Ma nouvelle histoire sur Hetalia, commandée par Dragonna^^ (pardon pourla très longue attente !). Je ne révèle rien pour le moment, histoirede ne rien spoiler ;)!

Bonne lecture !


Fini… Le cauchemar était enfin fini. L'armistice venait d'être signé, les troupes ennemies s'étaient rendus, le meneur s'était donné la mort ainsi que la plupart de ses suivants ayant survécus aux terribles batailles… Et les nations qui avaient été prises dans cette folie sanglante semblaient avoir ouvert les yeux.
Russie et Amérique se chargeaient des derniers traités à faire signer par les vaincus, laissant les autres alliés et pays présents sortir afin de respirer plus calmement. Ils étaient les deux territoires moins touché par la guerre, et leurs pertes humaines n'étaient pas aussi importantes que d'autres, ce qui leur permettait de garder plus facilement leur sang-froid, bien qu'un peu fébrile eux aussi.

Ils s'étaient tous éclipsés dans des coins différents du bâtiment, souhaitant tous un moment de solitude ou d'intimité. Suisse était allé se faufiler au bar, accompagné de sa petite sœur, Lichtenstein, pour se préparer un chocolat chaud. Chine était sorti prendre l'air sur le balcon de l'Est, pensant à ceux qu'ils considéraient comme ses frères et sœurs, surtout Corée et Japon à ce moment précis… Romano restait debout dans le couloir qui menait à la salle de réunion, attendant son frère cadet, les yeux rivés vers le sol. Belgique le retrouva peu de temps après avoir erré sans but dans les autres couloirs, elle le prit tendrement dans ses bras et le laissa pleurer contre elle. Si elle ne pleura pas à son tour, c'était uniquement parce qu'il pleurait pour deux. Angleterre s'était installé dans un petit salon, son esprit était encore un peu confus, France se trouvait dans la même pièce que lui et faisait les cent pas. Dans d'autres circonstances, il se serait énervé et lui aurait ordonné d'arrêter… mais il ne dit rien. Canada était allé faire un détour par la bibliothèque, espérant se changer les idées, mais il arrivait à peine à comprendre le titre des ouvrages. Poussant un soupir, il décida de retrouver ceux qui l'avaient élevé lorsqu'il n'était encore qu'une toute jeune nation.

Francis s'appuya contre le mur derrière lui et laissa un soupir franchir ses lèvres. Ils avaient tant souffert, tous les peuples, autant d'un côté que de l'autre… Mais c'était terminé ! Il n'avait plus qu'à prier pour que jamais, au grand jamais, une telle horreur ne se reproduise. La nation ferma les yeux et laissa ses larmes couler librement, rassurée de ne plus avoir à croiser le regard fou d'Allemagne ou revoir les yeux de son petit frère Italie briller d'une lueur tout aussi démente.
Arthur se leva, tendu, en voyant l'autre blond pleurer silencieusement, bien que lui-même soit au bord des larmes également. Mais cette fois, c'était de soulagement. Il avait eu si peur pour tant de personnes, au cours de cette guerre… Son corps portait de nouvelles cicatrices. D'un pas hésitant, il s'approcha de son ami et tira timidement sur l'une de ses manches. Lorsque celui-ci ouvrit les yeux, aucune parole ne fut échangée, leurs yeux parlaient à la place de leurs bouches.

Quelques secondes plus tard, ils étaient dans les bras l'un de l'autre en larmes.

Ils entendirent à peine Canada s'approcher d'eux, aussi discret qu'à son habitude. Ce dernier avait été d'une grande bravoure au cours de cette guerre, autant que tous les alliés et autres pays proclamés « neutres » ayant participé à l'assaut du Reichstadt. Il avait également réussit à sauver plusieurs convois de Juifs en route vers des camps de concentration ou d'extermination. Ses deux « pères » étaient très fiers de lui. Tous deux tendirent un bras vers lui, l'invitant à les rejoindre dans leur étreinte. Il ne se fit pas prier, et se serrant contre eux en pleurant, lui aussi. Amérique les rejoignit peu de temps après. Quand il les vit ainsi, ses yeux se remplirent de larmes à son tour et il souffla d'une voix mi-rieuse, mi-brisée :

« Vous me faites un petite place… ? »

Aucun ne put retenir un petit rire, ils s'écartèrent un peu et manquèrent de tomber à la renverse lorsque la nouvelle puissance se jeta sur eux, tel un boulet de canon. Ils restèrent un moment ainsi, laissant leurs larmes couler librement, profitant de la chaleur familiale.

