Disclaimer : JKR possède Harry Potter, les personnages le monde, je ne me fais aucun kopeck dessus. Quand à tout ce qui est le monde de la Terre du Milieu, les personnages, la langue, tout ceci appartient au vénéré Tolkien, encore une fois, que dalle pour moi, je n'ai que l'histoire, encore que celle-ci suive à peu de choses près celle de la trilogie du Seigneur des anneaux.

À propos de la langue elfique : Les traductions et phrases en langue elfique sont de « vraies » phrases elfiques que j'ai construites. J'ai utilisé un dictionnaire Sindarin/Noldorin pour cela (la langue usuelle des elfes durant cet âge) évidement incomplet vu que la langue créée ne l'était pas, mais j'ai quand même pu faire mon bout de chemin. Donc, je n'ai absolument rien inventé, j'ai simplement observé avec tout le respect que je lui devais la façon dont Tolkien construisait ses phrases et j'ai avec toute mon humilité, tenté de faire pareil... Il va de soi que toute traduction non faite par un véritable érudit fait bondir le maître Tolkien au fin fond de sa tombe (je suis loin d'être un érudit) mais, voyez-vous, je voulais vraiment mettre ces quelques phrases. Je m'excuse donc d'avance d'avoir sûrement écorché la magnifique langue elfique.

Maintenant les trucs drôles : Alors ben, vous allez enfin savoir si les elfes cachent quelque chose sous leurs robes *aïe* pardon Legolas, sous les TOGES, et leurs TUNIQUES, donc plein de cochoncetés avec des elfes, des humains, tout ça.

Rating : M

Pairing : Mélange des genre et des mondes ;)

Remerciements : Merci à ma bêta correctrice Ligeia1987, merci pour ta patience et ton dévouement, mais aussi pour ton professionnalisme. Merci aussi à ma petite soeur Tania-sama, pour tes bons conseils, tu es une bêtalectrice géniale, j'ai beaucoup avancé grâce à toi ! (Un gros bisou, et un très gros merci à toutes les potos, vous vous reconnaîtrez je vous adore, oui toi aussi quenelle frétillante, vous m'avez donné envie de recommencer cette fiction!)

Publication : Tous les mercredis


Relations explicites, parfois homosexuelles,

Description de scènes érotiques, voire plus.

Vous êtes considérés comme prévenus, ne lisez pas si un contenu érotique est susceptible de vous choquer.


ENJOY !


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Chapitre I / La disparition de Voldemort

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La prophétie. Ce globe de cristal jalousement gardé par le ministère était la clé qui le ferait parvenir au succès et à la et au pouvoir absolu. Il la lui fallait, et comme il voulait que tout soit parfait, il n'avait pris que les meilleurs de ses Mangemorts avec lui. Lestrange, Malefoy et Snape. Il savait déjà que Harry viendrait, mais peu importe. Ce jeune présomptueux ne pourrait entraver son chemin.

Il s'était alors préparé, avait invoqué la magie la plus noire à son profit pour que l'avenir se montre à lui, pour qu'il gagne enfin la course au pouvoir. Potter allait enfin crever.

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...

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Harry bailla. Pour la cinquième fois, il avait décroché du cours de Binns qui avait commencé il y a... Dix minutes. Il fallait dire qu'en plus de la passion débordante et du charisme de Binns, le survivant ne dormait pas ou peu. Il était assailli de rêves tous plus glauques les uns que les autres, et se réveillait assez souvent en sueur et terrorisé. Vous aviez beau avoir défié le mage noir plus d'une fois, il y avait certaines choses auxquelles on ne s'habituait pas.

Voir un Moldu torturé dans une ruelle, se débattant dans son sang et son urine en implorant ses bourreaux, le visage déformé par la douleur, par exemple.

Il finit par avoir plusieurs pensées incohérentes, avant de plonger dans le sommeil. C'était doux, jusqu'à ce que Ron le réveille pour aller manger. Hermione avait pris sur elle et copié les cours pour son ami. En ce moment, tout devenait plus difficile, et ils savaient que le Lord allait lancer une attaque tôt ou tard. Et ce malgré ce que disait cette hypocrite d'Ombrage.

