Finir Rédemption : presque fait !

Finir les 1er Dossier secret du USS California : fait ! (posté dans la journée)

Partager une nouvelle histoire : fait ! Et c'est juste en dessous ^^

Bonne lectures à toutes et à tous

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Arizona Dreamin'

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Prologue : La goute qui fit déborder le vase …

Les muscles de mes épaules se rappelaient à mon bon souvenir encore une fois.

Trop de travail, trop de stresse, pas assez de sport, en voilà les raisons

Mais que voulez-vous quand on a 29 ans que l'on travail dans l'un des cabinets les plus prestigieux de New York et que l'on veut devenir associer avant ses 35 ans … c'est une chose courante.

Mais dans le fond, de quoi avais-je à me plaindre ?

J'avais une superbe petite amie que tous m'enviaient, une famille extraordinaire qui me soutenait à 300% et un job que j'adorais même s'il m'épuisait.

Alors pourquoi se plaindre ?

Au fond de moi, une petite voix me demandait si j'étais vraiment heureux.

Pourquoi n'aurais-ce pas été le cas ?

L'horloge posée su mon bureau m'indiqua qu'il est déjà plus de 21h. Je refermais le dossier sur lequel je travaillais et éteignais la lampe de bureau.

Dehors il faisait un froid polaire.

Le mois de février le plus froid depuis un siècle d'après la radio.

Que l'on ne me parle plus de réchauffement climatique !

J'hélais un taxi qui s'arreta sèchement devant moi manquant de m'emputer d'un pied voir des deux. Je montais et indiquais la direction de mon domicile. 35 min plus tard, je me retrouvais face à ma porte, mes clés dans la main. En ouvrant la porte je m'attendais à y trouver de la lumière, de la chaleur, mais il était sombre et froid.

Jessica n'était pas là. Elle avait probablement du sortir avec ses amies. Il fallait dire que ces derniers temps je n'étais pas très présent mais elle comprenait et franchement je mesurais ma chance. J'allumais la lumière et la télévision histoire insuffler un minimum de vie aux grandes pièces décorées avec soin par ma chère et tendre mère. Elle n'était pas décoratrice professionnelle, mais entant qu'artiste, elle avait un sens de l'esthétique indéniable et un goût très sûr.

Je me passais rapidement sous la douche et troquais mon costume trois pièces contre un jean et une chemise en flanelle. Mon costume de bucheron comme aimait à l'appeler Jessica. Mais je dois avouer qu'il n'y a pas plus confortable.

En guise de repas, je me contentais d'une omelette au fromage et d'une pomme.

Epuisé par ma journée, je me couchais sans attendre Jessica.

Au cours de la nuit, je la sentis se glisser entre les draps. Automatiquement attiré par son corps je me tournais vers elle et passais mon bras autour de sa taille pour la coller contre moi.

- Tu as passé une bonne soirée ? Lui demandais-je dans un demi sommeille

- Oui très bonne, répondit-elle simplement

J'enfouis mon visage dans ses cheveux et m'endormis en respirant une odeur qui m'était familière mais qui n'était pas celle de la femme que j'aimais

Le lendemain je me réveillais seul dans mon lit c'était une sensation désagréable. Je me glissais sois la douche et la prenais seul.

Encore une sensation désagréable

La petite voix me rappela la dernière fois que j'avais pris des vacances que j'avais consacré du temps à ma compagne enfin, elle essaya, parce que franchement même moi je ne me rappelais pas à quand remontaient mes dernières vacances

Et c'est à demi démoralisé que je sortais de la douche.

Je trouvais Jessica dans la cuisine assise à la table du petit déjeuner le sourire aux lèvres entrain de pianoter sur son Blackberry.

- Bonjour, lui dis-je.

Elle sursauta et me regarda avec surprise.

- Oh ! Edward … tu as bien dormis ?

- Euh … oui, et toi ?

- Très bien merci, j'étais épuisée, me répondit-elle avec un sourire.

