CHAPITRE VI

Note de l'auteur :

Bonne nouvelle !

Je suis présentement en vacances et en train de me guérir de ma dépression léthargique et de mon état névrosé ^^. J'ai maintenant pris l'habitude d'écrire un peu chaque jour donc normalement mon rythme de parution deviendra très vite meilleur…

Encore une fois je m'excuse de celui-ci car étant avant tout une lectrice je sais à quel point cela peut être frustrant. Et je précise qu'il y a une review non anonyme à laquelle je n'ai pas répondu car malgré que les critiques ne me dérangent pas, si elles sont non constructives et agressives, je n'en veux pas ! C'est pourquoi je vais prier cette personne de prendre une fanfiction qui sera sans aucun doute d'une qualité la satisfaisant mieux.

Pairings : Lucius Malfoy X Eden Black (Harry Potter)

Sirius Black X ...

Voici la réponse aux reviews anonymes et enfin, la lecture !

Réponses aux reviews anonymes :

LittleSulkyVoid :

Ce début de chapitre était effectivement inhabituel, mais en fait utilisé pour une transition. Je ferais ce genre de début aux passages importants de la vie des personnages, ou pas si cela met trop mal à l'aise. Et malgré que tu penses ne pas être doué pour les commentaires je te rassure que l'être n'est pas nécessaire : un simple encouragement est une bien douce caresse pour un auteur.

Nicole : Merci beaucoup, cette review est très agréable à lire et actuellement favorable à la lecture et relecture !

Chloe : Flatteur et favorable au rougissement de l'auteur !

Lala : Que répondre si ce n'est que c'est un plaisir que d'avoir d'aussi charmants commentaires…Je ne sais pas. Donc je rougirais de plaisir et sourirais sous de si belles flatteries.

Princesse Saeko : Très exactement, si ce n'est que Lucius ne montre plus depuis bien longtemps « patte blanche », s'il l'a jamais fait…Et Eden qui n'a pas l'air de se rendre compte qu'il est l'agneau.

Gayel : Relis bien l'histoire avant de te plaindre, jeune ami(e). Crois-tu vraiment qu'il serait intelligent pour les Black de montrer qu'ils sont honteux d'avoir perpétué une alliance avec la famille Malfoy lorsqu'on voit qu'ils ont très clairement perdu le contrôle de la situation ? Et puis je tiens à signifier que Mme et M. Black ne sont pas fiers d'avoir « vendu » Eden mais du succès de celui-ci qui plaît aux deux grandes familles Black et Malfoy connues pour être si difficiles…Pour ce qui est de la manière dont j'ai présenté ce chapitre c'était pour signifier un changement d'ambiance et un tournant dans l'histoire : elle devient plus sombre et le contrôle des prochains évènements change de mains. Si tu as des questions pose-les moi, mais je te prie de cesser de me calomnier, c'est très désagréable.

Ano Nym : Je suis contente que ça te plaise ! Et reste faible, cela m'est tellement plus doux…

Adenoide : En fait, je compte faire la transition petit à petit car Harry n'a pas pus oublier son ancienne vie d'un coup, même si cela lui plaît de le croire. Harry n'a plus de cicatrice sur le front et Lucius est en devenir effectivement du bras droit de Voldemort.

Juju : Merci Beaucoup !

Chachou : Je suis contente que tu apprécies mon style, et ravies d'avoir su faire correctement passer les sentiments de mes personnages. Merci pour cette review.

Cathy : Que je suis heureuse d'avoir des lectrices comme toi…Je suis désolée de ne pas avoir put exaucer ton souhait mais je ferais de mon mieux maintenant. C'est pourquoi je tiens à te rassurer, l'amour qu'il y aura entre Eden et Lucius sera sombre, mais pas pour le moins extrêmement puissant et Eden ne souffrira plus du tout au contraire une fois qu'il aura arrêté de se battre contre ses sentiments ! J'espère te retrouver à la fin de ce chapitre !

Guest : Merci beaucoup ! Eden aura sans aucun doute une vie inoubliable…

Akarisnape : Peut importe la taille de ta review, elle reste appréciée. Oui, j'essaie de rester fidèle aux caractères le plus possible, et je te rassure, une fois qu'il aura abandonné les dernières choses qui le raccroche à la lumière, il sera heureux.

Princesse Saeko : Merci à toi !

Gabrielle : Merci beaucoup, même si je suis une tortue, je ne m'arrêterais pas rassure-toi !

Nytiss973 : Merci, je suis contente que tu aimes mon Lucius !

Chobits155 : Le problème ici, c'est que ce n'est pas la place d'Eden de tout d'un coup agir comme un dominant car il n'est pas vu comme tel. Et il n'est pas stupide au point de prendre des risques qui risqueraient de mettre en péril sa famille. Il reste bien évidement un puissant sorcier mais il n'est plus Harry et sa magie à changer comme sang. Il montrera sa puissance mais là n'est pas le moment, et je tiens à préciser que Lucius parce qu'il est vampire et de sang pur de surcroit reste plus puissant que lui…Et c'est justement parce qu'il est à cette époque que ce ne serait pas prudent pour lui de faire mumuse, je crois que tu comprendras mieux avec ce chapitre, sinon si tu veux que je t'explique tout cela plus en détails dis-le moi !

Guest : Lucius sera un peu moins violent dans ce chapitre *rire*. Pour ce qui est de Draco, tu vas le retrouver immédiatement.

Moona-Mars : On n'écrit jamais trop avec moi ! Ta review pourrait être de la taille de mon chapitre cela me ferait seulement sourire ! Je suis infiniment contente que tu fais partie de celle qui ont aimé mon début, et tu vas d'ailleurs retrouver Draco immédiatement dans ce chapitre ne t'inquiète pas. Et je suis heureuse que tu penses que ma fanfiction n'est pas comme les autres c'est pour moi un grand compliment que de pouvoir se démarquer (en bien) !