Lorsqu'ils se séparèrent pour de bon, ils échangèrent des sourires timides tout en séchant les traces de leur chagrin et soulagement qui restait sur leurs joues. Arthur jeta un regard désapprobateur à Alfred en le voyant s'essuyer avec sa manche mais ne fit pas de remarques, tandis que Francis essuyait gentiment les joues de Mathieu avec son deuxième mouchoir blanc. Ils sortirent tous ensemble de la pièce, Alfred leur précisant les changements qu'il avait apporté à l'aide d'Yvan et leur annonça qu'il les invitait tous, comprendre : tous les pays vainqueurs, à boire un verre. Ce qu'ils acceptèrent, à sa grande joie. Apparemment, Yvan ne s'était pas fait prier non plus (quoique, ce n'était pas surprenant, connaissant le Russe au sujet de l'alcool), en revanche, Romano avait accepté uniquement parce que Madeline avait dit oui et que son frère lui avait annoncé qu'il voulait être un peu seul, il se sentait encore coupable de l'avoir trahi, alors il souhaitait au moins lui accorder cette faveur.

Ils retrouvèrent toutes les autres nations (du « côté vainqueur ») dans le hall. Tous avaient pleurés également, sauf Yvan ( ?), cela se voyait à leurs yeux rougis et les traces restantes sur les joues de certains. Amérique en profita pour faire sa proposition à ceux auxquels il n'avait pas encore demandé. Vash hésita un peu, mais fini par céder en devinant que cela ferait plaisir à Lily, et Yao accepta avec gratitude. Francis remarqua pendant ce temps que Lovino avait encore le nez qui coulait et lui tendit discrètement un mouchoir, qu'il accepta avec un air boudeur.

- Espérons que cela remonte un peu le moral des troupes. » dit Yao, tristement.

- C'est justement pour ça que je vous invite. » précisa l'Américain. « Fêtons non pas notre victoire, mais plutôt les vies que nous avons réussit à sauver. » ajouta-t-il en frottant le dos de son frère affectueusement, tandis que les autres le regardèrent bouche bée.

- Pour une fois que tu dis quelque chose de profond ! » sourit Arthur.

Tous avaient cependant l'impression amère qu'ils n'allaient plus jamais rire, enfin, pas avant un bon moment.

« Au fait, il n'y pas que ça à célébrer ! » dit soudainement Mathieu, surprenant tout le monde. « Il y a aussi… »

PFOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONRT !

Tous se pétrifièrent et regardèrent Romano qui était devenu aussi rouge que les tomates qu'il adorait. Ce dernier s'était mouché si bruyamment qu'on aurait dit une trompette ou un clairon. Quelques secondes de silence s'écoulèrent avant qu'Alfred et Francis éclatent de rire, suivis rapidement par Lily et Madeline. Mathieu et Arthur essayèrent de se retenir, par politesse ou principe, en vain. Vash ne riait pas, mais un grand sourire avait pris place sur son visage (bien qu'il tente de le cacher) et Yvan, bien qu'il garde souvent la même expression, semblait plus sincère dans sa jovialité. Le responsable de l'hilarité générale, lui, était partagé entre l'envie de disparaître et de hurler de rage.

« Ah, merci Lovi ! Ça fait du bien ! » s'exclama la Belge, se tenant toujours le ventre.

Une fois tout le monde calmé, Francis se tourna vers son fils de cœur :

- Tu disais, Mathieu ? Avant que Trompette ne t'interrompe ? » ajouta-t-il d'un ton taquin, faisant pouffer de rire quelques uns et s'attirant un regard foudroyant.

- Oh oui, je voulais parler de votre mariage ! »

Tous le regardèrent incrédules, l'air de dire « mais de quoi il parle ? ». Il se contenta de sourire patiemment (pour une fois que ce n'était pas répéter qui il était) et de bien articuler, comme s'il parlait à des enfants.

« L'Union Franco-britannique, donc votre mariage à toi et Daddy. »

.Oups !


Alors ? Surpris ? Ravis ? J'espère que vous avez appriécié au moins ^^".

Vous avez maintenant une vague idée du UA, sans doute^^. Le(s) prochain(s) chapitre(s) sera (seront) un retour en arrière.