- Je suppose que tu as passé une bonne soirée.

Son sourire s'élargit un peu plus, jusqu'à en devenir éclatant.

- Très bonne même, ajouta-t-elle

Elle se leva pour aller reprendre du café.

- Jess … ça fait un moment que l'on ne c'est pas retrouvé tous les deux … ça te dirais que l'on parte ce weekend ? Rien que nous deux ?

Elle faillit s'étrangler avec son café.

- Ça va ? M'inquiétais-je pour elle.

- Euh oui, ça va … ce weekend ? Tous les deux ?

- Oui, pourquoi ? tu as déjà quelque chose de prévu ?

- Euh … non, non absolument rien, répondit-elle nerveusement.

J'étais avocat et le mensonge et moi étions de suffisamment bons amis pour que je puisse facilement le reconnaitre.

- Jessica, tu es sure ? Tu peux me le dire si tu as autre chose de prévu.

Elle se ressaisit et se composa une façade qui masqua ses émotions.

- Mais non Edward, je serais très heureuse que l'on parte en weekend tous les deux. En espérant que cette fois-ci ta sœur ne débarquera pas à l'improviste, me fit-elle remarquer avec une pointe de sarcasme.

Je soupirais sachant très bien à quoi elle faisait référence. Alice avait un peu tendance à se sentir un peu trop comme chez elle dans notre appartement et le plus souvent lorsque j'arrivais à me ménager un peu de temps avec Jessica. A croire qu'elle avait un radar pour ça !

- Je te promets que rien ni personne ne nous empêchera de partir en weekend tous les deux, lui dis-je avant de l'embrasser sur le front.

- Nous verrons, dit-elle avec un sourire de défis.

Défis que je relevais. Elle allait voir ce qu'elle allait voir.

Le reste de la semaine se passait sans grande surprise. Je passais le plus clair de mon temps à travailler ne faisant que croiser Jessica avant de m'effondrer de fatigue.

Puis vendredi arriva.

Peu avant midi, je mettais la touche finale à un important dossier que je devais plaider la semaine suivante aux côté de mon meilleur ami, Peter.

Peter et moi nous connaissions depuis la fac, nous avions partagé la même chambre et après avoir finit notre droit à Harvard, nous avions tous les deux été embauché chez Volturi, Dénali & Associés.

Et en parlant du loup … je le vis passer la porte de mon bureau.

- Hey ! Ed, ma caille, j'ai un service à te demander.

Je grimaçais, tan pour le surnom que pour le service que je craignais.

- Vas-y, dit toujours.

- Tu sais le rendez-vous avec Stewart, tu pourrais y aller à ma place, j'ai un empêchement de dernière minute.

- Un empêchement de dernière minute ou un rendez-vous galant de dernière minute ? Lui demandais-je.

Le sourire qu'il afficha me donna ma réponse.

Mr Stewart était l'un des clients les plus importants du cabinet, un des plus ancien, surtout. Le pauvre homme se battait depuis des années contre son écervelée de fille, Kristen, qui passait son temps à dépenser la fortune familiale sans se préoccuper le moins du monde des conséquences de ses actes. Il voulait la faire placer sous tutelle, ou du moins sa fortune avant qu'il ne passe de vie à trépas ce qui, vu son état de santé actuel, ne devrait pas tarder.

- Bon d'accord

- Yes ! Merci mon vieux je te revaudrais ça ! me dit-il avant de détaler.

Je soupirais.

Avec un peu de chance, le rendez-vous avec Stewart ne me prendrait pas toute l'après-midi et je pourrais, comme je l'avais prévu, rentrer plus tôt pour partir dès ce soir en weekend romantique aux Bermudes.

Et la chance fut plus que jamais avec moi ce jour là car à peine 15 minutes avant le rendez-vous, je reçus un coup de téléphone de la secrétaire particulière de Mr Stewart qui m'annonçait que son patron n'était pas suffisamment en forme pour assurer ce rendez-vous.

