Bonjour à toutes,

Alors tout d'abord je m'excuse mais pas de point de vue d'Edward. Ce qu'il faut comprendre c'est que ce n'est pas vraiment un méchant. Il espère juste reproduire le modèle familial qu'il a toujours connu. Toutes les femmes sont des potentielles épouses pour lui en fonction de leur qualité. Il est tombé sous le charme de Bella et il a voulu mettre toutes ses chances de son côté en s'assurant de son amour avant de tout lui dévoiler. Ajoutez à cela que Jane qui a toujours tout su décide malgré tout de l'épouser. Il se dit qu'il n'y a aucune raison pour que Bella ne fasse pas le même raisonnement. Il n'a pas fait autant d'effort auprès de Jane, c'est juste que cette dernière adore le sexe, leur relation est plus physique qu'affective. C'est pour cela qu'il a autant besoin de Bella, c'est la seule qui peut le combler sur tous les plans.

Beaucoup s'en sont doutés, je ne vous ai pas mis dans mes propositions ma vraie fin, ça aurait été trop facile. Et comme vous m'avez énormément gâté avec vos commentaires, je vous livre la fin sans plus attendre.

Merci à vous toutes et en particulière à LyraParleOr

Bonne lecture

Christina


Chapitre 18 : la fin

8 mois après

Après cette journée morne, je retournai à ma chambre. Malheureusement dès que je sortis de l'enceinte de l'université, j'eus l'impression d'être épiée.

Je ne pouvais plus rester ici. Tant pis pour mes études, tant pis pour cette vie. De toute manière, j'étais vide à l'intérieur, je n'avais rien à perdre. Je repartirai une fois encore.

Je marchai plus vite, cette sensation grandissait en moi.

Et s'il m'avait retrouvée ? Je ne supporterais pas de le partager. Non plus que cela je ne supporterais pas d'assister à cela. Il n'y avait pas moyen, je préférais quitter ce monde plutôt que de souffrir à chaque fois qu'il me quitterait pour une autre.

La vraie question était pourquoi étais-je d'ailleurs en vie ? Je n'avais plus d'espoir de rencontrer le grand amour, je l'avais déjà eu. Etais-je trop égoïste pour ne supporter l'idée de le partager ? Non, j'en mourrais à petit feu, ce serait douloureux, c'était comme s'intoxiquer, se détruire de l'intérieur, c'était exclus.

Je pressai le pas. Ma vie devenait stérile et c'était ce qui comptait, ne plus rien ressentir. Eviter d'avoir du bonheur comme de la tristesse. Trouver juste de la satisfaction dans l'aide des autres. Mes mains devenaient moites, je pouvais sentir mon cœur s'affoler. Une peur panique montait en moi.

Je parcourus les derniers mètres pour rejoindre mon studio en courant. J'ouvris la porte rapidement avant de m'appuyer contre après l'avoir soigneusement fermée et je me laissai couler dessus, repliant mes genoux contre ma poitrine. J'enfouis ma tête à l'intérieur pour essayer de retrouver mon calme. Je pris de grandes respirations avant de soupirer profondément.

Je relevai brusquement la tête quand j'eus l'impression dérangeante d'être encore épiée et c'est là que je le vis.

Il était assis sur mon convertible, ses coudes sur ses genoux. Il était penché en avant sa tête relevée me regardait.

C'était comme si tout se suspendait.

Il était là.

Il était là.

Je le fixai, sa beauté était flagrante et me transperça le cœur, même si je lui trouvai mauvaise mine. Ses traits restaient toujours si masculins, si attrayants. Il avait une barbe de plusieurs jours, ses cheveux étaient un peu plus longs et en bataille. Ses vêtements étaient froissés presque négligés, tellement loin de la perfection dont il était coutumier.

Nous restâmes un long moment à nous fixer sans bouger.

C'est quand mes poumons hurlèrent de manque que je réalisai que j'avais retenu mon souffle. Je pris une grande goulée d'air sans pour autant trouver un réconfort car mon cœur battait la chamade.

Il était là.

Le temps suspendu, la tension montait, je pouvais sentir les crépitements entre nous. Ma peau frissonnait, la chair de poule se répandait sur tout mon corps. Tout mon être réagissait à sa présence.

Il était là et il était nocif pour moi.

Je me relevai difficilement et je rouvris ma porte. Il fit un mouvement pour se lever mais je n'avais pas l'intention de fuir car je savais que ça aurait été peine perdue, il m'aurait rattrapée ou un homme à l'extérieur l'aurait fait pour lui.

