Note de l'auteure: les personnages qui se retrouvent dans cette histoire appartiennent à Stephenie Meyer.

Attention, contenu à caractère hautement sexuel qui pourrait choquer certaines lectrices.

Eh oui, j'ai pensé qu'il serait bon de vous faire ce petit rappel puisqu'il y a plus d'un an que j'ai écrit La partie de chasse, et que cette nouvelle fic en est la suite tant attendue.

Je tiens à préciser que cette histoire que je commence aujourd'hui se veut tout aussi surréelle que les autres que j'ai écrites jusqu'à maintenant.

Bonne lecture.

Bonjour Paris

Premier chapitre

BPOV

J'étais encore à moitié endormie lorsque je sentis quelque chose s'introduire doucement dans mon vagin. Je ne pus m'empêcher de sourire, tout en gardant les yeux fermés. Edward ne pouvait pas voir mon visage car je lui tournais le dos, mais je ne voulais pas qu'il sache que mes sens étaient en alerte à présent.

Ce n'était jamais un problème de faire pénétrer le vibromasseur "Royal Princess" dans ma chatte, aux aurores, car la plupart du temps j'étais encore lubrifiée, conséquence de nos ébats nocturnes. Edward adorait me réveiller en m'envoyant dans la stratosphère de la volupté, mais il était toujours pressé à cause de son travail, et n'avait donc pas le temps de s'attarder au lit. Il se servait du vibromasseur pour m'amener rapidement au sommet de mon désir, et lorsqu'il voyait que j'étais sur le point de jouir, il le retirait pour le remplacer par son érection matinale.

J'étais habituée à cette routine maintenant; il y avait six mois qu'Edward Masen, PDG des entreprises Softag, faisait partie intégrante de ma vie. Il était mon amoureux et, bien que sa résidence principale soit située à Chicago, il passait les trois quarts de son temps à New York pour pouvoir être avec moi le plus souvent possible. J'avais toujours mon appartement à Williamsburg, dans Brooklyn, mais je n'y avais que rarement mis les pieds depuis qu'Edward m'avait convaincue de m'installer dans son magnifique condo sur Central Park Est, à Manhattan, peu de temps après la Thanksgiving.

Pour me décider à passer la majeure partie de mon temps libre chez lui, il n'avait pas hésité à demander à son chauffeur de me reconduire à mon lieu de travail tous les jours et de venir m'y chercher après les heures de cours. Cet arrangement m'avait beaucoup embarrassée au début. Il faut savoir que l'école où j'enseignais la littérature était située dans un quartier très défavorisé de Brooklyn. Avant ma rencontre fortuite avec Edward – enfin, si on peut qualifier de fortuit un enlèvement sur un lieu de campement sauvage – j'avais l'habitude de prendre mon vélo pour me rendre à l'école. Beau temps mauvais temps, et en toute saison. De manière générale j'étais une personne très maladroite, sauf, justement, quand j'étais à bicyclette. Un phénomène que j'aurais été bien en peine d'expliquer à qui que ce soit, d'ailleurs… Mais évidemment, Edward ne voulait pas que j'utilise mon vélo pour me déplacer de la cinquième avenue à Manhattan jusqu'à Brooklyn. Il semblait vraiment craindre que je sois victime d'un accident de la circulation (ou peut-être que j'en cause un) entre le MoMA et mon école. C'était un peu humiliant parfois; il avait l'air de s'imaginer que j'étais fragile comme du cristal de Swarovski.

Par le passé, lorsque j'arrivais à l'école à bicyclette, j'avais l'impression d'amoindrir l'écart entre mon statut social et celui de mes élèves. Mais depuis quatre mois, ils me voyaient descendre d'une Mercedes noire tous les matins, et je n'allais certainement pas leur expliquer que c'était parce que je sortais avec un des hommes les plus riches du pays et qu'il ne voulait pas me voir traverser la moitié de la ville sur un VTT.

Le vibromasseur était complètement inséré à l'intérieur de moi à présent, et c'était de plus en plus difficile de faire comme si je dormais toujours d'un sommeil profond. Combien de temps allais-je être en mesure de me retenir de bouger ou d'ouvrir la bouche pour gémir? Tout dépendait à quelle vitesse Edward réglait le jouet… Il y eut un petit "clic", et tout à coup l'appareil se mit à vibrer contre mes parois internes. C'était un engin un peu diabolique car il vibrait simultanément à deux endroits, en fait. Je subissais à la fois un massage vaginal et une stimulation de mon point G, si bien que l'excitation venait de plusieurs places en même temps.

« Si tu dors comme une souche ce matin, il va falloir employer les grands moyens pour te réveiller, belle Isabella, » entendis-je la voix veloutée et un peu rauque d'Edward déclarer.

