LES PERSONAGES APPARTIENNENT POUR LA PLUPART A STEPHENIE MEYER

EN ITALIQUE SONT RETRANSCRITES LES PENSÉES DE RENESMÉE

TOUTE LA FANFIN SERA UN PDV DE RENESMÉE

Un Autre Destin (anciennement Rinsing Sun) est la suite de ma première fiction Un Autre Chemin ( anciennement My Version of Twilight) et le troisième volet de cette saga est en cours de publication.


Prologue

J'avais besoin de connaître mes racines pour envisager mon avenir. Tous me croyaient destinée à lui, moi je voulais décider. Mais mon amour pour lui était si ancré en moi que je me sentais incapable d'y échapper. D'y échapper, m'en défaire oui, car cela m'étouffait, me rongeait, me désespérait, me rendait folle. Seul mon grand-père pouvait m'aider, il était le plus ancien des miens, il était notre père, il avait créé ma famille. Tous avaient pour lui une foi inconditionnelle.

Il m'aiderait à comprendre ma condition et à faire mon choix. Je n'avais que dix ans mais j'étais à l'aube de ma vie, de mon éternité.


Revenir à Forks m'était pénible. Je savais que j'y serai aussi heureuse que malheureuse. Je redoutais le moment de le revoir. Cela faisait dix ans que nous avions déménagé à Juneau, en Alaska. Dix ans que j'étais née, dix ans que ma mère était devenue un vampire, dix ans que nous vivions ma famille et moi ensemble et heureux. Mais une personne m'avait manquée durant ces années, et à ma mère aussi. Dix ans que je lui avais demandé de me laisser grandir, de ne plus être monJacob.

Je n'avais pas pu demander à ma mère de couper tout contact avec lui, il avait été son meilleur ami avant même ma naissance. Leur relation avait été parsemée d'embuches et d'évènements fantastiques. Ils étaient des ennemis naturels, mais leur amitié était si forte que le temps ne l'avait pas atténuée. Elle lui téléphonait souvent, il lui donnait des nouvelles de mon grand-père Charlie, que je n'avais jamais connu. Elle suivait les rebondissements de la meute. Jacob était devenu l'Alpha, le chef. Je n'avais pas cherché à savoir quoique ce soit sur lui. J'avais pourtant capté quelques informations, il avait achevé ses études puis avait ouvert un garage à Forks même. La vie y était redevenue monotone, plus de vampires pour mettre la ville en péril. Les loups ne se transformaient rarement, sauf Jacob.

Nous avions quitté Juneau tôt ce matin, nous devions fêter mon anniversaire à Forks, dans la villa des Cullen. J'y avais vécu les meilleurs moments de ma « courte » vie. Je l'avais quittée sans regrets, pour avoir une chance de vivre normalement mes premières années. Aujourd'hui j'y revenais presque malgré moi, pleine de joie et de craintes.

Le soir où il était parti, je m'étais faite la promesse de vivre comme si il n'avait jamais existé. Je n'avais gardé qu'un souvenir de lui mais l'avait caché de ma vue durant près de huit ans. Il m'avait suppliée d'accepter, cette fameuse nuit, un bracelet tressé en cuir. Il semblait tant y tenir que je n'avais pas pu refuser, pas après avoir exigé de ne plus le revoir avant que je ne sois prête à accepter son imprégnation.