Je pris une grand inspiration et parlant d'une voix que je voulais la plus calme et froide possible.

-Va-t'en.

Si j'arrivais à ne pas bafouiller, ça ressemblait plus à une supplique.

-Non.

-Edward, si… mes mots moururent dans ma voix, je ne pouvais pas terminer ma phrase, lui dire que s'il avait un minimum de sentiment pour moi, il arrêterait de me faire souffrir.

-S'il te plait, repris-je piteusement.

-Je n'irai nulle part Isabella, pas sans toi. Son ton sans appel me fit tressaillir.

Je fermai les yeux.

C'était la fin.

Le retrouver, pouvoir respirer pleinement à côté de lui, me sentir entière et mourir à petit feu quand il serait temps de le partager.

Je ne le supporterais pas, plutôt mourir.

Connaitre le bonheur, la plénitude pour nous la retirer ensuite, y avait-il pire torture ?

-Je ne peux pas, pitié, implorai-je la panique augmentant de manière exponentielle en moi.

-Bella, souffla-t-il d'une voix empreinte de tristesse tout en faisant un pas.

Je mis mes mains devant moi en signe de protection et de protestation.

-Non, non, non, le suppliai-je.

-Ma Bella, murmura-t-il de nouveau, ignorant mes suppliques tout en continuant à s'approcher de moi lentement.

Je sentais mes défenses diminuer. Plus il avançait, plus je me liquéfiais.

Mon cœur tapait si fort que je le ressentais dans ma tempe, comme l'avertissement d'un danger imminent.

-Non.

Je protestais secouant la tête, mais j'étais acculée au mur, je n'avais pas d'échappatoire.

Quand il fut à mon niveau, il me prit dans ses bras. J'étais trop faible pour m'échapper alors j'éclatai en sanglots et mes jambes cédèrent sous mon poids.

Sans mal, il me rattrapa et me serra contre son torse. Je pus percevoir dans ses mouvements qu'il refermait la porte et me déplaçait sur le canapé.

Son parfum me percuta, il était si envoutant, chaque cellule de mon corps appelait le sien.

Je pleurai le manque de ces derniers mois, comment avais-je pu m'attacher à lui en si peu de temps ? Je pleurai mon cœur qui s'exprimait, battait vite et vigoureusement, reconnaissant son âme-sœur à proximité. Je pleurai le sentiment de revivre pour la première fois depuis ma fuite. Je finis par pleurer la souffrance que j'allais ressentir dans peu de temps…

Ses bras étaient si chauds si réconfortants, j'allais me perdre et jamais je n'aurais la volonté de m'éloigner de lui à nouveau, mais il allait me torturer à petit feu jusqu'au jour où j'aurais la force de quitter ce monde pour ne plus souffrir.

Il caressait doucement mes cheveux et mon dos tout en soufflant.

-Je suis là mon cœur, je ne te quitterai plus jamais, je suis là, chuttttttt.

C'est moi qui l'avait quitté, lui entrevoyait juste de s'absenter pour accomplir son devoir conjugal avec ses autres épouses.

Je sanglotai encore plus fort à cette pensée. L'imaginer avec Jane ou une autre était comme un coup de poignard directement dans mon cœur. Je pris conscience plus que jamais de la souffrance incommensurable, inouïe, insensée que je ressentirais à chaque fois qu'il me quitterait pour les autres. Mes sanglots redoublèrent. Je me retrouvai dans le même état que 8 mois avant, enchainée à ce lit. Rien n'avait changé, ou si peu. J'avais juste compris que la vie était vide sans lui et que la souffrance n'était rien en comparaison de celle à venir.

Il resserra son étreinte tout en me berçant.

Une fois mon flot de larmes tari, il vint le temps des questions. Peut-être pourrais-je le raisonner et qu'il arrêterait de me faire souffrir, qu'il me redonnerait ma liberté, qu'il deviendrait raisonnable. Peut-être mais peu probable.

Il était là.

Il était bien là et synonyme de douleur.

Je m'écartai de lui, même si je pouvais sentir qu'il était réticent que je m'éloigne de lui.

Je reniflai disgracieusement et me relevai pour prendre un mouchoir.

Il allait me retenir alors je l'informai.

-Il me faut un kleenex, clamai-je sans lui laisser l'ombre d'un choix.

Il relâcha sa poigne alors que je me levais.

Je sentais mes jambes trembloter et je pris un bout de tissu jetable blanc et me mouchai.