Soudainement, les vibrations se firent plus intenses et plus rapides, et je commençai à sentir mes entrailles me tirailler. Le bas de mon corps se mit à se mouvoir en cadence pour essayer de faire pénétrer le vibromasseur encore plus profondément en moi. Bon Dieu, à ce rythme là, j'allais venir en moins d'une minute!

« Ah, tu n'es plus du tout endormie, à ce que je vois! »

La main d'Edward qui ne manipulait pas le vibromasseur vint se poser sur mon sein droit et entreprit de le stimuler lui aussi.

« Edward, si tu continues comme ça, je vais jouir dans la seconde, » protestai-je mollement.

J'étais dans un état second, incapable d'avoir une seule pensée cohérente. Quel jour étions-nous aujourd'hui?

« Laisse-toi aller, ma toute belle, c'est exactement ce que je cherche à accomplir, » répondit Edward.

En disant ça, il me retourna prestement pour que je sois face à lui, réussissant à bouger mes jambes de manières à ce que le jouet enfoncé dans mon sexe n'en ressorte pas, et il alla mettre sa bouche sur le mamelon qu'il venait de faire durcir avec ses caresses. Il l'aspira entre ses lèvres et je poussai une plainte sonore, car au même moment, il appliqua une pression supplémentaire sur mon point G avec le vibromasseur, ce qui me procura un orgasme fulgurant.

« Edward je vais… Aaaahhhhh! »

Pendant que je me contractais sous l'effet des ondes de plaisir, Edward lâcha mon sein pour s'emparer de mes lèvres afin que mon cri de volupté aille se perdre dans sa bouche. Tandis qu'il m'embrassait passionnément, il retira le jouet de ma chatte et s'amusa à le faire vibrer sur mon clitoris. Je poussai un autre gémissement, mais ma bouche était toujours soudée à celle de mon amant. Pour me venger, j'attrapai son sexe et l'enveloppai de mes deux mains avant de le serrer et de commencer à pomper. La seconde suivante, les lèvres d'Edward n'étaient plus sur les miennes et mes mains n'étaient plus sur sa verge. Edward avait basculé par-dessus moi et tenait mes bras au dessus de ma tête pour les immobiliser. Il avait aussi abandonné l'usage du vibromasseur, que j'entendais maintenant ronronner sur le tapis.

« Pour l'amour du ciel, qu'est-ce qui te prend ce matin, Bella? » Demanda-t-il en m'observant intensément, penché sur moi, ses genoux reposant dans le creux entre mes hanches et ma taille.

C'était presque impossible pour moi de soutenir son regard alors que j'avais son phallus en érection à si peu de distance de mon visage, comme pour me narguer. J'étais certaine que si je relevais un peu mon tronc, je réussirais à l'attraper entre mes lèvres, et alors…

« Ce serait plutôt à moi de te poser cette question, Edward. J'aime bien me faire réveiller tous les matins par une petite fiesta intime, mais j'aime aussi quand ça se termine avec ton arme de séduction massive pour la danse finale. Il me semble que tu as été un peu trop prompt aujourd'hui. Tu dois partir et je voulais te faire ta fête moi aussi! »

Edward ne répondit rien sur le coup et me regarda avec son sourire en coin qui me donnait des bouffées de chaleur.

« Est-ce que j'ai dit quelque chose de marrant, par hasard? » Questionnai-je, un peu frustrée par l'attitude de mon amoureux.

« Bella, chérie, je sais que je te fais beaucoup d'effet, mais je n'aurais jamais cru que c'était au point de te faire perdre la tête… »

Je détestais quand il parlait par énigmes, surtout lorsqu'il employait un ton condescendant. Je fronçai les sourcils.

« Edward, je ne comprends rien à ce que tu dis, et si tu ne veux pas me laisser m'occuper de… ton problème, je vais aller me préparer pour la journée. Mes cours débutent dans moins de deux heures, au cas où tu l'aurais oublié… »

« Mauvaise réponse, trésor. Tu ne donnes pas de cours aujourd'hui, et j'ai tout mon temps pour profiter de toi encore, parce que j'ai déjà averti Mike qu'il devrait se débrouiller sans moi au bureau. »

Je commençais à me demander si je n'étais pas malencontreusement atterrie dans un épisode de "La Quatrième Dimension". Les paroles d'Edward n'avaient aucun sens. À moins que…

« Quelle date sommes-nous aujourd'hui? » Demandai-je au bout de quelques secondes.

« On est le 27 mars, et tu dois te rendre à JFK avant 16h cet après-midi. Et je te rappelle que tu n'as pas encore fait ta valise. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai pris congé. Tu tenais absolument à ce que je passe les quelques heures avant ton départ avec toi. »

Edward avait relâché son emprise en me fournissant ces explications et il s'était reculé pour voir ma réaction. J'en profitai pour me rasseoir à la tête du lit et je ramenai les draps sur moi.

