, sors d'ici, tu te sentiras moins « froissé ».

- Peut être, mais j'aurai toujours l'ignoble idée que le castor émette l'hypothèse d'avoir des petits, rétorqua le blond en posant son regard sur cette dernière avec une once de dégoût.

Harry serra ses poings. Il parlait d'elle comme un animal. Avait-il seulement la moindre notion d'humanité ou bien était-il né avec un cœur déjà arraché de ses entrailles ? Il ne le supportait pas, pire encore, le fait de le croiser lui faisait regretter de s'être levé !

- Quoi ? Vous ne dites rien ? s'étonna Malefoy qui dévisageait à présent Ron qu'Hermione obligeait à rester assis.

- On ne va pas te faire ce plaisir, dit-elle amèrement. Si tu souhaites t'amuser, va voir ceux de ta maison.

Il haussa un sourcil. Drago n'avait jamais pu la supporter mais, là, c'était un autre sentiment qui venait de le prendre.

- Affligeant, marmonna-t-il en se détournant.

Après toutes ses années, elle commençait à être en manque d'inspiration pour ce qui était de l'art de la réplique cinglante. Lui qui avait pensé se remotiver en venant les attaquer directement, il était bien déçu.

- Au déplaisir de vous revoir, lança-t-il en souriant largement. Potter, toi aussi surtout.

- Si tu pouvais crever au fond du couloir, je serai ravi de partager les mêmes sentiments, répondit celui-ci.

Bien, au moins, Potter était toujours en course. Il cessa de sourire en reprenant son pas tranquille dans le couloir. Deux mois de vacances, c'était un paradis mais être à nouveau en train de prendre son pied à rabaisser Potter et ses animaux de compagnie, cela valait bien mieux que martyriser les nouveaux premières années.

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Combien était déjà passé ? Harry n'avait pas compté, il fixait juste le plat de viande vide devant lui en imaginant déjà ce qui allait y apparaitre. Il avait faim, non seulement il le sentait mais il l'entendait, Neville avait d'ailleurs mis un peu d'écart entre eux en entendant les grondements funestes qui s'élevaient de son estomac.

- C'était une belle chanson, dit Hermione en fixant le Choixpeau.

Chanson ? … Quoi ? C'était une blague ? Il venait à peine de terminer la chanson ? Dans un bruit sourd, il se fracassa la tête contre la table, attirant les regards d'une grande partie de la Grande Salle sur lui vu le silence qui s'était installé pour accueillir McGonagall et sa liste. Il avait faim… Pour une fois, il était prêt à dire qu'il était encore plus impatient que Ron, celui-ci se montrant d'un comportement exemplaire, sans doute pour complaire à Hermione.

- Aberlain Amy.

Levant la tête, il observa le groupe de première année. Cinquante ? A peu près… en fait, vu le niveau où il était, il ne voyait que leurs mains. Harry soupira : il avait le temps de mourir de faim le temps que tout le monde passe.

- Serdaigle !

Des applaudissements s'élevèrent de la table à côté d'eux, Harry se mettant à jouer avec sa fourchette pour s'occuper l'esprit et ignorer son estomac qui se faisait de plus en plus mécontent.

- Harry ! marmonna sèchement Hermione en le voyant faire.

- Quoi ? Je ne dérange personne ? dit-il le plus simplement du monde.

Et c'était vrai ! A part la table en bois dont il prenait consciencieusement soin de martyriser, il ne faisait de torts à personne. Cependant, elle ne semblait pas l'entendre de cette manière, au plus grand damne de celui-ci.

- C'est notre dernière année à Poudlard, tu pourrais au moins faire en sorte d'écouter.

- Mais pourquoi faire ? l'implora-t-il du regard. Je ne vais sans doute même pas leur parler, même pour le Quidditch, ils sont trop jeunes ! Et au bout de sept ans, j'ai quand même le droit de faire autre chose pour une fois.

- Rappelle-moi ta seconde année ? lança-t-elle.

Touché… en fait, il venait de louper sa chance. Se redressant, il posa sa fourchette et s'appuya sur ses mains pour fixer le Choixpeau. Mais l'avantage d'être à moitié affalé sur la table, c'était que les bruits n'allaient pas bien loin, là, son estomac résonnait joyeusement dans toute la Grande Salle.

- Dis, tu es pire que moi, marmonna Ron en se penchant quelques secondes vers lui. Tu le fais exprès ?

