Titre : Live Forever

Crédits : Tous les personnages m'appartiennent, sans exception.


Halfway to hell*

* À mi-chemin de l'enfer

La liberté. Elle en avait toujours rêvé. Et dorénavant, elle allait pouvoir faire tout ce dont elle avait tant rêvé, avant d'être envoyée dans cet endroit infâme. Vêtue d'un vieux jean troué au niveau des genoux, d'une vieille veste en cuir usée et de vieilles Doc Martens, elle traînait derrière elle une valise dont les roues provoquaient des grincements infernaux. Cigarette en main ainsi qu'un un sourire béat collé sur son visage de poupée à l'allure rebelle, elle avança dans les rues plongées dans le noir, prête à prendre sa vie en main. Nouvelle vie, je t'attends !

La souffrance. Cette damnation, cet exutoire qui lui permet de se repentir de ses pêchés, elle qui déteste sa propre petite personne. Elle que tout le monde autour d'elle fuit. Pleurant à chaudes larmes au milieu de sa salle de bain, la jeune fille prit de ses doigts tremblotants des ciseaux, prête à se taillader son bras gauche, déjà couvert de cicatrices cachées maladroitement par les manches de son pull à l'effigie des Sex Pistols. Se détruire à petit feu, telle est sa devise. Souffre, tu ne mérites pas de toucher au bonheur.

La perfidie. Ce mot qu'elle connaissait tellement bien, elle dont la vie n'était qu'une succession de mensonges, de tromperies. Elle qui ne vivait qu'autour de personnes qui ne la voyaient que comme une fille facile, qui ne traînaient avec elle que pour sa popularité. Elle qui, au fond, était beaucoup plus intelligente que cette fille superficielle pour laquelle elle se faisait passer. Debout au milieu des toilettes du lycée, elle regarda fixement son reflet dans le miroir. Elle se résigna à croire que le bonheur n'existe que dans les films et que dans ce monde, c'est le plus fort qui gagne. Et elle était décidé à ne pas perdre, quitte à être prise pour une coureuse et une garce jusqu'au restant de ses jours. Oh non, vous ne m'aurez pas si facilement, bande d'ingrats !

L'abaissement. Elle la connaissait si bien, cette soumission intempestive. Si souvent humiliée par ses camarades, à cause de ses origines japonaises. Si souvent humiliée et rabaissée et elle n'osait toujours rien dire, rien faire pour se défendre. Elle se sentait incapable de bouger, de faire le moindre geste qui pourrait la sauver de toutes ces railleries. Doucement, elle se releva lorsque ses assaillantes partirent à leurs cours respectifs. Dégoûtée par elle-même, elle se dirigea vers les toilettes avant de s'enfoncer un doigt dans la bouche et de régurgiter son maigre petit-déjeuner. Je suis faible, la seule chose dont je suis capable, c'est pleurer…

« I will live forever »


Hm ... Reviews ? :)