Depuis le début de l'année, ils avaient senti du changement. Déjà le Choixpeau avait changé sa chanson et avait clairement signifié que l'heure n'était plus à la joie mais à la méfiance. Le professeur de DCFM qu'était Dolorès Ombrage ne supportait aucune sorte de magie pratiquée durant son cours, aucune question, ni aucune remarque d'aucune sorte. Bref, Binns avec un sourire et un gilet rose. Hermione avait bien tenté, au début, d'intervenir, mais s'était faite remettre à sa place, et ce, assez vertement. Même Snape n'avait jamais été aussi loin.

Harry avait rapidement compris qu'il était inutile de parler en sa présence et avait rongé son frein. À présent, quatre mois avaient passé, et Harry sentait la fatigue gagner de plus en plus. Snape lui procurait diverses potions de sommeil sans rêves, mais elles étaient inefficaces contre les intrusions de Voldemort dans son esprit. Il avait aussi appris la reformation de l'Ordre du Phœnix, dont le chef n'était autre que le noble Albus Dumbledore, et qui visait à stopper le mage noir et ses condisciples, tout en étant invisible aux yeux du ministère.

C'est grâce à lui qu'Arthur Weasley fut sauvé de l'attaque de Nagini, le serpent de Voldemort, à l'Ordre et à Harry. Il s'était réveillé une nuit en sueur, et avait vu par les yeux du serpent le père de famille tomber sous l'assaut du reptile.

Et maintenant il faisait d'autres rêves, bien plus flous. Il était dans une salle remplie de boules de cristal, et savait qu'elles étaient toutes importantes. Mais pourquoi? Il sentait qu'il devait y aller, il était même attiré par l'une d'elles. C'est alors que Harry comprit que quelque chose que convoitait Tom était là-bas, et qu'il fallait qu'il y soit avant lui. Et que c'était peut-être vital pour lui.

Voilà où en étaient ses pensées lorsqu'il mâcha distraitement ses salsifis au dîner ce soir-là. Trouver un moyen d'entrer dans cette salle, en sachant auparavant ce qu'il devait trouver. Il était aussi très anxieux, car il ne savait pas de combien de temps il disposait. Tant qu'il ne rêverait que de la salle dans un ensemble flou, il lui restait encore quelques heures. Autrement, ce serait imminent.

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- Et tu penses que c'est si important que ça, Harry?

- Oui, je crois. Je ne rêve plus que de ça. Mais impossible de savoir où c'est.

- Tu dis que c'est rempli d'étagère avec des boules?

- Oui, grosses comme le poing, transparentes. Je peux pas en dire plus.

- Il me semble en avoir entendu parler, fit Ron. Par mon père. Mais attention je vous ai rien dit, hein, je suis pas sensé être au courant... Il devait remplacer un des gardes de cette salle, mais si c'est bien ce que tu dis, alors ça ne peut être que cela.

- Quoi donc? Demanda Hermione.

- La salle des prophéties, répondit le roux. Il y en a des centaines, toutes alignées et protégées individuellement par des sorts. Je n'en sais pas plus, mais c'est très difficile d'accès.

- Alors il faut trouver un moyen d'y aller, fit Harry.

- Oui, mais comment? Avec l'Ordre?

- Je crois que oui. Ils sont les seuls à pouvoir nous aider.

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Décembre était là, et ils allaient profiter des vacances de Noël pour prévenir l'Ordre et demander une aide quelconque. Même sans, le Survivant était bien capable d'y aller seul, tant la convoitise le rongeait, attisée par le désir de Voldemort. Ce furent les semaines les plus longues que Harry ait à subir, d'autant plus qu'il craignait chaque nuit que le Lord décide d'y aller. Il semblait qu'il attende quelqu'un ou quelque chose pour être sûr de réussir.

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- Bonjour, Harry! Quelle joie de te revoir!

- Bonjour, madame Weasley.

- Entre donc, tout le monde est à l'intérieur!

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Le jeune homme était sidéré. Ils étaient en pleine guerre et elle le recevait comme si c'était une surprise-party. Quoiqu'en voyant la tête que faisait Snape, cela démentait rapidement toute idée de fête. Il n'était arrivé qu'une heure après les autres, avec Sirius, car il avait demandé ce temps de répit pour parler à son parrain, avant que les choses sérieuses ne commencent.