Yuki-chan : Merci pour ta review, je suis heureuse de te compter parmi mes fans !

Cassy : Cette petite review me fait très plaisir !

Fana de lecture : Eh bien merci et…6 fois ? Je suis flattée.

SS 3 : J'ai continué ! Et je continue !

Tricks : JE CONTINUE TOUJOURS ! Je suis lente comme une tortue mais je ne m'arrête pas ! Sinon je suis contente que mon histoire te plaise !

Shishi-sama : Merci, j'ai beaucoup ris à la vue de tes shishishi !

CAT : Merci beaucoup, ça me fait plaisir !

Mel : Je la continue, je la continue promis, juré, craché !

Boarcas : Ciao, non ho abbandonato la mia storia, avevo molti problemi ma è un felice da vedere una review questa carina !

Lut : Là !

BONNE LECTURE !

22 décembre 1976

- Et alors l'homme cria du bas de la tour de sa grave voix au prince : « Rapunzel, Rapunzel, dénoue tes longs cheveux ! ». Le prince Rapunzel jeta un regard de par la fenêtre de sa prison de pierre et eut un sourire en retrouvant l'homme qu'il aimait tendrement. Il attrapa sa longue natte blonde et la jeta au chevalier pour que celui-ci puisse escalader les murs de pierres…

Eden s'arrêta et jeta un coup d'œil à Draco, qui le regardait avec de grands yeux de son berceau, sa petite bouche entrouverte. Le jeune sorcier eut un sourire, se levant du fauteuil et posant le livre de conte à côté de lui. Il croisa les bras sur le rebord du berceau et pencha la tête de côté tout en disant :

- Tu sais, de ce que je savais…Rapunzel était une fille.

Devant l'air interrogateur du bambin le brun eut un léger pouffement :

- Tu imagines combien j'aurais eu l'air stupide si ça c'était su ?

Draco ne répondit pas bien sûr, mais fit au jeune homme un sourire immense avant de se débattre dans ses couettes et de tendre ses petites mains vers les cheveux soyeux de celui-ci. Le sourire d'Eden s'agrandit quand l'enfant arriva à attraper son butin, enroulant les mèches brunes autour de ses mains :

- Non, Draco, moi je ne suis pas le prince Rapunzel. Lui, il était blond. Et puis il avait des cheveux bien plus longs que les miens…

Quand le petit blond poussa un petit cri étonné, comme comprenant tout ce que lui disait le sorcier malgré son jeune âge, Eden hocha vigoureusement la tête :

- Si, si, je t'assure. Comparé à ce prince mes cheveux à moi sont très courts, tu te rends compte, ils arrivaient jusqu'en bas de la tour !

Le petit poussa un gloussement tout en tirant un peu sur les cheveux bruns du sorcier qui fit une petite grimace :

- Aïe ! Nan mais…

Il s'arrêta en voyant la lueur de joie qui brillait dans les yeux de l'enfant et finit par soupirer :

- Parfois je me demande si vous êtes véritablement la même personne…toi et…le Draco que j'ai connu. Ho, tu sais, c'est vrai que je n'ai pas pu le connaître tant que ça…Il avait quand même quatre ans de plus que moi…Je me rappelle que quand il est venu me parler pour la première fois, j'étais tellement intimidé ! Un quatrième année qui venait me parler à moi ! Je l'ai trouvé tellement impressionnant, avec ses cheveux parfaitement plaqués en arrière et ses robes si sombres et si bien coupés. Et…j'ai été stupide.

Draco poussa un petit geignement et Eden eut un sourire triste :

- Allons soyons francs. Je n'ai pas accepté son amitié, ni son aide…Et regarde où est-ce que ça m'a mené ? J'ai passé des années à haïr une des seules personnes qui aurait été franche avec moi. Et maintenant, moi qui croyais avoir trouvé la solution, qui croyais que j'avais le contrôle de la situation…On dirait que Mme le Destin est bien cruelle avec moi.

En voyant les yeux de l'enfant s'humidifier, Eden sursauta :

- Non, non…Ne pleure pas ! Je…J'ai tort de me plaindre, après tout, j'ai ce que je voulais, une chance d'offrir une nouvelle vie à Sirius. Et une chance de pouvoir connaître le vrai Draco, termina le brun avec un sourire.

Le petit blond arbora de nouveau un visage satisfait et détacha une de ses mains de la chevelure d'Eden pour attraper un de ses doigts.

- Tu sais Draco…Je crois que tu es une des seules personnes avec lesquelles je pourrais être moi-même ici. Car ne le prend pas mal mais ton père est franchement effrayant.

Eden eut un sourire embarrassé.

- Draco…

- Eden.

Le brun se retourna pour faire face à Walburga.

- Oui, ma tante ?

La brune se permit un léger sourire après s'être assuré que personne d'autre n'était dans la pièce. Elle s'avança et posa une main légère sur l'épaule du jeune sorcier.

- Je vois que malgré la difficulté de ta situation tu t'adaptes bien Eden, dit-elle en jetant un coup d'œil au doigt que tenait le petit Draco entre sa main. Et que tu prends ton rôle de mère très au sérieux.

- Je fais de mon mieux, ma tante. Est-ce que Draco est la chose dont vous vouliez me parler ?

- Non, avoua la femme, hésitant un instant avant de passer une main dans les longs cheveux de son neveu. Le ministère m'a contacté pour des histoires de papiers et d'officialisations. Tes parents ayant disparu, cela n'a pas arrangé les choses, ils me demandaient l'accord écrit des parents pour que je puisse devenir ton tuteur légal.

- Mais puisqu'ils ne sont plus là…

- Je sais. Mais nous n'avons pas la preuve qu'ils sont morts. Alors j'ai dû utiliser quelques une de mes ficelles et…tout cela pour dire que j'ai dû t'adopter, et que maintenant, aux yeux de la loi, tu es mon fils au même titre que Sirius et Regulus.