J'avais réussi à grandir sans trop penser à lui. À sept ans, j'avais atteint « mes dix-huit ans », âge que j'aurais désormais éternellement, telle ma mère. Ces années à Juneau furent merveilleuses. Notre famille agrandie par Bree et moi était maintenant le plus grand clan de vampires. Nous étions restés discret autant que faire se peut, car de nombreux curieux nous avaient débusqués. Par pour moi, petite hybride, mais pour ma mère, l'héroïne, celle qui avait vaincue les Volturis. Ils n'en parlaient pas devant moi, mais j'étais certaine que quelques nomades, en soif de reconnaissance avaient défié mon clan. Aucun doute sur l'issue du combat, ma mère était redoutable. Je l'admirais pour sa force de caractère, pour son sens de l'abnégation pour les siens et surtout pour moi, pour sa gentillesse, son courage, bref, elle était merveilleuse. Nous avions été séparées deux fois au cours de mes premiers mois, aussi après nous ne nous étions plus quittées. Nous avions progressé ensemble pour dompter notre soif de sang humain, ainsi que Bree, et étions parvenues en moins de dix ans à pouvoir côtoyer plusieurs humains toute une journée durant. Même mon oncle Jasper, lui aussi, n'était quasiment jamais plus tenté par les humains. Carlisle pensait que d'être plusieurs à devoir lutter nous avait permis de résister plus facilement et plus vite, et Jasper plus que quiconque nous avait aidées.

Malgré tout, nous ne nous risquerions pas à nous « insérer socialement » avant un ou deux ans. Seuls Emmett, Rosalie et Alice avaient repris le chemin du lycée. Jasper les avait accompagné au début mais il avait préféré nous aider au quotidien à contrôler le « monstre » en nous. J'avais appris en fait qu'il avait failli craquer dès le premier jour.

Cela pouvait facilement se comprendre. L'année de ma naissance, ils avaient quitté Forks peu après la rentrée scolaire. Mon père avait quitté ma mère juste après « ma conception », persuadé que sans lui, elle sera plus en sécurité et plus heureuse, et ils avaient tous déménagé. Puis ils étaient revenus, mais n'avaient pas repris le lycée. Aussi ce fut difficile à Jasper, après un an de confinement d'être confronté aux humains durant toute la journée.

Comme mes parents et certains membres de ma famille, j'avais en moi un don. Je pouvais communiquer avec les gens en leur montrant mes pensées. Autrefois j'avais besoin d'un contact mais plus maintenant. Je pouvais aussi exprimer des pensées plus complexes. Nos capacités psychiques étaient surdéveloppées par rapport aux humains, et même en étant à moitié humaine, mon intellect tournait à plein régime. Je me souvenais de chaque jour depuis ma naissance, des premières semaines je n'avais de souvenir que de ma mère et de Jacob.

Jacob…

Il s'était imprégné de moi, alors que ma mère me portait encore en son sein. Je n'étais qu'une enfant, quelques mois que j'étais née, quand j'avais appris son imprégnation. Cela m'avait dévastée, il m'aimait et finalement, je l'avais fui. Quitter Forks était de toute façon prévue, mais pas comme ça, pas comme des voleurs, pas sans dire aurevoir à la meute.

« Nessie, tu ne devrais pas ruminer ainsi. » me dit mon père, me tirant de mes pensées, auxquelles il avait accès.

« À quoi penses-tu, ma chérie ? » demanda ma mère.

« A Forks. »

Papa, je t'en prie, ne lui dis rien. Pensai-je.

« Nous pouvons encore faire demi-tour. Rien ne t'oblige à le revoir. Si tu n'es pas prête, il comprendra. » ajouta ma mère.

« Je ne suis pas prête mais je dois le faire. »

Ma mère souffla. Depuis des semaines, j'avais perdu mon insouciance, jouant presque les martyrs. Ils ne comprenaient pas mon revirement de comportement, pensant que cela s'était fait depuis ma décision de revenir à Forks pour quelques jours. En fait, tout avait changé deux ans plus tôt.

Jacob avait annoncé deux ans plus tôt le futur mariage de Leah avec Tom, un jeune homme rencontré à Port Angeles et dont elle s'était imprégnée. Cette histoire d'imprégnation m'avait longtemps laissée perplexe. Mon père me l'avait expliqué mais je ne pouvais pas croire que cela pouvait aussi influer sur la personne qui n'était pas de la meute. Je refusais le fait, que selon tout mon clan et toute la meute, je n'avais pas d'autre choix que te tomber amoureuse de Jacob. Je voulais être maître de mes sentiments et ne pas être influencée.