Tous étaient présents, même Tonks et Shacklebolt qui avaient interrompu leur lune de miel pour l'occasion. Il leur fit un signe de tête, et ne remarqua même pas que Molly était un peu raide en voyant entrer l'ancien détenu chez elle.

En deux temps, trois mouvements, la situation fut expliquée. Arthur apporta quelques informations sur la salle.

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- Comme te l'a dit Ron, c'est la salle des prophéties. Chacune d'entre elle est précieuse, certaines ont été réalisées, d'autres non. Je ne sais pas s'il y en a une qui concerne cette guerre ou Tu-sais-qui, Harry, ou même toi. Mais il faut un laissez-passer pour visiter cette salle, et avec les nouvelles dispositions du ministère, cela devient ardu.

- Je comprends, fit Harry.

- En revanche, je pense que vous pourriez y accéder -mais avec quelques difficultés- si je vous donne le plan du ministère, et les portes qu'il vous faudra passer pour ne pas tomber dans des pièges.

- Avant tout, fit Albus, il faudra décider de qui ira avec Harry. Il est évident que nous ne pouvons tous participer pour une raison de discrétion, mais il faudra tout de même constituer une escorte.

- Je viendrais, fit Sirius aussitôt. Je refuse de laisser Harry seul.

- Bien, fit le directeur. Je pense que le professeur Snape sera de l'autre côté provisoirement et moi-même, je vous accompagnerais. Alastor, je compte aussi sur vous.

- Bien, Albus, répondit l'Auror.

- Je dois vous dire à tous quelque chose d'important à présent, déclara Dumbledore. Je sais quelle prophétie Tom recherche. Il s'agit d'une prédiction faite par le professeur Trelawney il y a vingt ans de cela, et qui vous concerne, Harry, ainsi que Voldemort (des dents grincèrent). Je ne peux te dévoiler son contenu, car je suis soumis au secret, afin d'éviter tout malentendu. Mais tu le découvriras bien assez tôt, Harry.

- Albus. Je dois y aller. Il appelle. Sans autre explications, Snape transplana.

- Alors l'heure est venue, Harry.

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En quelques minutes, Arthur leur dévoila où était la fameuse salle, et comment ils devaient y accéder. Hermione et Ron se mirent de la partie sans demander l'avis des autres, et on accepta leur présence, surtout par ce que cela rassurait l'élu. Quelques minutes plus tard, ils transplanèrent.

Le Ministère, c'est une forteresse. Telle fut la première pensée du survivant. Cependant, ils n'eurent aucun mal à entrer sans se faire remarquer et ce grâce à la puissance magique du directeur. Il les avait masqués aux yeux des autres, et avait fait en sorte que l'on pense que seul lui Alastor et Arthur étaient présents. Mais ce ne fut pas une mince affaire.

Voyant que la paperasserie durerait assez longtemps, Albus fit un signe aux adolescents et à Sirius pour que ceux-ci se dirigent vers la salle convoitée.

Le quatuor dû passer plusieurs portes, plusieurs salles étranges et fortement concentrées en magie, avant d'arriver dans le lieu dont rêvait Harry depuis quelques semaines. Ils se divisèrent et parcoururent les rangées. La prophétie n'était pas loin, restait à mettre la main dessus. Hermione cria victoire, et après plusieurs contre-sorts, aidés par Sirius, ils purent la prendre sans dangers. Il leur fallait maintenant revenir au point de départ.

Mais en traversant une salle vide, écroulée, noire et désolée, la chance tourna. Bellatrix, Snape et Lucius se tenaient devant eux. Le combat allait être serré, car autant Severus jouait sa couverture, autant les Mangemorts étaient des sorciers rompus au combat, et Sirius avait passé trop de temps à s'engourdir les membres à Azkaban. Bellatrix débuta les féstivités, et un long jet vert sombre fut dévié par un Expelliarmus de Ron.

S'en suivit une bataille où Snape évitait le quatuor d'un cheveu, et n'était pas touché. Cependant, quand la sorcière toucha Hermione d'un Doloris, Harry et Ron lancèrent en même temps l'Avada Kedavra sur elle, et personne ne sut jamais qui l'avait faite tomber. Restait Lucius. Bien sûr, si Severus se retournait et lançait un simple sort, le Mangemort serait neutralisé.