« Foutu bordel, ça m'apprendra à me saouler la gueule avec Alice, Rose et Esme un lundi soir. Ça ne m'a pas donné un mal de crâne, mais ça m'a fait oublier que c'est demain que j'ai rendez-vous avec mon éditeur français à Paris. »

« C'était tout à fait normal que tu célèbres ton départ pour la France avec tes copines, ma chérie. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'une écrivaine connaît un tel succès avec son premier roman. Je suis fier de toi, et je vais tout faire pour me libérer et aller te rejoindre à temps pour le Salon du Livre au Centre Pompidou la semaine prochaine. »

Lorsque j'avais fait la connaissance d'Edward, vers la fin du mois de septembre, il y avait seulement quelques jours que j'avais envoyé le manuscrit de mon premier roman à quelques maisons d'édition New-Yorkaises. J'étais loin de me douter que l'une d'entre elles allait être intéressée à me publier. Et j'étais surtout loin de me douter que mon bouquin, Ne pleure pas Lola, allait devenir un best seller en l'espace d'à peine trois mois. L'histoire racontée dans mon livre était très sombre. Ça parlait du destin tragique d'une jeune femme abusée par l'amant de sa mère, et qui mourait en tentant d'échapper à son sort.

Devant l'ampleur des ventes au pays – plus de 300 000 exemplaires vendus jusqu'à maintenant – mon éditrice avait commencé à contacter les maisons d'édition à l'étranger, et c'est ainsi que j'avais été conviée au Salon du Livre Parisien qui avait lieu la semaine suivante, en plus d'avoir rendez-vous chez Albin Michel pour discuter du contrat de traduction. Mon éditrice tenait absolument à ce que je sois présente pour rencontrer les gens de la maison. Je ne voyais pas vraiment pourquoi; je ne parlais pas un traître mot de français et elle allait devoir discuter à ma place.

J'étais très triste qu'Edward ne puisse pas faire le voyage avec moi; il était polyglotte et le français était une des langues étrangères qu'il parlait couramment en plus de l'italien, l'espagnol, le portugais et l'allemand. Mais mon voyage en France tombait à un moment où il avait plusieurs choses importantes à régler au siège social de Softag à Chicago.

Je soupirai profondément. « Ça va être la semaine la plus longue de toute ma vie. »

Un peu plus et je me serais mise à pleurnicher, nom d'un chien. J'aurais dû avoir honte d'être à ce point dépendante d'un homme, mais j'étais folle d'Edward et, aussi bien l'avouer sans ambages, je me sentais en manque tous les jours où on ne baisait pas comme des lapins. C'était sa faute: il connaissait tous les trucs pour me faire jouir comme une malade. Bien sûr, il y avait plus qu'une parfaite entente sexuelle entre nous, mais le sexe était ce qui nous avait rapprochés avant tout le reste, alors c'était normal d'en avoir tant besoin. J'étais humaine après tout… et je n'étais pas frigide, contrairement à ce que j'avais fait croire à mes amies durant notre séjour au spa dans les Catskills. Je ne m'étais jamais résolue à leur dire la vérité et elles étaient toujours convaincues qu'Edward m'avait procuré mon premier orgasme à vie après m'avoir secourue lorsque je m'étais perdue en forêt.

« Je peux comprendre, Bella. Ça va être une très longue semaine pour moi aussi, » répondit Edward en repoussant les draps. Il s'empara d'un de mes pieds pour le masser.

« Pourquoi ne peux-tu pas régler ces affaires de fusions/acquisitions à distance, Edward? »

Je sentais une boule se former dans ma gorge à l'idée de partir si loin sans lui.

« Il y a des choses qui ne peuvent pas se faire à distance, trésor. » Il appuya ses dires en me gratifiant d'une série de baisers sur les mollets. « Sshh, je ne veux pas que tu sois triste. On a toute la matinée devant nous. Ce serait bête de la gâcher à pleurer, non? »

Sa bouche qui effleurait doucement mes mollets se retrouva bientôt à frôler l'intérieur de mes cuisses, remontant lentement mais inéluctablement vers ma chatte qui avait recommencé à suinter sous ce nouvel assaut de sensualité.

« Si je ne t'ai pas prise tout à l'heure, belle Isabella, c'était pour pouvoir mieux me repaître maintenant de ton nectar au goût sans pareil, » dit-il d'une voix enrouée.

Il écarta mes cuisses davantage et plongea sa langue dans mon sexe gonflé de désir. Je perdis à nouveau la capacité de réfléchir. Je me laissai envahir par la vague de plaisir qui allait bientôt se transformer en tsunami.

ooooo

En dépit du fait que nous nous étions vues la veille au soir, Alice tenait absolument à me rencontrer sur l'heure du midi. Elle voulait profiter de mon séjour dans la capitale de la mode pour lui dénicher certains articles introuvables de ce côté-ci de l'Atlantique. Elle devait se douter que je n'allais pas céder si facilement à sa demande, sachant très bien que je détestais courir les boutiques, et elle avait décidé de convier Rosalie pour tenter de me raisonner.