Pour seule réponse, Harry lui jeta un regard noir. Bien entendu qu'il le faisait exprès, il adorait voir les Serpentards se moquer royalement de lui. Il n'avait même pas besoin de se retourner pour entendre les murmures d'une fouine. A vrai dire, il savait que les conseils d'Hermione étaient vraiment excellents dans la plupart des cas, mais, là, il ne resta que quelques secondes en place avant de s'effondrer à nouveau sur la table.

Il allait manger, retourner dans le dortoir et dormir. Surtout le dernier point, avec un Ron qui avait souhaité parfaire encore et encore une approche subtile pour sa déclaration à Hermione, Harry n'avait pas du tout dormi ces deux dernières nuits. Donc, disons, que pour une description rapide de ce qu'il était : un corps creusé par la faim et les yeux explosés par la fatigue. Le Survivant ! De quoi… là il fallait vraiment se le demander vu son allure proche d'un balai anorexique.

- Hapman Arnold.

- Gryffondor.

Suivant le mouvement, mais d'une manière pas vraiment élégante, Harry frappa mollement sa main sur la table, le menton posé devant son assiette et sous les regards assassins d'Hermione qui applaudissait la tête haute. Oh, elle n'avait pas à le regarder comme ça, après tout, c'était en parti sa faute l'état dans lequel il était !

Et les minutes s'écoulèrent, minutes durant lesquels il tenta de poser toute sa concentration sur le reflet de Seamus dans sa coupe. Rien de très intéressant mais c'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour essayer de contrôler son estomac tout en faisant abstraction des marmonnements à la table des Serpentard sur son sujet. Dès qu'un élève était envoyé à Gryffondor, il frappa d'une main absente la table, priant désespérément pour que ce soit le dernier.

- Ytens Peter.

- Serpentard.

Devant la nouvelle agitation qui s'éleva, Harry saisit qu'il s'agissait du dernier élève à passer. Attrapant ses couverts, il fixa les plats avec une attente non dissimulée. Il allait enfin pouvoir…

- Avant que vous puissiez commencer votre repas, je tiens à préciser qu'il reste encore une personne à répartir, intervint Dumbledore.

Blague… c'était le mot qui vint immédiatement à l'esprit d'Harry. Regardant vite fait dans l'allée, il ne remarqua personne d'autre. C'était un nain ou bien un microbe pour que personne ne puisse l'apercevoir ? Cela n'avait rien de péjoratif, juste qu'il n'était pas le seul à penser cela dans toute la Grande Salle et que seule cette constatation pouvait être faite.

- Nous avons eu un transfert cette année, de l'académie de Salem, poursuivit Dumbledore en attirant à nouveau les regards sur lui. Afin d'éviter toute inattention durant la répartition des premières années, je lui ai demandé de se tenir à l'écart. Mademoiselle, ajouta-t-il en se tournant à sa droite.

Celle-ci sortit de l'ombre dans un sourire un peu gêné. Harry la fixa un instant. Il l'avait déjà vu… enfin, il le pensait… Les mains devant elle, elle avançait timidement vers le tabouret alors que tous les regards étaient braqués sur elle. Ses yeux marron au sol, elle avait comme une vague rougeur sur ses joues parsemées de quelques tâches de rousseur, rien de plus normal, elle était un peu la bête de foire. Cependant, Harry eut un déclic en apercevant ses cheveux bruns. Non pas que c'était rare à Poudlard, juste qu'ils semblaient identiques à ceux qu'il s'était pris en plein visage après avoir bousculé quelqu'un en entrant dans le Poudlard Express.

- Colden Kate

Harry eut comme un moment d'arrêt lorsqu'il vit le Choixpeau ne rien dire. Il avait faim ! Hors de question qu'ils se mettent tous les deux à faire la causette pendant que lui mourait devant son assiette ! Se mordant la lèvre inférieure, la jeune fille semblait soit totalement tétanisée, soit totalement concentrée au point que cela en devenait inquiétant. Constipation…

- …

Ce fut le son qui sorti des coutures du Choixpeau lorsqu'il les ouvrit. Bon, maintenant, c'était certain, ils étaient en plein débat. Reposant ses couverts, Harry eut la vague nostalgie de sa propre répartition et eut pitié de ceux ayant pu avoir faim à cette époque là.

- Gryffondor !

Alors les applaudissements s'élevaient à la table des rouge et or, un soupir s'éleva à celle des Serpentards.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive, Blaise ? demanda Pansy.

- C'est dommage, marmonna-t-il.

- Dommage quoi ? rétorqua Drago en haussant un sourcil.

- Elle était mignonne.