Mais non, il y avait Draco. Snape avait promis qu'il ne serait pas orphelin avant l'âge, et un Oubliette aurait été rapidement détecté, si Voldemort avait demandé un compte-rendu de la bataille à Lucius. Chacun avait trouvé refuge derrière des blocs de pierre tombé de l'estrade, et se battait, une arche semblant jouer l'arbitre entre les deux camps.

Harry eu soudain un mal de crâne insupportable, et se roula en boule à terre. IL approchait. Et IL était en colère. Quand Voldemort fit son apparition, tous les sorts cessèrent. Les Gryffondor savaient que le mage ne pouvait mourir d'un simple sort, et sa magie était trop puissante pour qu'il soit affecté par un sort de pétrification. Le Lord avisa sa compagne morte, le visage fou, et releva ses yeux, réduits à deux fentes, sans émotion aucune. La longue robe noire qu'il portait le faisait ressembler à un Détraqueur.

D'un pas lent, il s'approcha de Harry et, sous le regard médusé de ses amis, prit simplement le globe de cristal. Alors Hermione fit preuve d'un courage incroyable. Elle se leva et en une seconde franchit l'espace entre elle et Voldemort.

D'un coup de paume bien placé, elle fit voler le globe qui tomba à terre, et sous les yeux effarés de tous, il traversa tranquillement le voile soutenu par l'arche en roulant. Tout s'était passé en moins de cinq secondes. Sauf que personne n'aurait pensé à ça. Hermione était prête à mourir, mais au lieu de cela, Tom ne lui accorda pas un regard. Il fit un quart de tour, face au voile, et sans aucune hésitation, le traversa.

Lucius, profitant de la confusion, leva sa baguette, et fut atteint d'un sort de pétrification lancé par Harry qui le regardait du coin de l'œil. Il fallut deux bonnes minutes avant que tous reprennent conscience de leurs membres, encore sous le choc. Le Lord avait traversé le voile pour une prophétie, et s'était volontairement tué. Impossible. C'était trop facile. Snape aida Harry, encore nauséeux, à se relever, et lui donna une potion calmante. Ron et Sirius surveillaient le corps de Lucius pétrifié, tout en jetant des sorts d'aveuglement de temps à autre.

Alors c'était fini? Il suffisait maintenant de démanteler le réseau de Mangemorts et tout irait bien? Vraiment quelque chose n'allait pas. Et le trio d'or ne savait pas quoi.

Albus, Alastor et Arthur eurent la bonne idée d'arriver à ce moment, et Lucius fut mis aux arrêts par l'Auror. Deux autres collègues de Maugrey entrèrent à leur tour, et reconduisirent tout le monde aux portes du ministère. L'affaire avait été rapetissée, étouffée, et jamais, au grand jamais, personne ne se serait douté que la fin du Lord arriverait aussi vite.

Ils retournèrent tous chez Molly par portoloin, et le conseil se réunit, coupant une fois de plus la lune de miel de la pauvre Tonks. (arrivée avec un collier de fleurs autour du cou, en maillot deux pièces)

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- Mes amis, commença Albus. Je crains que l'heure soit grave.

- Grave? Demanda Ron qui avait déjà prévu une fête du tonnerre.

- Oui, monsieur Weasley, continua le vieil homme. Voldemort est loin d'avoir dit son dernier mot. Et ce que je redoutais est arrivé, Harry.

- Comment cela?

- La prophétie. À présent qu'elle ne fait plus partie de notre monde, je peux te la révéler. Elle a été faite deux ans avant ta naissance, et annonçait le jour d'aujourd'hui. Je savais que rien ne pourrait l'empêcher, mais en bon Gryffondor, j'ai tout de même tenté la chose, et j'espère que vous ne m'en voudrez pas...

- Continuez, Albus, l'encouragea Sirius.