En les voyant toutes les deux attablées à notre place habituelle, je manquai faire demi tour. Je sentais que la discussion allait être agitée, et je n'avais pas besoin de ça avant mon départ. Mais il était trop tard pour m'éclipser; Alice m'avait aperçue et faisait de grands gestes pour que j'aille les rejoindre. Foutu bordel.

Je marchai tranquillement vers mes amies en prenant de grandes respirations pour me calmer. Après tout, ce n'était pas leur faute si j'étais une boule de nerfs en ce moment. Rosalie ne devait pas connaître ce sentiment de peur face à l'inconnu qui m'habitait en ce moment. C'était une ancienne top- modèle et elle avait parcouru le monde entier avant de se retirer pour se consacrer à son passe-temps favori : la mécanique automobile. Elle avait jadis connu un succès phénoménal dans les pays du Moyen-Orient, mais ironiquement, c'était aussi ses séjours là-bas qui l'avaient dégoûtée à tout jamais du métier de mannequin, à cause justement de la façon dont les femmes étaient traitées dans cette région du globe.

Je m'assis lourdement sur la chaise qu'Alice me désignait de manière exagérée comme si j'étais un peu débile, et je devais sans doute avoir une mine d'enterrement, car la première chose qu'elle me dit fut, « Bon Dieu de merde, Bella, tu t'en vas à Paris pour t'amuser comme une folle, pas pour passer à la guillotine comme Marie-Antoinette! »

Ha! Ha! C'était Alice tout craché de s'imaginer que j'allais faire la fête pendant toute la durée de mon séjour dans la capitale française.

Je soupirai et cachai mon visage derrière le menu. « Alice, je m'en vais en voyage d'affaires dans un pays où les gens ne parlent même pas ma langue. Tu rêves en couleurs si tu crois que je vais m'amuser comme une folle. Je vais surtout passer mon temps à essayer de ne pas faire une folle de moi… »

Alice éclata de rire en entendant ma réplique. « Oh putain, je suis certaine que les Français vont t'adorer avec ton humour pince sans rire! Dommage qu'Esme ne soit pas là, elle pisserait dans ses culottes! »

Esme avait quitté New York très tôt ce matin pour aller retrouver Carlisle à Houston et voir comment la construction du centre d'hébergement pour les parents des enfants malades avançait. Le docteur Cullen était un homme très occupé par ses recherches et les soins qu'il donnait à ses petits patients, et si Esme voulait le voir, c'est elle qui devait se déplacer, et non l'inverse comme dans mon cas. Toutefois, elle avait une bonne excuse pour ses nombreux déplacements: elle était l'architecte qui avait dessiné le centre d'hébergement en question et elle se devait de vérifier l'évolution des travaux. L'ouverture du centre était prévue pour le milieu de l'été.

Je remarquai que Rosalie n'avait pas l'air de partager la bonne humeur d'Alice. Peut-être qu'elle avait plus d'empathie pour moi que je ne le croyais.

« Rosalie, aurais-tu par hasard un conseil à me donner pour que je cesse de me faire une montagne avec ce fichu voyage? Est-ce vrai que je risque d'être forcée de manger du lapin, des grenouilles et des escargots là-bas? »

Rosalie me regarda droit dans les yeux et prit une de mes mains dans les siennes. « Mon pauvre chou, estime-toi heureuse qu'on ne te serve pas du chien et du chat comme ce fut le cas pour moi lors de ce fameux défilé à Shanghai il y a cinq ans. »

Alice se mit à rire de plus bel et je dus me retenir pour ne pas me lever et quitter les lieux illico. Mais Edward était censé venir me rejoindre pour me reconduire à l'aéroport alors j'étais coincée ici, en quelque sorte.

« Pour l'amour du ciel, Alice, donne-moi cette liste de trucs que tu veux que je trouve pour toi avant que je ne change d'idée et que je te dise de te torcher le cul avec! Après tout, qu'est-ce qui t'empêche de monter dans le même avion que moi, hein? Ce n'est pas comme Rose qui ne peut pas fermer son garage. Tu travailles dans le domaine de la mode et tu as fait un stage chez Chanel, connerie de merde! En plus, tu te débrouilles en français; tu pourrais me servir d'interprète en attendant qu'Edward vienne me rejoindre. »

Alice fit une moue d'enfant gâté. « Je dois passer le prochain week-end avec Jasper. Ça fait un mois que je ne l'ai pas vu… »

« Eh bien c'est parfait alors! » S'exclama Rosalie. « Demande-lui qu'il aille te retrouver à Paris à la place. Allez, Alice, fais plaisir à Bella. Je le ferais si je pouvais me libérer. Mais presque tous mes employés sont en congé en ce moment. J'ai même dû supplier Emmett de venir me donner un coup de main au garage. En plus ça risque d'attirer la clientèle d'avoir un représentant de l'équipe gagnante du Super Bowl qui s'affaire sur les voitures. »

« Voyages-tu en première classe, au moins, Bella? » Finit par s'enquérir mon amie.