- Ho…Je…Enfin, je veux dire…Merci, ma tante.

- Ce n'est rien, et, je crois que tu peux m'appeler mère.

- Oui, sûrement. Y a-t-il autre chose…mère ?

Walburga parut un instant réfléchir à la manière donc elle devait le dire avant de reprendre la parole :

- La famille Malfoy est extrêmement influente, et pour ne rien te cacher, c'est grâce à elle que le processus d'adoption a pu se passer si rapidement et sans aucun problème. Le ministère a toujours considéré comme primordiale de garder de bonnes relations avec les familles de sang pur, de ce fait aucune question ne te sera jamais posé, et à partir de maintenant tu seras considéré comme le fils d'Orion et de Walburga Black, ton passé et tes précédents parents ne seront pas mentionnés.

- Je comprends.

- Le ministère est très intéressé par ton futur mariage avec Lucius Malfoy et donne sa bénédiction à votre union.

- Bien sûr, murmura Eden avec un sourire sec.

Le brun détourna son attention de sa nouvelle mère pour se reconcentrer sur Draco, voyant sa mine insatisfaite de l'attention qu'il jugeait ne pas recevoir assez d'un doigt tendre.

- On dirait que ce petit, lui, te considère déjà comme sa mère, murmura Walburga.

Eden plissa seulement légèrement les yeux, ne répondant pas.

- Tu lui manqueras énormément quand tu seras à Poudlard.

- Poudlard, hein ? Pour ma dernière année…

- Oui, tu pourras toujours le voir aux vacances et la famille Malfoy pourra demander une autorisation expresse pour que tu puisses sortir du château pendant les week-ends pour retrouver ta famille.

- Oui…Ce serait bien, je suppose.

Le brun ne se retourna pas mais sentit le mouvement de Walburga derrière lui qui hésita un instant avant de poser une main incertaine dans son dos.

- Je sais que cela doit être dur pour toi de devoir t'adapter si vite à cette nouvelle…position dans la famille, ce nouveau statut.

Eden se redressa d'au-dessus du berceau de Draco, regardant la mère de Sirius attendant, sachant qu'elle n'en avait pas terminé là.

- J'aimerais te dire que…Je te comprends, dit-elle doucement avant d'enchaîner sur le silence de son neveu. Je suis moi aussi passée par là. Nous avions exactement le même âge lorsque l'on m'a dit que…j'allais épouser Orion, mon cousin. Ma mère était très sérieuse quand au fait de garder le sang des Black pur et ne voyait pas de partenaire assez méritant pour moi ailleurs que notre propre famille. Je n'aimais pas Orion. Mais je n'avais pas mon mot à dire, pas le droit d'élever la voix. Je suis donc restée silencieuse pendant des années…Jusqu'à ce que Morgane décide d'alléger mon fardeau en me donnant ce que tout cœur désir…quelqu'un à aimer. J'eus Sirius. Et je l'aimais avec toute la passion d'une femme qui n'a jamais aimé. C'est à ce moment que j'appris que l'amour d'une mère était ce qu'il y avait de plus fort au monde…Je ne te demande pas de m'aimer comme une mère mais…j'aimerais que tu saches que je t'aimerais comme un fils et que je ferais tout ce que je peux pour alléger ton fardeau.

Eden regardait la femme, essayant de ne pas trop exprimer son étonnement et son malaise. Il…n'avait pas prévu ce genre de choses. Il ne savait pas comment réagir à ce genre de situations, et à ce moment là, il ne savait si c'était parce qu'il était face à Walburga ou si c'était parce qu'il avait devant lui une femme qui proposait de prendre une place dans sa vie que toutes lui avaient dédaigné.

Le brun baissa un moment la tête. Il n'était pas là pour son propre bonheur, il avait abandonné depuis bien longtemps le fantasme fou selon lequel il pourrait un jour être heureux…Alors il allait répondre, poliment, froidement, élégamment, efficacement.

Mais alors qu'il relevait la tête pour faire cela très exactement, il lui sembla perdre sa force dans les yeux hésitants et aimants de cette femme. Tout d'un coup il lui semblait être redevenu cet enfant chétif qui aurait été prêt à faire n'importe quoi pour que ne serait-ce qu'une personne le regarde ainsi.

Et maintenant la voilà, arrivée au moment où il ne l'attendait plus, ne lui demandant rien si ce n'est un mot, une parole qui lui permettrait de déverser sur lui cette chaleur qui était pour l'instant seulement prisonnière dans l'étau de ces yeux d'un bleu si familier. Et pendant un moment, il désira ce vent chaud d'affection avec un tel besoin, une telle nécessité, qu'il aurait presque put être capable de l'échanger contre l'air qui gonflait ses poumons.

Etait-il faible s'il acceptait ?

Il tendit une main tremblante vers celle encore vacante de Walburga et la serra, s'y cramponnant avec la force du désespoir, et celle de la supplique d'un rêveur ne voulant sortir de son songe.

- Que puis-je répondre à cette promesse si ce n'est qu'à l'instant je ne vois que la plus aimante des femmes, la meilleure des mères et celle pour laquelle j'espère devenir le meilleur des fils.

Immédiatement les yeux de la femme s'éclairèrent d'un humble et ronronnant triomphe alors qu'elle attirait Eden dans ses bras et le serrait avec la force d'un lion, se servant de ses membres pour l'emprisonner contre elle comme de deux serpents et enfin le couvant avec les yeux d'une mère.

BREAK

- Eden !

Le jeune homme détourna son regard de son livre, fermant soigneusement celui-ci et le remettant dans le coffre, se levant ensuite lentement pour accueillir Orion Black.

L'homme continua à s'avancer vers lui jusqu'à ce qu'il ne soit séparé que par le mètre des convenances. Eden le regarda se débattre un moment avec son jabot, avant d'écarter les mains de son père adoptif et de l'ajuster à sa place sous le soupir emplit de soulagement de celui-ci.