Je le mis à la poubelle et sans lui faire face, je partis me prendre un verre d'eau en lui demandant.

-Comment m'as-tu retrouvée ?

Il soupira tout en s'approchant de moi.

Je pouvais sentir sa présence à quelques pas.

-Même en tant que Marie Masen, nous sommes compatibles à plus de 90% et cela en seulement quelques mois.

Je fronçai les sourcils. Pas sûr de tout saisir.

Je bus une gorgée d'eau, ma gorge était sèche.

-S'il te plait, assieds-toi, je voudrais te parler. Me demanda-t-il doucement.

Je déglutis, je ne pourrai pas y échapper de toute manière.

-Je t'écoute, dis-je avec une assurance que je n'avais pas.

-Je te veux Isabella, je veux que tu reviennes auprès de moi, dit-il avec ferveur sans plus de préambule.

-Je ne peux pas, soufflai-je en baissant la tête, la confirmation de mes craintes me serrait l'estomac.

-S'il te plait, dit-il la voix pleine d'espoir.

-Je… C'est au-dessus de mes forces, je ne peux pas endurer ça, c'est trop dur. Je préfère mourir plutôt que… ça. Finis-je complétement vidée de tout espoir et tendue.

Il soupira, le silence s'installa entre nous.

La tension était toujours là, j'étais à cran.

-Va-t'en s'il te plait. Je ne peux pas, réitérai-je.

-Je sais, dit-il simplement.

Il savait ! Il savait quelle torture ça serait de le voir avec pas une mais des autres, de devoir le partager et tout cela avec le sourire. Il savait et pourtant il était là.

Je croyais qu'il m'aimait un peu, mais non. Visiblement il savait qu'il me ferait souffrir, mais ça n'avait pas l'air d'être important dans l'équation.

-Pourquoi tu es là ? Crachai-je, l'énervement prenant possession de moi face à cette réalisation.

Il fallait qu'il le dise clairement, s'il avait l'intention de me ramener avec lui. Je savais ce que me réservait l'avenir et je n'aurai d'autres choix que de mettre fin à mes jours le plus rapidement possible. Hors de question de vivre ça, je n'avais plus de dignité.

-Je suis là pour toi, pour te retrouver.

-C'est impossible, lui dis-je, cherchant clairement à ce qu'il comprenne.

-Non, c'est faux. Nous sommes faits pour être ensemble et tu le sais.

Je ricanai.

-Oui ensemble et pas avec une paire d'autres femmes.

Il soupira en passant sa main dans ses cheveux.

-Ecoute-moi Isabella, j'ai compris certaines choses.

Je secouai la tête qu'allait-il encore inventé ? Me montrer le bénéfice que j'avais à le partager ?

-Pitié, crachai-je.

Il n'aima pas ma remarque et saisit mon menton pour que je le regarde dans les yeux.

-T'ais-je une seule fois menti ? Je ne parle pas d'omission mais de mensonge délibéré Isabella. T'ai-je déjà menti ?

Il semblait si déterminé et j'étais toujours si embuée face à sa proximité. M'avait-il déjà menti ? Il avait oublié de me dire qui il était réellement et les coutumes de son pays. S'il n'avait pas menti, il avait gardé volontairement une quantité de zones d'ombre dans sa vie pour n'éveiller aucun soupçon en moi.

Je tentai de me remémorer pour savoir si oui ou non il m'avait sciemment menti.

-Isabella fais-moi confiance, je ne t'ai jamais menti. Je ne t'ai peut-être pas tout dévoilé depuis le début, mais j'ai été le plus honnête possible et tu le sais alors s'il te plait, écoute-moi.

Je soufflai et fis un geste de la main pour qu'il poursuive, c'était peine perdu de toute manière.

Il m'attira pour nous installer sur le canapé et prit ma main dans la sienne et joua avec mes doigts tout en les regardant. Je ne soufflai mot, me préparant mentalement à une querelle. Je devais m'économiser un maximum pour ce qu'il avait à me dire pour ensuite pouvoir agir vite et bien. Pour sa part, il semblait se remémorer ses souvenirs.

-Quand tu es partie, j'ai tout fait pour te retrouver. J'ai très vite compris que c'est Rosalie qui t'avait aidée. Quand elle a tout avoué, je suis allé à la recherche de Jessica Stanley, mais tu avais de nouveau disparu avant que je te retrouve. Je t'ai cherchée encore et encore.

Il fit une pause son visage semblait douloureux avant qu'il reprenne, plus impassible.