Mine de rien, elle voulait me laisser savoir qu'elle n'approuvait pas que j'aie refusé de voyager dans le jet privé d'Edward.

« Edward ne m'aurait pas laissée partir si je ne voyageais pas en classe affaire, Alice. Il ne veut même pas me voir prendre le métro pour me rendre à mon travail, bordel de merde! »

Cette fois-ci, c'est Rosalie qui fit une moue un peu contrite. « Je ne comprends pas pourquoi tu continues d'enseigner dans ce trou, Bella. Tu n'as plus l'excuse d'avoir besoin de gagner ta vie de manière aussi triviale. Edward est multimilliardaire, sacrée veinarde! »

C'était un argument totalement dépassé, et elle le savait très bien.

« Rosalie, qu'est-ce que tu dirais si demain matin Emmett te demandait de fermer ton garage? Tu sais très bien que j'adore enseigner, même si désormais je peux vivre de ma plume. Alors je t'en prie, ne me rabats pas les oreilles avec le fait que je suis la compagne d'un homme plein aux as et que par conséquent je peux passer mes journées dans l'oisiveté. C'est insultant! »

J'avais une vie avant de rencontrer Edward, et je n'allais pas faire une croix dessus, oh non! Et je n'allais certainement pas me faire entretenir par un homme. Edward avait déjà le contrôle presque total de mon corps; si en plus j'arrêtais de travailler, il aurait le contrôle de ma vie entière, ce qui serait complètement absurde, pour ne pas dire carrément humiliant. Être dépendante de lui sexuellement était une chose, mais perdre mon autonomie financière en serait une tout à fait différente.

« Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, Bella. Je suis bien placée pour savoir que l'émancipation de la femme passe par son indépendance financière. Non, je voulais dire, ne pourrais-tu pas enseigner ailleurs? »

Rosalie n'avait pas l'air de réaliser l'ampleur et la portée de mon travail dans cette école où j'enseignais depuis trois ans. J'étais une personne ressource là-bas; les jeunes venaient se confier à moi et je les aidais du mieux que je le pouvais. Je leur faisais faire des ateliers d'écriture après les heures de cours pour qu'ils n'aillent pas traîner dans la rue. Parfois, aussi, je les sortais dans des événements littéraires pour élargir leur horizon culturel. Bref, je m'investissais beaucoup dans mon boulot. C'était un truc sacré pour moi, et Edward le comprenait très bien.

« Rosalie, il faut que tu comprennes une chose par rapport à ce boulot "trivial" comme tu dis. Je ne suis pas interchangeable avec un autre professeur. Mes étudiants savent qu'ils peuvent compter sur moi pour les soutenir dans leur travail, mais aussi dans leur vie en général. Il y en a beaucoup parmi ces jeunes qui ont des problèmes à la maison, et j'essaye de les aider à gérer ces problèmes. Si je ne suis pas là pour eux, Dieu seul sait où ils pourraient aboutir… »

Alice écoutait distraitement ce que je tentais d'expliquer. Elle n'aimait pas quand la conversation prenait un tour trop sérieux. Je reportai mon attention sur elle. « Alors, Alice, es-tu partante pour ce week-end en amoureux à Paris avec Jasper? »

Le serveur arriva pour prendre notre commande. Lorsqu'il fut reparti, elle répondit, « Et toi, Bella, que vas-tu faire pendant ce temps? Edward ne doit-il pas te rejoindre seulement lundi? »

Je lui décochai mon plus beau sourire. « Je vais apprendre comment envoyer tout le monde chier en français. »

Alice me regarda, interdite, et Rosalie manqua s'étouffer avec le morceau de pain qu'elle avait commencé à manger. Pour ma part, je vidai ma coupe de rosé d'un seul trait.

ooooo

Il était encore tôt dans l'après-midi quand Edward passa me prendre au restaurant. En apprenant qu'Alice avait décidé de m'accompagner à Paris, il offrit de faire un détour par chez elle pour qu'elle puisse faire sa valise.

« Je n'osais pas le suggérer moi-même, mais je suis content qu'Alice fasse le voyage avec toi, » admit-il pendant que nous attendions mon amie dans la voiture.

Alice avait refusé que nous montions à son appartement avec elle, prétextant qu'elle n'en aurait que pour quelques minutes. Je soupirai en appuyant ma tête sur l'épaule d'Edward. Bon sang de merde, il y avait seulement trois heures que nous avions fait l'amour, et j'étais déjà en manque!