- Ces babioles me rendent fou, mais j'ai bien peur de ne pas pouvoir en réchapper ce soir.

Le jeune brun eut un sourire alors qu'il s'occupait ensuite calmement de plier correctement le mouchoir de poche du chef de la famille Black ainsi que de l'ajustement de ses boutons de manchettes.

- Pourquoi cela ? demanda Eden tout en ne quittant pas sa besogne des mains. Aurions-nous un invité spécial à dîner ?

- Effectivement oui. J'étais venu te prévenir que tu devrais te préparer : Anna a pris le soin de faire porter ta tenue du soir dans ta chambre, elle t'attendra sur ton lit et Anna sera à la porte pour ton bain et t'habiller. Et maintenant que j'y pense j'aurais sûrement eut plus besoin d'elle que toi, marmonna Orion avec un remerciement quand le travail d'Eden fut accomplit.

Le jeune Black ne répondit que par un sourire poli tout en se rasseyant tranquillement avant de demander avec un calme intérêt :

- Puis-je m'enquérir de l'invité qui a le pouvoir d'ainsi bousculer le manoir ?

- Un ancien camarade de Poudlard. Nous étions dans la même maison mais, j'étais plus jeune que lui de quelques années et, il est à vrai dire plus proche de Cygnus que de moi. C'est un des nouveaux membres du ministère qui vient pour "raviver l'amitié qui existait entre sa famille et celle des Black" tout en profitant pour apporter ses "plus grandes félicitations" pour ton union avec Lucius Malfoy, c'est un Malfoy lui aussi d'ailleurs.

Eden se raidit légèrement comme à chaque fois que l'on faisait mention de son mariage avec Lucius Malfoy.

- Lu-Mon fiancé sera donc lui aussi présent à ce dîner ?

- Oui. J'ai beaucoup parlé avec Abraxas qui maintenait que tu aurais dû emménager dans le manoir Malfoy depuis la confirmation des fiançailles. Mais…J'ai réussit à le convaincre que tu n'étais pas encore près à partir toi qui…venais de vivre un évènement très traumatisant et nous nous sommes mis d'accord. Tu n'emménageras au manoir Malfoy qu'à l'officialisation publique des fiançailles à la fin de ses vacances et Walburga, Sirius, Regulus et Alphard ont demandé de venir y vivre avec toi pour quelques temps, pour que tu ne te sentes pas trop dépaysagé.

Eden fronça les sourcils étonné quand Orion mentionna Alphard mais se ressaisit vite, reprenant son sourire :

- Quelle charmante attention…Il serait effectivement des plus triste si un évènement aussi heureux que le…mariage venait à séparer notre si honorable famille.

- Je le pense aussi.

Orion s'approcha et posa une main sur l'épaule d'Eden, faisant un sourire à son neveu avant de prendre une mine plus sérieuse.

- Eden…J'aimerais savoir…Est-ce que tes…parents t'ont parlé d'un homme montant en puissance depuis quelques années, un homme avec lequel la famille Black aimerait se lier ?

- Un homme montant en puissance ? demanda Eden en haussant un sourcil.

- Il l'aurait sûrement appelé…le seigneur des ténèbres.

Le jeune brun se figea un instant avant de dire doucement :

- Oui, on m'en a parlé.

- Bien. Je suppose donc qu'ils t'ont dit la vérité sur lui et que ton opinion n'est pas…biaisée par les injures à demi-couvertes que répandent certains personnages honteux.

- Voulez-vous parler de personnages comme Albus Dumbledor et ces autres politiciens prônant la maison de Gryffondor ? Cette même maison dont mon bien-aimé cousin était fort amoureux il y a quelques temps ?

Un léger sourire apparut sur les lèvres d'Orion face au ton détaché d'Eden et le chef de la famille Black continua de parler presqu'en ronronnant de contentement :

- Mais c'est que tu parles comme un vrai Black, mon neveu : N'ayant aucune crainte à montrer le vrai visage de cette partie de la société sorcière.

- Les Black détiennent la vérité la plus pure, continua Eden avec ce même sourire d'enfant bien élevé que les aînés de sa famille aimaient tant.

- Je ne pourrais pas dire mieux, poursuivit Orion tout en s'approchant, s'asseyant sur le divan et tapotant la place à côté de lui. Viens, assieds-toi, mon enfant.

Eden obtempéra attendant que son oncle lui dise ce qu'il voulait lui dire depuis le commencement.

- Vois-tu, le seigneur des ténèbres a de…grands projets pour le monde sorcier, de grands projets. Il a comprit depuis maintenant bien longtemps qu'un monde sans hiérarchie deviendrait une véritable anarchie et d'ailleurs nous savons tous que l'âge d'or de la magie était lorsque notre monde était gouverné par la royauté.

- Une royauté exclusivement composée de sang-purs.

- Effectivement oui. Plusieurs expériences et relevés ont montré que les sorciers ayant du sang des plus anciennes familles étaient les plus puissants. Mais ce sang se…perd à cause de ses sorciers voulant follement se mettre en couple avec des moldus.

- Voudrait-il…tuer les moldus ? demanda Eden en haussant un sourcil.

Orion eut un rire franc et dit d'une voix amusé :

- Charmant enfant, leur monde n'aurait pas assez de terre pour accueillir autant de tombes, voyons. Il veut simplement…leur rappeler leur place.

- Leur place ? Et quelle est-elle ?

- A genoux bien évidement ! Ces cancrelats devraient être conscient d'à quel point ils sont inférieurs aux sorciers et d'ailleurs à on ne sait combien d'autres espèces. Te rends-tu compte d'à quel point certaines créatures sont traitées injustement : comme des parias, des monstres fait pour les contes alors que ces vermines devraient baisser la tête sur leur passage ? Eh bien c'est ce que notre seigneur veut réparer. Un monde où ces injustices n'existeront plus.