A deux doigts de sauter de joie, je fixais un autre rendez-vous pour la semaine suivante et me dépêchais de quitter le bâtiment.

Ayant évité l'heure de pointe, je mettais seulement vingt minutes à regagner mon domicile.

Alors que je déverrouillais la porte, j'entendis des bruits provenir de l'intérieur.

Jessica ne devait pas avoir travaillé aujourd'hui.

Les bruits que j'entendis me surprirent mais me firent rapidement sourire.

Quel homme n'a jamais rêvé de rentrer chez lui et de surprendre sa femme entrain de mater un porno ?

C'est donc le sourire aux lèvres que je me dirigeais vers la porte entrouverte de notre chambre. Sourire que je perdis bien vite en m'apercevant qu'il ne s'agissait pas d'un film et que les gémissements étaient bien ceux de ma compagne et non pas d'une quelconque actrice.

- Oooooh Ouiiii Peter ! Vas-y ! Vas-y plus fort ! L'entendis-je hurler.

Mon sang ne fit qu'un tour.

Peter.

Cette odeur qu'elle avait sur elle en début de semaine, cette odeur j'arrivais enfin à l'identifier.

C'était l'eau de Cologne de Peter.

Rien d'étonnant à ce qu'elle me soit familière puisqu'il la portait chaque jours lorsque nous étions à la fac et la portait encore aujourd'hui alors que nous travaillions ensemble pour Volturi, Denali et Associés.

Et il couchait avec Jessica, ma petite amie … alors que j'étais sensé assister à une réunion à sa place !

J'eu envie d'entrer en trombe dans la chambre de les surprendre en flagrant délit, de faire un scandale lorsque je les entendis parler …

- Oh Peter … tu es … exceptionnel !

- Hum … je sais ! dit-il

Elle gloussa.

- Et bien meilleur qu'Edward non ? demanda-t-il avec arrogance.

Jessica eu un petit rire de gorge et j'eu envie de vomir.

- Franchement ? Je ne sais même plus à quoi ressemble le pénis de ce cher Ed !

Ils rirent tous les deux et moi je restais là, comme un con aux tendances masochistes, à les écouter débiter des horreurs sur mon compte.

- Et oui, ce cher Ed …tu sais que s'il n'avait pas été aussi bonne poire je n'aurais jamais pu venir aujourd'hui ! Ed on peut toujours compter sur lui !

Il rit à sa propre blague … qui n'en était pas vraiment une en fait.

- Quand j'y pense … je devrais lui dire merci plus souvent à cette tête d'enclume. C'est vrai, quand on y pense. Déjà à la fac il faisait tout le boulot à ma place, je n'avais juste qu'à repiquer ses cours et la plus part de ses devoirs pour être sur d'avoir une bonne note et même maintenant chez Volturi, il fait tout le boulo et c'est moi qui en retire les lauriers.

- Tu sais qu'il espère toujours devenir associé ! lui avoua Jessica sur un ton de confidence.

Je ne voyais pas où étais le mal, mais Peter rit.

- Tu rigoles ? Il n'a toujours pas compris que ce n'est pas en travaillant comme un forçat qu'il deviendra associé. Merde, pour devenir associé il faut savoir cirer des pompes et lécher des culs. Et pour ça crois moi, je suis très doué. Aro a déjà évoqué avec moi, lors de l'un de nos déjeuners réguliers, le fait de devenir associé d'ici deux ans. Tu imagines ça ? Associé à 31 ans ! Et Ed qui espère l'être pour ses 35 ans. La pauvre pomme, il n'a vraiment rien comprit !

Jessica et lui rirent à nouveaux avant de se lancer dans ce que je supposais être un nouveau round. Mais je n'en avais cure …

En plus de se faire ma petite amie dans mon dos, cet espèce d'enfoiré exploitait mon travail à son profit et ce depuis la fac …

Une soudaine envie de vomir me saisit.

Il fallait que je parte et vite, très vite avant de commettre l'irréparable.

Je regagnais rapidement la porte d'entrée et la claquais violement en sortant.