« Ouais! Sa présence va m'éviter d'avoir à ouvrir la bouche en public, mais en même temps je suis certaine qu'elle va me forcer à la suivre partout comme un chien de poche, alors que tout ce que je voudrais c'est me promener le long de la Seine et faire la tournée des bouquinistes qui s'y sont installés. »

« Et bien justement, Bella, » répondit mon amoureux en passant une main dans mes cheveux, « si tu veux acheter des bouquins sans avoir à ouvrir la bouche, il va falloir qu'Alice parle à ta place. Accepte de la suivre dans sa virée shopping, mais seulement à condition qu'elle t'accompagne chez les bouquinistes. »

« Tu as raison, chéri. Je suis ridicule de me plaindre, » soupirai-je encore. « Après tout, j'ai supplié Alice de venir avec moi pour me servir d'interprète, alors il faut bien que je sois prête à faire quelques compromis. »

Je souris à Edward qui prit mon visage en coupe dans ses mains afin de m'embrasser tendrement. Juste comme j'étais sur le point d'aller narguer sa langue avec la mienne, j'entendis cogner à ma portière et me retournai vivement. Alice était plantée là, les bras croisés, comme si ma conduite l'exaspérait au plus haut point. Edward déverrouilla la portière arrière pour la laisser monter. Elle ne transportait rien d'autre qu'un énorme sac à main Louis Vuitton, mais j'était persuadée qu'elle parviendrait à le faire entrer dans le compartiment à bagages à main une fois à bord de l'Airbus d'American Airlines.

« Faudrait me le dire si je dérange, » maugréa-t-elle en s'assoyant.

Je me demandais si Jasper l'avait rendue accro au sexe comme Edward avait réussi à le faire avec moi. Si tel était le cas, elle devait se morfondre de ne pas avoir baisé depuis un mois.

« Tu racontes vraiment n'importe quoi, Alice. J'avais une poussière dans l'œil, et Edward essayait juste de l'enlever… »

Edward fit redémarrer la Volvo, et bientôt le véhicule s'engagea sur l'autoroute qui longeait l'East River avant de traverser dans Brooklyn. « À propos, Alice, Bella me disait que tu connais un tas d'endroits où lâcher son fou à Paris? » Questionna le président de Softag au bout de quelques minutes.

Je n'avais jamais rien dit de tel, mais je savais qu'il essayait de distraire mon amie pour détendre l'atmosphère à l'intérieur de la voiture. Depuis que nous avions quitté le restaurant, j'aurais juré qu'Alice me faisait la gueule juste parce que j'avais mon amoureux à mes côtés, et pas elle. Son comportement était on ne peut plus enfantin. Le voyage en avion allait être infernal si elle ne changeait pas d'attitude. Elle avait pourtant été pleine d'entrain durant le repas chez Isabella's*.

« Oh, pour ça c'est une chance que j'aie décidé d'accompagner Bella à la dernière minute! » S'exclama mon amie avec un début d'enthousiasme. « J'ai fait mon stage il y a cinq ans, mais je suis certaine que les lieux branchés que je fréquentais à l'époque sont toujours aussi populaires aujourd'hui. »

« Est-ce que tu allais au Colisée? » Demanda Edward, vraiment intéressé tout à coup.

Ma foi, il voulait peut-être s'assurer qu'Alice ne m'entraîne pas dans des trous minables.

« Le Colisée j'y allais parfois, mais je trouvais ça un peu snob. Je pensais plutôt faire découvrir les 4 éléments à Bella, » répondit mon amie. « Surtout ne le dis pas à Jasper, mais j'y allais pour fumer avec des copines Françaises qui faisaient leur stage chez Chanel avec moi… »

« Et pourquoi pas le Pink Paradise, quand Jasper et moi serons dans la capitale avec vous? » Poursuivit mon amoureux en retroussant les lèvres de façon malicieuse.

« Ah non, alors! Vous irez sans nous! » S'offusqua Alice.

Je ne comprenais pas sa réaction. « Mais pourquoi, Alice? Avec un nom pareil, cet endroit doit être archi sympa, » fis-je remarquer.

« Bella, est-ce que ça t'intéresse vraiment d'aller passer une soirée à regarder des filles se mettre à poil devant toi? »

« Oh, tu veux dire que le Pink Paradise est un club de strip-teaseuses? » Fis-je, plus qu'un peu déçue. « Edward, petit coquin! Alors c'est le genre d'endroit que tu aimes fréquenter? »

Le sourire d'Edward se fit plus prononcé. « Rectification : c'est le genre d'endroit que j'aimais fréquenter il y a des années de ça, mais où je n'ai jamais remis les pieds depuis que je suis à la tête d'une des plus grosses entreprises au pays. J'essayais seulement de dérider ton amie Alice, mais j'ai échoué lamentablement, apparemment. »

Alice soupira mais ne trouva rien à répliquer.