- Voici ce qu'elle disait. « L'élu naitra lorsque le septième mois mourra, et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal. Celui qui doit vaincre le Seigneur des Ténèbres approche, et trouvera par-delà la réalité celui qui tous, doit les lier... L'un devra mourir de la main de l'autre, et dans l'artefact de mort, trouvera son hôte ». Je l'ai apprise pour te la restituer le moment venu, Harry, et je l'ai étudiée. J'avais moi-même travaillé au ministère et j'ai vite compris à quoi la médium faisait allusion. L'artefact de mort, le voile que l'on croyait maudit ne l'est pas. Il semblerait qu'il ne donne pas la mort, mais ceux qui le passent n'en reviennent jamais. Je n'ai pas pu tout décrypter, mais il semblerait que Voldemort soit encore vivant au travers du voile.

- Mais s'il ne peut pas revenir, où est le problème, demanda Hermione.

- La prophétie est tranchée, miss Granger. L'un devra mourir de la main de l'autre. Harry et Tom se rencontreront à nouveau, peu importe que Tom ait passé l'artefact. Il semblerait aussi que Harry doive le passer, mais je m'y refuse. Personne ne sait, et n'a pu savoir, ce qu'il y avait derrière tout cela. La magie est bien trop puissante.

- Mais tant que Voldemort sera en vie, une guerre sera possible, n'est-ce pas?

- Oui, Harry.

- Alors j'irais.

- Harry! Ron, Hermione, Molly et Sirius avaient crié en même temps.

- C'est la prophétie, expliqua le survivant. Peu importe comment, un jour je passerai ce voile. Alors il vaut mieux que je m'y prépare et que je mette toutes les chances de mon côté.

- Dans ce cas, fit Albus, Je pense que tu ne devrais pas y aller seul. Nul ne sait ce que tu devras endurer là-bas.

- Albus, comment pouvez-vous...

- Calmez-vous, Molly, continua le directeur. Vous savez comme moi qu'une prophétie se réalise toujours. Et Harry a raison. Il vaut mieux qu'il soit préparé, plutôt que le destin l'y jette sans armes. Je me charge donc de te constituer un groupe de personnes de confiance, Harry.

- Nous venons, décréta Hermione. Elle parlait évidement d'elle, Ron et Sirius. Il n'y a pas à y revenir. Même si nous ne revenons pas après.

- Ron... Molly était affolée.

- Pardon maman, mais je préfère aider Harry et qu'on soit en paix, plutôt que rester et me demander chaque jour si j'aurais pu faire quelque chose, en voyant la guerre continuer. Je dois y aller.

- Merci, fit doucement Harry. Mais vous savez, je comprendrais si...

- Pas de discussions, fit Sirius.

- Severus vous accompagnera. Ses talents et sa connaissance de Voldemort nous ont sauvés à maintes reprises.

Le maître des potions hocha machinalement de la tête. Apparemment rien ne l'atteignait plus depuis longtemps.

- Draco devra venir. Ici, il n'a que moi pour le protéger. Seul, son père le tuera. Au sens propre.

Tout le monde se tourna vers Snape. Il avait décidé de la vie de son filleul à sa place, et au nez de l'Ordre?

- Bien, fit Albus. Cet enfant n'avait, de toute façon, aucune envie de devenir Mangemort, si j'en crois ses interrogations et ses confessions dans mon bureau. Tout le monde fixait alors Snape et Albus bouche bée. Pourquoi fallait-il qu'il les prévienne de choses si importantes au dernier moment? Il reprit. Pour finir, vous êtes quatre enfants, même si nouvellement majeurs, pour deux adultes. Un troisième vous accompagnera, et cela arrangera aussi sa condition.

- Le Professeur Lupin, prononça doucement Hermione.

- Oui miss Granger. Vous avez parfaitement compris. Sans Severus, il ne contrôlera pas ses transformations, et il a été rejeté du groupe de loups-garous lorsqu'il est devenu professeur. La potion tue-loup ne se conserve pas, et cela risque d'être dangereux pour lui.

- Quand partons-nous? Demanda Ron, un peu angoissé.

- Quand vous vous sentirez tous prêts, fit Albus. Prenez votre temps pour vous décider. Et si vous voulez revenir sur votre décision, sachez que vous en avez parfaitement le droit. Severus, je vous laisse mettre Draco au courant, et Sirius, vous vous chargerez de Remus. Si vous avez des problèmes, n'hésitez pas à venir me voir.

- Professeur?

- Oui, miss Granger?