Ma mère m'avait racontée la demande en mariage et que chez les Quileutes, le fiancé offrait une bague tressée. Je n'avais alors plus écouté la suite de son récit. J'avais reçu comme un coup de poignard au cœur. Je m'étais sentie trahie, obligée, marquée. En m'offrant ce bracelet, qu'il avait lui-même tressé peu de temps avant ma naissance, il s'appropriait ma vie et mes choix. Il n'avait donc même pas écouté les arguments que je lui avais tenus ce fameux jour. Il m'avait promis de me laisser du temps, de me laisser faire mes choix, de ne jamais me contraindre et pourtant il m'avait enchaînée à lui.

Je m'étais précipitée dans ma chambre dès que mes jambes me le permirent. En prenant dans mes mains le bracelet, je les sentis brûler au contact du cuir. J'avais voulu le détruire mais n'en avais pas eu la force ou le courage. Je n'avais pas compris pas les sentiments contradictoires qui m'avaient assaillie. Je l'avais oublié, lui et l'avenir qu'il nous avait prévu. Je n'avais eu aucune envie de l'aimer, mon cœur s'était pourtant éveiller ce jour-là. Je savais ce qu'était l'amour, j'étais entourée de quatre couples très amoureux. Mais malgré cet environnement, malgré ce que j'avais pu lire ou voir, je n'avais jamais eu de pensées libidineuses, ni rêvé du prince charmant. Tout m'était familier mais tout aussi étranger. Mon cœur était empli d'amour pour les miens, et j'avais cru jusqu'alors que c'était suffisant.

Depuis deux ans, j'avais donc vécu avec un poids sur mes épaules. Je tentais de cacher ma douleur, et même si mon père avait lui aussi perfectionné son don et n'entendait les pensées des autres que s'il le voulait, Jasper avait ressenti ma confusion et ma peine. Il m'avait demandée d'en parler à quelqu'un, que cela m'aiderait et je m'étais tournée vers mon grand-père Carlisle.

Aussi incroyable que cela pourrait paraître, je le considérais moi aussi comme un père, sans concurrence pour mon père. Carlisle était notre chef, notre guide, notre voix. Nous avions tous pour lui un immense respect et une grande affection. Qu'il ne fut pas biologiquement mon grand-père n'enlevait rien à l'intensité de notre complicité. Il était un modèle, au même titre que ma mère. Il avait tant de bonté en lui, et sa vocation m'impressionnait. Il passait de longues heures par jour à l'hôpital, au milieu d'humains mais surtout cerné par l'odeur du sang.

Je ne pouvais pas en parler à ma mère, elle aimait aussi Jacob, je savais que malgré tout, elle était heureuse de me savoir destinée à son ami. Elle était persuadée de mon futur bonheur aux côtés de lui. Alors lui confier que je le détestais plus que tout, qu'il m'avait trahie, la rendrait malheureuse. J'étais tout pour elle, mais je ne la pensais pas assez impartiale pour m'aider à surmonter la situation.

Au fil du temps, je m'étais apaisée, trouvant seule des excuses à Jacob. Et à ma colère avait succédé une certaine attente. Chaque nuit je rêvais de lui, et avec le temps, dans mes songes, nos déclarations devenaient plus enflammées et je goûtais à ses lèvres. Pourtant je lui en voulais encore. J'aurais voulu ne pas être obsédée par lui. Je réagissais finalement comme une adolescente m'avait rassurée Carlisle, cela me passerait et alors je pourrais décider ou non de le revoir. Mais cette décision, je l'avais prise malgré moi, quand six semaines plus tôt j'avais eu la malchance d'entendre sa voix.

Leah venait d'accoucher d'une petite fille et il avait voulu joindre ma mère pour la prévenir mais elle était en chasse. Je ne décrochais jamais si ça ne m'était pas destinée, mais un concours de circonstances fit que je n'avais pas mon téléphone et attendais l'appel de Rosalie. Je décrochais sans prendre la peine de regarder l'écran.