- Il veut dévoiler l'existence de notre monde aux moldus ?

Un éclat de folie apparut dans les yeux d'Orion alors qu'il continuait, comme prit de frénésie.

- Pas seulement, mon enfant ! Nous allons envahir le monde moldu ! Nous allons conquérir ces terres et les reprendre car elles auraient toujours dû nous appartenir, nous allons mettre les moldus à notre service et rétablir l'ordre dans un gouvernement éclairé !

Légèrement haletant, Orion se reprit vite et balaya une des mèches de cheveux qui avait insolemment quitté sa place lors de son discours.

- Excuse-moi, mon enfant, je crois que je me suis un peu emporté.

- Ce n'est rien, mon oncle, le fait que vous montriez d'aussi fortes émotions me montre à quel point notre famille tient à cœur ce sujet.

- Oui. Et c'est pour cela que ce soir doit être parfait. Notre invité de ce soir est en contact direct avec le seigneur des ténèbres et il a été chargé par lui-même de répandre l'influence de notre seigneur dans le ministère. Nous devons lui faire bonne impression pour qu'il sache que le seigneur n'a pas tort d'avoir sa confiance dans la famille Black. Et pour cela, il doit d'abord savoir si la famille Black est…digne de la famille Malfoy, Eden. C'est pour cela que tu te dois d'être parfait. Lucius va peut être très bientôt avoir l'immense honneur de devenir l'un des bras droits, l'une des mains exécutives du seigneur et par conséquent étant liée à la famille Malfoy la famille Black se verrait…protégée. Très protégée. Et très…privilégiée.

- Je le comprends bien, mon oncle. Mais…n'est-ce pas plutôt à Sirius que vous devriez parler de tout cela ? Si je ne me trompe pas ses opinions sur le seigneur des ténèbres n'étaient pas des plus positives il y a seulement quelques temps ?

Encore une fois Orion rit avec joie, caressant la tête d'Eden d'une lourde main paternel tout en disant :

- Charmant enfant…on dirait que tu sous-estime ton travail. Sache que celui qui a absolument tout préparé dans ce manoir en entendant que notre invité était un proche du seigneur des ténèbres…est Sirius lui-même.

Ce ne fut qu'alors qu'Eden remercia d'être trop surprit pour afficher quelconque expression parce qu'à cette instant, nul doute qu'il aurait crié.

BREAK

Il n'avait pas prévu ça.

C'était ce que se répétait le jeune Eden alors qu'Anna accomplissait l'impossible tâche d'attacher les fermoirs de sa tunique.

Il n'avait pas prévu ça.

Il n'avait pas prévu de se rapprocher autant du seigneur des ténèbres. De le rencontrer et le voir quelques fois lors de réunion et de devoir lui montrer patte blanche ça oui. Mais de se retrouver à épouser son futur bras droit alors que son nouveau frère adoptif prenait le mage noir pour son nouveau dieu, ça non !

Comment devait-il protéger Sirius sans avoir à s'impliquer dans cette guerre si Sirius s'y noyait jusqu'au coup ?

Eden se mordit la lèvre inférieure. Que Sirius renoue avec sa famille, ça il l'avait voulu. Mais qu'il devienne aussi passionné par le côté noir de la guerre, il n'avait pas jugé ça possible.

- Eden tu es bientôt prêt ?

Le brun sursauta en reconnaissant la voix chantonnante de Sirius venant de derrière la porte. Il s'apprêta à répondre mais son nouveau frère ne lui en laissa pas le temps, ouvrant la porte à la volée. Il fit un sourire à la domestique avant de dire doucement :

- Anna, laissez-nous.

Eden regarda la jeune fille hocher doucement la tête avant de sortir de la pièce alors que Sirius prenait sa place dans le dos d'Eden, reprenant la tâche de la fille avec enthousiasme :

- N'est-ce pas excitant, de rencontrer un homme si proche de notre seigneur ?

- Notre seigneur ? Déjà ? Je me rappelle qu'il n'avait pas l'air de t'emballer beaucoup lorsque nous nous sommes rencontrés.

- Quel enfant idiot je faisais n'est-ce pas ? dit Sirius avec un sourire qui semblait presque nostalgique. Heureusement que tu étais là pour m'ouvrir les yeux.

Eden tourna la tête vers Sirius se forçant à sourire avant de changer prestement de sujet :

- Pas de pantalons pour nous à ce que je vois.

Sirius s'arrêta un instant, étonné :

- On ne t'a pas dit ? Ah ! Pardon, j'oubliais que tu n'avais pas vécu avec tes parents.

- On ne m'a pas dit quoi ?

Il y eut un silence avant que Sirius ne commence à parler de la voix douce qu'un parent pourrait utiliser pour raconter une histoire :

- Parfois, il arrive qu'une mère ait un garçon dont la beauté pourrait sens mal écrasée celle de la plus charmante des femmes. Un garçon qui en grandissant développerait grâce là où les autres parfaireraient leur élégance et dont les traits embelliraient là où ceux des autres se matureraient. Alors ce garçon ne serait jamais appelé homme mais toujours bel enfant, éphèbe, beauté…et ne serait jamais traité comme un homme. On le couvrirait de bijoux assez brillant pour ne pas faire honte à ses yeux et l'envelopperaient dans des robes de tissus assez beaux pour ne pas salir son corps. Et quand le temps viendra où il sera assez généreux pour l'accorder, on le donnera à un homme assez puissant pour l'honorer. En résumé, non, pas de pantalon pour nous.

Eden fronça les sourcils. Les sorciers faisaient donc des différences entre les hommes ? C'était donc pour cela que de tels mariages étaient permis ? Et bien sûr, chanceux comme il était il devait être l'un d'entre eux. Sirius hésita avant de reprendre tout en prenant la brosse pour coiffer les cheveux d'Eden.