-Mon père s'impatientait. J'étais furieux contre toi, que tu m'aies abandonné. J'ai dû me résoudre et j'ai décidé que ça n'avait plus d'importance que je devais reprendre le cours de ma vie. Du coup, j'ai décidé que Jane serait ma première épouse, suivie de Tanya. Je les ai donc prises pour fiancées pour calmer les esprits. Je n'étais pas satisfait dans leur bras, enfin plus pour Jane car je n'ai jamais été à l'aise avec Tanya. Je n'avais plus qu'une solution. Il me fallait d'autres épouses. Je voulais trouver la personne qui me ferait oublier, qui me ferait t'oublier. J'ai pris une rousse, j'ai essayé des blondes mais c'était les pires alors je me concentrai sur les brunes aux longs cheveux ondulés, j'en ai même trouvé une qui s'appelait Isabelle et qui avait des yeux bruns.

Je tentai de retirer ma main, je ne voulais pas entendre ça. Je … Non, c'était une véritable torture. L'entendre me raconter ses histoires de fesses et me décrire ses multiples compagnes, c'était insoutenable.

Il vit mon malaise et fit une pause pour reprendre à deux mains la mienne et me garder près de lui.

-Bella, c'est important, souffla-t-il, je veux que tu saches. Je suis arrivé à dix fiancées et pas une seule fois, je me suis senti complet. Mais je persistais. Tu étais partie depuis seulement quelques mois alors j'y croyais, je pouvais t'oublier. Toutes les conditions étaient réunies et les filles ne manquaient pas d'inventivité pour réussir.

Il secoua la tête comme désabusé.

Oh mon dieu, non je ne voulais pas savoir, pas ça.

-Pitié. Soufflais-je.

-Non il faut que tu saches, je veux que tu saches comment je me sentais. Assena-t-il avec beaucoup de détermination, avant de poursuivre. Une fois elles sont venues me retrouver dans ma chambre à trois. C'est Victoria qui a eu l'idée, c'était la seule rousse et elle avait en tête que si j'avais dans mon lit une blonde, une brune et une rousse, je m'éclaterai. Elles tirèrent donc au sort pour savoir qui accompagnerait Victoria. Jane gagna contre Tanya et pour les brunes Isabelle. J'avais trois filles dans mon lit prête à satisfaire le moindre de mes désirs et même comme ça, je me sentais vide, il me manquait le fondamental.

Il secoua la tête, désabusé et continua son récit de l'enfer, m'étreignant les tripes.

-Je compris alors que ce n'est pas la multitude de filles que j'aurais qui pourrait te remplacer, j'avais confondu quantité avec qualité. C'est aussi à ce moment-là que je réalisai que je n'avais pas vu un lever ou coucher de soleil depuis ton départ. La seule personne avec qui je voulais partager cet instant… voir les reflets et les rayons illuminés tes cheveux… c'est toi. Il ne me manquait que toi. Toi seule pouvais ramener de la chaleur dans mon cœur. Tu es la seule avec qui j'avais envie de passer du temps, découvrir les beautés du monde, parler, sourire. TOI. Toi tout le temps et dans toutes choses. Je voulais regarder ton visage en marchant sur la muraille de Chine et voir tes lèvres s'élargir. C'est avec toi que je souhaitais débattre du dernier roman publié et échangé nos impressions. C'est toi que je désirais tenir dans mes bras pour juste profiter d'une douce brise en regardant le soleil décliner.

Il soupira et secoua la tête, encore, avant de reprendre son récit.

-J'ai décidé après cette constatation que tu étais partie et que j'avais perdu cet espoir de me sentir entier ou d'être simplement moi un jour. A moins que peut-être, il existe un autre être sur cette terre qui me ferait sentir comme avec toi, qui me donnerait la sensation de vivre. J'y croyais ! Vous pouviez être deux pour moi. Je me suis promené à l'affut, tout en réfléchissant comment retrouver une perle rare, espérant que ma bonne étoile me ferait un signe. Quand j'aperçus cette fille. Elle avait de longs cheveux ondulés bruns. J'ai cru une fraction de seconde que c'était toi. Mon cœur avait loupé un battement avant de s'emballer dans une course folle. Mon monde s'est arrêté, je me suis senti vivant comme jamais, rempli d'espoir. L'espoir, cet espoir de t'avoir retrouvée, de pouvoir te serrer à nouveau dans mes bras, de te dire que je t'aime, sentir ta peau, ton odeur. M'intoxiquer de toi. Faire le tour du monde avec toi, nous deux rien que nous deux. L'espoir pendant une seconde j'ai été submergé par cet élan d'y croire, que tout serait parfait si la femme devant moi, c'était toi Il me suffisait de faire quelques pas et enfin je pourrais te serrer dans mes bras. J'avais l'impression d'étouffer tellement je voulais crier la joie que l'espoir de seulement te retrouver me donnait.