Il avait gardé quelques secondes le silence avant de me lancer « Nessie ? ». J'avais regardé alors l'écran du téléphone et y avais lu « Jake ». Puis je n'avais pas pu l'interrompre, j'étais trop choquée pour lui raccrocher au nez. Chaque parole m'empêchait de respirer normalement, mon cœur s'était douloureusement manifesté. Cette blessure existait déjà, je la croyais guérie, mais non. Entendre sa voix, c'était comme mourir et revivre. Comme perdre ma joie de vivre et découvrir l'amour. Comme adorer la nuit mais la fuir pour courir vers le soleil…

« Oh Nessie ! Je suis si heureux que tu acceptes de me parler ! avait-il crié. Si tu savais comme je me suis imaginé ta voix des milliards de fois. Tu as bientôt dix ans ! C'est formidable. Ta mère m'a raconté que tu savais parfaitement contrôler ta soif, je suis si fier de toi ! Et puis tu dois avoir tellement changé… Je me souviens de tes jolies boucles et de tes magnifiques grands yeux chocolat et… Excuse-moi, je ne voulais pas, ajouta-t'il après que j'eusse soupiré lors de sa description. Euh… vous allez bientôt revenir ? J'aimerais tellement te revoir, enfin si tu … je ne veux pas te forcer, je ne… »

Hypocrite, faillis-je rétorquer.

« En fait, nous allons venir fêter mon anniversaire à la villa de Forks. Je t'y verrai sans doute. » dis-je d'une voix atone, avant de le regretter aussitôt.

« Oh mon dieu ! C'est merveilleux ! Merci Renesmé, je suis super heureux ! »

« A bientôt. » répondis-je avant d'enfin raccrocher.

Chaque nuit depuis, je me repassais son monologue. J'avais comme les miens une mémoire infaillible. J'avais perçu dans le ton de sa voix de la joie mais aussi de la tristesse. Je lui avais manqué, peut-être autant qu'il m'avait manquée. Il m'avait parlée comme à une enfant. Ma mère m'avait dit qu'il avait été très déstabilisé par son imprégnation. Il n'avait voulu que me rendre heureuse, n'avait eu aucune pensée « romantique envers moi ». Mon père me l'avait confirmé, même quand Jacob lui avait parlé de notre avenir, il m'avait imaginée petite fille et lui comme mon grand-frère.

Moi je ne pouvais plus le voir ainsi. Je n'étais plus une enfant. J'avais fait le tour des expériences humaines, enfin sauf la scolarité, des amis humains et des premiers petits copains. Je ne regrettai pas mon enfance, elle avait été parfaite. Je me sentais aujourd'hui suffisamment adulte pour envisager un jour aimer quelqu'un. Et si c'était Jacob, ce ne serait qu'après l'avoir choisi, sans être influencée par une stupide légende indienne.

La visite à Forks n'était même pas prévue, j'avais dû l'apprendre aux miens et du coup répondre à leurs nombreuses questions. Je n'y coupais pas, même si je ne voulais pas leur avouer à voix haute qu'il me manquait, que je voulais le revoir, que je rêvais de lui depuis deux ans, et que mes souvenirs étaient remplacés par des fantasmes.

Quand je le leur avait annoncé, ils parurent tous soulagés et heureux. Seul mon grand-père, Carlisle, avait décelé mon malaise. Plus tard, il me demanda de réfléchir encore, que personne ne m'en voudrait si je changeais d'avis.

« Tu n'es pas prête, mais tu en as envie. »

« Je suis perdue, totalement perdue. » dis-je nerveusement.

À lui, je ne voulais pas mentir. Il était de mon côté, il était si sage. Nous avions raison de faire tant confiance à son jugement.

« Qu'est-ce que tu serres dans ta main Nessie ? »

« Le bracelet. Ne dis rien à papa et maman s'il te plaît. Je n'en ai parlé à personne. »

« Tu vas le revoir. J'ai peur de ta réaction. Ils pourraient comprendre par eux-mêmes.»

« Non, ça fait deux ans que je leur cache, je dois pouvoir le revoir sans craquer. Je suis assez forte. Et puis, tu t'inquiètes pour rien. Il ne va rien se passer. »

« Je comprends, je ne dirai rien, rassure-toi. »

« Merci. » murmurai-je en me blottissant dans ses bras froids mais si rassurants.