- Quand j'ai appris que j'étais l'un d'entre eux…Je suis rentré dans une rage folle. Et…J'ai cherché à prouver que ce n'était pas vrai, que j'étais un homme moi aussi. Alors, je me suis mis à sortir avec des filles…un sacré paquet de fille et à me faire une réputation de charmeur. J'ai fait des farces et me suis arrangé pour que l'on sache que Sirius Black était un homme qui n'avait peur de rien, que c'était un Gryffondor et donc que l'autorité ne l'impressionnait certainement pas. Je crois que je ne me rendais pas compte qu'en faisant tout ça je ne faisais que m'enfoncer…je me comportais comme un enfant et non comme un homme.

- Et est-ce que tu détestes toujours autant ça…Etre un…ce genre d'hommes ?

- Honnêtement, oui. Mais c'est une chose que je me dois d'accepter. C'est un cadeau de Morgane et je dois m'en servir pour honorer ma famille. J'ai honte aujourd'hui de m'être fait connaître comme l'enfant rebelle de la famille, de ne pas avoir été là pour soutenir Regulus quand je sais pertinemment qu'il a reçut le même…cadeau, et d'avoir déshonoré ainsi ma famille. Je dois réparer mes dégâts et rétablir mon honneur pour réparer celui des Black.

- Est-ce que…Est-ce que tu comptes le faire en rentrant dans les mangemorts ?

Il y eut un silence pendant lequel Eden remercia de tourner le dos à Sirius qui ne se rendait ainsi pas compte que la voix de son frère adoptif était bien plus assuré que son air désespéré et ses lèvres tremblantes.

- Je ne sais pas, avoua enfin Sirius. Il y a quelques jours, cette guerre était la dernière chose que j'avais en tête. Je comptais juste fuguer et partir chez James et…maintenant, penser à rentrer si brusquement dedans me fait un peu peur. Mais je crois comprendre enfin les idéaux de Lord Voldemort et je veux le servir. Si rentrer dans son armée est la meilleure manière de le faire alors je le ferais.

- Tu…tuerais ?

Il y eut un autre silence cette fois-ci plus court, où Sirius ne réfléchissait plus à ce qu'il devait dire mais plutôt à la manière de le dire, comme s'il ne voulait pas brusquer son nouveau frère.

- Je ne suis pas stupide. Même si j'ai fait comme si je l'étais pendant pas mal de temps. Et il faudrait vraiment être bête pour ne pas comprendre que nous allons être en guerre. Et dans une guerre, je suppose que tout le monde tue à un moment donné quelque soit le côté…Ce que je veux dire par là c'est que je sais que j'aurais fini par tuer même si j'avais décidé de…rester du côté des Gryffondors. La différence qu'il y aura c'est que là je le ferais par amour pour ma famille et passion pour mes opinions et non par peur d'être abandonné par mes amis.

Eden ne répondit rien, laissant Sirius fixé les broches serties d'émeraudes et de jades dans ses cheveux dans une coiffure complexe similaire à la sienne. Plus aucun d'eux ne parla jusqu'à ce que le travail fut terminé, ensuite, Sirius tira Eden vers le miroir à pied et le fit se regarder dedans.

Eden se força à afficher un sourire, prétendant ne pas être touché par le fait que cela faisait un moment qu'il ne se reconnaissait plus dans le miroir. Il n'avait pas à se sentir coupable, et il ne devait certainement pas se demander s'il avait fait une erreur en souhaitant éloigner Sirius du côté de « la lumière » à tous prix.

Prenant une inspiration discrète, Eden se donna une claque mentale avant de se ressaisir. Là n'était plus le moment de revenir sur ses positions. C'était trop tard, c'était bien trop tard depuis l'instant où il avait décidé se faire ce voyage. C'était son monde, sa vie et son œuvre, et ce n'était pas maintenant qu'il allait laisser la culpabilité d'un quelconque dommage collatéral de venir le détourner des objectifs qu'il s'était fixé.

BREAK

Eden ne s'était pas attendu à l'homme qui lui fut présenté. Lorsqu'on lui avait parlé de membre du ministère, il s'était imaginé un sorcier d'un certain âge, petit, et sûrement doté de la face de rat et des yeux vicieux que chaque espion avait en sa possession.

Il ne s'était certainement pas attendu à cet homme grand, beau, aux yeux aussi sombre que ses cheveux et sans doute aussi sombre que ses desseins. Et cette aura qui émanait de lui était définitivement caractéristique à celle des hommes de la famille Malfoy : dangereuse, obscure, royale et pourtant indubitablement attirante, portant le magnétisme qui faisait sourire l'homme atteint du cancer à sa dernière bouffée de cigarette.

Le nouveau Black ne laissa pourtant rien apparaître de son étonnement, il ne fit que sourire gracieusement et tendre sa main pour serrer celle de l'invité qui lui nia sa poignée de main pour à la place baiser celle-ci, lui rappelant indubitablement la place que Sirius lui avait dit qu'ils avaient dans la société sorcière.

Encore une fois toute la famille Black était réunit, debout près de la longue table de dîner dans une des nombreuses salles à manger du manoir pour saluer leur invité. Il y avait même de nouveaux venus qui étaient apparemment rentrés de voyages ou autres, comme l'oncle Alphard qui était revenu de son voyage en Egypte dans lequel il avait emmené Regulus, le petit frère de Sirius.

Eden sursauta quand l'homme lui lâcha la main, revenant au moment présent alors que son fiancé, qui n'avait pas un instant quitté son côté s'avançait à son tour pour faire une accolade forte à l'invité :

- Kaal, cela fait bien longtemps que je ne t'ai point vu, cher cousin.

- Bien longtemps, trop longtemps, Lucius ! Mais avec la beauté que je vois à ton bras, je suppose que je n'ai pas trop dû te manquer.