Quant à moi, je fronçai les sourcils en entendant sa réponse. Était-il vraiment honnête ou cherchait-il seulement à ne pas me vexer?

« C'est curieux, ça. Je croyais qu'aller voir des danseuses nues était justement le genre de truc dont les dirigeants d'entreprises raffolaient, » marmonnai-je en regardant le paysage défiler par ma fenêtre.

Nous étions presque rendus à l'aéroport à présent. Edward signala et prit la sortie qui menait au parking du Terminal 4 de JFK.

« De deux choses l'une, ma chérie, » dit-il en tournant la tête pour me regarder plus attentivement. « Ou bien tu as vu trop de films bourrés de clichés, ou bien c'est moi qui suis anormal, car si j'ai le choix entre un club d'effeuilleuses et un terrain de golf pour finaliser un contrat d'affaire, je vais toujours choisir la deuxième option, et ce même si je déteste jouer au golf. »

Si Edward n'avait pas été forcé de garder sa main droite sur la boîte de vitesses de sa Volvo S80, je l'aurais prise et couverte de baisers. Cet homme avait un don pour dire des choses qui faisaient du bien à mon ego.

« Bella, tu dois sûrement avoir réalisé, depuis six mois que nous nous fréquentons, que tu m'as ensorcelé et que je ne suis absolument pas intéressé à voir une autre femme que toi se dévêtir devant moi. Et je suis presque certain qu'il en va de même pour Jasper aussi, n'est-ce pas, Alice? » Fit-il en jetant un coup d'œil à mon amie dans le rétroviseur.

Alice ne se départit pas de sa mine renfrognée pour répondre. « Ça relève du domaine de la supposition, Edward, car contrairement à Bella, je n'ai guère d'occasion de vérifier les allées et venues de mon amoureux qui n'a pas de résidence secondaire dans la Grosse Pomme, malheureusement pour moi. J'imagine qu'il me respecte assez pour ne pas me tromper, mais de là à jurer qu'il ne se rince pas l'œil dans les clubs de danseuses de temps en temps… »

Elle laissa sa phrase en suspens. Edward n'aurait sans doute pas dû la faire participer à notre petite conversation, car cela semblait avoir contribué à la rendre plus amère. Je savais qu'elle enviait la relation que j'avais avec lui et qu'elle détestait vivre son histoire d'amour avec Jasper à distance, mais je ne voyais pas ce que j'aurais pu lui dire en ce moment pour qu'elle arrête d'avoir le cafard. J'espérais seulement qu'elle aurait retrouvé sa joie de vivre lorsque notre avion se poserait à Charles de Gaulle.

« Si je peux te rassurer au moins sur un point, Alice, » poursuivit Edward, « c'est sur celui-là : Jazz est beaucoup trop occupé pour fréquenter ce genre d'endroit par les temps qui courent. Songe qu'il va ouvrir trois nouvelles succursales du Dragon Rouge en avril. D'ailleurs, l'une d'entre elles est… »

Mais il ne termina pas sa phrase, comme s'il réalisait, après coup, qu'il venait de trahir un secret.

« Qu'est-ce que tu allais dire, Edward? Comment se fait-il que Jasper ne m'ait pas parlé de ses projets la dernière fois qu'on s'est vus? » Questionna mon amie, contrariée.

« J'ai cru comprendre qu'il craignait de t'emmerder en te parlant de ses écoles d'arts martiaux, » répondit placidement mon amoureux.

Tu ne t'en tireras pas si facilement, mon chéri. Si tu caches des choses à Alice, je vais finir par le découvrir…

« C'est pas possible comme il peut être crétin parfois! » S'exclama la designer de mode. « Et moi, alors? Il doit me trouver complètement insignifiante quand je lui montre les esquisses de mes collections! Tiens, ça ne m'étonnerait pas qu'il fasse semblant d'être intéressé juste pour être sûr d'avoir sa dose de sexe après! »

« Qu'est-ce que tu vas t'imaginer, Alice? Mon ami est fou de toi au-delà de la raison! Bien sûr qu'il s'intéresse à ton travail… »

« Laisse tomber, Edward, » le coupa Alice. « Je préfère ne pas discuter davantage de Jasper en son absence, sinon je sens que je vais péter les plombs et que je vais être obligée de me saouler la gueule avant de monter à bord, et alors je risquerais de vomir sur Bella pendant que nous survolons l'Atlantique… »

Edward trouva une place pour garer la voiture dans le parking le plus près de la porte des départs internationaux. Je sortis et m'apprêtais à aller chercher mes bagages dans le coffre, mais il en décida autrement. « Va donc avec Alice au comptoir d'enregistrement. Je vais me charger de prendre tes valises et je vous rejoins tout de suite. »

Alice était sortie avant moi et elle marchait déjà d'un pas décidé vers la porte surdimensionnée.