Le trajet jusqu'à Forks me parut interminable, ma mère roulait pourtant très vite. Je m'étais sentie espionnée dès que nous avions pénétré dans la forêt. En descendant de voiture, je me forçai à ne pas regarder autour de moi, mais je sentis son regard sur moi. Je pouvais presqu'entendre sa respiration saccadée. Sur le seuil de la villa, Carlisle et Esmé nous accueillirent. Ils avaient fait la route quelques jours plutôt, ainsi qu'Alice et Jasper, pour mieux préparer ma surprise. Je me précipitai vers Carlisle et resta dans ses bras, sans plus chercher Jacob. J'avais tant de mal à retenir mes larmes. Au bout de quelques secondes pourtant, mon répit me fut refusé car il était là, il embrassait mes parents. J'aurais voulu plus de temps pour m'habituer à lui, à sa voix, à sa présence.

Quand enfin je le regardai, je fus happée par son regard noir, par ses bras brûlants qui m'avait enlacée sans que je puisse le repousser. Il me fit tourner comme avant, comme si j'étais encore une enfant. Je me sentirais gênée après mais à cet instant, il m'avait isolée du reste du monde. Il était encore plus beau que dans mes souvenirs, il rayonnait tel un soleil. Je le regardais avec des yeux neufs. Il avait gardé son allure athlétique mais était entièrement habillé. Je me souvenais parfaitement de son corps toujours à moitié dénudé, maintenant il me paraissait plus vieux.

Carlisle, aide-moi. Tu avais raison, je ne suis pas prête, pensai-je.

Mais ce fut Alice qui intervint.

« Allons Jacob, laisse-nous aussi lui dire bonjour ! »

Quand je quittai les bras de Jacob, mon cœur qui avait mystérieusement guéri, se déchira à nouveau. Alice me tira rapidement à l'intérieur pour me cacher à l'étage au moment même où mes larmes jaillirent.

« J'ai juste vu que tu pleurerais si il continuait de t'enlacer. »

« Tu ne peux pas me voir… »

« Mais ton père oui, il allait le massacrer ! »

« Merci. »

« De rien, repose-toi. Et ne redescends pas avant d'avoir retrouvé ton calme, sinon ils comprendront. »

Je cessai de pleurer, lui souris et quand je fus enfin seule, je faillis détruire le matelas. Mais ils auraient tous entendu, alors je me forçai à inspirer profondément. C'était ma méthode pour me calmer quand Emmett se moquait de moi ou quand Alice m'emmenait dans ses sorties shopping.

Stupide cœur, je ne l'aime pas, je ne le désire pas ! Stupide yeux, il n'est pas le plus bel être, il n'est pas aussi splendide que le soleil !

Le bracelet, qui ne me quittait plus, me parut peser une tonne dans ma poche de jean. Comment le regarder dans les yeux alors que je n'étais moi-même pas capable d'affronter mes sentiments ? Je me sentis plus perdue que jamais. La situation pouvait m'échapper si facilement. Il serait si aisé de se laisser aller dans ses bras, de se laisser aimer par lui. Je devais garder la tête froide, rester maître de mes pensées, ne plus divaguer sur son corps si parfait, oublier sa tendresse, ne plus me noyer dans son regard…

J'avais besoin de connaître mes racines pour envisager mon avenir. J'étais convaincue qu'il me faudrait revenir en arrière pour aller de l'avant. J'étais si inexpérimentée et surtout trop influencée par mes hormones. Tous me croyaient destinée à lui, moi je voulais décider. Cet amour que je croyais enfoui en moi ressurgissait et m'étouffait, me rongeait, me désespérait, me rendait folle. Seul mon grand-père pouvait m'aider, il était le plus ancien des miens, il était notre père, il avait créé ma famille. Il m'aiderait à comprendre ma condition et à faire mon choix.


Vos impressions? Je rappelle au cas où que cette histoire est la suite d'une autre de mes fics, donc lisez la première d'abord si ce n'est pas encore fait!