Eden se retenu de froncer les sourcils, ce qu'il savait qui n'était pas un mouvement distingué, et ferma fort les lèvres pour ne rien dire d'impoli, cherchant ce qui pourrait le faire s'écarter de Lucius et de ce qui avait l'air d'être une réplique de lui qui heureusement n'était pas son frère par leurs liens de sang trop éloignés.

Le brun repéra Draco qui était aux bras de Sirius et sourit, croyant avoir trouvé son échappatoire quand la voix grave de Kaal Malfoy l'interpella de nouveau.

- Les instincts maternels sont durs à mettre de côté quand ils sont aussi jeunes m'a-t-on dit…Est-ce vrai, Mr. Black ? Ou est-il déjà temps de vous appeler Malfoy ?

Eden regarda le brun, ne pouvant s'empêcher de se dire qu'il y avait là un piège. Aussi il répondit avec le sourire le plus charmant et froid qu'il le put.

- Je suppose qu'il n'est point nécessaire de répondre à une question qui n'en est pas une Mr. Malfoy…De plus, je tiens à dire que je n'aie pas honte du nom des Black, aussi, je compte donc le garder jusqu'à ce que l'on me le retire.

Un sourire, presque imperceptible apparut sur les lèvres entourées d'une très courte barbe de l'homme alors qu'il disait d'un air appréciateur.

- Il est clair que celui-ci n'a rien à voir avec Narcissa, Lucius. Autant cela me semblait trop beau que tu ais trouvé ce qu'il te fallait quand il te fallait, autant je ne suis plus aujourd'hui en position d'en douter.

Ce fut autour de Lucius de sourire, de cette manière que lui seul avait, un sourire trop séduisant pour être donné à un homme aussi vicieusement intelligent.

- Mes amis, intervint Orion d'une voix forte, je crois qu'il est temps de passer à table, je vous en pris asseyez-vous.

Tout le monde prit place autour de la table, Eden sachant d'hors et déjà que la sienne était aux côtés de Lucius, alors que Sirius se plaçait en face de lui entouré de Regulus et de leur oncle Alphard alors que Kaal se plaçait à l'autre extrémité d'Eden, se mettant en lui-même en face d'Alphard.

Le dîner se déroula ensuite comme Eden s'imaginait qu'un dîner devait se dérouler chez les sang-purs : des mets fins apparaissaient et disparaissaient des assiettes, les conversations tournaient autour des sujets mondains de la société sorcière pour s'accorder avec les apéritifs et les entrées, et dès que les plats principaux furent servis, elles dérivèrent vers les sujets pour lesquels tout le monde était rassemblé.

Eden avait comprit que ce qu'il avait à faire était se taire, écouté, prendre la parole lorsqu'on lui posait une question, et imiter les mouvements de Walburga, de Sirius et d'Alphard lorsqu'il s'agissait de manger.

- Sans surprise, dit Kaal alors qu'une bouteille de vin agissait d'elle-même pour remplir son verre, beaucoup de politiciens, se voit favorable aux…idéaux que nous supportons.

- Sont-ils favorables à nos idées qui changeraient notre monde ou à l'argent gagné qui changerait leur compte Gringotts ? intervint Lucius en arquant un de ses sourcils parfaits.

- Je sais que tu es très à cheval sur la loyauté des sujets, Lucius mais pensons pragmatique, cousin : dans un cas comme dans l'autre, ils nous donneront ce dont nous avons besoin. Et pour cela, nous pouvons bien leur donner ce semblant d'importance dans notre cause, reprit Kaal.

- Je ne vois aucun mal à cette idée, Kaal, répondit Lucius tout en prenant une gorgée de vin, je n'y vois aucun mal tant qu'ils connaissent leur place. Certain pourrait croire à tort qu'ils auraient un rôle et une importance aussi grande que la nôtre parce qu'ils sont sang purs sur une pauvre génération ? Tu sais bien qu'aucune grande famille n'accepterait un tel ridicule et certainement pas celle des Malfoy.

- Là-dessus, continua Cygnus, je ne peux m'empêcher de montrer mon accord avec Lucius, Kaal. Je crois que les vieilles familles de sang purs se sentiraient menacées au plus haut point, et avoir de telles tensions dans notre camps seraient des plus inconfortables.

- Mais personne ne peut nier que nous avons besoin des politiques, reprit Orion.

- Ce débat ne va nulle part, coupa Lucius. Kaal, je sais que nous avons besoin des politiques, et c'est d'ailleurs pourquoi tu es aujourd'hui au ministère. Ce que je veux que tu t'assures et ce à quoi je veux que tu veilles, c'est qu'ils ne s'approchent pas trop de nos familles, qu'ils ne se rapprochent pas de ce que le seigneur estime le plus, qu'ils ne croient pas avoir trop d'importance, nous devons leur rester un objectif inaccessible : on ne leur demande pas de rejoindre nos rangs, nous leur donnons la permission, la chance ultime de pouvoir connaître la gloire qu'offre la création d'un monde nouveau. Est-ce que tu vois ce que je veux dire ?

- Je te comprends mieux que bien, cousin.

- Nos familles ont des trésors innommables qu'ils doivent savoir leur être interdits. C'est pourquoi la famille Black est une de celles qui doivent être au centre de nos préoccupations.

A cela Eden fronça les sourcils. La famille Black était en danger ? Est-ce qu'il s'était mal documenter ? Il y avait donc des discriminations parmi les sangs purs ? Et de quels trésors parlaient-ils donc ?

- Eden, mon ange, je sens d'ici les questions tournées dans ta superbe tête.

Eden tourna la tête vers Lucius qui avait de toute évidence arrêté sa conversation pour l'arracher à ses pensées. Le blond avait l'un de ses coudes sur la table, le cristal tenu par ce bras contre sa joue d'albâtre, celle-ci même tordu par un sourire séduisant.

- Je t'en pris, partage donc tes incompréhensions.