« Hé, Alice, tu te sauves de moi ou quoi? Y a pas le feu, nom d'un chien! » Dis-je en la rattrapant comme elle passait la porte tournante.

Elle se retourna vers moi, mais seulement une fois rendue à l'intérieur. « Oh, tu es là, Bella! » Fit-elle en feignant l'innocence. « Désolée, je croyais que tu voulais sauter ton "namour" une dernière fois avant de t'envoler pour Paris. Je vous avais cédé la place à l'arrière de son carrosse argenté. Décidément, ça te prend du temps à te décoincer, ma vieille. J'aurais pourtant cru que puisque ça marche si bien entre vous deux, tu tenterais de compenser pour toutes ces années de disette que tu as vécues avant qu'il ne te… »

« Ça suffit, Alice! Je commence à en avoir bien marre de vos insinuations à toutes les trois! » La coupai-je, sur le point de perdre patience. « Avant, vous n'arrêtiez pas de me plaindre parce que je ne gagnais pas autant d'argent que vous, et maintenant que je fréquente un milliardaire et que j'ai publié un roman qui cartonne en librairie, tout ce qui vous intéresse, c'est de savoir s'il m'a guérie de façon définitive de ma frigidité. Et bien sache que ma vie sexuelle ne vous regarde pas, bordel de merde! Si j'avais su que vous alliez me plaindre encore plus après cette confidence faite il y a six mois, je me la serais bouclée! »

Alice me regarda avec de grands yeux ébahis. Elle avait l'air sidéré. Mais à quoi s'attendait-elle au juste? À ce que je me mette à lui décrire par le menu tous les fantasmes que j'avais réalisés grâce à Edward? Elle me connaissait pourtant mieux que ça!

Elle repéra le comptoir d'American Airlines et je la suivis, me demandant si Edward arriverait bientôt avec les bagages que je devais enregistrer. Je me retournai pour balayer du regard la foule environnante, et je finis par l'apercevoir qui venait dans notre direction en tirant ma valise à roulettes derrière lui.

Alice soupira en sortant son passeport de son sac. « Je m'excuse, Bella, je ne faisais que plaisanter. Je sais que tu n'as jamais fait étalage de ta vie sexuelle, et je n'aurais pas dû pousser le bouchon. Je ne peux pas parler pour Rosalie et Esme, mais je te jure que pour ma part je ne ferai plus d'allusions limite obscènes à ton sujet… »

Je ne l'écoutais plus qu'à moitié, car en vérité une des dernières phrases qu'elle avait prononcées m'avait donné une idée, et j'allais même pouvoir faire d'une pierre deux coups si je parvenais à la concrétiser.

Une fois qu'Edward fut venu nous rejoindre avec ma valise, les formalités pour s'enregistrer et recevoir nos cartes d'embarquement se déroulèrent sans anicroche, et bientôt nous nous retrouvâmes avec deux heures à tuer avant de monter dans l'Airbus. Alice ayant réussi à contacter ses anciennes copines Parisiennes sur son BlackBerry pendant le déjeuner au resto, elle décida d'aller faire le tour des boutiques hors taxes pour leur acheter des cadeaux.

C'était le moment ou jamais de mettre mon plan en action. Edward était en train de feuilleter la plus récente parution du Wall Street Journal dans le kiosque d'Hudson News. Je l'agrippai par le bras et l'entraînai à l'extérieur. « Edward, trésor, je veux que tu m'accompagnes dans les toilettes et que tu me fasses l'amour sauvagement, » lui dis-je de but en blanc.

Il m'adressa son sourire en coin qui m'enlevait tous mes moyens. « Vos désirs sont des ordres, Mademoiselle Swan. »

Il prit ma main pour me guider à travers les méandres du terminal qu'il semblait connaître comme le fond de sa poche. Bientôt nous nous retrouvâmes dans une zone beaucoup moins achalandée, et Edward poussa une porte qui indiquait les WC pour hommes. Il me tira promptement à l'intérieur et la porte se referma derrière nous avec un bruit sourd.

Le sourire de mon amoureux s'accentua en voyant mes yeux pétiller d'anticipation. Il m'entraîna vers la première des deux cabines qui se trouvaient en face des urinoirs. « Retire tes chaussures et monte sur le bord de la cuvette. Et surtout, essaye de ne pas crier trop fort… »

Et oui, c'est devenu une habitude chez moi de vous laisser en suspens…

*Le restaurant Isabella's existe réellement. C'est un petit bistrot situé sur Colombus Avenue, à deux pas du Musée Américain d'Histoire Naturelle (American Museum of Natural History).

Je voudrais rappeler que cette histoire reflète la culture américaine et qu'ici les gens ne mangent pas de lapin, d'escargots ou de cuisses de grenouille (personnellement je raffole de ces trois items, soit dit en passant).

À bientôt j'espère.

Milk