Drago le dévisagea avant de se retourner pour voir la nouvelle Gryffondor descendre rapidement les marches pour venir rejoindre sa table en souriant largement.

- Sous quel angle ? demanda-t-il en penchant la tête sur le côté.

- J'ai dit mignonne, pas canon de beauté, rectifia Blaise. Chez nous, ça ne cours pas les rues.

- Pardon ? s'indigna Pansy.

- Les personnes mignonnes, ajouta Drago pour venir à la rescousse de Blaise, non pas par pitié mais parce qu'il tenait à manger tranquillement sans une furie à côté de lui. Nous n'avons majoritairement que des canons de beauté.

Revenant à son assiette, il sentit le sourire gêné de Pansy à côté de lui et préféra se concentrer sur les mets qui venaient d'apparaître devant eux.

- Mais tu devrais arrêter tes tendances chez les Gryffondors, dit-il en se servant. D'abord la Weasley et maintenant elle…

- Il faut constater certaines choses, répliqua Blaise en haussant les épaules. C'est de cette manière que tu parviens à mieux vivre en accord avec toi-même.

Drago arrêta momentanément la cuillère entre son assiette et le plat.

- Pardon ?

- Une réplique favorite de mon troisième beau-père, répondit-il. Mais ce n'est pas pour autant que je vais aller faire ami-ami avec les Gryffondors, j'ai encore envie de vivre une vie saine. N'est-ce pas Théo ?

Ce dernier se tourna vers Blaise, le fixa un instant, et retourna à son assiette. Toujours aussi communicatif selon ses humeurs, ça, il ne changeait pas. Drago devait l'admettre, Théodore avait le don d'exaspérer parfois par son mutisme volontaire.

Et si à la table des Serpentards, les conversations allaient bon train, chez les Gryffondors, c'était plutôt la salvation. Harry s'était immédiatement servi dans les plats dès que ceux-ci étaient apparus, étrangement suivi de Ron dont la bonne conduite n'avait été en réalité qu'un masque pour satisfaire Hermione.

- Vous n'êtes que des goinfres, lâcha-t-elle en prenant des carottes tout en les dévisageant.

- Faux, rétorqua Ron, la fourchette soigneusement placée pour rester dans sa bouche. Nous ne sommes que d'humbles hommes qui devons satisfaire nos besoins les plus élémentaires.

- Si tu pouvais aussi bien parler dans tes dissertations, je me ferais un plaisir d'arrêter de les relire, dit Hermione dans un grand sourire sarcastique.

- Arrêtez, intervint Harry avant que le rouquin n'ait eu la possibilité de répondre. Hermione, je te promets de bien me tenir mais laisse-moi manger pour une fois, je t'en prie…

En réalité, il n'attendit pas sa réponse, son estomac grognant à nouveau bien trop fort pour être ignoré.

- A ton avis, elle vient d'où ? dit Seamus en se penchant vers Harry en désignant la nouvelle qui était assisse à l'extrémité de la table entourée de premiers année (autant dire que les sujets étaient très passionnants vu la différence d'âge).

- Salem, répondit-il en savourant sa côtelette.

- J'ai entendu, répliqua Seamus. Ce que je veux dire, c'est d'où elle vient vraiment, c'est grand les Etats-Unis, il y a plusieurs écoles là-bas.

- Va lui demander, dit amèrement Harry qui tenait vraiment à manger. Tu crois que j'ai hérité du don de Trelawney durant les vacances ?

- Ce serait assez drôle si c'était toi, intervint Dean en souriant.

Ah ah… Oui, c'est vrai il se voyait bien prédire sa propre mort, d'ailleurs, ce n'était pas très difficile en sachant tout ce qu'il avait encore à faire. En fait, il passait sa vie à… Harry leva subitement son regard de son assiette pour observer les alentours. Il avait eu une étrange impression, comme si quelqu'un l'observait. Se tournant, il fixa un instant les Serpentards mais fut forcé de constater qu'ils étaient bien trop occupés à rire sous une intervention de Parkinson. Mais, après des années, Harry était certain de ne pas être paranoïaque, trop de fois cela l'avait sauvé.

Revenant à son assiette, ce fut d'une manière un peu plus distraite qu'il répondit à Neville.


Et oui, un OC ! :o J'entends déjà des murmures sombres à son encontre. Mais avant de la juger, attendez quelques chapitres car, pour ceux qui me connaissent, j'aime surprendre.

Rythme hebdomadaire donc à samedi prochain !

Suite au problème de publication du site, la suite sera mercredi, hpfanfiction a encore pris de l'avance... à cause de ce foutu beug :(