- Et pour l'école...?

- Tu penses encore à réviser? Demanda Ron, incrédule.

- Je...Non, mais... Notre absence devra se justifier, n'est-ce pas?

- Je trouverai, miss Granger, ne vous souciez pas de cela. Pensez uniquement à peser le pour et le contre d'entreprendre ce voyage avec Harry et à être prête à laisser tout ce que vous avez connu jusqu'à présent derrière vous, et ce peut être pour toujours. Je dois m'en retourner à Poudlard. Au revoir, les enfants.

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Son regard, pétillant mais triste, avait mis un coup sur le cœur aux enfants. C'était une lourde décision. Mais pour Harry, qui n'avait pas le choix, pour tout ce en quoi ils croyaient, ils savaient qu'ils devaient y aller. Hermione n'en était que trop consciente. Molly les laissa faire ce qu'ils voulaient ce soir-là, à savoir rester devant la cheminée sans parler, assis les uns contre les autres, se remerciant silencieusement du sacrifice qu'ils faisaient au nom de leur amitié.

Une nuit leur avait suffis. Hermione avait envoyé une lettre à ses parents, leur disant qu'elle les aimait, qu'elle aurait voulu leur expliquer, mais que les circonstances ne lui permettaient que de prendre une décision. Elle leur promettait de rester en vie, de faire son possible pour réussir et de les contacter. Ron laissa un mot pour chacun des membres de sa famille, réglant les vieux comptes et pardonnant, ou demandant à être pardonné.

Quand à Harry, il ne fit aucune lettre. Sa famille, les deux derniers Maraudeurs venaient avec lui, et il était sûrement le plus heureux, dans son malheur, entre tous. Ensemble enfin, ils firent un petit mot simple pour leurs amis, leur disant simplement adieu. Il était plus facile d'être sincère avec ceux qui les avaient vus lutter toutes ces années.

Le feu était mort dans l'âtre. Les lettres avaient été écrites laborieusement, douloureusement. Et tout ce qui les tracassait, tout ce qui leur serrait le cœur était partit avec l'encre de leur plume. À présent, seule la détermination régnait. Ils n'avaient rien dit, mais ils savaient que dès à présent, ils étaient prêts à partir.

Severus avait transplané jusque devant Poudlard. Il traversa rapidement le parc, et mit une bonne dizaine de minutes pour atteindre les cachots. Quand il entra dans ses appartements, ce fut pour trouver Draco pelotonné dans ses couvertures.

Le jeune homme, torturé trop régulièrement, ne faisait plus que cauchemars sur cauchemars, mais il aurait été beau qu'un Malefoy montre ses faiblesses à quiconque. À quiconque sauf à Snape. Il avait toujours été là, et le blond le savait. Alors il lui soutirait un peu de force pour continuer à vivre. Sans l'avoir dit à haute voix, traverser le voile serait pour Draco la dernière chance qu'il aurait de se soustraire des griffes de son père.

Combien de fois l'avait-il vu venir, tremblant, souffrant mille morts dans sa chambre, ne retenant même plus ses larmes après les Doloris que son père lui jetait? Il avait admiré la force de caractère de son filleul, sa capacité à se constituer un masque, et avec lui, avait détesté Potter. Car oui, c'était par ce qu'il fallait attraper Harry et que Draco s'y refusait, feintant comme il le pouvait que son père lui apprenait le respect des ordres à coups de doloris. C'était par ce que le jeune blond refusait de lancer un impardonnable qu'il hurlait de douleur tous les soirs.

Il s'approcha doucement, et comme lui seul en avait le droit, se pencha et frôla l'épaule du jeune homme. Immédiatement, l'autre se réveilla, apeuré, avant de se rassurer devant les deux onyx qui le couvaient.

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- Severus?

- J'ai une grande nouvelle, Draco. Mais il va te falloir être vraiment très ouvert d'esprit...

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Et voilà pour le premier chapitre... Il y en a beaucoup d'autre à venir j'espère que vous l'aimerez, dites moi si j'ai des raisons de continuer ce récit, ou au contraire, pas du tout ^^

Je prend mon temps pour répondre aux reviews, mais je réponds toujours quoi qu'il arrive. J'espère vous voir la semaine prochaine !

Noweria