Je redescendais par les escaliers et marchais.

Sans but précis, je marchais.

Ignorant le froid qui me brûlait le visage et les mains, je marchais ou du moins j'airais sans but aucun.

Progressivement je me remémorais ces dernières années, ces sept dernières années.

Ces sept année où j'avais cru avoir un ami un vrai, mais à la lueur de ce que je venais d'apprendre, je comprenais beaucoup de choses que je n'ais jamais été capable d'expliquer jusque là.

Beaucoup de zones d'ombres s'éclairaient et un seul constat était possible … ma vie, depuis ces sept dernières années, n'avait été qu'une vaste fumisterie.

Soudain, une idée fit son chemin dans mon esprit, une idée qui avait des airs de liberté, de liberté totale …

Mes pieds prirent alors une direction bien précise, celle d'un grand magasin spécialisé en articles de sport en tout genre.

Habitué du magasin, je me dirigeais dans les rayons, prenant ce dont j'avais besoin : un sac, des jeans, des chemises, des t-shirts, des sous-vêtements, des chaussures de marche, un blouson épais, des barres protéinées et une gourde.

Je payais et demandais s'il était possible que je me change sur place.

Le vendeur était surpris mais me laissa faire.

En sortant du magasin, je donnais mon costume taillé sur mesure et mon manteau en laine d'Ecosse au premier sans-abri que je croisais. Celui-ci me regarda comme si j'avais été un ange ou une hallucination quelconque.

Je ne lui prêtais pas plus d'attention et me dirigeais vers un cyber café tout proche.

Je me connectais à ma boite mail et envoyais un message à mes parents ainsi qu'à ma sœur.

A tous, je leur disais au revoir, sans pour autant leur dire adieu. Je leur laissais quelques instructions sans pour autant leur dire ce que je comptais faire.

J'envoyais mes mails et quittais le café.

Je me rendis jusqu'au premier distributeur automatique où je retirais le plus d'argent que ma carte bancaire me le permettait, je récupérais mes billets, les placez soigneusement dans mon sac. Je réintroduisais la carte dans le distributeur et composais trois fois le mauvais code. Lorsque l'écran m'indiqua que je devais prendre contacte avec la banque pour récupérer ma carte, je partais sans demander mon reste.

Pour la première fois depuis la fin de mes études je pris le métro.

Me retrouver parmi le commun des mortels me fit me sentir mieux. Comme si j'avais quitté un monde pour un autre.

La station suivante était celle qui faisait face à la gare routière. J'y descendis et me rendais jusqu'à l'un des guichets.

- Bonjour, qui puis-je faire pour vous ? demanda mécaniquement la guichetière.

- Vos bus longue distance, pour où part le prochain ?

- Bus longue distance ? hum … le prochain départ est …, je la vis pianoter sur son clavier et regarder sur son écran, pour l'Arizona.

- L'Arizona ? Il fait chaud là-bas non ?

- Certainement plus chaud qu'ici ça c'est certain, me répondit-elle avec un sourire.

- Dans ce cas je vais vous prendre un billet pour l'Arizona.

- Parfait, ça vous fera 210 $ et il vous restera dix minutes pour attraper le bus avant son départ.

Je payais mon billet cash et me dirigeais à grand pas vers la zone de stationnement des autobus.

En passant devant une poubelle j'y jetais mon cellulaire et embarquais dans ce bus qui m'emmènerait vers une nouvelle vie.

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Et voilà pour le début de cette nouvelle histoire.

Qu'en dites-vous ?

Ça vaut le coup de continuer ou autant arrêter les frais tout de suite ?

Dites le moi, dites moi tout !

Juste pour info, la fiction n'a aucun lien avec le film «Arizona Dream», avec Johnny Deep en fait, s'il y avait un lien à faire ce serait plutôt avec la chanson de The Mamas & The Papas, «California Dreamin'»

Toujours est-il que si vous aimez le prochain chapitre arrivera dans 15 jours.