Il souffla, sa voix vibra, comme s'il se remémorait un moment douloureux que son rêve tournait en cauchemar.

-Et puis elle s'est retournée pour embrasser l'homme qui l'enlaçait. Il la tenait dans ses bras, lui caressait les cheveux et ravissait sa bouche et là en une fraction de seconde mon monde s'est écroulé. Ce n'était pas toi, mais ça l'aurait pu l'être. En plus de la déception de te perdre une nouvelle fois, j'eus l'image de toi dans les bras d'un autre.

Une véritable souffrance s'afficha sur son visage. J'aurais bien été incapable dans l'immédiat d'aller avec un autre homme mais bon, ce n'était pas le sujet. Il reprit un peu plus contenance et s'exprima plus durement comme si une colère refoulée coulait dans ses veines.

-Toi loin de moi, n'importe quel connard pourrait te toucher, te prendre dans ses bras. Cette pensée m'était insupportable, m'est insupportable, avoua-t-il tout bas avant de poursuivre. Je crus devenir fou. Cette image me tordait de douleur. Il n'était pas envisageable que tu sois avec un autre, j'avais mal. Trop mal. Ça a été la révélation, j'avoue. J'ai compris alors que je ne pouvais pas vivre sans toi, que tu étais unique et irremplaçable. Peu importe le nombre de fiancées que je pourrais avoir, elles ne combleraient jamais le vide que tu laissais. Je sais que je suis égoïste en disant cela, mais je refuse l'idée que tu puisses appartenir à un autre. Cette simple pensée me retourne l'estomac, me révolte, me fait bouillir de rage, c'est juste… Il souffla fortement comme pour réussir à reprendre constance avant de lâcher… trop dur.

Après un instant, il me jeta un coup d'œil en coin avant de me faire un sourire contrit, comme s'il s'excusait de ses aveux. J'étais trop surprise pour dire quoi que ce soit. J'étais abasourdie, tellement c'était ironique.

Nous nous dévisageâmes de longues secondes comme je ne parlais toujours pas il reprit.

-Ça fait plus d'un mois que je te cherche. Je commençais à désespérer. J'ai repris la piste de Jessica Stanley qui me faisait juste perdre mon temps quand j'eu l'idée de recontacter Jasper. S'il avait pu nous réunir une première fois alors c'était possible une deuxième fois. Il a relancé son programme mais en prenant en compte seulement les 6 derniers mois. Ne me demande pas plus comment il a fait. Il m'a juste dit qu'il y avait une seule personne qui dépassait les 90 % dans le monde pour ce si petit laps de temps. Quand il m'a dit que j'atteignais les 92% avec une Marie Masen, je savais que c'était toi.

-Comment ? Soufflais-je ahurie.

-La photo que tu as faite pour ta carte d'étudiante, ton relevé de compte… que sais-je.

Je secouai la tête, étourdie.

-Bella, je ne peux pas vivre sans toi, c'est juste impossible.

-Et je ne peux pas accepter ton style de vie, répondis-je dévastée.

-Je sais, reprit-il.

Nous nous tûmes quand il souffla.

-Je pourrais avoir autant d'épouses possibles que ça ne changerait rien si tu n'en fais pas partie. Alors c'est toi et si pour cela c'est toi seule, alors ça me va. Tu es la seule à me faire sentir entier, tu es la seule qui fait battre mon cœur, tu es la seule qui m'est nécessaire.

Il fit une pause, mes yeux s'embuèrent.

Se pourrait-il que ?

Je déglutis cherchant à savoir si c'était réaliste. Il m'avait tellement blessée, Il…

Il resserra sa main autour de la mienne, me faisant me reconcentrer sur lui. Une telle intensité brillait dans ses émeraudes à cet instant.

-C'est toi et toi seule. S'il te plait Isabella laisse-moi une chance.

.

.

.

Alors ?

Je sais que je vous ai rendu inconfortable avec le sujet de polygamie, mais au final, je ne sais plus que ce vous avez pensé de l'histoire, avez-vous aimé ?

C'est toujours avec un pincement que je clique sur complète pour finir une fic mais je vous dis à très vite sur Professeur Swany.

Encore merci à Lyra pour son aide

Christina