Le brun hésita un instant alors qu'il entendait les conversations se couper plus ou moins brutalement à l'entente de la voix grave et suave de Lucius. Alors que le silence attendait patiemment sa réponse, l'ancien Gryffondor comprit qu'il n'avait pas le choix et dit d'une voix douce :

- Je me demandais s'il y avait des sangs purs moins méritant que d'autres et m'inquiétait pour la sécurité de notre famille. Les Black ont-ils donc à craindre que l'on s'attaque à leurs richesses ?

Lucius resta un instant silencieux, avant de reprendre de sa voix désarmante :

- L'homme…n'est pas friand d'égalité. Les hommes n'ont pas été créé égaux, et ils ne se sont pas construits égaux, la société même est basée sur des inégalités. Si l'homme avait voulu l'égalité, alors jamais ni beauté, ni laideur, ni force, ni faiblesse n'auraient été déclamées, chantées, jouées ou instruites dans les écoles. Et si les dieux avaient voulus l'égalité, il est certain que jamais ils n'auraient créé les hommes de sorte à ce qu'ils soient si sensibles à ces critères. Et c'est parce que le monde à reconnu la supériorité et la domination d'hommes sur d'autres qu'il y a eu conquête, et pyramides, et rois, et empereurs, et faste, grandeur et opulence. C'est parce que la victoire à des favoris que la défaite sait déjà l'homme qu'elle embrassera, et c'est parce que la laideur est une éternelle jalouse que la beauté a le sourire cruel et affriolant de ceux qui savent qu'ils ne se feront jamais détrôner. Et c'est parce que les dieux voulaient embellir le jardin d'Eden, parce qu'ils voulaient que personne ne le lâche du regard qu'ils ont créé l'enfer.

Les mots de Lucius semblaient s'inséraient dans chaque part, dans chaque port de la peau d'Eden, s'y insinuant vicieusement comme un poison faisant battre le cœur, rendant les paupières lourdes, et l'esprit brumeux. Comme un fruit que l'on croquait avant d'y penser et que l'on dévorait avant de le regretter. Et le blond lui lançait les mots, les lui jetait, les enroulait autour de lui, s'en servant comme de l'enclume qui le ferait se noyer dans les océans argent de ses yeux. Et Eden lui, n'était que le marin, le pauvre fou qui se laissait tomber à l'eau à la voix enchanteresse des sirènes et rendait son dernier souffle dans un de leur mortel baiser.

- C'est parce que l'homme avait déjà l'inégalité, et l'injustice, qu'il a développé l'avidité, c'est parce que la victoire était si indulgente avec lui qu'il a acquit le goût du luxe, et bien parce que la laideur était trop attaché à lui, bien trop, et accompagnait ses pas comme une ombre qu'il est tombé obsessionnellement amoureux de la beauté.

Lucius s'arrêta un instant, passant une main dans les cheveux d'Eden et gardant une de ses mèches prisonnières, jouant avec alors qu'il continuait de parler :

- L'homme comprit alors que c'était elle le vrai trésor, et il se mit à la quêter sous toutes ses formes, se mettant à creuser le sol pour en retrouver la brillance, essayant de l'enfermer dans des coffres comme un amant jaloux, pleurant en regardant le ciel et en comprenant qu'il ne pourrait pas l'atteindre, et que de là, il ne pouvait qu'admirer sa tendre aimée comme bien d'autres amoureux transis. Et enfin, enfin, se retournant, souriant, riant, se laissant tomber à genoux une fois qu'elle lui fut retrouvée, une fois qu'il revit son éclat le plus brillant…dans un regard vert Eden.

Il était prit. Il était noyé. Il s'enfonçait dans les plus grandes profondeurs, dans les tréfonds les plus noirs des océans d'argent liquide. Et même en sachant ce que ce monstre marin et enchanteur comptait faire de lui, il ne pouvait le quitter des yeux et aurait put supplier que ce soit la couleur de ses yeux et le son de ses mots qui l'accompagne dans un endroit qui ne pourrait par conséquent qu'être beau, qui ne pourrait qu'être aimé de lui.

Et ce fut le bruit d'un verre, le bruit net d'un cristal se brisant sur le parquet qui le ramena à la surface et ramena l'air à ses poumons encore lourd d'une eau couleur argent. Narcissa était pâle comme un linge le bras encore mou du verre qu'il avait laissé s'échapper. Immédiatement, ce fut comme si la vie reprit d'un coup autour d'eux. Des elfes de maisons apparurent pour balayer et enlever toutes preuves du sauvetage d'Eden.

Et celui-ci se demanda s'il devait la remercier de l'avoir ainsi ramener à la surface, de l'avoir soustrait aux prises des eaux profondes, et de lui avoir rappelé que ce visage charmant et cette voix ensorcelante se cachait un monstre séducteur qui avait pour habitude de garder ses trésors avec plus de verve, plus d'attention, plus de jalousie et d'avidité qu'un dragon.

Il se posa la question, il se le demanda vraiment, mais il comprit bien vite que ce ne serait pas nécessaire, parce qu'elle ne l'avait pas sauvé. Posant une main sur son torse il comprit.

Même ramené à la surface, il sentait encore ce poison, ce poison qui faisait battre le cœur, rendait les paupières lourdes et l'esprit brumeux. Un poison injecté par des yeux trop beaux pour être donnés à un homme tel que Lucius Malfoy : un homme amoureux de la beauté à un tel point qu'il allait la traquer jusqu'au fond d'un regard, un regard vert Eden.

A suivre…

Eh bien, eh bien, nous avons un Lucius bien séducteur *l'auteur se fait du vent*. J'essaierais de ne plus disparaître dans la nature sans donner de signe de vie ainsi ^^''. N'hésitez pas à donner votre avis sur ce chapitre, par exemple si vous y avez aimé quelque chose que vous aimeriez avoir plus ou plus souvent ou si vous avez des questions à me poser si certaines choses restent floues !

Voili-voilou !

Review ?

Nekogami-sama.

Ps : Je vous ai déjà dit que je vous aimais, hein ?